Sicile, XIVe siècle. Dès l’enfance, Virdimura apprend de son père l’art de guérir : les connaissances anatomiques, les propriétés des herbes et surtout la compréhension que le corps ne guérit pas si l’âme souffre.
Adulte, elle choisit de soigner les laissés-pour-compte, les marginaux, les enfants, les jeunes femmes qui ont subi des violences. Elle utilise son savoir médical mais aussi la parole, la danse, le sens de la beauté. Cependant, sans la présence d’un homme, Virdimura n’a pas le droit de soigner et est arrêtée puis jugée.
Ce roman, inspiré de faits réels et des minutes de son procès, est le plaidoyer qu’elle présente pour exercer – contre la volonté de tous – son métier. Dans ce livre qui fait de la Sicile – avec ses odeurs, ses saveurs, son parler, mais aussi avec la famine, les superstitions et l’intolérance – un personnage à part entière, Simona Lo Iacono nous raconte une aventure passionnante, émouvante et pleine de courage, sur la première femme médecin jusqu’ici oubliée par l’Histoire.
« Un hymne au courage des femmes, à la laïcité, à l’humanité qui aide les malades, à la terre sicilienne. » - Il Sole 24 Ore
Simona LO IACONO est née à Syracuse, en Sicile, en 1970. Elle est magistrate et travaille à Catane. Autrice de plusieurs livres, La Guérisseuse de Catane, phénomène éditorial en Italie, est son premier roman traduit en français.
Avec La Guérisseuse de Catane, Simona Lo Iacono nous transporte dans la Sicile du XIVᵉ siècle, au cœur d’une Catane vibrante, rude et lumineuse. Elle y fait revivre une figure réelle injustement oubliée : Virdimura, première femme médecin officiellement reconnue, femme libre, fière et profondément humaine. Son nom, issu de la mousse couvrant les murs de la ville, évoque déjà un destin singulier. Fille d’Urìa, médecin juif respecté, Virdimura apprend très tôt que guérir ne consiste pas seulement à soigner les corps, mais aussi à apaiser les âmes. Elle découvre, auprès de son père, les vertus des plantes, des remèdes et du courage : celui d’exercer sans distinction de religion ni de richesse, d’affronter la peste et la peur, de rester debout quand tout s’effondre. Face à la commission qui doit décider si une femme peut recevoir le titre de médecin, Virdimura raconte son parcours : la mort de son père, l’épidémie de typhus, la solitude, l’étude acharnée des ouvrages médicaux, les soins donnés en secret aux femmes, les accusations de sorcellerie. Au fil de ce récit, s’impose la figure lumineuse de Pasquale, ami d’enfance revenu d’Orient, qui choisit de la soutenir envers et contre tout. Le roman s’articule en trois parties, Virdimura, Pasquale et Urìa, qui se répondent et se rejoignent avec élégance. Chacun porte une voix singulière, une manière d’aimer et de résister. Simona Lo Iacono signe un texte court mais d’une densité rare. Sa langue, lyrique et poétique, fait naître l’émotion sans pathos. Tout repose sur un juste équilibre entre douleur et espérance, Histoire et souffle romanesque. Ce roman est un baume. Il se lit d’une traite, touche et apaise. Il rappelle que la médecine est un acte d’humanité, que la liberté des femmes fut conquise pas à pas, et que rêver demeure une forme de résistance. https://latelierdelitote.canalblog.co...