Jump to ratings and reviews
Rate this book

Fauves: Livre audio 2 CD MP3

Rate this book
« Je veux jouer avec le feu, trembler, sentir la morsure de la mort. Défier les instincts les plus brutaux, les plus sauvages, et les dépasser. »

Comment s'échapper de sa cage ? C'est l'obsession des fauves mais aussi celle de Tony, dix-sept ans, lorsqu'il rejoint un cirque itinérant après avoir fui la violence de son père. Faire face aux bêtes, affronter ses propres démons...

Le nouveau roman de Mélissa Da Costa nous propulse au cœur de l'arène, où l'ivresse du danger fait oublier la mort. Une fresque magistrale, portée par une écriture tendue et charnelle.

Extraits de chansons :
p. 174, 234 : Renaud, « J'ai la vie qui m'pique les yeux », « Peau aime » ;
p. 471 : Téléphone, « Un autre monde ».


Interprétation humaine

MP3 CD

Published February 11, 2026

137 people are currently reading
794 people want to read

About the author

Mélissa Da Costa

19 books1,351 followers

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
51 (24%)
4 stars
87 (41%)
3 stars
54 (25%)
2 stars
16 (7%)
1 star
3 (1%)
Displaying 1 - 29 of 29 reviews
Profile Image for Lune.
110 reviews18 followers
January 20, 2026
Ça ne réinvente pas la poudre, l'écriture est moins fade que sur ses autres romans, j'espère que d'ici 2-3 romans supplémentaires je me réconcilierai tout à fait avec cette autrice.
Par contre, j'ai toujours énormément de difficultés avec ses personnages féminins. Pour reprendre un terme anglo-saxon, je trouve que toutes sont des dérivées de la manic pixie dream girl, quand elles ne sont pas presque exclusivement définies par le prisme de la maternité ou de leur capacité (ou non) à prendre soin des autres.

RAJOUT: En lisant ses sources, je suis étonnée de constater qu'elle ne semble pas avoir discuté avec des personnes du milieu ou qui seraient vraiment concernées par la culture qu'elle dépeint.
Profile Image for Jo.
1,218 reviews229 followers
January 8, 2026
Dans Fauves, Mélissa Da Costa fouille les cicatrices laissées par l’emprise paternelle et les répercussions intimes de cette virilité abîmée qui contamine tout. Tony, dix-sept ans, fugue pour échapper à la brutalité d’André, un père dont la force n’a jamais été qu’un masque de cruauté. Cet homme qui brandissait sa virilité comme une arme a façonné son fils en le privant de tendresse, de nuance et de toute possibilité d’être autrement qu’en tension, prêt à frapper ou à fuir. Tony prend la décision de quitter cette cage-là mais l’emporte en lui : le roman exprime avec une précision coupante à quel point on reste prisonnier de ce que l’on a tenté de fuir.

Au cirque, face aux fauves, cette contradiction se rejoue à chaque geste. Tony veut dompter, mais sans répéter la violence dont il est le produit. Il tremble à l’idée de devenir un double de son père et c’est pourtant cette même impulsion nerveuse et animale qui le hante dès qu’il se retrouve face aux bêtes qui le fascinent. La relation qu’il construit avec Asia, panthère magnifique et mystérieuse, devient alors un espace moral : comment maîtriser sans blesser ? Comment imposer une présence sans reproduire les réflexes hérités ? Mélissa Da Costa déploie ce combat intérieur avec une intensité quasi physique : on sent la lutte entre l’éducation reçue et le désir farouche d’inventer une force nouvelle, non plus brutale, mais sensible, patiente, presque aimante. Tony oscille, comme un équilibriste, entre deux espaces : celui où la domination se recompose et se réinvente et celui où la violence n’est jamais loin de rejaillir.

Cette tension trouve un écho dans la relation envoûtante et torturée qui lie Tony à Sabrina, figure vaporeuse et tragique, qui semble flotter au-dessus de sa propre vie. Leur lien est traversé par la même ambivalence : attirance, danger, besoin de sauver et besoin de fuir. Avec elle, Tony cherche à exister autrement, mais se heurte à ses contradictions les plus viscérales. Leur passion a quelque chose d’enfiévré, de clandestin, où désir, manipulation et besoin de reconnaissance s’enchevêtrent. Une relation incandescente qui nous fait presque suffoquer tant les enjeux qui s’y jouent sont essentiels pour l’intrigue.

Le roman est traversé par une surdose de virilité malsaine : dominance, rivalité, mépris des femmes, force exhibée comme seul langage possible. L’autrice la dissèque sans jamais la caricaturer, montrant comment elle se perpétue, comment elle se transmet, comment elle dévore ceux qui la subissent comme ceux qui l’exercent. C’est cette exploration qui donne à Fauves sa p uissance sombre, son souffle féroce.

Et, bien évidemment, il y a l’écriture de Mélissa Da Costa : hyper visuelle, sensorielle, presque cinématographique. On sent le sucre chaud, la poussière, le métal des cages, la tension électrique des soirs de spectacle. L’atmosphère est crépitante et habitée, on peut presque se mêler à la foule venant assister au spectacle ou errer sous le chapiteau une fois la nuit tombée.

Difficile de ne pas terminer cet avis sans parler de la conclusion du roman : une fin qui m’a complètement retourné tant elle est sublime et déchirante. Mélissa Da Costa y déploie un final poignant donne à l’ensemble du roman une dimension encore plus spectaculaire et bouleversante. Les dernières pages marquent au fer rouge et prolongent l’intensité déjà vertigineuse de ce récit.

J’ai adoré cette lecture pour sa complexité, pour la force de ses personnages et pour la manière dont l’autrice explore les zones les plus cruelles et les plus vibrantes de ce qui nous constitue. Fauves est un roman frappe par son personnage principal ni héros ni victime, par la douceur et la rage qui en émanent et par cette interrogation constante sur ce qui définit la frontière entre maitrise et abandon. Juste : sublime !
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
738 reviews230 followers
February 9, 2026
Dans « Fauves », Mélissa Da Costa explore un sujet qui m’a touchée de près : la violence reçue en héritage. Sous le couvert d’un récit d’apprentissage se cache une exploration implacable de la transmission de la violence, de ses métamorphoses, et de sa capacité ou non à survivre aux fuites les plus désespérées. Fuir, est-ce guérir ? Comment résister à ce legs nauséabond ? Peut-on s’en échapper ?

Tony naît dans une famille où la tendresse n’a pas sa place. Là, les mots sont remplacés par des ordres, l’affection par la peur, l’éducation par les coups. Sa mère est partie en emportant son frère, eux aussi victimes de la violence d’André, le père. Lors d’une soirée funeste, Tony prend la fuite. Pour survivre, il doit partir, s’éloigner le plus possible de ce paternel toxique.

Le hasard le place sur le chemin d’un cirque ambulant. Cette communauté créée par la famille Pulko promet un nouveau commencement fait de vie nomade et de caravanes. Mais le refuge se révèle plus trouble qu’espéré. Car ce monde itinérant cache lui aussi ses hiérarchies féroces, ses non-dits, et ses règles implacables. Au cœur de ce microcosme se trouvent les « Fauves », leur dressage, les soins à leur prodiguer, les kilos de viande à leur donner, et les spectacles. Rapidement, celui qui s’est arraché à la violence domestique tombe dans une violence d’une autre nature.

Dès le commencement, dans « Fauves », la maison brûle de l’intérieur. L’agressivité et la brutalité imprègnent l’air et deviennent le climat dans lequel on grandit. Ceux qui l’ont connue savent que la violence se niche partout, que même un silence est capable de la faire émerger. Dans un tel foyer, on cesse de respirer, toujours à l’affût du moindre signe qui va la déclencher.

Mélissa Da Costa montre avec dextérité comment cette brutalité construit l’enfant morceau par morceau, et lui enseigne à répondre au monde par la méfiance et la rage. Elle sculpte et grave des réflexes dans la chair, elle contribue à construire une personnalité toxique. Tony, pour ne pas sombrer, et parfois bien inconsciemment, a adopté les codes de son bourreau de père. « Fauves » regarde en face ces moments où une victime intègre les logiques de domination qui l’ont écrasé, et les reproduit. En ce sens, même en partant, Tony emporte avec lui ce bagage invisible et lourd, des automatismes, des colères sourdes et des réactions disproportionnées. Ses blessures voyagent avec lui.

L’arrivée au cirque offre la promesse éblouissante d’un monde à part, vibrant, coloré, joyeux. Une véritable renaissance, une famille choisie, l’espoir d’une vie plus douce. « Fauves » se fait respiration. La beauté singulière de cet univers avec ses lumières qui percent la nuit, sa poussière dorée qui retombe sur la piste, sa communauté qui vit selon ses propres rythmes, fait espérer une existence semblable à ces enfances peuplées de magie et de féerie.

Mais rapidement, cet enchantement se fissure. Le monde circassien fonctionne lui aussi sur des rapports de pouvoir. Il s’alimente de lois non écrites et inamovibles, d’une hiérarchie implacable, de codes d’obéissance. Ainsi, Mélissa Da Costa démontre qu’un lieu qui sauve peut simultanément enfermer. L’abri se transforme en nouvelle cage. Et lorsque la violence s’organise en système, elle devient plus difficile encore à identifier. Elle revêt des habits de lumière, mais se déguise finalement en « nécessité professionnelle », en « tradition du métier », en « discipline ». Au sein de la famille, on appelait ça de la brutalité. Dans l’univers de paillettes, on nomme cela les règles. Les mots changent, mais le fond demeure.

« Fauves » explore la domination comme carburant. Tony vient d’un cercle où l’homme s’affirme en écrasant. Il atterrit dans un autre univers qui valorise une forme similaire de puissance : prouver sa valeur, tenir sa place, se construire une identité. La domination se maquille sans changer véritablement de nature. Dans la maison familiale, elle était sordide, instantanée, sans fard. Dans l’arène du cirque, elle devient presque esthétique. Sauf que le mécanisme reste identique : le rapport au vivant passe par la prise de contrôle. Ainsi, Tony vacille. Il ne veut pas devenir son père, mais il a peur de n’être rien.

Mélissa Da Costa excelle à montrer ces contradictions. Il rejette ce qui l’a détruit tout en le reproduisant, parce que c’est la seule grammaire qu’on lui a transmise.

Bien sûr, au cœur du roman, il y a le dressage des « Fauves », les vrais, lions, tigres, panthère nébuleuse. Ces « Fauves » sont en réalité une métaphore centrale vivante et un miroir terrible. Dresser un animal, c’est le forcer à renier ses instincts, à obéir contre sa nature, à devenir autre chose que lui-même. Exactement comme on « dresse » un enfant. Cet acte est chargé de sens moral et pose une question essentielle : que sommes-nous prêts à briser chez un être vivant pour obtenir une performance ? La couche de justifications pour expliquer les actes et ainsi recourir à la violence ne manque pas. Celle-ci, habillée de traditions, d’injonctions économiques, devient presque respectable, alors que la violence familiale fait honte.

Mais la maltraitance la plus redoutable n’est pas toujours celle qui laisse des bleus. Elle s’organise bien souvent en silence, parce que parler est dangereux. À travers certaines figures féminines, dont Sabrina, « Fauves » déploie une violence faite d’interdictions tacites, de culpabilisation, de peur de l’exclusion. Le cirque devient alors une cage collective, on vit côte à côte, dans une promiscuité permanente, et pourtant, on se retrouve seul face à ce qu’on endure. Tout le monde sait, mais personne ne dit ou ne réagit. La cohésion du groupe compte plus que l’individu.

On peut difficilement parler de « Fauves » sans décortiquer ce qu’il dit des femmes. Dans cet univers, elles n’ont pas accès à la même puissance. Les « Fauves » sont l’affaire des hommes, comme si la force, le danger, l’autorité ne pouvaient être que masculins. Le texte cartographie alors toute une série de violences spécifiques aux femmes… L’effacement, la place réduite, l’humiliation ordinaire. Par exemple, chez Sabrina, il y a une blessure intime qui devient un instrument de contrôle social. La souffrance est alors utilisée pour affaiblir et pour rabaisser. La violence genrée, celle qui enferme sans nécessairement tuer, encage les femmes dans une identité imposée sous couvert de normes ou de traditions.

« Fauves » raconte cette lutte sans merci que l’on se livre à soi-même : ne pas devenir ce qu’on haït ou ce qu’on a haï. Ainsi, il explore la contamination de la violence intérieure, celle qui vient des tripes, l’incontrôlable, la presque génétique. L’intrinsèque. Les moments où Tony devient exactement ce qu’il aurait voulu ne jamais être sont éprouvants. Il a été contaminé par cette violence, par cet héritage porté malgré lui. Un peu comme si ce legs pernicieux remontait à la surface quand il a peur, qu’il se sent humilié ou quand il perd pied. « Fauves » démontre alors que le combat le plus difficile n’est pas seulement contre ceux qui nous ont frappés, mais contre ce que leurs coups ont déposé en nous. Les « Fauves » ne sont pas seulement ceux des cages métalliques. Ils rôdent dans les hommes. Dans les pulsions mal maîtrisées. Dans la rage héritée.

Dans son dernier roman, Mélissa Da Costa impressionne par sa maîtrise de la tension narrative. « Fauves » avance comme on marche sur une corde raide. À tout moment, le lecteur sent que les choses peuvent basculer. L’intensité est continue, comme si l’autrice voulait que le lecteur ressente physiquement l’étouffement, l’instabilité, et l’alerte permanente.

Son écriture est extrêmement sensorielle, odeurs de poussière et de « Fauves », chaleur étouffante des caravanes, corps en souffrance, regards pesants et lourds de sens. Tout est palpable.

Elle parvient à décrire l’ambivalence des émotions, des actes et des gestes. L’introduction de la panthère nébuleuse montre à quel point l’éthique peut rapidement être rudoyée, en cherchant à imposer des résultats rapides de « dressage » pour obtenir une performance en s’affranchissant d’un temps nécessaire.

Le cirque sauve et emprisonne simultanément, à l’image de la tendresse présente, mais fragile. Tony est à la fois une victime, mais aussi une menace. J’ai aimé cette nuance qui évite le manichéisme. Le lecteur est toujours en zone grise, là où germe une situation d’inconfort.

« Fauves » génère une vraie palette d’émotions. De la colère à l’injustice, du malaise à la tristesse, de l’espoir à l’inquiétude. La violence rôde entre toutes les pages, mais une seule interrogation subsiste : comment ne pas devenir ce qui nous a détruits ?

« Fauves » rappelle que fuir ne signifie pas forcément s’échapper. On peut quitter une maison et un passé et continuer à vivre avec des ombres incrustées sous la peau… Il y a toujours des « Fauves » qu’on enferme… et d’autres qu’on porte en soi.

Roman reçu en service de presse — Chronique non rémunérée
Profile Image for Litote.
677 reviews12 followers
January 18, 2026
Dans Fauves, Mélissa Da Costa explore la violence intime héritée et la difficulté de se construire quand on a grandi sous l’emprise d’un père brutal. Tony a dix-sept ans lorsqu’il décide de partir. Fuir est une nécessité vitale, mais ce départ n’efface pas ce qui a été gravé en lui : la peur, la colère, l’instinct de survie. Le roman montre avec une lucidité bouleversante que l’on quitte un lieu, jamais totalement ce qu’il a fait de nous.
Le cirque qu’il rejoint devient un espace de recomposition. Tony y découvre une communauté rude, soudée, codifiée, où chacun a une place à conquérir. Devant les fauves, il affronte une question essentielle : peut-on exercer une autorité sans reproduire la brutalité qu’on a subie ? La panthère Asia, aussi splendide qu’inquiétante, incarne ce défi. À travers elle, Tony apprend que la force peut être autre chose qu’un rapport de domination. Chaque geste, chaque regard devient un dialogue fragile entre contrôle et respect.
Sa relation avec Sabrina prolonge ce tiraillement. Elle est insaisissable, lumineuse et dangereuse à la fois. Leur histoire n’a rien de paisible : elle est faite de désir, de dépendance, de silences lourds et de quêtes maladroites. Tony veut aimer autrement, mais ses blessures brouillent ses élans. L’autrice décrit ce lien avec une intensité qui serre la poitrine.
Le roman dissèque une virilité toxique transmise comme un héritage empoisonné. Rien n’est simplifié : la domination détruit autant celui qui la subit que celui qui la croit nécessaire. L’écriture, très sensorielle, donne au cirque une présence presque charnelle : on sent la sciure, la chaleur des projecteurs, l’attente électrique avant l’entrée en piste.
La fin, d’une beauté tragique, achève de bouleverser. Fauves est un roman sombre, puissant, profondément humain, qui interroge la frontière fragile entre survivre et devenir soi.

https://latelierdelitote.canalblog.co...
135 reviews
January 24, 2026
Livre imposé.

En quelques mots : un fils abandonné par sa mère dans un couple ou sévit la violence, s’enfuit et trouve du travail dans un cirque, à l’ancienne, avec des animaux, chevaux et fauves, des tziganes crasseux, des femmes soumises aux poings et au patriarcat, des fauves et leur dompteur, tout cela dans un monde enfumé étouffant pendant 484 interminables pages. Je n’étais pas fan de cette autrice, je ne le suis pas davantage
Profile Image for Kara Edward.
30 reviews
January 18, 2026
3.5 ⭐️

Très bon livre, j'ai passé un agréable moment. Très loin de ce à quoi Mélissa Da Costa nous a habitués. On sent que le travail de recherche sur l'univers circassien et le rôle de dompteur a été bien fait. Malgré tout, j'ai trouvé l'histoire prévisible. Ce roman a vraiment une vibe "De l'eau pour les éléphants" (si vous avez la référence).

Un bon moment de lecture que je recommande!
Profile Image for Marie-sophie Dallaire.
46 reviews11 followers
January 26, 2026
c'est un livre fantastique. j'ai encore une fois l'impression avec Mélissa Da Costa de vivre une expérience sensorielle, d'y être, de sentir les odeurs. complètement fou! La relation de Tony avec Asia, échappe à la violence.. le sujet est habilement maîtrisé et exploité.
5 reviews1 follower
February 1, 2026
Toujours une aussi belle écriture pour Mélissa Da Costa, fluide, descriptive mais pas trop.
Encore un roman qui se passe dans un lieu particulier, dans un cirque.
On suit Tony à travers sa construction de jeune adulte et de jeune circassien.
Profile Image for Anastasia.
43 reviews
February 3, 2026
J'essaye d'accrocher à chaque fois avec Mélissa Da Costa et comme à chaque fois je n'y arrive pas..... Désolée mais la fin du roman est trop prévisible ! C'est trop trop à chaque fois.

2,5 !
6 reviews1 follower
February 8, 2026
Décevant. Da Costa aime les fins tragiques mais là c’est l’ensemble du livre qui incarne l’entêtement négatif. Aucun personnage transcendant. Tous se méprisent.
Profile Image for Geoffroy.
1,082 reviews8 followers
January 9, 2026
Fauves marque un tournant plus sombre et plus viscéral dans l’œuvre de Mélissa Da Costa, confirmant sa capacité à explorer, livre après livre, les zones de fracture de l’âme humaine. Avec ce roman, l’autrice quitte les refuges intimes et les reconstructions douces pour plonger dans un univers de tension brute, où le danger devient un langage et la peur un moteur de survie.

À travers Tony, dix-sept ans, adolescent cabossé par la violence paternelle, Mélissa Da Costa met en scène une fuite qui n’a rien d’une échappatoire confortable. Le cirque itinérant qu’il rejoint n’est pas un havre, mais une arène. Un lieu où l’on apprivoise le risque, où l’on vit au contact de fauves qui incarnent autant la menace que la liberté. Face aux bêtes sauvages, Tony apprend à se confronter à ce qui l’habite : la rage, la honte, le désir de disparaître et celui, plus puissant encore, de se sentir vivant.

Là où Fauves impressionne, c’est dans sa manière de faire dialoguer l’animal et l’humain. Les cages, les numéros, l’odeur de la sciure et la proximité de la mort deviennent des métaphores limpides de l’enfermement intérieur. Le cirque est un monde à part, régi par ses propres lois, où chaque personnage porte ses blessures et ses contradictions. Mélissa Da Costa excelle à donner chair à cette communauté marginale, sans jamais tomber dans le folklore ni l’idéalisation.

L’écriture, plus tendue que dans ses précédents romans, se fait charnelle, presque haletante. Les scènes dans l’arène, chargées d’adrénaline, alternent avec des moments d’introspection d’une grande justesse émotionnelle. La violence n’est jamais gratuite : elle est regardée en face, interrogée, parfois dépassée. Le roman pose alors une question centrale, obsédante : comment rompre le cycle de la brutalité sans devenir soi-même une bête ?

Roman d’apprentissage, récit de survie et méditation sur la liberté, Fauves s’impose comme une œuvre puissante et inconfortable, qui refuse les réponses faciles. Mélissa Da Costa y affirme une voix plus âpre, mais toujours profondément empathique, capable de transformer la peur et la colère en matière littéraire. Un livre qui marque, qui secoue, et qui confirme l’autrice comme l’une des figures majeures du roman français contemporain.
Profile Image for Mathilde Lbh.
320 reviews5 followers
January 14, 2026
Tony, jeune homme de 17 ans, quitte subitement la maison familiale. Il erre un peu avant de se faire embaucher par un cirque itinérant : le Cirque Pulko. C'est tout un univers qui va s'ouvrir à lui et un rêve fou en prime : il veut devenir dompteur de fauves. Vivre l'adrénaline folle que vit le Padre du cirque. C'est un gamin paumé plongé dans une vie inconnue, avec ses codes, son fonctionnement, un univers à part du reste du monde où le patriarcat règne en maître. Tony fuit ses problèmes avec son père et c'est au cœur du chapiteau que ses démons le poursuivent.

Comme toujours j'attends avec beaucoup d'impatience les sorties littéraires de Mélissa Da Costa. Je sais maintenant que je suis toujours surprise, que l'autrice va aborder des nouvelles thématiques, et pour Fauves j'ai été servie. Le monde du cirque est assez mystérieux vu de l'extérieur, je me suis dit que finalement je n'en connaissais pas grand-chose. Tony m'a touchée et puis aussi énervée, il accepte des mains tendues, refuse parfois une aide salvatrice, il a du tempérament et a souvent la crédulité de son jeune âge.

L'ambiance est pesante, une fois dans le cirque, j'ai ressenti la tension et encore plus les scènes avec les fauves, le caractère imprévisible des animaux sauvages, d'un domptage en apparence où l'animal peut à tout moment reprendre le dessus. J'ai parfois été en apnée. Tony transfère sa relation avec les animaux à sa relation avec une femme du camp, les deux semblent intimement liées et cela est perturbant, gênant.

Je ne suis jamais déçue par Mélissa Da Costa, j'ai passé un très bon moment, il a été très difficile de poser cette lecture tellement j'avais envie d'en connaître la fin.
Profile Image for LilithShade.
62 reviews2 followers
January 9, 2026
Commencé hier à 20h, terminé aujourd’hui à 23h.
Ce roman confirme une chose : Mélissa Da Costa a, à travers ses récits, une facilité presque déconcertante à raconter des mondes auxquels elle n’appartient pas. Elle l’avait déjà démontré dans ses autres romans, notamment Tout le bleu du ciel, où l’on aurait pu croire qu’elle avait réellement parcouru chaque route, chaque village, tant les descriptions semblaient vécues — et pourtant non.

Ici encore, son travail est d’une justesse et d’une finesse remarquables. J’ai une nouvelle fois été happée par l’histoire, que j’ai lue beaucoup trop vite — et c’est sans doute le seul reproche que je puisse me faire.
Le parcours de ce jeune homme, le récit de la culture tzigane, l’affranchissement final : tout est maîtrisé, tout sonne juste.

Du début à la fin, le roman met en lumière les ravages de l’emprise, de la colère, et de la perpétuation des traditions.
J’ai également beaucoup aimé la manière dont Alessio est introduit comme une figure presque novatrice, notamment à travers son mariage, malgré le regard pesant et critique des anciens.

Un roman fort, précis, profondément humain. J’ai adoré.
Profile Image for Julie.
199 reviews1 follower
February 6, 2026
Audiobook
Je suis un peu partagée en terminant ce roman. Autant les autres livres de Mélissa Da Costa m'avaient emportée et fait ressentir mille émotions, autant celui-là m'a laissée bien plus de marbre. Peut-être est-ce dû au format audio ou à la narration (qui était plutôt pas mal, pourtant), mais j'ai trouvé qu'on tournait vite en rond avec une évolution du personnage principal finalement très peu perceptible. OK, il a un éclair de lucidité sur la fin, mais ça s'arrête là...Je conçois que l'autrice veuille peut-être montrer qu'il est si difficile de sortir de ces schémas qu'on acquiert dans sa jeunesse, mais en comparaison avec ses autres personnages, dans ses autres romans, on est dans un tout autre modèle ici. Les autres personnages sont peu développés et très stéréotypés, nous dépeignant une vision caricaturale du milieu dans lequel se situe l'histoire. J'imagine que cela permettait de développer l'histoire de Tony dans le sens souhaité, mais je suis aussi un peu mal à l'aise avec le fait d'utiliser un monde dont l'autrice n'est pas familière et n'a pas cherché à connaître de l'intérieur non plus. Malgré tous ces points faibles, j'ai quand même apprécié l'histoire et je me suis attachée à cette pauvre panthère victime de l'ambition des hommes...
Profile Image for Sophie Torris.
303 reviews4 followers
February 5, 2026
Tony a été élevé par un père violent, sa mère s'étant enfui avec son aîné plus fragile. Il a 17 ans quand, après une rude altercation avec son père, il s'échappe et trouve refuge au sein du cirque Pulco. Petit à petit, le gadjo s'intègre à cette troupe ambulante de tziganes, jusqu'à devenir le bras droit de Chavo, le dompteur de fauves. J'ai trouvé intéressants la plongée dans ce monde de nomades, le travail de longue haleine pour apprivoiser les fauves, même si c'est un peu répétitif à la longue. L'auteure y dénonce surtout le machisme et la violence ambiante, les femmes y sont soumises et on suit Tony dans sa quête de contrôle sur les bêtes mais aussi, inexorablement sur les femmes. Lire cette auteure ne demande pas d'effort tant son écriture qui fait image est fluide. On ne voit pas passer les 500 pages. J'ai passé un bon moment mais sans plus.
Profile Image for Booksta_mag.
554 reviews8 followers
February 3, 2026
.
🎪 Le monde du cirque, les fauves et la découverte de la culture tzigane… Voici la promesse du dernier roman de Mélissa Da Costa. Et vous le savez, avec cette autrice, c’est toujours quitte ou double pour moi.

🎯 Et cette fois-ci, le pari est gagné. Malgré un univers, le cirque, que je n’affectionne pas particulièrement, surtout lorsque des animaux sont impliqués. Mais ici, on est dans une autre époque, un autre temps, une autre vie.

🧒 Tony, c’est ce jeune garçon qui décide de fuir le foyer familial, partagé avec un père alcoolique et violent. Il se fait alors embaucher dans un cirque tzigane. Très vite, il rêve de devenir dompteur de fauves… mais n’étant pas tzigane et portant en lui une immense colère, ce rêve s’annonce plus compliqué que prévu.

📖 Dans ce roman, Mélissa Da Costa aborde des thèmes profonds et parvient à créer une ambiance que je n’avais encore jamais ressentie dans un autre livre. L’histoire suit son cours, avec ses hauts et ses bas, sans grands rebondissements, mais avec un plot twist final absolument marquant.

🐾 La véritable force du récit réside dans ses personnages, humains comme animaux. Ce sont eux qui portent le roman, bien plus que l’intrigue elle-même. Ce qui nous tient en haleine, c’est l’évolution de chacun et le chemin qu’ils vont parcourir.

💔 En bref, tu l’auras compris, c’est un roman chargé de vibes et d’émotions, capable de te retourner.
Tu y découvriras l’univers tzigane et ses codes, et je tiens à souligner l’importance du personnage de Sabrina, qui m’a profondément émue et dont la situation m’a révoltée.

📚 Et toi, booksta, apprécies-tu les romans de Mélissa Da Costa? Ce livre t’intrigue-t-il? Dis-moi tout en commentaire

Collaboration non rémunérée livre offert

#bookstagram #lectureaddict #melissadacosta #romanfrancais #chroniquelitteraire
Profile Image for Nola.
18 reviews
February 10, 2026
C’est possible de me rendre mes 23,90€ ?

J’ai vraiment essayé. Ça a mal commencé avec la promo : foutre des guépards partout alors qu’on n’en trouve pas un seul dans le bouquin…

OK, le travail de recherche sur les fauves est éhontément bâclé par toutes les personnes impliquées dans la création de ce roman, mais ne dit-on pas qu’il ne faut pas juger un livre à sa couverture ?

Alors je persévère.

On annonçait une fin bouleversante… une seule chose m’a bouleversée : la promesse non tenue d’un roman qui aurait pu nous toucher comme on ne le fait plus assez.

La rencontre ne s’est pas faite. Le dénouement n’aura été rien de plus qu’un faux-fuyant.

Tata Mélissa, tu as ton lectorat, et des millions de fois encore tu seras lue. Mais moi, comme Monsieur du Corbeau, on ne m’y prendra plus.
Profile Image for Luciole.
37 reviews1 follower
January 28, 2026
J’ai eu un peu de mal à accrocher à l’histoire, aux personnages, à cette ambiance enfumée des années 80. Il y avait quelques longueurs par moment que je n’avais pas encore ressenties dans les autres romans de l’autrice. Nous retrouvons bien son style et son don de nous immerger dans un univers olfactif dense, mais cela n’a pas vraiment suffit pour moi cette fois-ci. Les thématiques abordées n’en restent pas moins fortes et l’univers du cirque et des fauves dans lequel évolue l’histoire est très original. Je pense que c’est juste personnel et que ce livre pourrait plaire à beaucoup !
Profile Image for Isabelle.
1,290 reviews16 followers
January 18, 2026
C'est à travers un livre d'aventure que l'auteure nous offre cette fois-ci un thème sociétal et psychologie, celui du rapport de force. Je ne doute pas un instantdes personnages pris de manière individuelle aurait pu être plus loquace et permettre une meilleure fluidité de ce livre qui fut tout de même agréable à découvrir. Celui-ci ouvre des perspectives de réflexion, d'analyses qui donne à cette auteure; temps d'intérêt à être lue.
17 reviews
February 9, 2026
Étant l'une de mes actrices favorites, je m'attendais à plus. Je m'attendais à un développement ou une conclusion qui ferait comprendre à Tony ses mépris. Au lieu de ça, il meurt en continuant de penser que sa mère le détestait, que Sabrina ne voulait rien savoir de lui. Et il a perdu Asia à cause de ses colères. Ses besoins ont passés dedans ceux d'Asia et il n'a pas pu tenir sa promesse envers elle.
This entire review has been hidden because of spoilers.
10 reviews
January 20, 2026
Décue! Je n’ai pas connecté du tout avec l’univers du cirque et les personnages, c’est le premier livre de Melissa qui ne me chamboule pas, les attentes étaient élevées et j’ai trouvé la relation entre le personnage et les fauves qu’elle prenait beaucoup de place et on était beaucoup dans la perspective de Tony, qui est un dur tourmenté mais malgré tout j’ai pas accroché.
Profile Image for Alexia Leblanc.
7 reviews
February 4, 2026
Ce n’est pas le genre de livre auquel je suis habituée. La recherche de pouvoir, la force, la détermination, la peur, la violence sont tous des thèmes abordés dans ce roman. L’auteure a très bien illustré l’époque à laquelle se déroule l’histoire.
Un peu long comme livre, mais un 3 étoiles sur 5 quand même!
23 reviews
February 8, 2026
encore une pépite signée Mélissa da Costa.
j'ai été tenu en haleine tout le long du roman.
je déteste les cirques et notamment ceux qui utilisent mes animaux. ça me confirme pourquoi 🤣
une fin incroyable qu'on espère pour un prota tragique pour l'autre.
de la violence physique et psychologique, les cicatrices que ça laisse sur la vie.
une couverture exceptionnelle 😍😍
Profile Image for Erik.
79 reviews3 followers
February 8, 2026
Très beau livre. S'il fallait choisir un mot qui désigne le thème central du livre, je choisirais "la colère". Mais le livre aborde aussi avec une main de maître le thème du monde du cirque, la relation entre l'homme et les fauves et l'amour, l'amour entre les humains, mais aussi l'amour pour les fauves. Très bien écrit aussi. J'ai personnellement adoré.
Profile Image for Elise Vanneste.
20 reviews
February 6, 2026
J’ai beaucoup aimé découvrir le monde de cirque. Lecture facile, on plonge vite dans l’ambiance.
Maintenant je n’ai pas été étonné de la fin et ce n’est pas forcément une lecture que je conseillerai
Profile Image for Lucie Mrw.
93 reviews1 follower
February 8, 2026
Une fois encore, Mélissa Dacosta arrive à nous immerger dans des mondes nouveaux. Une belle histoire sur la gestion de la violence et l’approche des fauves via l’éducation et la patience. Je recommande
Profile Image for Denis Rene.
129 reviews
January 24, 2026
Très belle écriture certaines longeurs débit trop tent .Haitué à plus de l'autrice.
Displaying 1 - 29 of 29 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.