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Mille millilitres de Ganymède

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Un jeune homme disparaît à la sortie d’un club. Il ne laisse derrière lui qu’une lettre et, dans sa chambre, des carnets, des poèmes, des flacons : autant d’indices sur sa disparition.
À travers le témoignage de ses proches et ses écrits personnels, le roman esquisse le portrait d’un garçon blessé par un amour vénéneux et interroge l’image de soi qu’on fabrique quand tout vacille à l’intérieur.
De Paris à Rome et à New York se déploie l’exploration sensuelle et sexuelle d’un être dispersé, déchiré entre un romantisme sombre et une tendre cruauté.
Un premier roman virtuose sur un héros dont l’échappée devient mythologique.

272 pages, Paperback

Published January 2, 2026

4 people are currently reading
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5 stars
8 (38%)
4 stars
8 (38%)
3 stars
2 (9%)
2 stars
2 (9%)
1 star
1 (4%)
Displaying 1 - 5 of 5 reviews
Profile Image for Jo.
1,218 reviews229 followers
January 23, 2026
Mille millilitres de Ganymède m’a physiquement percuté.
Crises de tachycardie.
Le cœur s’emballe.
La poitrine trop étroite.
Le texte t’impose son rythme. Le corps suit ou cède.
Un roman sous tension qui t’écrase et te fout sous la faille.

Lire ce livre, c’est ultra bad tripper dans un hangar en pleine nuit.
Néons trop blancs. Basses trop lourdes.
Pas d’issue. Pas de pause.
La musique cogne. Le texte cogne.
Les mots dans la trachée qui coulent et grattent.
Et c’est ça qui est grandiose : constater que la littérature génère des sensations aussi irritantes, aussi radicales.

Un texte sur l’auto-destruction et la fuite.
Sur les néons qui brillent trop forts.
Sur les stroboscopes qui avalent.
Sur des nuits abondantes et informes et décharnées et sans lendemain.

L’histoire d’un amour immense, déçu, unilatéral.
Un amour déglingué.
Un amour qui détruit tout.
Qui laisse le héros errer parmi ses propres ruines.
Sans repères. Sans peau.
Déchirant parce que rien n’est amorti : ni la dépendance, ni la perte, ni la violence épaisse ou l’omniprésence de l’absent.

La plume de Philippe Savet pulse, grince, transperce, plombe, assèche, grésille, cogne.
Le texte est une basse hard techno.
Martelée. Répétitive. Obsessionnelle.
Une boucle mécanique qui revient, qui insiste, qui t’attrape le sternum.
Ça tape. Ça use. Ça épuise.
Jusqu’à la saturation.

Et quand tout devrait s’effondrer,
quand le système touche à sa limite,
la boucle se fissure.
Le son se creuse.
Le rythme chute.
Et surgissent des passages d’une écriture lyrique, presque irréelle et poétique.
Un court moment de suspension
avant que tout reparte et déraille à nouveau.

Et puis c’est aussi un roman dans le roman.
Un personnage fabriqué pour cacher le sordide et le moche.
Un masque. Un exutoire.
Un corps fictif pour purger la crasse.
Et dans cette mise à nu, tous les manques sont exposés : amoureux, familiaux, amicaux, traités avec une rudesse sans filtre, sans consolation, dénudés puis défoncés avec une brutalité qui m’a transpercé.

Un premier roman déchaîné, ardent, abrasif,
comme un (électro)choc
qui terrasse.
Profile Image for Metodi Pachev.
299 reviews12 followers
February 15, 2026
Platitude déguisée en profondeur. Poétisation de la médiocrité. Forme sans fond.
Profile Image for Saturne.
18 reviews
February 10, 2026
c’est plus une expérience qu’un récit : une traversée poétique et brute

on est jeté dans un flux, un tourbillon de sensations, d’odeurs, de visions, de fragments de mémoire et de chair

le texte agit comme une substance :
ça monte, ça descend
ça trouble, ça désoriente
ça crée le manque, parfois jusqu’à l’ivresse

on peut se sentir perdu face à cette écriture conceptuelle et pourtant, la lecture m’a semblé étonnamment fluide
comme si accepter de lâcher prise permettait d’entrer dans le mouvement du texte
de se laisser porter par ses vagues successives

l’écriture devient alors un trip, une transe
la poésie ne cherche pas la beauté lisse
mais l’impact, la brûlure, la faille
et ça appuie là où ça fait mal

le corps, le désir, la perte, l’addiction s’entrelacent dans un récit instable
toujours au bord de la chute
une poésie sous substance, à la fois violente et fragile, qui nous laisse
un peu sonnés
un peu vidés
un peu plus vivants

et j’imagine que se faire briser le cœur par quelqu’un qui porte un prénom de planète n’est peut-être pas si rare que ça
Profile Image for Marine.
2 reviews7 followers
January 29, 2026
sais pas trop quoi en penser… pas pu m’empêcher de me dire « Anne Carson, sors de ces pages !! »
quelques instants de grâce, une mise en page et un graphisme ++, une vraie souffrance, une langue qui creuse en soi et puis quelques platitudes qui brûlent les yeux comme « aucune activité physique ne te permettra jamais de conserver la ligne que la drogue traçait sur ton corps. Au moins dans ta trace de kétamine il n'y a pas de sucres lents » ……. …
Profile Image for Noah.
49 reviews1 follower
February 13, 2026
m'infliger cette lourde peine d'être l'instrument contre ton mur

jupiter, je
me suis senti si petit que je pouvais entrer dans n'importe quelle frustration
et je suis entré dans un cœur qui ne voulait pas de moi et je me suis déshabillé
et je me suis senti pris au piège de ma propre hospitalité
Displaying 1 - 5 of 5 reviews

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