Catel Muller, diplômée des Arts décoratifs de Strasbourg, débute sa carrière en publiant des albums pour enfants aux éditions Hachette, Épigones, Nathan, Dupuis et Hatier. Une sélection au festival international du livre de jeunesse de Bologne et une cinquantaine d’ouvrages illustrés jalonnent cette partie de son œuvre. Catel illustre également L’Encyclo des filles chez Plon qui s’impose comme un best-seller auprès des adolescentes depuis dix ans.
Parallèlement, Catel Muller s’adresse pour la première fois aux adultes en 2000 avec la série Lucie qui ouvre la voie à une certaine bande dessinée féminine aux préoccupations contemporaines.
En 2005, elle obtient le prix du public au festival d'Angoulême pour l'album Le Sang des Valentines illustré et écrit en collaboration avec Christian de Metter.
En 2007, elle reçoit le prix RTL puis en 2008 le prix du Public Essentiel à Angoulême pour le roman graphique Kiki de Montparnasse mis en image d’après le scénario de José Louis Bocquet.
Depuis, Catel Muller poursuit ses évocations de destins de femmes avec des albums consacrés à l’historienne d’art Rose Valland, la chanteuse Edith Piaf et l’actrice Mireille Balin. Ce dernier album, intitulé Dolor et écrit par Philippe Paringaux, a été sélectionné Hors-compétition au festival d’Angoulême 2010.
Actuellement, Catel Muller prépare un roman graphique sur Olympe de Gouges chez Casterman avec José-Louis Bocquet. Elle travaille également sur un ouvrage inspiré d’entretiens particuliers avec Benoîte Groult à paraître chez Grasset.
1990 - Maitrise d’Arts plastiques - Faculté de Stasbourg.
1989 - Diplôme d’illustration des Arts décoratifs de Strasbourg.
Un récit très dur mais toujours aussi essentiel pour percevoir l’horreur de la (sur)vie des juifs dans les camps de concentration et d’extermination. J’avais peur que l’ajout de dessins à cet entretien soit trop dur, mais cela se fond très bien. On voit également les processus de dissociation émotionnelle et physique qui peuvent se produire chez des personnes vivants des traumatismes aussi violents et innommables.
Un témoignage d’une puissance phénoménale. Une ancienne déportée nous raconte sa mémoire, son expérience dans les camps avec un langage cru mais tellement juste. J’ai beaucoup d’admiration pour Ginette Kolinka, qui en plus d’avoir vécu ces chose, est une femme géniale
L’idée d’illustrer le témoignage est très bonne je trouve. Cela ajoute tellement au récit, les illustrations sont belles et souvent dépeignent une réalité maussade
Je pense que ce genre d’œuvre est essentiel pour préserver la mémoire, car il ne faut jamais oublier