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Aurore

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« Elle veillera toujours sur vous. »

À la suite d’un AVC qui la laisse paralysée du côté droit, Astrid, 75 ans, n’est plus capable de vivre seule dans sa maison isolée en pleine forêt jurassienne. Elle refuse de quitter son havre de paix malgré l’insistance de sa fille Mélanie, vétérinaire rurale au bord du burn out. Elles parviennent à un compromis en embauchant Aurore, une jeune aide à domicile timide et dévouée. Mélanie est vraiment soulagée. Mais très vite quelque chose cloche sérieusement. Qui est Aurore ?

Né en 1981 à Pontarlier, Nicolas Leclerc a grandi à Mouthe, le village le plus froid de France, et travaille aujourd'hui pour la télévision. Ce thriller psychologique saisissant est son cinquième roman.

Please This audiobook is in French.

448 pages, Paperback

Published February 6, 2026

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About the author

Nicolas Leclerc

10 books5 followers

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Displaying 1 - 7 of 7 reviews
Profile Image for Litote.
767 reviews13 followers
March 3, 2026
Tout commence dans le Haut-Jura, à La Chaumoz, ancienne ferme nichée au cœur de la forêt. Astrid, 75 ans, sculptrice au caractère acerbe, y vit seule jusqu’au jour où un AVC la laisse paralysée du côté droit. Refusant catégoriquement de quitter ce refuge enneigé, elle contraint sa fille Mélanie à trouver une solution. Mélanie, vétérinaire rurale épuisée par un métier exigeant, entre vêlages nocturnes et urgences à répétition, n’a ni le temps ni l’énergie de s’occuper de sa mère, avec qui les rapports sont déjà électriques.
L’arrivée d’Aurore, jeune aide à domicile douce, compétente et dévouée, semble providentielle. Astrid l’adopte aussitôt, la couvre d’éloges, là où elle n’a souvent que reproches pour sa fille. Mélanie respire enfin. Pourtant, très vite, j’ai senti qu’un malaise s’installait. Des détails troublants émergent. Aurore est parfaite… trop parfaite.
Le récit glisse alors vers une inquiétude diffuse. L’atmosphère se densifie au rythme de la neige qui étouffe les sons et enferme davantage la maison dans son écrin blanc. La forêt jurassienne devient un décor étouffant où la paranoïa gagne du terrain. Sous l’apparente bienveillance d’Aurore se dessine une emprise silencieuse. Les non-dits et la culpabilité creusent encore le fossé entre la mère et la fille. Qui croire ? Comment agir sans preuve ? Je me suis surprise à douter moi aussi, à scruter chaque geste, chaque parole.
Au-delà du suspense redoutablement maîtrisé, Nicolas Leclerc explore avec finesse la transmission, la filiation et l’épuisement des vocations. Il interroge aussi le sort de nos aînés, vulnérables sans être abandonnés, et la complexité des liens familiaux. Les dialogues, vifs et incisifs, révèlent des blessures anciennes et une psychologie d’une grande justesse.
Un thriller haletant, sombre et émouvant, qui maintient une pression constante jusqu’aux dernières pages. J’ai refermé Aurore avec cette sensation troublante d’avoir assisté à une lente dérive dont on pressent le danger sans pouvoir l’arrêter. Un véritable coup de cœur.
https://latelierdelitote.canalblog.co...
Profile Image for alexia_fse FESTE.
111 reviews
April 3, 2026
bon bon bon

j’ai trouvé l’intrigue trop longue. on attend trop longtemps avant de voir le vrai visage d’aurore, y’a beaucoup de scènes répétées pour faire durer l’attente mais ça en devient trop pour le coup

c’est dommage parce que j’ai beaucoup aimé l’écriture c’était super fluide, ça donnait envie de continuer. l’histoire aussi partait super bien, j’avais vraiment envie de savoir qui était aurore finalement, comment l’intrigue allait se dérouler avec cette aide soignante qui vient s’occuper de la mere de la protagoniste mais dont on ne connait rien et qui semble super bizarre. puis c’était trop prévisible ce qui allait se passer et on savait dès le premier flashback qu’aurore était en réalité une des deux soeurs donc pas trop de suspens quoi…

du coup vraiment trop dommage parce que j’ai décroché et j’ai fini par un peu me détacher des personnages.

puis ensuite sincèrement je suis pas très fan quand la prota qui est censée mener l’enquête canne 100 pages avant la fin… bon c’était beau de voir son fils renouer avec sa grand mere tout ça mais j’avoue que ça m’a décroché encore plus

sinon j’ai bien aimé les dynamiques de famille, qu’on voit finalement cette mere et cette fille qui n’ont jamais appris à s’aimer notamment parce que la mere n’a pas grandi dans l’amour. bref Astrid m’a vraiment tendu au plus haut point j’étais choquée de chacun de ses réactions face à sa fille.
rappelez vous mes vies si vous ne vous sentez pas de donner l’amour à des enfants pitié n’en faites pas parce qu’ils seront les plus malheureux 🙏 (et au passage ne leur remettez pas la faute dessus).
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for shcatharsis.
1,025 reviews19 followers
May 31, 2026
Le livre met vraiment du temps à se mettre en place avec une grosse mise en contexte et beaucoup de détails. Je pense qu'on aurait pu réduire un peu par instant pour que ce soit plus dynamique.

Mais l'écriture est vraiment fluide, les pages se passent vraiment toute seule, on est pris dedans malgré tout. J'ai trouvé ça vraiment bien écrit.

J'ai été transportée dans cette région et dans cette dynamique familiale. On voit les personnages se déchirer, c'est hyper dur parfois.

Les 100 dernières pages m'ont bien fait stresser et m'ont bien brisé le coeur... La tension monte vraiment crescendo.

C'est une intrigue connue en thriller, mais vraiment prenante sur la fin et assez inattendue sur certains rebondissements ! L'auteur a vraiment travaillé les émotions des personnages.
Profile Image for Sonia Pupier Goetz.
902 reviews38 followers
February 28, 2026
Quand la culpabilité ouvre la porte au pire…
Une tragédie fondatrice impossible à dépasser

Avec « Aurore », Nicolas Leclerc signe un thriller psychologique profondément humain, construit sur une blessure originelle qui n’a jamais cicatrisé. Bien avant l’arrivée d’Aurore, tout est déjà fissuré.

Mélanie n’a que dix ans lorsqu’elle assiste, impuissante, à la mort de son père, terrassé par une attaque cardiaque en pleine forêt jurassienne. Pas de téléphone à l’époque. Pas de secours possibles. Trop petite pour comprendre, trop petite pour agir. Une scène fondatrice, brutale, qui la marque à vie. Mais le plus violent n’est peut-être pas la mort elle-même : c’est ce qui vient après.

Astrid, sa mère, ne lui pardonnera jamais. Elle fera de Mélanie la coupable idéale, portant sur ses épaules une responsabilité qu’aucun enfant ne devrait jamais assumer. Cette culpabilité imposée empoisonne leur relation pendant des décennies, jusqu’à rendre tout lien presque impossible.

Mélanie, une femme épuisée avant même le début du drame

Adulte, Mélanie est vétérinaire agricole. Un métier exigeant, chronophage, solitaire. Elle passe son temps sur les routes, enchaîne les urgences, ne compte pas ses heures. Son fils vient tout juste de quitter le foyer pour Paris, où il entame des études de vétérinaire à son tour. Mélanie se retrouve alors face à un vide, mais aussi face à un trop-plein.

Lorsque Astrid est victime d’un AVC et ne peut plus vivre seule dans son chalet isolé au cœur de la forêt jurassienne, Mélanie comprend qu’elle va devoir s’en occuper. Et cette perspective est insupportable. Pas par manque d’amour, mais parce que la relation est gangrenée par le reproche, le ressentiment et une fatigue émotionnelle immense.

C’est dans cet état d’épuisement psychique qu’elle croise Aurore.

Aurore, l’évidence… puis le poison lent

Aurore s’occupait d’une autre vieille dame à l’hôpital lorsque Mélanie la remarque. Douce, discrète, serviable, presque invisible. Elle incarne exactement ce dont Mélanie a besoin à ce moment-là : une solution clé en main, une échappatoire. Aurore accepte de devenir la dame de compagnie d’Astrid.

Mais « Aurore » est un roman sur les apparences trompeuses.

Car derrière cette façade docile, Aurore cache un projet précis, méthodique, glaçant. Elle ne veut pas seulement aider Astrid. Avec une intelligence et une discrétion redoutables, Aurore va tisser sa toile et Astrid s’engluer dedans…

« Invalide et impotente. Impuissante. Obsolète. Vide. En un mot, inutile. La honte et la consternation l’engloutissent, et se muent très vite en fureur. »

Une manipulation silencieuse et terriblement crédible

Là où le roman est particulièrement fort, c’est dans la manière dont Nicolas Leclerc décrit la manipulation. Astrid observe, s’adapte, et surtout, se rend indispensable. Elle exploite les failles existantes : la culpabilité de Mélanie, la vulnérabilité d’Astrid, l’isolement géographique du chalet.

Les incidents s’accumulent, subtils, presque anodins. Et comme Mélanie est souvent absente, happée par son travail, le doute s’installe : voit-elle juste ? Exagère-t-elle ? Ou est-elle la seule à percevoir le danger ?

Le lecteur, lui aussi, est pris au piège de cette ambiguïté.

Un huis clos forestier étouffant

Le chalet perdu dans la forêt jurassienne devient un véritable huis clos psychologique. La nature, omniprésente, renforce l’isolement et la sensation d’enfermement. Ici, tout peut se jouer à l’abri des regards. L’éloignement géographique accentue l’emprise d’Aurore et rend toute intervention extérieure plus difficile.

Ce décor froid, silencieux, presque hostile, agit comme un révélateur des tensions et des non-dits.

Des thèmes puissants et dérangeants

Dans « Aurore », Nicolas Leclerc ne se contente pas de raconter une histoire de manipulation ; il explore en profondeur les failles humaines qui rendent cette manipulation possible.

La culpabilité est sans doute le thème le plus puissant du roman. Celle que Mélanie porte depuis l’enfance, injustement greffée en elle après la mort brutale de son père, irrigue chacune de ses décisions. Cette culpabilité ancienne fragilise son regard, altère son jugement et la pousse à accepter ce qu’elle n’aurait peut-être jamais toléré autrement.

En parallèle, le roman aborde avec justesse la vieillesse et la perte d’autonomie. Astrid, diminuée par son AVC, devient dépendante malgré elle, exposée, vulnérable. La question de la confiance accordée à un tiers pour s’occuper d’un proche traverse tout le récit, tout comme l’épuisement silencieux des aidants, coincés entre devoir moral, contraintes professionnelles et blessures intimes.

Enfin, « Aurore » met en lumière les mécanismes de l’emprise et de la dépossession progressive : comment, sans violence apparente, quelqu’un peut s’immiscer dans une famille, occuper l’espace, gagner du terrain, jusqu’à tenter de prendre la place. Ce sont ces thèmes profondément humains, ancrés dans des réalités concrètes, qui donnent au roman sa force dérangeante et son intensité psychologique.

Le roman pose une question centrale et inconfortable : que se passe-t-il quand une personne vulnérable confie sa vie à quelqu’un qui n’a rien à perdre ? Cette interrogation glace vraiment le sang.

« Arracher sa mère à son refuge, c’est la condamner à mort. Comment pourrait-elle s’y résoudre, assumer cette responsabilité ? Elle ne pensait pas que cette question arriverait si tôt et la prendrait autant au dépourvu. A 75 ans, Astrid était en pleine forme, Mélanie n’a jamais voulu réfléchir à la suite. Astrid non plus. »

Pourquoi lire « Aurore » ?

Parce que ce roman ne cherche jamais la facilité. Il ne joue pas sur le sensationnel, mais sur l’inquiétude sourde, celle qui s’installe lentement et ne lâche plus le lecteur. Nicolas Leclerc construit un thriller psychologique crédible, humain, profondément malaisant, où la menace se glisse dans les gestes du quotidien.

À qui je conseille ce roman ?

Aux amateurs de thrillers psychologiques réalistes
À ceux qui aiment les huis clos oppressants
Aux lecteurs sensibles aux romans centrés sur les relations humaines
À celles et ceux qui apprécient les intrigues où le danger est diffus, insidieux, invisible

En conclusion

« Aurore » est un roman dérangeant, parce qu’il touche à des peurs très concrètes : confier un proche à un inconnu, fermer les yeux faute de mieux, se taire par fatigue. Nicolas Leclerc livre un récit tendu, précis, où chaque faille humaine devient une porte d’entrée pour le pire.

« Tu ne la connais pas tant que ça, toi non plus. Cette phrase assassine lui donne le vertige. A quel point connaissons-nous ceux qui nous sont le plus proches ? Quelle noirceur se niche en chacun, qui ne doit jamais être dévoilée ? »

Je remercie les Editions Seuil Noir et la Masse Critique Babélio pour cette lecture.

# NicolasLeclerc #Aurore #Seuil #Babélio
Profile Image for Magali Anceau.
147 reviews1 follower
April 22, 2026
Aaaah enfin un coup de cœur ❤️

J’ai été prise dans l’histoire dès la 3e page et je savais que j’allais dévorer ce livre dès le 2e chapitre !

Je l’ai quand même lu petit à petit pour le savourer au maximum, super pressée de le retrouver hier soir pour les dernières pages que j’ai enchainées avec gourmandise !
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