Je commence l’année par une très belle lecture ! Une aventure poétique au cœur de la Pologne, où une jeune femme revient dans son village natal pour s’occuper de sa grand-mère mourante. Là-bas, le vivant et la mort s’emmêlent et se confrontent dans une nature qui ravit et attendrit. C’est un roman sur les femmes, sur la transmission d’une génération à l’autre, sur la tendresse et la détresse face à la maladie. Très belle découverte ! (et vous en saurez plus dans ma chronique sur la_blibliotheque 🫣)
Un premier roman d’une puissance sensorielle rare, où la poésie se mêle à la rudesse du réel. Dans le village polonais de Maj, marqué par la pauvreté et dominé par la présence d’un abattoir industriel, la vie s’organise autour de la mort des bêtes. C’est là que la narratrice revient, accompagnée de son amie Ann, pour veiller sa grand-mère Róża, atteinte d’une maladie incurable. Tout dans ce livre respire le vivant. Les animaux, les plantes, les insectes, la terre elle-même forment un équilibre fragile, mis à mal par la maladie et par les actions des hommes. Dans la chambre de Róża, tout le vivant se rassemble : les plantes vertes, le chien, le chat, les araignées, les fourmis, les abeilles partagent l’espace avec son corps fatigué, encore accroché à la vie. La maladie est traitée comme un personnage à part entière, une présence avec laquelle il faut composer, négocier, s’organiser. On ne la nomme pas, mais elle impose ses lois. Face à cela, le grand-père choisit une autre forme de lutte : il nie la maladie, mais se bat contre la décrépitude de la maison, qu’il répare, repeint, réchauffe, comme pour maintenir un rempart matériel contre l’effondrement. L’écriture de l'autrice est profondément picturale. Chaque scène est un tableau. Les couleurs, les odeurs, les textures, les sons composent une atmosphère à la fois âpre et d’une grande beauté. Le texte est sensuel, charnel, attentif aux gestes du soin : laver, nourrir, apaiser, lire, imiter les cris d’oiseaux. La lumière, les saisons, le corps, l’amour et la finitude s’y entremêlent. À l’extérieur, la nature mène son propre combat. Canicules, pluies diluviennes, glissements de terrain semblent répondre à la blessure infligée par l’abattoir, immense entaille de béton qui nourrit les hommes en détruisant le vivant. Vorace est un roman intimiste, animal, profondément incarné. Il explore avec délicatesse cette frontière trouble où la vie et la mort se dévorent l’une l’autre. Un texte atypique, envoûtant, qui se lit comme on entre dans un paysage : lentement, intensément. Une très belle découverte.
Que dire à propos de cet ouvrage que le résumé de quatrième de couverture n’indique déjà ? Peu de choses en vérité…
La protagoniste visite ses grand-parents au coeur de la campagne Polonaise. Sa grand-mère est atteinte d’un cancer et elle vient, avec son amie Ann, lui prêter assistance.
Tout est étrangement plein de paradoxes : un mélange de calme extérieur et d’agitation intérieur, une douceur végétale et animale en même temps qu’une violence des hommes sur les bêtes… La vie rurale, en somme !
L’autrice est poète et cela se ressent. Son écriture est charnelle. On « ressent » la maison des grand-parents, la nature, les animaux, la terre… C’est un ouvrage extrêmement contemplatif. Concrètement, il ne se passe pas grand-chose. Tout (ou presque) est vu depuis la fenêtre de la maison…
Mais il y a la grand-mère. Si particulière… Ce lien qu’elle entretien avec la nature, les animaux…
C’est un livre qui se lit vite (les chapitres sont cours) et bien. Une lecture très agréable ! Et la fin ?… Elle est inattendue ! Et j’ai adoré ce « twist » surprenant ! A découvrir !!
Récit qui raconte le retour dans la campagne polonaise d’une jeune femme et de son amie Ann, chez les grands parents de la première. La grand mère est malade et les deux jeunes filles la soignent tandis que le grand père qui nie la maladie, soigne la maison. L’histoire ne m’a pas particulièrement marquée mais le rythme de lecture est très agréable. Contemplatif et poétique.