À l'aube des années 1980, Babylon est une ville de Floride comme les autres, avec sa chaleur humide et ses pom-pom girls, ses rumeurs et ses superstitions, ses serpents venimeux et ses décès soudains.
Mais Babylon abrite aussi une rivière ancienne et sinueuse, l'un des affluents de la Perdido : le Styx. Un cours d'eau au passé trouble qui a déjà marqué la famille Larkin d'un sceau funeste.
Alors quand la jeune Margaret Larkin se volatilise, c'est comme si la rivière se mettait à couler à l'envers, et que l'âme des morts souhaitait dévorer l'esprit des vivants. Et tandis que remonte à la surface ce qui n'aurait jamais dû se noyer, une étrange lune se lève au-dessus de la ville, immense et froide, dont la lumière blafarde envahit tout et aveugle victime comme meurtrier, les déchus de Babylon.
Après avoir écouté “L’Amulette” j’ai poursuivi ma découverte de Michael McDowell avec “Lune froide sur Babylon”. Floride 1980.
Ambiance moite, chaude, sournoise et angoissante assurée bien avant le début des événements avec une faune autrement plus dangereuse que sous nos latitudes.
Au bout de peu de pages, on peut se dire que TOUT est beaucoup plus dangereux ! Une rivière, le Styx qui a une réputation plus sulfureuse que celui des enfers où des habitants ont déjà disparu. Une jeune fille disparaît à son tour et tout part à vau-l'eau, le fantastique se mêle au Mal, personnifié par deux frères qui semblent possédés !
Peut-on dire épouvantable quand l’ambiance est à l’épouvante ? En tout cas, ça a bien fonctionné avec moi même si j’ai préféré “L’Amulette” où j’ai trouvé le Mal plus subtile et beaucoup moins dépendant de la nature humaine.
Le narrateur a donné beaucoup de profondeur à tous les sentiments qui se croisent, me donnant la frousse plus d’une fois lors des nuits où la lune se lève au-dessus de la brume et dans la moiteur !