Depuis la saga Captive de Sarah Rivens (2022), la dark romance s'impose en France et ailleurs comme l'un des genres les plus explosifs de la littérature sentimentale. Adorée par ses lectrices, traînée dans la boue par ses détracteurs, elle est accusée de glorifier la violence, d'encenser les hommes toxiques ou encore de pervertir la jeunesse - souvent par ceux qui n'en ont jamais lu une ligne. Ce guide amoureux en retrace l'histoire et explore ses différents sous-genres, ses tropes, ses thématiques et ses héros. S'appuyant sur une abondante bibliographie et sur des entretiens avec la communauté, il démonte les idées reçues pour plutôt révéler un genre complexe, avec ses propres codes d'écriture et de diffusion. La dark romance n'est pas une littérature rétrograde. Enfantée par le mouvement #MeToo, elle offre un espace sûr pour explorer le désir, le plaisir et la rébellion contre la norme dominante, tout en participant à une remise en question profonde de l'hétéropatriarcat.
Passeuse de savoir, je me consacre à l'exploration de la culture populaire sous toutes ses formes. Je suis rédactrice culturelle pour plusieurs revues pop culture ("La Septième Obsession", "Les Cahiers de la BD", "Charlotte Mensuel") et j'officie comme chroniqueuse horreur pour la radio ("Mauvais Genres").
Chercheuse indépendante, historienne des arts (PhD) et bibliophile, j'explore dans mes travaux la diffusion des imaginaires scientifiques, pseudo-scientifiques et occultes dans les romans populaires tout comme dans la culture visuelle des XIXe-XXIe siècles. J'ai consacré ma thèse de doctorat (Prix SHS PSL 2020) à la science-fiction française et tout particulièrement au mouvement merveilleux-scientifique. À cette occasion, j'ai mis en évidence les imaginaires féconds auxquels les sciences de l'invisible ont donné naissance, de l'homme miniaturisé à la lecture des pensées ("Voir l'invisible. Histoire visuelle du mouvement merveilleux-scientifique (1909-1930)", Champ Vallon, 2023 : Prix de l'essai Ouest Hurlant 2024 et Grand Prix Jules Verne 2024). J'ai publié en 2024 le fruit d'un travail de postdoctorat (CNRS/THALIM) sur le fakirisme des années 1930 ("Les nouveaux fakirs. De l'Inde fantasmée au music-hall", PUF, 2024), entre dolorisme, érotisme et orientalisme.
Je travaille à trois nouveaux essais, le premier consacré à la dark romance (Goater, 2026), le second à la philosophie antispéciste dans la science-fiction et le troisième, écrit avec Morgane Caussarieu, au body horror (ActuSF, 2026).
J'ai par ailleurs officié plus de deux ans en tant qu'experte scientifique en SHS au sein de l'OPECST, organe de l'Assemblée nationale. Je remplis aussi régulièrement des missions de conseil scientifique et de recherche pour les institutions et j'enseigne aussi en écoles d'art les bienfaits d'une histoire alternative, attentive aux approches transversales
J’ai lu cet essai dans le cadre d’une présenta que je dois faire sur la dark romance. C’est un sujet épineux parce qu en tant que professeur documentaliste je suis dans une véritable dichotomie d’un côté je souhaite que mes élèves lisent et de l’autre je ne peux pas leur laisser entre les mains des ouvrages avec des scènes plus plus qu’explicites. J’oublie souvent qu’un genre et plein de sous catégories et que toutes les dark romances ne sont pas à mettre dans le même panier. Je suis convaincue qu’il faut dialoguer et expliquer on ne peut pas laisser certains livres dans les mains de lecteurs comme ça sans plus d’explications et surtout d’avoir et de cultiver un esprit critique.
2,5⭐️ Omg c’était sans fin !!! J’ai parcouru la fin plus que je ne l’ai lu. J’ai cru que jamais j’allais le terminer. C’était intéressant mais bien trop long. L’initiative de ce bouquin est louable et j’ai compris pourquoi elle l’avait écrit mais franchement trop d’exemples inutiles parfois même qui desservent le projet initial je trouve. Et j’ai trouvé qu’il était dommage que le plus intéressant soit la conclusion…
Je ne m'attendais pas à voir citer Hitchcock ou Alan Moore dans un essai sur la Dark Romance encore moins au côté de EL James ou du terme Mafia Romance et c'est peut-être à toute la force de cet essai.
Si l'essayiste prétend au départ défendre un nouveau genre de romance, c'est pour bien vite le raccrocher à toute la (pop) culture qui l'entoure. Montrant l'émergence de la dark romance non pas comme un sous-genre issue d'une littérature populaire mais bien comme un mouvement littéraire s'inscrivant dans une suite logique de développements du medium mais aussi de la société qui l'entoure.
On explore ici la dark romance au travers des communautés qui en parlent sur internet, de ses influences, ses tropes, les oeuvres qui ont précédées et la panique médiatique qui s'ensuit.
Avoir entrecoupé les parties "sérieuses" de véritables critiques littéraires des différents ouvrages (Certaines étant moins sympas que d'autres mais ça montre l'honnêteté de la démarche) permet aussi de rendre digestible l'ensemble. Et j'avoue qu'il y a bien une ou deux oeuvres que je connaissais pas que je vais lire de ce pas.
J'ai donc commencé cet essai avec un regard peut-être condescendant, je l'ai fini comme on finit de lire un essai sur les video nasties: un peu plus ouvert, un peu plus instruit.
Mention spéciale pour les sources en fin de volume, toujours plaisant de pouvoir sourcer.
Ça m'a donné envie de lire pleiiiiiiiiiin de livres ! Huhu. Et aussi de regarder des films, surtout des classiques gothico-romantchik que j'ai jamais vus !
J'ai beaucoup apprécié les nuances apportées par cet essai. Je regrette peut-etre un peu la forme catalogue qui m'a un peu perdue.
Je retiens surtout qu'il s'agit d'une des premières fois où je me sens vraiment incluse dans le débat autour de la dark romance (que je consomme volontiers).
Érudit, ce guide amoureux a en fait le bon goût de rappeler que la dark romance est peut-être le dernier "mauvais genre" inventé. C'est toujours pertinent, le corpus est parfaitement composé (en incorporant livres, films, mais aussi jeux vidéos et clips musicaux), et on comprend très vite la véritable ampleur et portée du phénomène qu'est la new-romance. À destination des râleurs et autres détracteurs (ce que honnêtement j'ai été), Fleur Hopkins-Loféron a le mérite de nous rendre tous un peu moins cons...
Un peu perplexe. C’est un bon livre qui explique en long et en large tout l’univers de la dark romance. Pour cette unique motivation, le livre est bien trop long. J’attendais peut-être un essai plus militant. À lire si vous voulez vous lancer dans la dark romance, mais inutile si vous êtes déjà bien au courant du mouvement littéraire dans son ensemble.