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Noires sont les âmes perdues

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Paris, 1919. Dans une ville brisée par la Grande Guerre et la grippe espagnole, Adèle, une jeune arnaqueuse, est prête à tout pour survivre et aider son frère, revenu traumatisé du front.

Lorsqu’elle libère par accident un vampire des catacombes, à la suite d’un vol raté, sa vie bascule. Après le déni et la terreur, Adèle y voit finalement son intérêt. Et si elle parvenait à l’utiliser à ses propres fins ? Mais jouer avec un mort-vivant aliéné à la soif et hanté par la solitude peut engendrer de terribles conséquences… Entre escroqueries et descente aux enfers, Adèle s’enfonce dans ses propres contradictions morales.

Jusqu’où ira-t-elle pour s’arracher à sa condition sociale ? Et si le véritable vampire n’était pas celui que l’on croit ?

320 pages, Paperback

Published January 21, 2026

4 people are currently reading
84 people want to read

About the author

Oriane Dardres

2 books7 followers
Originaire du Nord de la France, Oriane est une fan d’imaginaire sombre et de mythologie depuis toujours. C’est en revenant arpenter les dunes venteuses et les plaines boisées de son enfance qu’elle réfléchit le plus souvent à de nouvelles histoires.

Fascinée par la symbolique des figures surnaturelles et par ce qu’elles peuvent révéler sur nous-mêmes ou sur la manière dont nous percevons le monde, elle adore donner vie à des récits où peurs, introspection et désirs coexistent de façon inextricable.

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Displaying 1 - 18 of 18 reviews
Profile Image for AboutEstelle.
338 reviews1,411 followers
January 21, 2026
Adèle boss lady
Elle a tout payé, no crédit 💅✨
Qu’est-ce que j’aime les vampires putain
Profile Image for Camille Teda.
73 reviews4 followers
Review of advance copy received from Éditeur
December 19, 2025
Purée de pommes de terre, qu'est-ce que c'était bien !!
Un vampire mi terrifiant mi touchant, une jeune femme avec un curseur de moralité placé très très bas, le traumatisme de guerre qui infuse le récit, une relation frère/sœur bouleversante.
Le tout sublimé par la plume d’Oriane Dardres, c'était PARFAIT 🖤
Profile Image for Mareva Mae.
Author 11 books20 followers
February 5, 2026
Quand je lis un roman en moins de 48h alors que j'ai pas goût à grand chose, c'est il est excellent. Quand il est écrit pas Oriane, c'est un banger intersidéral 😌

J'ai adoré la plume, le cadre du récit (loin d'être choisi au hasard, l'après première guerre mondiale est le terreau qui fait naître toute la détresse d'Adèle et détruit son système de valeurs, déjà fragile), la réécriture presque créature de frankenstein de la figure vampirique (je suis officiellement une Isaac apologist, rien n'est de sa faute, vous m'entendez ?? If I had a nickles each time I've said that about a vampire, I'd have three nickles, faudra que j'en parle à ma psy) et la noirceur inhérente à ce récit addictif, qui vous poussera à vous interroger sur la nature humaine et vous posera la question sans laquelle une urban fantasy n'est pas une Uf : qui sont les vrais monstres ?
Profile Image for Marie Fabre.
Author 4 books54 followers
December 12, 2025
Quel plaisir de retrouver la plume d’Oriane et ses personnages toujours plein de nuances, sombres malgré eux (ou peut-etre parce que l’humain a des défauts). J’ai adoré la dualité que chaque personnage incarne et la manière dont le vampire est réinterprété - à la fois comme un monstre terrifiant, mais aussi comme l’incarnation du deuil et de la mélancolie. Gros points pour l’ambiance et la description d’un Paris apres-guerre, complètement rongé et sombre + la représentation des traumatismes (physiques et mentaux) des soldats revenus de la guerre
Profile Image for M Alcher.
90 reviews
December 16, 2025
C’est ce genre d’histoire qui sillonne en nous, brûlante… devenant source intarissable d’émotions, de révoltes, de réflexions politiques… et de questionnements…
Le cadre historique est remarquable, ce Paris d’après-guerre est palpable, violent et terrible.
J’ai été particulièrement touché.e par l’analyse critique d’Adèle (pourtant loin d’être une héroïne à patte blanche) de la bourgeoisie, qui, avec la Révolution industrielle et l’industrie de la guerre, exploite la misère des plus précaires pour s’enrichir toujours plus.
Les traumatismes de la guerre sont abordés avec beaucoup de justesse.
Tout ceci s’imbriquent magnifiquement à l’histoire et au mythe du vampire que j’ai adoré !
🖤
Profile Image for Drekaïs.
219 reviews4 followers
December 19, 2025
Dès que j’ai commencé ce livre j’aurais aimé le dévorer comme un vampire mais la fatigue a fait durer le plaisir et ce n’est pas plus mal ! J’ai été totalement conquise par ce Paris post PGM, cette ambiance gothique et surtout ces personnages très profonds, qui nous touchent, nous révulsent mais surtout nous interrogent. La figure du vampire d’Oriane, monstrueuse mais mélancolique, est très touchante et reflète tout ce que j’aime dans cette créature : son côté très noir mais pas juste animal. Adèle est attachante à sa manière via son obsession mais aussi dans son déni vis à vis de ses choix et de ce qui ll’entoure. Avec ce livre on est confronté sans cesse à un yoyo d’emotions qui sont, à première vue contradictoires (douceur et violence, amour et horreur, dégoût et compassion, l’attachement et la répulsion) et cela fonctionne extrêmement bien. On a vraiment une sensation de réalisme appuyé par l’ambiance du Paris post guerre et des sujets tels que le SPT ignoré ou la maladie. La plume est poétique mais pas trop lyrique ce qui ancré encore plus dans le réel de la descente aux enfers d’Adèle. Bref pour moi tout est tellement juste et immersif que c’est un gros coup de cœur que je vous recommande de dévorer dès sa sortie le 21 janvier !
Profile Image for LéaEnVrac.
48 reviews12 followers
December 15, 2025
Quel plaisir de retrouver la plume d’Oriane !
J’aime tellement les protagonistes dont on questionne les limites morales, surtout dans ce contexte d’après guerre, entre survie et désespoir, jusqu’où est-on prêts à aller pour faire ce qu’on estime nécessaire ? Et ce vampire !!!!!! C’était à la fois terrible et touchant, terriblement touchant ?
Profile Image for Gabrielle Viszs.
1,516 reviews16 followers
Review of advance copy received from Author
January 18, 2026
J'ai eu la chance que Naos vienne toquer à mon écran pour me proposer cette lecture et je les remercie. Fin de première guerre mondiale, vampire, Paris, des éléments qui m'ont fait dire oui, une fois de plus et c'est sans regret. Adèle trafique, vole, arnaque, devient tour à tour voyante, diseuse de bonne aventure, infirmière en pacotille, voleuse aguerri... Et ce n'est qu'un début pour une jeune femme qui veut un avenir radieux pour elle et son frère, Simon, revenu de cette fichue guerre amoindri. Un obus, un genou explosé, un physique qui tient encore la route, mais un esprit fragmenté, brisé, détruit par toutes les horreurs qu'il a vu, vécu, ressenti. Des témoignages, nous en avons eu, nous en aurons encore et ce titre n'est pas là pour redonner les horreurs vécues, il est là pour les ressentis, les émotions de ceux qui n'ont pas été à la guerre, mais qui l'ont subi avant, pendant et après.

Adèle a vu la misère, sa mère n'est plus, son père mort à la guerre, il ne à ceux qui sont riches, en les exploitant, les faisant travailler pour une misère, tandis que EUX, s'enrichissent sur leur dos. Vérité ou idée fixe ? Je ne me ferais pas l'avocat du diable ni même prendre part à ce qui s'est passé à cette époque, je n'y étais pas. JE sais que des choses horribles ont eu lieu, que la survie ne tenait qu'à un fil et que certains ne voient pas la réalité de la même manière, avec ou sans argent. Adèle est amère, dure et compte bien se renflouer pour emmener son frère loin de la ville, loin de Marthe son ancien amour qui est trop proche de la religion, qui ne sert à rien. Adèle a beaucoup de pensées de ce type et j'en passe beaucoup, (tout ce que j'ai écris n'est pas ce que je pense, mais ce qu'elle pense, je le précise). Pour son frère, pour que son esprit soit réparé, pour qu'elle soit plus joyeuse, pour que leurs vies soient enfin belles, Adèle n'hésite en rien et le pillage de tombe ? Cela pourrait peut-être arriver un jour, si elle n'était pas tombé sur Isaac. Littéralement !

Isaac voit en elle Théodora, sa créatrice, cette femme qui l'a laissé dans ce tombeau sous terre, dans ces catacombes, dans un lieu depuis des décennies. Isaac qui a son propre passé que nous découvrons de manière inattendue, qui est un personnage énigmatique au possible malgré tout. Un homme, un vampire, un être qui n'est pas dénué de sentiment ni d'émotion, qui ressent les choses bien plus profondément que la plupart des êtres humains qui foulent cette ville. J'ai eu un coup de cœur pour lui, pas parce qu'il est vampire, mais pour son passé, pour sa vie, son manque de vie, ses liens, sa manière d'être, son besoin d'aider d'une manière différente certes et le fait qu'il avait très bien compris avant la plupart des personnages pour ne pas dire tous, ce qui se produisait véritablement. Patient, bienveillant malgré tout, il a des besoins et arrive malgré tout à se raisonner. La soif de sang est présente, mais elle ne fait pas que le diriger et puis il est très intelligent, mais cela je vous laisse le découvrir. Quant à Théodora, nous la découvrons au fil des pages, avec cette soif de pouvoir, de plus, toujours plus et de ce qui a suivi dans ce quelle désirait obtenir.

Adèle, c'est un personnage à double tranchant. Je l'ai longtemps détesté dans ce récit ! Elle qui veut le bonheur de son frère ne voit rien, ne lui pose pas forcément les bonnes questions et surtout va au-delà de ce qui serait raisonnable. Quelle serait la frontière à ne pas dépasser ? Quel serait le moment précis où tout a basculé pour elle ? Exécrable au plus haut point, nous la voyons changer, très très lentement durant toute cette histoire. Si nous pouvons comprendre au début son gout amer en bouche, son manque d'état d'âme en pillant ou prenant possession de ce qui ne lui appartient pas pour la survie, pour pouvoir se nourrir, l'envie de s'enrichir au détriment de la santé des autres ou même de la vie ? Ma frontière est déjà dépassée. Sa propre conscience semble défaillir par moment, mais elle garde en tête que c'est pour son frère. Est-ce la vérité vraie ? N'est-ce pas juste une vengeance personnelle ? Certains points restent volontairement flous et si j'ai détesté ce brin de femme qui allait trop loin, mon point de vue a changé lentement, inexorablement tandis qu'elle-même prenait conscience du mal qui existe vraiment.

J'ai adoré la suivre, que je l'ai aimé du début ou non. C'est un personnage qui est dur avec les autres et avec elle-même. La relation avec un autre personnage féminin dont je tairais le nom (et nous en avons pas mal de femmes dans ce récit ainsi vous ne pouvez pas vraiment trouvé en un claquement de doigts) va lui faire prendre conscience de beaucoup de choses. Son empathie était enfouie, ses émotions explosent et sa bonté existe toujours. Elle s'est perdue dans cette guerre sans avoir mis un pied sur le terrain, mais les conséquences sont aussi horribles au combat qu'en dehors : parce que la survie était pour tous les peuples, qu'ils soient engagés sur le champ de bataille ou non. Alors Paris est sombre, des ruelles sales, des endroits clos, de la misère et puis les quartiers bourgeois qui ne manquent de rien. Des différences qui peuvent donner le tourner comme lorsqu'un repas est sauté, ou qu'un peu de sang est versé. Personne ne s'occupe de ceux qui sont restés à tenter de survivre entre les famines, les maladies qui se propagent plus vite que les rats. Personne ne s'occupe de ces soldats qui sont revenus cassés, fourbus, détruits physiquement, mais surtout émotionnellement.

Tous ou presque on tourné le dos, alors comment faire pour s'en sortir ?

1919, tout est à reconstruire, tous pensaient que c'était la dernière guerre, tous pensaient que... Les pensées c'est bien, mais nourrir son peuple c'est mieux. Le récit est basé sur la vie d'Adèle. Ses ressentis, ses manières de s'en sortir, son envie de ne pas comprendre ou plutôt son désespoir de ne pas lire dans l'esprit de son frère. Le fait qu'elle se voile la face. Il est revenu, alors tout va bien pas vrai ? Pourtant, c'est dans une situation complexe qu'elle va enfin ouvrir les yeux sur ce qui empêche ces hommes, ces combattants de vraiment vouloir vivre. L'acceptation de ne pas être la seule à pouvoir aider, l'acceptation de pouvoir entendre sans un mot la douleur et le désespoir. L'esprit humain est capable du meilleur comme du pire. Il peut garder en mémoire les horreurs ou les supprimer. Un passage avec Isaac nous montre que les conséquences physiques sont un simple détail, ce qui se produit dans le cerveau n'est pas de notre fait : il tri, choisi ou pas et lorsque c'est répété, que la peur s'est ancré, les images sont là, tout comme les odeurs de fumée (pour ne pas dire autre chose), le gout affreux de la mort sur la langue.

Les syndromes post-traumatiques sont différents, mais bien présents. L'auteure nous les montrent à sa façon, avec l'envers du décor, ceux qui ont vu, ceux qui ne comprennent pas, ceux qui pensent que... Ce n'est pas parce qu'on enlève un élément néfaste que tout revient parfaitement bien en un clin d’œil. Et ça, nous l'avons bien dans le récit. La peur de ne pas avoir de lendemain, de souffrir de maladie ou autre, de rejeter les autres... Les fantômes du passé hantent encore les vivants et même Isaac. Être démuni n'est pas un choix ni un manque de caractère. Le cynisme dont fait preuve Adèle montre qu'elle en a dans le ventre et plus le temps passe, plus je l'ai apprécié jusqu'à me dire que ce qui lui arrive au final n'était pas juste. L'ambition est une chose et le fait d'entrainer d'autres personnages dans son sillage, tel un Gontrand ou une Albertine n'est pas anodin. Elle est douée, réfléchie, mais ne voit pas très loin. Et puis sa rencontre avec Isaac ne lui ouvre pas les yeux de suite, jusqu'à ce qu'elle prenne conscience de ce qui se trame en elle.

L'évolution de notre chère Adèle qui joue sur tous les tableaux est un point que j'ai beaucoup aimé. Cette spirale qui l'entraine plus loin que l'enfer pour en faire sortir son frère est complexe, difficile, mais ô combien nécessaire pour mieux comprendre tant d'éléments dans le texte et la réalité. Je ressens juste un gout de trop peu avec cette fin. Il en faut toujours une de fin dans un récit, c'est certain, j'attendais un peu plus de matière encore. Pas qu'il manque des choses à mes yeux, mais avoir l'après, j'aurai aimé. Peut-être qu'un autre livre sur les personnages restants pourraient être envisagés, qui sait ? Le seul petit bémol, c'est le manque sur la nécromancie en elle-même. Certains points sont passés si vite que même la magie toute seule ne peut pas répondre à tout. Et ce n'est pas cette fichue grippe espagnole qui fait des ravages qui peut être une aide providentielle dans ce cas, mdr. J'écris, j'écris, mais à un moment donné, il faut savoir s'arrêter !

Enfin presque. La discussion entre Simon et Isaac est pleine de compréhension. Ils se ressemblent plus que Adèle n'aurait cru. Les failles, les blessures mentales sont des appels à l'aide, ce besoin de pouvoir parler à quelqu'un qui a eu le même vécu, qui a ressenti aussi bien dans sa chair que dans son âme l'horreur sans avoir le droit de se rebeller. Qui d'autres qu'un autre soldat peut comprendre aussi bien l'un des siens ? Quel combattant serait capable de faire entendre sa souffrance à un civil alors qu'il est revenu ? C'est une lecture qui est poignante, dure et ô combien réaliste.


En conclusion, un récit bourré de thèmes toujours d'actualité : la reconstruction, l'acceptation, la peur, l'emprise, la jalousie. L'intrigue est simple au départ et elle se complexifie rapidement de part les rencontres fortuites, ou peut-être pas tant que cela. Comment survivre dans un monde qui se fiche des survivants ? Des personnages détestables ou qu'on adore du début, peu importe tant qu'ils ont une évolution. Et cette dernière prend son temps, reste dans le domaine du logique et du possible. Un vampire différent de ceux que nous voyons habituellement, une "magie" qui prend aussi bien sur les personnages que sur les émotions. Un monde à terre sortant d'une guerre douloureuse sans possibilité de voir le bout d'un tunnel. Le contraste entre l'humanité d'un vampire et la froideur d'un être humain est tout simplement troublant. Pas besoin de sentir son cœur battre pour ressentir.

https://chroniqueslivresques.eklablog...
Profile Image for Hélène.
122 reviews2 followers
Review of advance copy
December 31, 2025
5/5*
Décidément j'aime vraiment trop les héroïnes égoïstes qui prennent des décisions franchement limites pour se tirer du bousier dans lequel elles sont, et peu importe les dégâts collatéraux.

Oriane Dardres confirme sa maîtrise du fantastique et de l'horrifique en explorant une seconde fois la figure du vampire. Si La Laideur de la Lune reste un micro cran au dessus pour moi de par la présence de lycanthropes et les thèmes abordés, je n'ai pas trouvée UNE SEULE fausse note à ce nouveau livre, et il rejoint son grand frère dans ma galerie de favoris.

Je ne suis d'habitude ni très friande des récits de guerre, ni de l'historique en général. Mais ici, l'arrière plan se tisse à la perfection avec l'intrigue et surtout les thèmes du roman, tout en y apportant des détails sordides qu'on est parfois plus ou moins heureux de découvrir.

Adèle est une arnaqueuse. Elle vole pour survivre, et surtout pour aider son frère, revenu brisé de la guerre. Elle se complait dans ses ambitions, en est fière. C'est ce qui lui permet de justifier ses dérapages de plus en plus poussés, en y entremêlant sa condition de femme pauvre, qui se contente finalement de rendre la justice face à des puissants qui ont profité que le bas peuple se déchire pour davantage s'enrichir. Les mensonges et demi-vérité dont elle use sur les autres, elle s'en sert aussi contre elle-même, lorsqu'elle blesse, lorsqu'elle tue, lorsqu'elle s'attaque à des femmes qui ne sont en rien responsables des méfaits de leurs maris. Lorsqu'elle oscille entre ce bien qu'elle honni et ce mal qui la terrifie. Bref, son personnage fonctionne à merveille.
D'autant plus confrontée à Isaac. Isaac, clairement mon personnage préféré ! Là où Mikhail (le vampire de La Laideur de la Lune) était aisé à détester tout en le comprenant, Isaac, lui, est foncièrement attachant. Comme le frère d'Adèle, et comme tant d'hommes à l'époque, il n'est qu'un outil. Qu'un corps qu'on a balancé face à d'autres pour étancher la soif de sang de patries aux abois. Qu'un esprit brisé puis modelé par quelqu'un qui ne voyait que son gain. Qu'un vampire inexorablement attiré par la détresse des autres parce qu'il y reconnait la sienne ; et peut-être, oui, peut-être que si lui ne peut connaître la paix, alors il pourra la donner à d'autres. C'est un combo très touchant malgré l'horreur de ses pouvoirs et de ses besoins, parce qu'il y a une douceur en lui à laquelle personne, pas même Adèle, ne peut se dérober.
Le reste du casting fonctionne très bien, qu'il s'agisse des autres "collègues" d'Adèle, de ses victimes, ou de Théodora, qui campe une antagoniste reflet d'Adèle, capable de jouer les gammes de la manipulation à la perfection, puisqu'elle l'a déjà fait sur son premier sujet.
Mention spéciale à la conversation entre Simon (le frère d'Adèle) et Isaac, qui dépeint le stress post traumatique et les idées suicidaires des survivants avec une justesse qui noue la gorge.

L'intrigue passe à toute vitesse en compagnie de ces personnages parfois amoraux. On glisse, on glisse, on observe fascinés les magouilles et les mensonges de notre héroïne tout en souhaitant au moins un peu qu'elle obtienne ce qu'elle cherche tant, et pourtant on sait que ça va mal finir. Sauf que finalement, la fin est très belle, poétique, loin du goût d'inachevé dont j'avais peur. Il ne pouvait en être autrement, et les parallèles dans l'arc d'Adèle (vis à vis de son statut de voleuse notamment) résonnent avec justesse !

Quant à la plume, elle abat un boulot incroyable. A la fois vibrante de poésie et cruelle dans son incisivité, elle se pare d'expressions désuètes pour mieux nous plonger dans l'atmosphère d'après guerre. Elle horrifie, elle cajole, elle nous permet de comprendre les sous-tons de l'oeuvre sans trop les expliciter non plus... bref, parfaite !

Un coup de coeur pour ce récit qui a su tirer ce qu'il fallait de chacun de ses éléments : de la période historique en passant par les coups bas d'Adèle et jusqu'à ses personnages sous la peau desquels la guerre et le froid rôdent. Bravo Oriane <3
Profile Image for Sherborne.
137 reviews40 followers
Review of advance copy
January 12, 2026
Qu'est-ce que j'aime la plume d'Oriane ! J'avais tellement hâte de la retrouver après ma lecture de La Laideur de la Lune et je n'ai pas été déçue !

Noires sont les âmes perdues prend place dans le Paris d'après guerre (1919). Un Paris aussi déchiré que les âmes qui le hante. Je n'ai jamais vraiment lu de roman se passant à cette époque, et je dois dire que j'ai beaucoup aimé le choix d'Oriane quand à l'époque.
On retrouve un Paris très sombre qui subit les conséquences de la Première GM, autant dans son architecture, que chez ses habitants, qu'ils reviennent du front ou non. Si cette période n'était pas assez compliquée, la grippe espagnole fait également rage dans la capitale.
Oriane arrive à très bien retranscrire le désespoir et la misère latent qui imbibe les murs de Paris.

C'est dans ce contexte que l'on va suivre Adèle, une jeune femme qui essaie de s'en sortir comme elle peut depuis la mort de son père au front et le retour de ses frère, blessé autant physiquement que psychologiquement par les tranchées.
Et Adèle a une manière bien à elle de survivre dans ce Paris hostile, aidée par les années passées aux côtés de son père à monter des arnaques, elle décide de reprendre "l'affaire familiale". Mais les gens sont réticents, peu confiants, et Adèle patauge.
A la suite d'un évènement qui tourne... mal, Adèle va rencontrer Isaac : un vampire qui la terrifie mais qui lui ouvre de nouvelles possibilités.

Adèle est une jeune femme qui se donne les moyens de s'en sortir, avec un côté très égoïste, et qui pourtant donnerai corps et âme pour ses proches. Elle est convaincue de ses opinions, et a du mal à admettre qu'elle se trompe où qu'elle ignore certaines choses. Mais elle a aussi une résilience et une détermination à toutes épreuves.
Isaac est quand à lui beaucoup plus doux, une douceur en contraste avec sa monstruosité latente. C'est un personnage très bien écrit et dont j'ai aimé le côté vampirique.
J'ai en fait beaucoup aimé la façon dont les vampires sont traités dans ce livre. La façon dont ils sont créés, leur manière de se nourrir, la façon dont leur immortalité les façonne et ce que cela implique. Leur non-humanité aussi !

Une très belle réussite de la part d'Oriane avec ce roman, je vous encourage vivement à le découvrir ❤️
Profile Image for _sweetshelves.
352 reviews9 followers
Review of advance copy received from Publisher
January 6, 2026
Ayant beaucoup aimé le précédent roman d’Oriane Dardes, qui traitait d’un loup-garou, je me faisais une joie de me plonger dans Noires sont les âmes perdues, son deuxième roman, cette fois-ci consacré à un vampire. J’étais curieuse de voir comment l’autrice allait exploiter cette créature, et je n’ai pas été déçue. Une fois encore, elle reprend avec brio les codes classiques du vampire, sans en faire une figure uniquement romantique ni entièrement effrayante : nous sommes sur un parfait entre-deux, même si l’autrice s’attarde un peu plus sur le côté mort-vivant et sombre.

Même si la figure du vampire est sombre, c’est le personnage qui m’a le plus touchée dans cette histoire : Isaac. Il se montre étonnamment humain, ce qui contraste avec certains autres personnages et m’a vraiment émue. Adèle, en revanche, peut paraître agaçante au début. Ses décisions sont imprévisibles, et l’on reste constamment sur le qui-vive à son sujet. Au fil des pages, j’ai appris à l’apprécier davantage et j’ai été ravie de la conclusion qui lui est réservée. Les personnages secondaires ne sont pas mis de côté, et j’ai pris beaucoup de plaisir à les suivre également. Une chose importante : j’ai eu la sensation d’être subtilement manipulée par l’autrice concernant certains personnages, et j’ai trouvé cela grisant !

Un autre point fort de ce roman est la thématique du stress post-guerre, qui est très bien traitée, notamment dans un chapitre particulièrement poignant. Oriane Dardes aborde ce sujet avec sensibilité, bienveillance et justesse, tout en révélant progressivement les multiples facettes de ses personnages.

Le seul petit bémol qui m’empêche d’appeler ce roman un coup de cœur est la perte d’un peu de l’ambiance des années 20, si présente en début de récit. Mais cela n’a en rien gâché mon plaisir de lecture, et je vous recommande chaudement ce roman !
Profile Image for Kimmy0307.
229 reviews4 followers
February 2, 2026
Un roman ma foi très original!🩸

On plonge dans le Paris d’après-guerre en 1919, une période profondément traumatisante, particulièrement par les soldats revenus du front. J’ai adoré l’ambiance ainsi que le traitement du traumatisme de guerre que j’ai trouvé particulièrement bien amené.🇫🇷

L’autrice propose une revisite du mythe du vampire relativement loin des clichés actuels. On a pas une magnifique créature en face de nous, ici le vampire est sombre, dérangeant et surtout très crédible dans ce Paris détruit.🧛

Et puis on a Adèle, notre personnage principal, qui est une héroïne assez particulière: elle est nuancée, imparfaite et parfois difficile à cerner. C’est précisément ce qui la rend si intéressante. On ne sait jamais vraiment comment se positionner face à elle, on se questionne à plusieurs moments sur notre sens moral, et c’est un élément qui a enrichi le récit.🩶

L’intrigue est solide, même si j’aurais aimé un roman plus long pour explorer davantage cet univers que j’ai trouvé prometteur!🪦

Enfin, sans rien dévoiler, j’ai beaucoup apprécié la fin, et pour c’est un critère fondamental pour moi. Une conclusion qui est à la hauteur du récit.😊

Il faut s’attendre à une histoire originale, l’autrice prend des risques narratifs et cela peut déstabiliser. J’ai passé un bon moment avec ce roman et je ne peux que vous le conseiller.🖤

Ma note: 4,25⭐️

Mots clés: Vampire - Traumatismes - Paris d’après guerre - Fantastique - Héroïne morally Grey - Psychologique
Profile Image for Manon.
5 reviews
February 3, 2026
J’ai adoré ce roman, un véritable coup de coeur !

Le personnage d’Adèle m’a tout de suite plu : son ambition, sa détermination, son côté morally grey qu’on comprend malgré tout. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage d’Isaac (alors que de base, les histoires de vampires, je suis pas fan), il change de la représentation classique des vampires (triste, brisé, sensible, dévoué), et il m’a beaucoup touchée.

Et la fin, avec la “mort” d’Adèle, je m’y attendais pas tout du mais j’aime bien aimé cette fin, à l’image du roman : sombre sans être tragique pour autant.
J’ai été aussi apé par l’ambiance de ce livre, dans un Paris d’après-guerre détruit et misérable, et j’ai aimé comment l’autrice dénonce les ravages de la guerre et les privilèges de classe.

Le petit seule défaut que je dirais c’est que j’aurais aimé en savoir plus sur Théodora, son passé, ses motivations. Et sa fin est un peu rapide aussi.

Mais c’est un détail face au reste du livre, qui reste un vrai coup de coeur !!
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Charlotte.
162 reviews10 followers
January 12, 2026
3,75/5 ✨
J’ai kiffé ce roman jusqu’aux 70% puis la fin m’a laissé perplexe. Je ne peux que louer le cadre historique à la fois tragique et fascinant, ainsi que le travail de l’autrice pour créer une ambiance sombre et glauque. J’ai beaucoup aimé la plume, à la fois fluide et forte. J’ai adoré qu’Adèle soit une personnage vraiment grise et ce jusqu’à la fin ; le travail sur son caractère et ses motivations était poussé et convaincant.
Le seul hic pour moi : le personnage de Théodora et son évolution dans le roman, que je n’ai pas trop crédible et qui m’a un peu sortie de l’histoire. Je ne suis pas la plus grande fan des histoires de vampire, mais celle-ci m’a plue, dans son ensemble !
Profile Image for Chiara.
28 reviews
January 26, 2026
Franchement c’était génial !
J’ai adoré la plume, l’histoire, l’ambiance, cette façon de décrire les vampires
Je l’ai dévoré
4 étoiles parce qu’il me manquait un peu d’Adèle et d’Isaac, j’aurai voulu un peu plus de dialogue et d’alchimie
Profile Image for sarah ❀.
49 reviews1 follower
December 23, 2025
Paris, 1919, une protagoniste morally grey et un vampire, ça vous dit ? Alors ce livre est pour vous !

Ce roman, c’est signé Oriane Dardres, c’est francophone, et c’est diablement bien écrit.

J’ai adoré la plume de l’autrice, le rythme est dynamique, et je n’ai ressenti aucun creux dans l’histoire. C’est donc un sans faute pour moi !

Côté personnages, j’ai beaucoup aimé la représentation qui a été faite du vampire. Ici, est mis en avant son côté monstrueux, sans le romantiser. Pour autant, on ressent de la compassion pour ce personnage qui n’est pas devenu un vampire par choix et qui se positionne plutôt en tant que victime.
Alors forcément, quand Adèle, la protagoniste, décide de l’utiliser pour arriver à ses fins, ça fait un petit pincement au cœur !

Au delà du côté fantastique, ce livre aborde le thème de la guerre et les lourdes conséquences de cette dernière sur les mobilisés revenus du front. J’ai particulièrement apprécié ce point.

En somme, j’ai adoré ma lecture et je ne peux que vous recommander de le lire 🖤
Profile Image for Oranne Jackson.
557 reviews12 followers
January 22, 2026
4,5
Après mon coup de cœur pour La laideur de la lune ( allez le lire !) j’avais tellement hâte de découvrir ce nouveau titre de l’autrice !

Après ma réconciliation avec les loups-garous me voilà conquise avec cette appropriation, cette nouvelle manière d’exploiter le mythe du vampire.

Adèle est une jeune femme qui suit les pas son père, baignée depuis sa tendre enfance dans l’art des tours de passe passe ou communément appelé escroquerie.

Les temps sont durs, nous sommes dans un Paris d’après guerre, la maladie, la pauvreté est omniprésente et Adèle fait tout pour survivre et offrir un peu de confort à son frère revenu du front.

Lors d’une arnaque qui tourne mal Adèle se retrouve nez à nez avec Isaac.
Au delà de la frayeur Adèle décide de lui offrir le rôle principal dans l’arnaque du siècle, un plan savamment pensé et mené Mais dont l’accomplissement et les répercussions demandent un prix plutôt élevé.

Une descente aux enfers, les limites de la morale repoussées dans leurs retranchements, la question demeure. Adèle a-t-elle des limites ou peut-elle simplement s’offrir le luxe de les écouter.

Bref, une fois encore Oriane maîtrise ses protagonistes, a su leurs insuffler une part d’humanité malgré une intrigue sordide.
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