Bon dans l’ensemble c’est vraiment un bon livre. Très intéressant avec une pensée qui est développée en petits chapitres. Mais ce livre a 2 écueils et 1 problème dérangeant. Le premier c’est que c’est une visions extrêmement hétéros. Et en découle le deuxième écueil, c’est un feminisme qui se veut très blanc. Elle parle que de la domination des hommes sur les femmes et donc part que de ça pour parler de la souveraineté des corps etc. Elle parle d’aucune autre oppressions/dominations à l’œuvre dans les couples et y’a aucune mention des queers… du coup ça c’est nul ! Et le gros pb que j’ai eu en plus c’est qu’elle a un langage de gourou du bien-être. Je deviens fou ! Comment ça on parle pas d’élan, d’émotions mais de cohésion intérieur. Et vers la fin j’ai marqué plusieurs fois qu’elle devrait mieux choisir ses mots… dire que les idéals de vies exclusivement entres femmes te « rebute » je trouve que vraiment y’a d’autre moyen de le dire plus simplement et moins violemment. C’est pas parce que tu veux vivre avec les hommes que c’est le cas de toustes… Bref sinon c’était intéressant.
Pour commencer j’ai constaté beaucoup (trop) d’affirmations issues directement des croyances de l’autrice et trop peu de sources citées sur le sujet de l’exclusivité et de la fidélité. J’ai aussi trouvé que certaines des comparaisons de situations utilisées pour étayer son propos n’étaient pas toujours pertinentes et m’ont un peu laissé perplexe. Ensuite cette critique de la monogamie du couple strictement hétérosexuel m’a tendu un peu je l’avoue. Comment parle-t-on d’exclusivité et de fidélité ailleurs que chez les hétéros ?? Le sujet méritait une enquête sociologique approfondie à mon sens et à la place on tournait en rond avec des considérations répétitives martelées comme des slogans telles que « le sexe est politique » et « la monogamie = contrôle du désir et de la sexualité féminine », « garantir la souveraineté des corps » etc. Je n’ai pas trouvé dans cet essai de réelles réponses à mes questions ou appris des choses que je ne savais déjà. Et puis à la fin la conclusion de coach lifestyle « pour vivre heureux, soyons fidèles à nos cœurs » c’était too much dsl
3.5 Je ressors bien mitigé de cette lecture. Je trouve qu'on balance entre une critique des rapports de domination et celles de faits considérés comme naturels (la monogamie, la fidélité etc). Du coup, même si le rappel que le couple exclusif est une construction sociale, je ne suis pas convaincu par le fait de considérer que l'amour, le désir et la sexualité seraient eux des émotions pures et irrépressibles, dépourvus de rapports de domination (ce n'est pas forcément formulé comme ça mais c'est le sentiment que j'en retire).
Par contre, j'ai trouvé méga intéressante la partie sur le fait que la liberté sexuelle bénéficierait aux hommes même si j'aurais aimé qu'il arrive bien plus tôt dans le livre. Ça répond à une question que je me pose depuis longtemps et qui m'empêchait de réfléchir sereinement à la non-exclusivité. De façon générale, l'essai répond à plusieurs des questions que je me posais sur ce sujet donc je reste content de l'avoir lu.
"L'amour et l'amitié ne sont pas les mêmes sentiments, mais il n'y a pas de raison qu'on se comporte de manière plus ou moins oppressive ou plus ou moins complaisante avec nos amoureux.ses et amant.es qu'avec nos ami.es. Il est culturellement bien toléré d'être tyrannique dans un couple (ou une famille). Beaucoup moins dans une relation amicale. Peut-être devrait-on s'inspirer de nos amitiés dans nos amours".
Un essai de Sabine Valens sur l'exclusivité sexuelle et ses conséquences, dans les relations amoureuses, qui retrace l'historique de la monogamie, source de violences. En quoi les relations sexuelles sont-elles plus intimes que d'autres activités partagées parfois autant fortes avec d'autres personnes ? Elle replace les relations intimes et attirances comme quelque chose de naturel, encore très mal vu, le problème étant culturel et politique.
Le livre est très bien expliqué et pas "lourd" comme essai.
Un livre qui m’a fait énormément de bien a un moment où je ressentais le besoin de me rappeler pourquoi je suis en relation libre.
Même si je mets un petit bémol au focus important sur la sexualité - qui pour moi n’est pas au cœur de ce que je recherche dans la relation libre - j’ai trouvé ce livre très juste.
L’autrice explique très simplement et avec de nombreux exemples pourquoi il est questionnable que l’exclusivité ait été érigée en norme - moi qui était déjà convaincue, je le suis d’autant plus. Les relations humaines nous nourrissent et c’est important de se laisser la liberté de les vivre.
Je recommande a toustes celleux qui s’interrogent sur d’autres modes de relations !
Alors.. j'avais beaucoup d'attentes. Le sujet de la non-exclusivité et la monogamie m'intéressent beaucoup. Et certains passages ne sont pas inintéressants (anthropologie des sociétés non-monogames, etc). Sinon.. meh. Le livre est plus un pamphlet sur l'avis personnel et philosophique de l'autrice qu'un réel essai féministe. Le livre manque cruellement de sources et de nuances. Il y a beaucoup de répétitions, surtout lors de la première partie de l'ouvrage. Enfin, ce n'est que mon avis, mais je trouve que ce livre fait une apologie de l'infidélité, ce qui n'est pas directement lié au polyamour selon moi, et je trouve cela même plutôt problématique. C'est dommage, je l'ai DNF à la moitié pour ces raisons là.
Essai super intéressant, qui frappe là où il y en a besoin ! Quelques petits regrets cependant : je trouve qu’elle se répète beaucoup… et ce que j’ai trouvé le plus « dommage » c’est qu’elle ne parle pas assez (à mon goût) des queers sauf quand il s’agit de thérapie de conversions, et ça à chaque chapitre c’est très redondant… il n’y a pas que ça !! Malgré ça c’est une très bonne analyse de la société et du regard que la société porte sur le couple « normal ». « Peut-être devrait-on plus s'inspirer de nos amitiés dans nos amours. » « À part des illusions, qu'aurait-on à perdre ? »
🔥 Aimer sans posséder — et si la fidélité était le dernier tabou féministe ? Je viens de lire Aimer sans posséder de Sabine Valens (éd. Textuel) et franchement… ça remet tout à plat. Valens pose une question qui dérange : et si la fidélité sexuelle n'était pas la preuve de l'amour, mais l'effet d'une norme patriarcale qui associe désir et possession ? On nous a appris que l'amour vrai = l'exclusivité. Que vouloir autre chose, c'est trahir. Que le désir qui déborde, c'est un problème à corriger, surtout quand on est une femme. Mais Valens retourne le truc : la monogamie exclusive s'impose comme une norme coercitive, et c'est les femmes qui en paient le prix le plus lourd. Parce qu'on ne demande pas la même chose aux hommes. Parce que la jalousie d'un homme est "normale", et celle d'une femme est "hystérique". Parce que le corps d'une femme a toujours été perçu comme une propriété, du père, du mari, de la société. Ce que propose cet essai, c'est d'imaginer des liens fondés sur la souveraineté corporelle de chacun·e, sur le soin mutuel plutôt que sur la surveillance ou la peur. Jouir de son corps. Jouir de son cœur. Désirer librement, aimer pleinement, sans se perdre dans l'autre ni disparaître dans un couple qui devient une cage. C'est pas une revendication "moderne" ou "tendance". C'est un droit inaliénable. Et il était temps que le féminisme le dise clairement. Aimer sans posséder, c'est ne plus faire du couple une prison. Ça ne veut pas dire "tout le monde devrait être poly" ou "la monogamie c'est nul". Ça veut dire : ton engagement amoureux doit venir d'un choix libre, pas d'une peur ou d'une norme que tu n'as jamais questionnée. Est-ce que tu as vraiment choisi la fidélité ? Ou est-ce qu'on t'a juste appris que c'était la seule option décente ? 📖 À lire. À offrir. À débattre
Un essai intéressant qui propose de déconstruire l'idée du couple traditionnel à travers une perspective morale et féministe. Repenser l'amour hors de la possession, fait souvent sens et ouvre des pistes de réflexion justes, notamment sur les normes sociales qui encadrent nos relations. C'est un livre accessible, qui peut servir de point de départ pour questionner ses propres schémas amoureux.
Cependant, de nombreuses redondances : les idées tournent en rond, et l'argumentation manque de progression. Le livre s'attarde davantage à expliquer pourquoi le couple tel qu'on le connaît ne fonctionne pas, plutôt qu'à explorer concrètement comment faire fonctionner des alternatives comme le couple libre ou les relations non exclusives.
Par ailleurs, l'approche reste très centrée sur l'hétérosexualité. Les expériences queer sont peu abordées, et lorsqu'elles le sont, c'est souvent de manière périphérique, notamment à travers la mention des thérapies de conversion, ce qui donne une impression de traitement limité et peu représentatif de la diversité des relations. De plus, la perspective reste très blanche, avec peu ou pas de mention d'autres formes d'oppressions pouvant traverser les relations de couple, comme les dynamiques raciales, sociales ou culturelles.
Au final, un essai intéressant mais imparfait : utile pour déconstruire certaines normes, moins convaincant lorsqu'il s'agit de proposer des alternatives concrètes et inclusives.
assez mitigée de cette lecture. la réflexion est intéressante, vraiment, mais j'ai été étonnée de la façon dont l'autrice parlait d'élan du coeur, de sentiments, de connexion, puis de désir, d'attirance et de sexualité, comme s'il s'agissait de la même chose... évidemment, il n'est pas non plus question de séparer tous ces grands mots, mais j'ai été dérangée à plusieurs reprises de lire des passages dans lesquels ces idées s'enchainaient comme si elles étaient similaires.
Le premier chapitre est un peu dur, surtout quand on se considère monogame. Les chapitres qui suivent aident à la remise en question, avec compréhension et empathie, des schémas d’attachement et d’insécurité qui nous poursuivent dès l’enfance. Une lecture qui permet d’ouvrir d’autres réflexions, sans injonctions à quoique ce soit.
Quoique entièrement d'accord avec les autres avis sur le fait que c'est un livre extrêmement hétérosexuel, et blanc, j'ai quand même vraiment réfléchi durant sa lecture, je trouve qu'elle a remis en question mes préjugés et c'est ce que je recherche en lisant un essai.
Il y avait des pistes de réflexion intéressantes, mais, dans la majeure partie du livre, il y avait un sous ton que je n’aime pas et ne me correspond pas.