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Cheyenne
96 pages, Hardcover
Published April 22, 2026
About the author
Patrick Prugne
29 books7 followersPatrick Prugne commence à dessiner dès son plus jeune âge, et s’entraîne en imitant ses artistes préférés : Pratt, Manara, Juillard, Loisel, Breccia ou Prado. Il entame sa carrière comme illustrateur publicitaire avant de se lancer dans la bande dessinée. Sa première œuvre, un pastiche de la fable de La Fontaine Le Lièvre et la Tortue, reçoit en 1990 l’Alph-Art Avenir au Festival de la bande dessinée d’Angoulême, une récompense qui aura, selon ses propres termes, l’effet d’un déclic. Il sonne alors à la porte des éditeurs et publie en 1991, avec Goupil au scénario, le premier opus de la série humoristique Nelson et Trafalgar chez Vents d’Ouest, qui remporte un succès immédiat. En 1999, il dessine une histoire de Fantasy, Fol, avant de se lancer dans la trilogie de L’Auberge du bout du monde avec Tiburce Oger chez Casterman, avec lequel il sort dix ans plus tard le très remarqué Canoë Bay aux éditions Daniel Maghen, avant de publier seul Frenchman (2009), Pawnee (2013) et Iroquois (2016). Il fait une pause avec les sagas indiennes en 2018 avec l’album Vanikoro pour sublimer le destin tragique de Lapérouse. Son dernier album, Tomahawk, sort en août 2020 aux éditions Daniel Maghen.
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Community Reviews
Displaying 1 - 4 of 4 reviews
May 18, 2026
Une bd importante à lire sur le début d’un conflit qui change tout un continent.
Je vous jure ça prend aux tripes. L’humain est fort pour oublier les erreurs qu’il a fait mais la mémoire n’oublie pas.
Je vous jure ça prend aux tripes. L’humain est fort pour oublier les erreurs qu’il a fait mais la mémoire n’oublie pas.
April 27, 2026
Les très belles aquarelles de Patrick Prugne viennent revisiter le western et éclairer un sinistre fait historique des guerres américaines : le massacre de Sand Creek, en 1864 dans le Colorado.
Je ne suis pas très fan des westerns, qu'il s'agisse de romans ou de bandes dessinées, et il aura fallu la solide réputation de Patrick Prugne pour que je me lance sur la trace de son Cheyenne.
Un auteur connu autant pour la rigueur de sa documentation historique que pour ses aquarelles en couleurs directes : ses dessins sont même exposés en ce moment dans la galerie Daniel Maghen sur les quais parisiens.
L'histoire s'inspire du sinistre Massacre de Sand Creek en 1864 dans le Colorado : un sombre épisode de la guerre coloniale nord-américaine qui a fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques dont le film Soldat bleu en 1971 (un film qui m'avait beaucoup marqué à l'époque).
La guerre de Sécession est à peine terminée, les colons blancs ne cessent de trahir les traités signés avec les Indiens et de réduire à peau de chagrin les réserves concédées, ...
« Les blancs sont de plus en plus arrogants. Ils mangent nos terres un peu plus chaque jour et les bisons fuient toujours plus loin ... »
L'auteur n'hésite pas à convoquer tous ceux qui furent les acteurs de ce triste épisode historique : l'officier Edward Wynkoop, le colonel Chivington, les chefs cheyennes Black Kettle, White Antelope, Roman Nose, ... qui restent divisés quant à la conduite à suivre avec les blancs et la confiance qu'ils peuvent accorder à leurs mensonges.
Jusqu'aux frères Bent, George et Charley, qui ont réellement existé, coupables d'être nés métis et d'avoir embrassé la cause des Confédérés, deux crimes qui leur seront difficilement pardonnés.
« N'oubliez pas qu'en plus d'avoir servi dans l'armée sudiste, vous êtes métis.
Et ici, c'est une raison suffisante pour se balancer au bout d'une corde. »
Les aquarelles de Patrick Prugne font merveille et se prêtent parfaitement aux paysages des plaines de l'ouest où les différents tons de bleus s'illuminent d'ocres flamboyants, c'est superbe.
On regrette presque une mise en cases un peu trop sage où l'auteur ne s'est pas autorisé de plus grandes planches comme celle de la superbe couverture.
L'album manque d'un cheveu notre label coup de cœur : tout à son devoir de rigueur historique, le récit n'arrive pas vraiment à emporter le lecteur et on aurait aimer passer plus de temps avec ces cheyennes (les retrouvailles des frères Bent avec leur mère indienne sont émouvantes).
Peut-être est-ce dû en partie à la profonde tristesse qui baigne ce récit, celui d'un incroyable gâchis, d'un effroyable génocide.
« - Ne pleure pas ...
- Je pleure pas ... c'est mes yeux qui coulent. »
Le scénario est hélas connu : il s'agit encore d'un épisode de ces guerres coloniales où la duplicité et la cupidité des colons blancs fera tant de victimes parmi les populations locales.
La vague des films westerns viendra bientôt réécrire toute l'histoire au profit des vainqueurs et il n'est sans doute pas inutile de revenir encore aujourd'hui sur les épisodes les plus significatifs.
On ne peut s'empêcher de penser que le récit de Patrick Prugne de ce massacre de Sand Creek n'est pas seulement un louable devoir de mémoire mais peut-être aussi une façon d'éclairer nos guerres toujours présentes.
Je ne suis pas très fan des westerns, qu'il s'agisse de romans ou de bandes dessinées, et il aura fallu la solide réputation de Patrick Prugne pour que je me lance sur la trace de son Cheyenne.
Un auteur connu autant pour la rigueur de sa documentation historique que pour ses aquarelles en couleurs directes : ses dessins sont même exposés en ce moment dans la galerie Daniel Maghen sur les quais parisiens.
L'histoire s'inspire du sinistre Massacre de Sand Creek en 1864 dans le Colorado : un sombre épisode de la guerre coloniale nord-américaine qui a fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques dont le film Soldat bleu en 1971 (un film qui m'avait beaucoup marqué à l'époque).
La guerre de Sécession est à peine terminée, les colons blancs ne cessent de trahir les traités signés avec les Indiens et de réduire à peau de chagrin les réserves concédées, ...
« Les blancs sont de plus en plus arrogants. Ils mangent nos terres un peu plus chaque jour et les bisons fuient toujours plus loin ... »
L'auteur n'hésite pas à convoquer tous ceux qui furent les acteurs de ce triste épisode historique : l'officier Edward Wynkoop, le colonel Chivington, les chefs cheyennes Black Kettle, White Antelope, Roman Nose, ... qui restent divisés quant à la conduite à suivre avec les blancs et la confiance qu'ils peuvent accorder à leurs mensonges.
Jusqu'aux frères Bent, George et Charley, qui ont réellement existé, coupables d'être nés métis et d'avoir embrassé la cause des Confédérés, deux crimes qui leur seront difficilement pardonnés.
« N'oubliez pas qu'en plus d'avoir servi dans l'armée sudiste, vous êtes métis.
Et ici, c'est une raison suffisante pour se balancer au bout d'une corde. »
Les aquarelles de Patrick Prugne font merveille et se prêtent parfaitement aux paysages des plaines de l'ouest où les différents tons de bleus s'illuminent d'ocres flamboyants, c'est superbe.
On regrette presque une mise en cases un peu trop sage où l'auteur ne s'est pas autorisé de plus grandes planches comme celle de la superbe couverture.
L'album manque d'un cheveu notre label coup de cœur : tout à son devoir de rigueur historique, le récit n'arrive pas vraiment à emporter le lecteur et on aurait aimer passer plus de temps avec ces cheyennes (les retrouvailles des frères Bent avec leur mère indienne sont émouvantes).
Peut-être est-ce dû en partie à la profonde tristesse qui baigne ce récit, celui d'un incroyable gâchis, d'un effroyable génocide.
« - Ne pleure pas ...
- Je pleure pas ... c'est mes yeux qui coulent. »
Le scénario est hélas connu : il s'agit encore d'un épisode de ces guerres coloniales où la duplicité et la cupidité des colons blancs fera tant de victimes parmi les populations locales.
La vague des films westerns viendra bientôt réécrire toute l'histoire au profit des vainqueurs et il n'est sans doute pas inutile de revenir encore aujourd'hui sur les épisodes les plus significatifs.
On ne peut s'empêcher de penser que le récit de Patrick Prugne de ce massacre de Sand Creek n'est pas seulement un louable devoir de mémoire mais peut-être aussi une façon d'éclairer nos guerres toujours présentes.
June 19, 2026
Depuis plusieurs années, je suis les beaux albums amérindiens de Patrick Prugne en grande partie pour ses dessins mais enfin je trouve l’histoire à la hauteur de ceux-ci. J’ai bien fait d’être patiente ^^
Ecrit en solo cette fois, Cheyenne prend place au XIXe siècle et aborde les relations entre les natifs et les colons dans une ambiance crépusculaire, sentant bien la fin de règne pour les Amérindiens. L’auteur capture bien sûr toujours avec le même brio la vie tranquille de ces derniers, faite de croyances et traditions ancestrales, avec quand même l’incursion progressive de la technologie et la modernité initiées par les colons européens. Mais ce qui frappe, c’est quand même le calme et la tranquillité de leur vie où ils ne demandent rien à personne.
Sauf que les colons ne sont pas comme eux à se satisfaire juste de ce que la vie leur apporte. L’auteur va alors montrer comment leur cupidité et leur envie de dominer ceux qu’ils jugent inférieurs vont les pousser au pire : fausses promesses, trahison, massacre… Pour finalement repousser les Natifs vers des réserves afin de pouvoir les déposséder de leurs terres. Terrible.
Tout en ne prenant pas de gants face aux ignominies dont les colons furent coupables, en se plaçant du côté des Natifs qui sont les premiers surpris par ce qui leur arrive, de manière presque résignée, l’auteur conte cela de manière aussi forte, révoltant, qu’apaisée, ce qui est surprenant. On voit ainsi la marche inéluctable de ce terrible colonialisme qui a fait tant de ravages irréversibles au XIXe siècle. Cela fait froid dans le dos.
Et en même temps, nous avons un très beau portrait de ces Amérindiens, pacifistes eux, qui ne cherchent qu’à vivre tranquillement dans la concorde, avec l’accord de tous, et qui sont les premières victimes de cette folie dominatrice des Européens partout où ils passent. J’en ai été à la fois peinée et admiratives car malgré tout j’ai aimé leur résignation, leur non réponse par la violence, malgré ce temps qui change inéluctablement à l’image de ces bisons qui disparaissent comme eux. Poignant.
Impossible de rester insensible face à ce nouveau témoignage de la folie des hommes, ou plutôt des Européens et de leur doctrine imposant partout la domination, quitte à éradiquer les peuples présents avant eux sur les terres qu’ils convoitent. C’est un récit dur et pourtant très beau porté par les pinceaux et surtout les idéaux pacifistes de Patrick Prugne, qui ne nous épargne rien mais montre qu’une autre voie était possible. Un petit coup de coeur pour moi.
Article complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
Ecrit en solo cette fois, Cheyenne prend place au XIXe siècle et aborde les relations entre les natifs et les colons dans une ambiance crépusculaire, sentant bien la fin de règne pour les Amérindiens. L’auteur capture bien sûr toujours avec le même brio la vie tranquille de ces derniers, faite de croyances et traditions ancestrales, avec quand même l’incursion progressive de la technologie et la modernité initiées par les colons européens. Mais ce qui frappe, c’est quand même le calme et la tranquillité de leur vie où ils ne demandent rien à personne.
Sauf que les colons ne sont pas comme eux à se satisfaire juste de ce que la vie leur apporte. L’auteur va alors montrer comment leur cupidité et leur envie de dominer ceux qu’ils jugent inférieurs vont les pousser au pire : fausses promesses, trahison, massacre… Pour finalement repousser les Natifs vers des réserves afin de pouvoir les déposséder de leurs terres. Terrible.
Tout en ne prenant pas de gants face aux ignominies dont les colons furent coupables, en se plaçant du côté des Natifs qui sont les premiers surpris par ce qui leur arrive, de manière presque résignée, l’auteur conte cela de manière aussi forte, révoltant, qu’apaisée, ce qui est surprenant. On voit ainsi la marche inéluctable de ce terrible colonialisme qui a fait tant de ravages irréversibles au XIXe siècle. Cela fait froid dans le dos.
Et en même temps, nous avons un très beau portrait de ces Amérindiens, pacifistes eux, qui ne cherchent qu’à vivre tranquillement dans la concorde, avec l’accord de tous, et qui sont les premières victimes de cette folie dominatrice des Européens partout où ils passent. J’en ai été à la fois peinée et admiratives car malgré tout j’ai aimé leur résignation, leur non réponse par la violence, malgré ce temps qui change inéluctablement à l’image de ces bisons qui disparaissent comme eux. Poignant.
Impossible de rester insensible face à ce nouveau témoignage de la folie des hommes, ou plutôt des Européens et de leur doctrine imposant partout la domination, quitte à éradiquer les peuples présents avant eux sur les terres qu’ils convoitent. C’est un récit dur et pourtant très beau porté par les pinceaux et surtout les idéaux pacifistes de Patrick Prugne, qui ne nous épargne rien mais montre qu’une autre voie était possible. Un petit coup de coeur pour moi.
Article complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
September 7, 2026
Des belles aquarelles pour un récit important sur le massacre de natifs amérindiens par les colons blancs
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