Parfois, au moment d’un décès, on tri, on retrouve de vieilles affaires, des souvenirs. C’est ce qui se passe pour Bruce Toussaint, qui retrouve chez sa grand-mère, une coupure de journal relatant le meurtre de sa cousine…
Des années après, c’est avec beaucoup de pudeur, qu’il va retracer cette sombre affaire.
Il nous replonge dans les années 80, les années Mitterrand, les « années fric », mais qui finalement, n’étaient pas si heureuses pour tout le monde.
Les temps étaient difficiles, le chômage déjà, et les vies dans la Somme, modestes.
A l’époque, pas non plus de Me#too, de droit des femmes….on ne parlait pas de tout cela. Et encore moins de santé mentale, c’est d’ailleurs un sujet, qui commence à peine à être considéré.
Nathalie n’est pas encore une femme, mais elle en a l’allure, et va succomber à la folie du frère de voisins, qui s’était entiché d’elle.
Pas de grand suspens, sur le coupable, pas de procès retentissant, à peine une petite journée de débats….il est vrai qu’une autre affaire passionne la France, le petit Grégory.
Pas de grandes plaidoiries, de ténors du barreau, et même plutôt, une tendance à inverser la faute de départ.
Bruce Toussaint rencontre la mère de Nathalie, les gens qui l’ont connue, s’interdit même de parler avec son bourreau, par respect.
C’est du système judiciaire d’une époque, de mentalités, dont il est question….et l’on se dit que malgré tout, même si tout cela n’est pas encore parfait, on a progressé dans le traitement de ces terribles affaires.
La famille de Bruce Toussaint ne s’en remettra jamais, mais c’est un bel hommage, q’il rend aujourd’hui à sa cousine.