Sophie tient à peine sur ses pieds quand elle apprend qu’être bavard n’est pas le privilège des grands. Elle utilise les mots et récite des poésies toutes aussi insolites les unes que les autres, sans toujours en comprendre le sens, mais ça fait son petit effet. C’est sûrement à ce moment-là qu’elle est atteinte du virus de l’expression, d’abord au micro dans le brouhaha d’un piano-bar (le jazz, son premier grand coup de cœur), et longtemps après, avec quelques cinq cents pages d’un livre bien épais.
Plus tard, ses parents la promènent partout à un rythme effréné, si bien que, prise d’une crise de déplacement aiguë, elle se retrouve en Angleterre à l’âge de 18 ans, où sans se défendre plus que ça, elle se laisse séduire par l’Union Jack. Depuis, c’est une histoire d’amour qui dure, mais chacun chez soi, et les vaches seront bien gardées.
Entre temps, c’est le syndrome de la truelle qui la kidnappe purement et simplement pour quelques belles années d’une idylle passionnée. Entre pinceaux, outils de dentiste, brouettes de terre et plusieurs belles découvertes, Sophie tombe tout droit dans l’héritage gaulois. Elle n’en sort vraiment que lorsque le fameux virus de l’expression ne décide de reprendre ses droits. Et vous connaissez la suite… Elle devient en très peu de temps boulimique de l’écriture, attrapée au cœur : Les étoiles de Noss Head, Les anges mordent aussi, Pamphlet contre un vampire et quelques projets bien ancrés dans sa tête…
C’est la raison pour laquelle, en règle générale, lorsque Sophie vous dit qu’elle veut tenter une nouvelle expérience, il faut s’attendre à ce qu’elle tombe encore amoureuse. Amoureuse professionnelle…. son vrai métier ?
This novel takes us into wild landscapes, where nature becomes a refuge and where pretending is simply impossible. Abby is full of goodwill, yet she must endure Emma’s sharp remarks and emotional distance. Their relationship feels fragile, and at first, it seems that rebuilding their bond will be an almost impossible task.
And yet, Abby remains constant through her presence, her compassion, and her unwavering support.
Little by little, they begin to share unique moments, create new memories, and a quiet transmission takes place, woven against the backdrop of Native American legends.
This story explores maternal instinct, family trauma, secrets, and unspoken wounds that ripple through generations. Because beneath everything lie restraint, vulnerability, and personal scars that were never truly healed.
It is portrayed with remarkable sensitivity, without judgment, and with a deeply touching emotional depth. The end of life brings its own fears of the unknown, an awareness of everything that has been lived, and an urgent desire to find peace.
These two women, who each ran away from something at one point in their lives, will gradually reveal themselves to one another through half-spoken truths and eventually find a path toward forgiveness.
This short but powerful story makes the most of its range of emotions and unexpected turns. It is both an escape into another world and an invitation to reconnect with oneself and with what truly matters.
Characters: - Abby: A generous and determined woman who tries to rebuild a connection with her mother despite the wounds of the past. - Emma: A strong-willed mother, confronted with illness and with the regrets she has carried for years. - Alaska: Far more than a setting, it becomes a living presence that accompanies the characters on their inner journey.
Qu'elle bonne surprise ! C'est le premier livre que je lis de @sophiejomain et probablement pas le dernier. J'ai passé un très bon moment de lecture, accompagnée de ces personnages. D'ailleurs c'est plutôt moi qui les ai accompagné. Et plus précisément Abigail et Emma. Elles sont mère et fille et ont une relation plus que compliqué. Le retour d'Abby ne va pas se faire dans le calme, et j'ai ou être la témoin privilégiée de l'évolution de cette relation. J'ai été très touchée par la façon dont l'autrice traité du sujet de la maternité. Parce qu'Emma ne s'est jamais sentie mère, parce qu'elle a fait des erreurs, parce qu'elle a due faire des choix. On y parle de maladie, de deuil, de la façon dont nos relations avec les autres façonnent notre existence et la façon dont on évolue. Mais il y est aussi, et surtout, question d'amour, de solidarité, de vie en communauté, d'espoir. J'ai adoré découvrir les paysages de l'Alaska, bien que la ville "d'Eagle Bay" soir fictive, elle est librement inspirée d'autres villes alaskiennes, ce qui témoigne d'un beau travail de recherche de la part de l'autrice.
L'intrigue et les personnages sont très bien. Toutefois, ce texte a besoin d'une bonne révision de la part d'un expert de l'Alaska ou du moins, de l'Amérique du Nord. Les erreurs sont si nombreuses, qu'il est clair que l'auteure n'a aucune notion de cet endroit. Ce qui est navrant, c'est qu'aucun employé de la maison d'édition se soit donné comme mission de vérifier les faits. Cela enlève tellement de réalisme au récit et de crédibilité à l'auteure et l'éditeur, c'est vraiment dommage.
J'ai adoré ce livre, le village et ses habitants. Le rapprochement d'une fille et d'une mère qui n'a jamais su être une mère. Le partage des derniers moments, la peur face à la mort, le fait que certaine femmes ne sont pas faites pour être mère, tout ces thèmes sont abordés avec justesse.
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Cette histoire était bouleversante… Je m’étais dit que je ne lirais plus de livre qui font pleurer mais… Comment ne pas pleurer avec une histoire de non-dit, de deuil et de toute une vie à rattraper en si peu de temps ?