J’ai pas peur de la mort pas une miette Je le sais que ça peut pas durer éternellement Pis mon corps me le dit C’est correct Non Ce qui me fait peur C’est d’être un fardeau pour les autres Je veux pas être un poids Je le sais que la mort s’en vient Y a personne qui est Éternel Pis comme je crois pas à quelque chose « après » Ben j’en profite « tu-suite » Faque go Posez-les-moi vos questions
Janette Bertrand a eu 100 ans. Elle a commencé sa carrière alors qu'elle n'avait même pas le droit d’encaisser un chèque et, au fil des années, a fait tomber un à un tous les murs, les tabous et les conventions qui lui bloquaient le chemin, à elle comme à toutes les femmes. Pour raconter sur scène cette vie extraordinaire, Rébecca Déraspe a écouté les mots, les silences et les hésitations de Janette elle-même. Elle a tiré de cette rencontre une fresque à la fois personnelle et sociale, dans laquelle l’histoire du Québec et celle de la condition féminine se mêlent aux confidences, aux recettes et aux souvenirs, des plus drôles jusqu’aux plus émouvants.
«Mon histoire Ma grande Avec un grand H Pis ma petite La mienne Mon intime Elle est partout en toi Dans ta façon de t’habiller Dans ta façon de refuser des choses Dans ta façon de pouvoir choisir ce que tu vas faire de ta vie Dans ta façon d’arriver pas peignée dans la boucherie de ta mère Dans la façon que t’as d’être […] ». (p. 182)
C’est très rythmé comme lecture, faut s’habituer, mais c’est le fun! J’adore le format, vivre l’histoire des Fenmes du Québec à travers l’histoire de Janette Bertrand. Que c’est beau!
Mon passage préféré
“Je veux te dire merci de m’avoir appris c’était quoi L’importance de l’amour Grâce à toi J’ai une bonne base aujourd’hui Pis comme j’ai été aimée Pis bien aimée Je peux aimer à mon tour “
L'opportunisme de la maison d'édition Ta Mère n'est plus à prouver, mais ici on franchis le pas à pieds joints. Janette Bertrand, qui n'avait pas besoin que l'on poétise sa voix pour être touchante (des sauts de chariots aux trois mots ça ne fait pas un poème) sert ici de moulée pour matante dans un Déraspe plus que mineur. Vraiment, on a hâte de voir la prochaine bonne idée de la maison ! Un essai littéraire de Laurent Dagenais sur le besoin du Umami dans nos vies ? On ne serait pas surpris.
Janette. tout un monument cette femme, c’est fou quand on y pense que ma génération là connaît pas… Cette pièce de théâtre permet de mieux comprendre des bribes de sa vie. C’est seulement un amuse-gueule, mais le reste c’est à nous d’aller chercher pis de découvrir!
J’aurais aimé qu’il y ait encore plus de matériel, d’anecdotes, mais je crois ça cest pour une prochaines lecture:)