Dans ce récit intime et écoféministe, la narratrice nous raconte son histoire d’amour avec le vert. La nature prend toutes les formes et toute la place dans son existence : les feuillages, les saisons, les matières deviennent une voie verte pour revenir à elle-même. Puis il y a cet homme et le désir amoureux qui accompagnent cette reconnexion au corps, au vivant, au monde, au sensible.
Louise Browaeys entremêle sa vie de mère et de femme désirante, les douleurs du quotidien et l’incertitude de l’avenir dans l’urgence écologique. Elle confie ses doutes au creux de nos paupières de lecteur.ices : comment élever un enfant sous la fraîcheur des feuilles dans un monde qui brûle ?
Dans cette écriture très sensorielle, presque organique, la poésie frôle le réalisme magique et tente de réenchanter le réel. Que peut-on encore sauver et comment continuer à co-habiter le monde ?
Un « livre-cabane » d’une douceur si émouvante qu’elle en est presque indicible. Un récit incandescent qui ravive en nous la flamme du désir et de la vie.
Il y a des livres qui arrivent au bon moment, La Reverdie a été de ceux-là pour moi. Une découverte qui m’a prise par la main pour me sortir d’une longue panne de lecture et qui m’a réancrée en moi-même. Un livre-cabane qui est devenu mon livre-accordéon tellement j’en ai corné les pages.