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Architectures de la joie

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Dans un monde où il devient de plus en plus difficile de s’autoriser l’émerveillement, cette correspondance entre Anaïs Barbeau-Lavalette et Steve Gagnon plonge dans une quête de la joie. La joie choisie, réfléchie, travaillée. La joie comme une posture face aux injustices. La joie subversive, en socle à la colère, à la solitude, à la tristesse. Avec autant d’humour que de tendresse, les deux voix retracent ensemble le chemin fragile de la joie comme permission, comme désobéissance, comme moteur de résistance. Architectures de la joie est un grand livre, conduit avec une subtilité minutieuse, qui contribue à élucider à travers mille petites beautés rescapées une des questions inhérentes à notre époque : la joie est-elle possible ? Nécessaire ? Autorisée ?

448 pages, Paperback

Published September 15, 2025

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About the author

Anaïs Barbeau-Lavalette

15 books347 followers
Anaïs Barbeau-Lavalette is a Canadian novelist, film director, and screenwriter from Quebec. Her films are known for their "organic, participatory feel." Barbeau-Lavalette is the daughter of filmmaker Manon Barbeau and cinematographer Philippe Lavalette, and the granddaughter of artist Marcel Barbeau.

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5 stars
53 (34%)
4 stars
63 (41%)
3 stars
22 (14%)
2 stars
11 (7%)
1 star
3 (1%)
Displaying 1 - 23 of 23 reviews
Profile Image for Alexandra Duchaine.
19 reviews4 followers
October 24, 2025
Ce livre m’a fait l’effet d’une claque au visage. Ça fait deux ans que je travaille comme une dingue pour me tailler une place dans un milieu compétitif, pour convaincre mes collègues, mes patrons de ma valeur. Deux ans que je fais mes valises, sans y mettre mes repères, mes amis, mes amours, pour déménager là où je suis demandée. À travers tout ça, j’ai oublié l’essentiel : la joie. Et ce livre a atterri entre mes mains juste au bon moment. Il m’a rappelé « que sans la joie, une maison n’est pas une maison. Sans la joie, une maison est un dortoir. Un caveau regrettable. Bref, sans la joie, une maison devrait être désertée. Vendue. Défaite. »

Ce livre est un beau rappel que nous sommes les architectes de nos joies. Autour de nous, il y a tant de petites sources d’émerveillement, il faut seulement aiguiser notre regard pour les apercevoir.

Grâce à ce livre, la semaine passée, j’ai pris le temps d’observer la rivière couler sous mon appartement, j’ai pris le temps d’observer une feuille sur le trottoir, même si c’est étrange.

Ce livre défend le fait que la joie est un muscle à travailler, et qu’une des manières de le découper, est d’être à l’écoute de tous nos sens, de les stimuler. Je me suis levée une heure plus tôt tous les matins pour lire avec une chandelle avant d’aller travailler, et ça m’a fait un bien fou. Mais rapidement le quotidien nous rattrape et on oublie de le faire.

Le monde va mal, mon travail est tellement dur, que la joie est une posture de révolte, de résistance, m’a rappelé cet ouvrage. C’est par la joie qu’on peut changer le monde ou y survivre.

La correspondance entre Barbeau-Lavalette et Gagnon est magnifique. Leur écriture est belle, pleine d’images, de bienveillance. J’aime les correspondances.

J’ai vraiment adoré ce livre. J’ai surligné plein de passages. Mais fait rare, autant qu’il m’a marquée au fer rouge pendant des centaines de pages, autant j’ai peiné à le finir. Les deux auteurs se répètent, à la fin, ça tourne en rond. J’aurais pris moins de lettres.

N’oubliez pas de rire, de danser, de regarder. ♥️
98 reviews2 followers
January 8, 2026
Arfff, la prémisse me parle, y’a des bouts trop beaux, mais je trouve que le livre est très performatif-intello-plateau-bobo pour que ça reste pur et pour que ça me parle. J’aurais préféré ne pas le lire ; il y a trop de bon-nes auteur-ices pour se flatter avec cette poésie élitiste.
19 reviews
January 13, 2026
Magnifique et triste. C’est beau juste pour être beau. C’est beau et c’est triste. J’ai commencé à le trouver long vers la moitié, mais il a continué à me fasciner. Parfois, j’ai eu l’impression de lire un dialogue entre deux parties de moi-même. Celle qui voit la beauté, qui s’émerveille facilement et celle pour qui la lumière n’est pas naturelle, qui lutte pour la trouver. J’ai souvent pleuré. Desfois, je me demande si cachée sous son esthétisme, l’écriture d’Anais BL manque d’authenticité. Elle le devient plus vers la fin du livre, j’ai apprécié ce passage vers plus de vulnérabilité. J’ai trouvé sa dernière lettre interminable alors que celle de Steve G. m’a accrochée. Encore une fois, peut-être quelque chose à voir avec l’authenticité et la vulnérabilité versus l’esthétisme…
Profile Image for Caroline Gauvin-Dubé.
136 reviews36 followers
November 13, 2025
3.5 Il y avait quelques longueurs. Et parfois, une trop grande << politesse >> dans la correspondance, mais je resterai à jamais fan de la plume d’Anaïs. Et entièrement fan aussi de ce concept de la joie comme révolution, et de l’attention portée au petit, et de l’émerveillement face au miracle du vivant.
47 reviews1 follower
January 9, 2026
Durant cet échange épistolaire, on assiste à la naissance d'une amitié qui a pour excuse de trouver le chemin de la joie. La joie politique, choisie et réfléchie. J’ai beaucoup aimé les réflexions et les questions soulevées, pertinentes et douces-poignantes. La mousse comme maître du regard, professeur du monde.
Mais pour moi c'était plutôt un livre sur l'amitié, son origine oui, mais aussi ses bordures avec le désir. Et puis la liberté qu'on s'accorde aussi. C'était, selon moi, un livre sur l'amitié-amour, la découverte de l'autre et du monde qui s'ouvre à nous à travers les yeux d'autrui.
Profile Image for Cat.
246 reviews18 followers
January 9, 2026
4,5 ⭐️ Oh my god mais qu’est-ce que ce bouquin ! Whaow! Souvent je me suis dit : j’ai tu vraiment le droit de lire ça ? Ils savent qu’ils ont publié ça dans leur livre? Oui? Ok, on continu alors.

Anaïs et Steve nous dévoilent la correspondance qu’ils ont tenue pendant presque deux ans. Sans véritablement se connaître, ils ont commencé cet exercice qui, rapidement, est devenu très intime. Écrire quelque chose, inévitablement, ça relève de l’intime. Parce que ce qu’on écrit vient du fond de notre tête, du fond de nous. Ça m’a d’ailleurs donné envie de relire mes journaux intimes des dernières années et je vous avoue que je serais mortifiée qu’ils soient publiés. Ils font preuve d’un grand courage en publiant ça.

Dans ce livre, ils réfléchissent de manière très appliqué à la joie. Qu’est-ce qu’elle est vraiment? Comment l’atteindre? J’en retiens que la joie nécessite souvent un effort. C’est une posture. On la revendique. On l’utilise dans nos rebellions, comme dans le confort de notre salon. J’ai beaucoup aimé toutes les tendres confidences qui parsèment ces pages. On va partout, c’est un grand voyage dans lequel on rencontre pas mal de monde. Du beau monde.

La nature reste toutefois le troisième personnage principal de ce récit. La mousse (végétale) plus particulièrement. Grâce à leurs mots et à leur manière de raconter, j’ai réussi à rester captivée même quand j’avais l’impression d’être rendue dans un essai sur la biodiversité. 😅

Y’a tellement de chose à dire! J’ai corné aux moins le tiers des pages du livre tellement ça me jetais à terre souvent. J’ai extrêmement hâte à mon cercle de lecture lundi.

Merci pour ce partage pas du tout candide.

C’est pour toi si :
- Tu connais et aimes déjà ces deux individus
- T’as envie d’émerveillement littéraire
- Tu as aimé Nathalie Plaat et tu cherches quelque chose d’encore meilleur
- Tu veux bouillonner par en dedans - te questionner philosophiquement
- T’aimes la culture japonaise et les haïkus

Je serai au rendez-vous le 18 janvier prochain à la Place des arts pour les entendre lire. Ça s’annonce sublime.

4.5 ⭐️ (parce que j’aurais quand même pris un peu moins de mousse ✌️😅)

Mon passage préféré est à la fin p. 423 au sujet de l’éphémère émerveillement ..✨
Profile Image for auré.
214 reviews2 followers
November 7, 2025
« Je m’attache trop profondément, Anaïs.
Je m’attache trop vite aux gens, aux lieux, aux aventures, aux personnages de romans, de films, de séries télé.
Je m’abandonne immodérément.
Chaque fois que je termine quelque chose — un projet, un voyage, un livre —, j’en ai pour des semaines à m’en remettre.
Quelque chose meurt tout le temps dans ma vie. »


J’ai adoré !!! J’aime tout ce qu’Anaïs écrit, mais j’ai bien aimé cet échange qui apporte une nouvelle voix, une nouvelle écriture qui se mêle super bien aux mots de l’autrice. Elles vont dans plusieurs sens, ces correspondances, et je pense qu’il faut simplement se laisser aller avec elles pour bien les apprécier. Ne cherchez pas à trouver un fil conducteur, laissez-vous plutôt emporter au fil des lettres. C’est sensible et c’est humain, c’est beau à lire. :)
24 reviews
November 1, 2025
J’avais envie (ou besoin (?)) d’un tel livre à ce moment-ci.
Une amitié, qui se développe au moyen d’une correspondance rare en ces temps où les textos sont rois.
Une correspondance poétique remplie de questionnements, de réflexions, de mises à nu, de défis lancés, de moments éphémères saisis, de beauté, de sensualité, de gourmandises et dont l’intimité nous est partagée sans aucun filtre.
Oui, on embarque dans le projet de la joie. Elle n’est pas naïve cette joie: elle est intelligente, mue par une grande envie de vivre et de résister.
Profile Image for Cédric TAVAN.
2 reviews
December 30, 2025
⭐4.5

"Architectures de la joie" se lit comme un espace que l’on apprend à habiter. C'est une œuvre, une correspondance habitable. Au fil des pages, un refuge se construit lentement, fait de questions, de silences et de mots soigneusement déposés.

Contrairement à l’idée d’une lecture qu’on savoure par fragments, j’ai surtout ressenti l’envie de ne pas déposer le livre. De rester avec les auteurs, de participer à la conversation avec eux. La forme épistolaire donne naissance à une amitié naissante où, on le comprend au début, est moins timide, plus facile par ecrit, qui cherche sa profondeur sans jamais se forcer et à laquelle on s’attache. On s'attache vraiment.

La joie évoquée n’est ni naïve ni légère. Elle devient une posture, parfois une résistance, qui cohabite avec le doute et la lucidité. On referme ce livre sans réponses définitives, mais avec le sentiment d’avoir habité un lieu avec pour rappel de trouver la joie dans les petites choses, la contemplation, les poèmes ou la mousse.

"Il faut trouver en nous la capacité de la joie, parce qu'elle est la seule et dernière source d'empouvoirement."
— Ghislain Picard - chef de l'assemblée des Premières Nations
6 reviews
December 19, 2025
Il y a des livres dont on sait que l'empreinte nous sera pérenne, Architectures de la joie est de ceux-ci. Les fondations sont fortes ; des lettres échangées qui nous permettent de suivre la construction d'une amitié où les réflexions notamment sur la joie, l'émerveillement, les peurs, les faiblesses et les forces nous sont doucement disséminées telles les spores des bryophytes pour lesquelles se passionnent les deux créateurs architectes de leur vie. Une lecture qui aide à rendre les mondes habitables, à créer des petites maisons à nous.
Profile Image for Cloe Girard Poncet.
12 reviews
December 2, 2025
je le lisais pour mon club de lecture mais je l'ai même pas fini j'ai trouvé ce livre profondément exécrable
Profile Image for Nastassia Williams.
27 reviews1 follower
December 14, 2025
J’ai adoré. L’intensité, les explorations des contours d’une amitié hors du commun. Mais j’ai été rebutée par certaines longueurs. Ça fait beaucoup beaucoup de lignes sur les mousses.
Profile Image for Véronic Fortin.
242 reviews6 followers
January 15, 2026
Je ne sais pas comment je vais me remettre de ce livre ! J'ai tellement surligné de passages, c'est intense ! Magnifique, vulnérable, doux, etc.
Profile Image for Alexandra.
4 reviews
October 20, 2025
Une correspondance sensuelle, douce, et enveloppante. Une correspondance brute, humaine et sauvage. Une correspondance qui s'est déposée en moi à un moment charnière de deux saisons.
Profile Image for Camille Morin.
55 reviews7 followers
October 13, 2025
Grande adepte de correspondances, je me suis régalée de celle-ci ! L’un qui dompte la joie, l’autre la peur… le contraste est riche, captivant. Très humain.

Deux êtres aux sensibilités à vif, qui ne s’opposent pas vraiment, finalement, mais qui se rejoignent dans leur quête pour saisir le moment présent.

Leur amitié est fascinante, aussi, parce qu’elle tente d’exister en dehors des sentiers battus.

Deux amis intenses, certes, dont la façon de romancer leurs vies me donne parfois l’impression d’être sur une autre planète qu’eux, je l’avoue… mais comme c’est agréable à lire !

Une petite citation pour finir cette critique ( j’aurais pu en choisir plein, j’ai mis mille post-it papillons 🦋 entre les pages 📑 ) :

« Je pense qu’il faut beaucoup de courage pour « habiter » un corps, un esprit, une maison, une terre, une famille. Je pense qu’« habiter » demande de traverser constamment le chemin entre la tristesse et la joie. Je pense que c’est l’unique façon de ne pas oublier qu’elles sont liées. Que, ça, c’est quelque chose de plutôt rassurant. Et qu’au bout du compte, c’est surtout une question de savoir ne jamais faire dos trop longtemps -ou inutilement- à l’une ou à l’autre. »

Profile Image for Marina Thibeault.
24 reviews3 followers
January 6, 2026
On dirait que ces auteur·rice·s aiment s’entendre parler.

J’ai trouvé ça plate sans bon sens : farfelu, verbeux, avec une fausse profondeur élitiste qui donne l’impression de vouloir dire quelque chose d’important… sans jamais y arriver.

À l’inverse, je me suis vraiment plus identifiée à Steve et à sa manière de communiquer : plus directe, plus incarnée, plus honnête dans sa vulnérabilité.

Quant à Anaïs… après deux livres, je dois accepter l’évidence : je suis allergique à son écriture. Vraiment. Ce n’est pas une incompréhension intellectuelle, c’est un rejet viscéral du ton, de la complaisance et de cette impression constante d’entre-soi.

Bref, un livre qui me promettait de la joie et qui m’a surtout laissée irritée.
Profile Image for Annie .
151 reviews4 followers
October 19, 2025
4.5⭐️
Ce fut une lecture tonnerre pour moi. De celles qui te réveillent d’un coup sec, qui te désorientent, tout en te montrant le chemin, du moins une partie de la carte… Vers « la joie choisie, réfléchie, travaillée. La joie (…) en socle à la colère, à la solitude, à la tristesse ». La joie comme remède à l’enténèbrement. Une expérience, de lecture mais bien plus que ca, que j’ai grand peine à décrire autrement que comme essentielle et profonde. À découvrir et à revisiter.
Profile Image for Josiane Cabana.
39 reviews3 followers
October 7, 2025
Profondément touchant de lire ces deux êtres qui vivent la joie si différemment et qui partagent des vives passions, notamment pour les mousses, un riche monde dans lequel ils nous emmènent. C’est doux, c’est déchirant, c’est troublant, c’est enveloppant, c’est déroutant. Mais c’est toujours si bien écrit. Je savais que je ne sortirais pas indemne de cette lecture qui m’habite depuis la page 1.
169 reviews2 followers
November 19, 2025
Bel échange. On sent la personnalité et le cheminements des deux auteurs. Doux, rafraîchissant.
Profile Image for Laurie Trépanier.
24 reviews15 followers
December 10, 2025
3.5⭐️

Une lecture très inégale. Ce livre est rempli de pépites magnifiques mais aussi de plusieurs longueurs, malheureusement!
Profile Image for Philippe P-H.
37 reviews5 followers
October 27, 2025
"Aujourd'hui, plutôt que de combattre, je regarde l'éphémère dans les yeux, je le vois beaucoup moins comme la mort de quelque chose.
L'éphémère émerveillement est le plus sacré des émerveillements.
Je me laisse émouvoir.
Ça ne reviendra pas - en tout cas, pas de la même exacte manière -, donc c'est précieux. Et la mélancolie n'est pas la façon digne d'honorer l'émerveillement.
Seule la joie est à la hauteur devant la grâce et le sacré.
La joie et la sacré sont reliés.
En fait, la joie et le sacré sont indissociables.
La joie peut tout à fait apparaître au beau milieu du quotidien, mais la joie est tout sauf quotidienne."

Très belle prose. De beaux moments humains, et de réflection. Savoir vivre avec la joie, la peur, l'éphémère. Se reconnecter à notre monde.

Par contre, j'y ai tout de même trouvé quelques longueurs à travers les 430 pages.

3.75-4
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