Londres, 2019. La ville est en effervescence : une baleine est coincée dans la Tamise, devenant en quelques heures le sujet de conversation de tout le pays, puis du monde entier. Cette présence fascinante agit tel un révélateur dans la vie de Maggie, Ed, Phil, Rosaleen et les autres. Chacun se trouve à un moment charnière, où il doit prendre en main son destin ou s’en remettre à lui.
Maggie, trente ans, est enceinte de son compagnon, Ed, mais elle craint de renoncer à sa liberté. Phil n’aime pas son boulot et ne vit que pour les week-ends, leur promesse d’oubli et de fête. Rosaleen, sa mère, doit affronter la maladie et ne sait comment lui en parler. Lundi, c’est loin suit ces personnages attachants le temps d’un été caniculaire.
Rien n’arrête l’énergie de la ville, la pulsation de Londres, qui se nourrit des cœurs brisés, des âmes perdues et de l’espoir qui s’entête. Dans ce premier roman addictif comme une série, Oisín McKenna prend le pouls de notre époque.
c'est sur que l'appréciation que j'ai du livre est directement liée au fait que je me suis identifié à plusieurs personnages, homos ou hetero-ish.
c'est un magnifique roman choral plein de chaleurs, presque un huis-clos londonien sur un weekend. on suit une bande de trentenaires qui se posent des questions de trentenaire : l'heteronormativité, l'exclusivité amoureuse, la parentalité, la vie en ville vs la vie en banlieue, faire la fête ou arrêter.
tout est finement disséqué, pour chaque personnage. il n'y a pas de méchant, pas de gentil, pas de bonne ou de mauvaise décision, mais des questions ouvertes qui accompagnent cette galerie de personnages hyper attachante.
(oui, vous m'avez sûrement entendu crier plusieurs "putain mais c'est exactement ça que je pense" )
C’est si frais, novateur, cru et percutant. Les personnages sont attachants, la structure est très originale, l’histoire nous parle à tous.
J’ai eu l’impression de lire une histoire réaliste, surtout sur le plan queer, aucunement stigmatisante.
Enfin, ce que j’ai vraiment adoré, c’est que ça soulève beaucoup d’enjeux de notre société contemporaine. J’ai été scotchée quand je suis arrivée à un passage sur la précarité, car oui, aujourd’hui et fort heureusement on a le droit de ne pas avoir d’enfant (du moins en Angleterre), mais reste le droit d’en avoir un. Que faire quand les moyens manquent ? Quand la planète se meurt ?
C’est subtil et ça amène à une réflexion certaine. Il faudrait presque le relire pour en saisir tout le sens.