J’ai lu le roman graphique La bête à sa mère, inspiré du roman de David Goudreault.
On y suit un narrateur antipathique, désillusionné et marginale qui a passé sa vie en famille d’accueil et qui, maintenant adulte, part à la recherche de sa mère !
Une histoire complètement folle qui nous plonge le monde de la délinquance, de la criminalité et dans une quête identitaire hors du commun.
Les illustrations sont incroyables !
Elles nous donne accès à un univers déjanté et trash !
Elles illustrent bien la détresse, la violence et la folie dans laquelle vit le narrateur.
L’humour noir et le sarcasme sont aussi bien présents !
J’ai beaucoup aimé !!
À lire sans hésiter pour renouer ou découvrir La bête !
En espérant qu’une version graphique est aussi prévu pour le tome 2 et 3.🤞🏼
Complètement hallucinante, cette adaptation graphique. Le trio derrière le projet, c’est du sur-mesure, pas moyen de trouver mieux. Ça dépasse mes attentes. L’essence du personnage est intacte, les visuels frappent comme il faut. Le trait de Laurent Pinabel colle au texte à merveille. C'est presque trop beau pour être vrai. La scénarisation de Eldiablo, les extraits choisis sont taillés avec précision, assez pour qu’on ait l’impression d’avoir l’histoire en entier. Et pourtant, je reste sur ma faim. J’en appelle à Stanke, je crie, je supplie : ça prend un tome 2, un tome 3 et la belle Maple en BD. Pas le choix, c'est documenté !
La trilogie avait déjà été un véritable coup de cœur, et j’avais très hâte de m’y replonger dans sa version illustrée. Une expérience dont j’aurais volontiers pris encore davantage.
"Ma mère se suicidait souvent." P.12
"Donc j'ai grandi en familles d'accueil. Au pluriel. Beaucoup de familles, peu d'accueil. " p.26
Il faut avoir lu La bête pour apprécier ce roman graphique. J’ai vraiment aimé le lire même si je connaissais l’histoire. Par contre, sans connaitre l’histoire, je pense que c’est difficile à comprendre! Visuellement très trash 😳. C’est rough! Je lirai assurément la suite si suite il y a.
Je n'avais jamais lu la trilogie de David Goudreault avant d'entamer le roman graphique. Mon seul référent avec l'auteur était Maple, un roman somme toute correct malgré quelques stéréotypes de personnages balafrés un peu facile.
D'entrée de jeu, la facture visuelle et la narration en images sont splendides. Beaucoup aimé le double usage du rouge pour connoter la chevelure rousse du protagoniste, mais aussi toute la violence qui l'habite. C'est ingénieux et ça laisse de l'espace dans les cases pour que les personnages prennent vie. L'expression de la laideur de manière esthétique est aussi très réussies. Pas que le personnage principal soit laid (quand même un peu), mais le monde qu'il habite est violent, oppressant et sans espoir. Le dessin de Boris Dolivet rend justice à la noirceur du propos.
Ceci dit, c'est peut-être le type de récit qu'on a trop peu souvent au Québec, mais c'est quelque chose que j'ai beaucoup lu chez nos voisins du sud et ça manque... du punch? Très tôt dans le récit, c'est très clair ce qui va se passer et bien que le drame soit sans équivoque, le dramatique laisse beaucoup trop de place au réalisme ici. C'est une longue descente sans soubresauts. Les anglophones ont un terme pour décrire ce type de récit où le but de l'exercice est de s'émouvoir devant un tsunami de misère humaine "misery porn".
Bref, ça va plaire à un type de personne qui n'a pas déjà vingt ans de romans noirs derrière la cravate et à tous ceux et celles qui apprécient le roman. Il y a peut-être quelque chose qui n'a pas transféré, mais je ne crois pas avoir assez envie de le lire pour vérifier.
Aurais-je été en mesure d'encore davantage apprécier ce roman graphique avec toute l'histoire du roman qui l'a inspiré? J'ai décroché en cours de lecture de "La bête" parce que le protagoniste était trop bête et méchant. Et l'histoire semble ici y ressembler un peu. Mais si on ne fait pas fi de l'historique du personnage, alors peut-être peut-on mieux comprendre ce qui mène un homme vers une aussi grande déchéance. Avec des images, où on ne fait pas que lire l'enfant malheureux et négligé derrière l'adulte mauvais, mais on le voit aussi, avec ses yeux tristes.
C'est un de mes romans préférés et j'ai trouvé qu'il manquait quelques passages marquants dans le roman graphique 💔
« Ma mère se suicidait souvent. Elle a commencé toute jeune, en amatrice. Puis, elle s'est perfectionnée. Très vite, elle a su obtenir la reconnaissance des psychiatres et les égards réservés aux grands malades.»
J’ai beaucoup aimé l’adaptation graphique de La Bête! C’est déroutant, choquant, ironique. Le style des illustrations est réussi et sied à merveille au personnage principal. Un plaisir de rentrer dans l’univers de Goudreault de cette façon!