Vous avez déjà eu envie de faire votre arbre généalogique? La recherche de vos ancêtres pourrait bien vous réserver quelques surprises. C’est le cas pour Augustine, 110 ans au compteur quand même, une résidente d’EHPAD qui a encore la tête bien juchée sur les épaules. Suffisament, en tout cas, pour comprendre que ses yeux noisettes sont une anomalie dans la génétique familiale… Avec Estelle, animatrice de la résidence, et Paul, son arrière-petit-fils, elle se lance dans une enquête qui va la mener de Paris à New York, en passant par Cherbourg et par une traversée de l’Atlantique plutôt mouvementée!
J’avais déjà beaucoup apprécié le précédent roman de Laurent Lagarde et j’étais impatiente de remettre le couvert avec “Le passager du NY express”. Quelle ambiance, mes amis: Belle Epoque, guinguettes et paquebots de légende! Que ce soit en train, en bateau ou en voiture avec chauffeur, on n’a pas le temps de s’ennuyer durant le voyage. C’est à la fois drôle et émouvant, parfait pour souffler entre deux lectures plus sombres sans sacrifier à la qualité!
Une enquête à travers le temps Tout commence par une lettre mystérieuse postée en 1912. Augustine, cent dix ans, confie à Estelle un secret enfoui depuis des décennies : l’identité possible de son père, Albert. Ce simple courrier ouvre la porte à une enquête qui traverse les époques, des archives de Cherbourg à l’ombre des paquebots mythiques de la Belle Époque.
Le cadre est séduisant : bals, courses automobiles, traversées transatlantiques… On sent la volonté de recréer une atmosphère romanesque ample, presque cinématographique.
Une histoire d’amour et de transmission Le roman parle d’héritage, de mémoire, d’amour qui résiste au temps. La relation entre Augustine et Estelle apporte de la douceur, et l’idée de relier les générations fonctionne bien. Il y a de jolis moments, une certaine tendresse, et cette envie de croire que le passé peut encore éclairer le présent.
Un voyage qui ne m’a pas totalement embarquée Si j’ai apprécié la fluidité de l’écriture et la richesse historique, je suis restée un peu en retrait par moments. Certains passages m’ont semblé moins crédibles ou un peu faciles, ce qui m’a empêchée d’être complètement transportée.
J’ai trouvé l’ensemble agréable, mais sans ressentir l’émotion ou l’intensité que j’espérais. Ce n’est pas mon préféré de l’auteur, même si l’histoire reste touchante et accessible.
Une lecture qui se lit bien, avec une belle promesse d’évasion et un fond romantique réussi. Un roman qui plaira sans doute à celles et ceux qui aiment les sagas historiques et les histoires d’amour à travers les générations.
Une jolie fresque entre Cherbourg et New York. Un mélange d’enquête, de mémoire et de romance.
Coup de cœur pour ce livre qui m’a embarqué à bord du New York Express et du Titanic. Une histoire pleine de mystères et de rebondissements à la recherche d’Albert. Cet Albert est probablement le père d’Augustine, qui, pendant un atelier de généalogie à sa maison de retraite, confie à l’animatrice Estelle que son père n’est pas son père, il avait les yeux marron, comme sa mère… C’est donc impossible, et puis, il y a cette lettre qui le prouve. Estelle et son arrière-petit-fils Paul, sont missionnés par cette espiègle centenaire pour apprendre la vérité. J’ai adoré mener l’enquête à leurs côtés, retrouver des pistes concernant ce fameux Albert puis les perdre pour enfin être sacrément surpris. Un voyage dans le temps, mais aussi entre la France et les États-Unis. J’ai aimé tous les personnages de cette histoire, ils m’ont tous touché d’une façon ou d’une autre. J’ai adoré être basculé dans le début des années 1900, les bals, la vie de l’époque, le début de la Première Guerre mondiale, côté historique, j’ai adoré, surtout que l’auteur s’est appuyé sur quelques faits réels, et ça, je valide toujours. Un livre addictif, une fois qu’on plonge dans cette quête difficile, d’arrêter sans avoir le fin mot de l’histoire. Encore une fois, j’ai adoré la plume de l’auteur, je me suis laissé entraîner dans cette quête d’identité, cette quête surgie du passé. J’ai aimé la petite romance qui en découle avec ces deux héros aussi maladroits l’un que l’autre, c’est doux et bienveillant, ça m’a sorti un peu de l’apnée de l’histoire d’Albert. En bonus, j’ai trouvé l’objet livre vraiment magnifique avec des billets de train en en-tête des chapitres, qui nous précisent en quelle année nous sommes. Je n’en dirai pas plus de peur de vous en dire trop et de révéler quelque chose d’important.Si vous aimez les livres historiques, à double temporalité et les quêtes familiales, n’attendez plus une seule seconde avant d’embarquer à bord du New York Express.