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Dites-lui que je pense à elle

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« Un corps criblé de coups de couteau et une mare de sang, au milieu d’une cour d’école. La scène de crime saisit d’effroi les gendarmes, ce matin d’octobre 1984, à Penly, près de Dieppe. La victime est une adolescente de quatorze ans. Elle s’appelait Nathalie. Son assassin, Alfred, vingt-neuf ans, se disait éperdument amoureux d’elle, mais leur différence d’âge rendait cette histoire impossible. Alors, il l’a tuée de sang-froid et avec préméditation. Cette histoire, c’est celle de ma famille. Nathalie, ma cousine, était née trois ans avant moi. Et personne n’a su empêcher ce drame. Son destin tragique nous replonge dans une époque où le mot “féminicide” n’existait pas. Cette France des années 1980 a une expression toute faite pour qualifier ce genre de meurtre barbare : le crime passionnel. Une façon d’excuser l’inexcusable et de fermer les yeux sur une forme de domination masculine. Qui se souvient de Nathalie ? Cette adolescente aux joues rondes et roses, premier tambour de la clique municipale, qui n’aurait jamais dû croiser la route de son meurtrier. » B. T. Quarante ans plus tard, Bruce Toussaint, à la fois enquêteur et partie prenante de la mémoire familiale, convoque les méandres du passé. Un livre saisissant, un tombeau bouleversant.

141 pages, Kindle Edition

Published October 8, 2025

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Displaying 1 - 3 of 3 reviews
Profile Image for Macqueron.
1,036 reviews16 followers
October 31, 2025
J’ai beaucoup de sympathie pour Bruce Toussaint avec qui j’ai passé plusieurs réveils il y a 20 ans quand je commençais à travailler. Et ce qu’il a à dire est terrible et ne peut que choquer: l’assassinat horrible d’une cousine en 1984.
Mais je n’ai pas accroché au livre car je pense que Bruce Toussaint s’est trouvé confronter à un dilemme de ce qu’il voulait raconter. Il plonge dans une nostalgie des années 80 et de la Seine-Maritime (je le rejoins plus sur le second point que le premier) qui n’apporte pas grand chose, avant de traiter du meurtre horrible de sa cousine. Ce qu’il en dit constitue les meilleures pages et le témoignage de la mère de la victime est poignant, mais c’est un peu court, et il manque de faire naitre l’émotion faute de nous avoir attachés à la famille de la cousine. Ce n’était donc pas là son propos. Alors est-ce celui qu’on retrouve à la fin du livre sur le traitement (ou absence de) médiatique et judiciaire de l’affaire? Il y avait là un point extrêmement intéressant à creuser en bon journaliste, en partant du particulier pour aller vers le général, et le sujet est frôlé sans être creusé: le silence de l’époque choque avec les lunettes que nous avons enfin mis pour se rendre compte de l’horrible niveau des féminicides aujourd’hui. Mais l’auteur passe un peu à côté.
On lui sent une réelle émotion et une sincérité touchante, mais je suis resté un peu à côté faute d’en comprendre l’intention, même si je ne peux que partager la tristesse de la famille et reconnaitre le geste qui permet d’éviter à la victime d’être oubliée de tous.

#Ditesluiquejepenseàelle #NetGalleyFrance
Profile Image for Jessica.
785 reviews
December 1, 2025
Merci à Netgalley et aux éditions Stock pour cet exemplaire

« Il n’y en avait que pour Alfred, me dit-elle. On a insinué que ma fille était une traînée »

Nathalie, jeune fille de 14 ans a été assassinée par un homme de 30 ans amoureux d’elle et persuadé qu’elle se « fiche de lui ». Nathalie est la cousine de l’auteur, elle est décédée en 1984 et son assassin a été jugé en 1987. C’est une toute autre France (ou presque) que raconte Bruce Toussaint. En 1987 on parle d’une jeune fille qui fait plus que son âge, d’un homme amoureux (d’une enfant donc) et de sa vie cabossée qui en fait presque la victime de son propre crime.

C’est parfois dur à lire car impossible de ne pas éprouver une colère folle en lisant certains passages, mais c’est aussi une très belle façon de parler de Nathalie et de toutes celles qui comme elle ont été rangées dans la catégorie « crime passionnel ». Bruce Toussaint choisit de longuement donner la parole à Nelly sa tante, la mère de la victime. Ça m’a fait vraiment plaisir de savoir, qu’alors qu’elle n’avait pas eu le droit de témoigner au procès, elle ait eu ici l’occasion de dire ce qu’elle avait sur le cœur. Il a décidé de ne pas parler au meurtrier (sorti de prison et toujours en vie) et j’en comprends tout à fait les raisons. Donner la parole à un type qui dans un courrier adressé à la famille n’a eu à cœur que d’insulter sa victime et de se trouver des excuses… quel intérêt?

Petit point que j’ai apprécié (et qui montre bien le journaliste), une description précise de ce qu’était la France de 1984, quand il en parle et quand il raconte sa cousine, on a l’impression d’y être. Et surtout j’ai désormais l’impression de savoir qui était Nathalie.
Profile Image for Candille Caroline.
34 reviews2 followers
November 18, 2025
Parfois, au moment d’un décès, on tri, on retrouve de vieilles affaires, des souvenirs. C’est ce qui se passe pour Bruce Toussaint, qui retrouve chez sa grand-mère, une coupure de journal relatant le meurtre de sa cousine…

Des années après, c’est avec beaucoup de pudeur, qu’il va retracer cette sombre affaire.
Il nous replonge dans les années 80, les années Mitterrand, les « années fric », mais qui finalement, n’étaient pas si heureuses pour tout le monde.
Les temps étaient difficiles, le chômage déjà, et les vies dans la Somme, modestes.

A l’époque, pas non plus de Me#too, de droit des femmes….on ne parlait pas de tout cela. Et encore moins de santé mentale, c’est d’ailleurs un sujet, qui commence à peine à être considéré.

Nathalie n’est pas encore une femme, mais elle en a l’allure, et va succomber à la folie du frère de voisins, qui s’était entiché d’elle.

Pas de grand suspens, sur le coupable, pas de procès retentissant, à peine une petite journée de débats….il est vrai qu’une autre affaire passionne la France, le petit Grégory.
Pas de grandes plaidoiries, de ténors du barreau, et même plutôt, une tendance à inverser la faute de départ.

Bruce Toussaint rencontre la mère de Nathalie, les gens qui l’ont connue, s’interdit même de parler avec son bourreau, par respect.

C’est du système judiciaire d’une époque, de mentalités, dont il est question….et l’on se dit que malgré tout, même si tout cela n’est pas encore parfait, on a progressé dans le traitement de ces terribles affaires.

La famille de Bruce Toussaint ne s’en remettra jamais, mais c’est un bel hommage, q’il rend aujourd’hui à sa cousine.
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