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Noires sont les âmes perdues

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Paris, 1919. Dans une ville brisée par la Grande Guerre et la grippe espagnole, Adèle, une jeune arnaqueuse, est prête à tout pour survivre et aider son frère, revenu traumatisé du front.

Lorsqu’elle libère par accident un vampire des catacombes, à la suite d’un vol raté, sa vie bascule. Après le déni et la terreur, Adèle y voit finalement son intérêt. Et si elle parvenait à l’utiliser à ses propres fins ? Mais jouer avec un mort-vivant aliéné à la soif et hanté par la solitude peut engendrer de terribles conséquences… Entre escroqueries et descente aux enfers, Adèle s’enfonce dans ses propres contradictions morales.

Jusqu’où ira-t-elle pour s’arracher à sa condition sociale ? Et si le véritable vampire n’était pas celui que l’on croit ?

320 pages, Paperback

Published January 21, 2026

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About the author

Oriane Dardres

3 books7 followers
Originaire du Nord de la France, Oriane est une fan d’imaginaire sombre et de mythologie depuis toujours. C’est en revenant arpenter les dunes venteuses et les plaines boisées de son enfance qu’elle réfléchit le plus souvent à de nouvelles histoires.

Fascinée par la symbolique des figures surnaturelles et par ce qu’elles peuvent révéler sur nous-mêmes ou sur la manière dont nous percevons le monde, elle adore donner vie à des récits où peurs, introspection et désirs coexistent de façon inextricable.

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Community Reviews

5 stars
38 (45%)
4 stars
30 (35%)
3 stars
13 (15%)
2 stars
2 (2%)
1 star
1 (1%)
Displaying 1 - 30 of 39 reviews
Profile Image for AboutEstelle.
366 reviews1,479 followers
January 21, 2026
Adèle boss lady
Elle a tout payé, no crédit 💅✨
Qu’est-ce que j’aime les vampires putain
Profile Image for Mareva Mae.
Author 14 books22 followers
February 5, 2026
Quand je lis un roman en moins de 48h alors que j'ai pas goût à grand chose, c'est il est excellent. Quand il est écrit pas Oriane, c'est un banger intersidéral 😌

J'ai adoré la plume, le cadre du récit (loin d'être choisi au hasard, l'après première guerre mondiale est le terreau qui fait naître toute la détresse d'Adèle et détruit son système de valeurs, déjà fragile), la réécriture presque créature de frankenstein de la figure vampirique (je suis officiellement une Isaac apologist, rien n'est de sa faute, vous m'entendez ?? If I had a nickles each time I've said that about a vampire, I'd have three nickles, faudra que j'en parle à ma psy) et la noirceur inhérente à ce récit addictif, qui vous poussera à vous interroger sur la nature humaine et vous posera la question sans laquelle une urban fantasy n'est pas une Uf : qui sont les vrais monstres ?
Profile Image for Camille Teda.
81 reviews4 followers
Review of advance copy received from Éditeur
December 19, 2025
Purée de pommes de terre, qu'est-ce que c'était bien !!
Un vampire mi terrifiant mi touchant, une jeune femme avec un curseur de moralité placé très très bas, le traumatisme de guerre qui infuse le récit, une relation frère/sœur bouleversante.
Le tout sublimé par la plume d’Oriane Dardres, c'était PARFAIT 🖤
Profile Image for Clémence - Crépusculire.
144 reviews4 followers
April 13, 2026
Alerte coup de coeur avec Noires sont les âmes perdues ! Dès les premières pages, j’ai été happée par l’atmosphère lourde et poisseuse d’un Paris d’après-guerre, encore meurtri par la violence du conflit et l’ombre de la grippe espagnole. Il y a quelque chose de presque suffocant dans cette ambiance, et pourtant, je n’avais qu’une envie : y rester, m’y enfoncer encore davantage.

Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est le personnage d’Adèle. Elle est loin d’être parfaite, et c’est précisément ce qui la rend si fascinante. J’ai souvent été en désaccord avec ses choix, parfois même mal à l’aise face à ses décisions, mais je n’ai jamais cessé de la comprendre. Sa lutte pour survivre, pour protéger son frère brisé par la guerre, m’a profondément touchée.

La relation avec le vampire Isaac est, à mes yeux, l’un des aspects les plus réussis du roman. Loin d’un simple rapport de domination ou de fascination, elle évolue constamment, oscillant entre manipulation, peur, dépendance et une étrange forme de miroir. J’ai trouvé très fort le fait que la frontière entre le monstre et l’humain devienne de plus en plus floue. À plusieurs moments, je me suis surprise à me demander qui, d’Adèle ou du vampire, était réellement le plus dangereux.

Mais au-delà de l’intrigue fantastique, c’est surtout le discours sur la guerre qui m’a marquée. Le roman montre très bien les séquelles invisibles laissées par le conflit : les traumatismes, la misère, la perte de repères. Le frère d’Adèle,Simon, m’a beaucoup touché. À travers lui, on ressent toute la violence de ce que les soldats ont vécu, et surtout ce qu’ils continuent de porter en eux après leur retour.

Enfin, j’ai adoré la manière dont le roman explore les contradictions morales d’Adèle. Plus elle tente de s’élever, plus elle semble s’enfoncer. Cette descente progressive, presque inévitable, m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. C’est sombre, parfois cruel, mais toujours profondément humain.
Profile Image for Marie Fabre.
Author 4 books73 followers
December 12, 2025
Quel plaisir de retrouver la plume d’Oriane et ses personnages toujours plein de nuances, sombres malgré eux (ou peut-etre parce que l’humain a des défauts). J’ai adoré la dualité que chaque personnage incarne et la manière dont le vampire est réinterprété - à la fois comme un monstre terrifiant, mais aussi comme l’incarnation du deuil et de la mélancolie. Gros points pour l’ambiance et la description d’un Paris apres-guerre, complètement rongé et sombre + la représentation des traumatismes (physiques et mentaux) des soldats revenus de la guerre
Profile Image for Solène Meister.
156 reviews3 followers
May 16, 2026
Bon bah sans surprise, c'était trop bien 😌
Un vampire torturé, une protagoniste morally grey et une superbe plume, un mélange qui ne pouvait qu'être parfait ✨️
Profile Image for Nouria (readsforarainyday).
157 reviews7 followers
May 5, 2026
4.25⭐️

Merci à VOolume Éditions et NetGalley France pour le service de presse ✨

J’ai été happée par la narration d’Adélaïde Poulard, dont j’adore le travail, qui a joliment mis en évidence la plume et a su retranscrire l’ambiance sombre du livre. L’autrice aborde, entre autres, le traumatisme de la guerre et son absurdité, la lutte quotidienne de la classe ouvrière pour survivre, le traitement des femmes malgré leur rôle clé pendant l’effort de guerre et le rapport à la mort.

Suivre un personnage complexe comme Adèle dans ce contexte était intéressant. C’est une jeune femme en détresse qui se retrouve submergée par les répercussions de son plan et dont le curseur moral se déplace au fil de son avancement. Malgré ses choix quelque peu douteux et la dureté de ses propos parfois, on finit quand même par être touché, notamment par sa solitude et son amour pour son frère. Isaac (le vampire) est mon personnage préféré. Il fait preuve d’une empathie débordante qui le rend très attachant.

J’ai adoré ma lecture, mais j’aurais voulu que l’antagoniste ait autant de profondeur que les autres personnages et en apprendre davantage sur le lore vampirique, surtout que j’ai apprécié ce qu’on nous en montre. J’ai trouvé certaines scènes répétitives et j’ai d’autres petites choses sur lesquelles pinailler, mais elles relèvent du spoiler!!

Si vous aimez les héroïnes à la moralité questionnable, les vampires mélancoliques et l’exploration de la monstruosité, ce livre est peut-être fait pour vous!!
Profile Image for Magali.
Author 15 books21 followers
February 18, 2026
Aimez-vous les histoires de vampires ?

Pour ma part, je n’en suis pas particulièrement friande (je suis plutôt team loup-garou). Néanmoins, Oriane Dardres étant déjà parvenue à me réconcilier avec cette figure du fantastique dans son précédent roman, La laideur de la lune (même s’il était davantage centré sur l’héroïne louve-garou), je suis partie en toute confiance dans la lecture de son nouveau livre.

Le titre donne d’emblée la couleur. Noires sont les âmes perdues est un YA sombre. Que ce soit par l’ambiance – le Paris modeste de 1919, où chacun s’efforce de survivre dans cette après-guerre qui voit toute une génération traumatisée de retour du front et l’épidémie de grippe faire des ravages – comme son intrigue. Adèle s’accroche. Adèle lutte. Forte de ses talents d’arnaqueuse, elle n’a plus que son frère Simon au monde. Son frère, qui refuse de quitter leur petit appartement miteux depuis son retour de la guerre. Un jour, lors d’une arnaque qui tourne mal, Adèle se réfugie dans les catacombes… et croise la route d’un vampire.

Si l’horreur est sa première réaction, bientôt jaillit une idée dangereuse : et si elle pouvait user de lui pour monter le coup du siècle, et ainsi assurer leur avenir, à Simon et elle ?

Pour résumer en un mot ma lecture : j’ai adoré ! Je ne saurais dire si Adèle est un personnage moralement gris ou carrément une anti-héroïne. Ses choix sont discutables, mais son cheminement est totalement cohérent avec sa personnalité comme son environnement, ainsi que son passé. J’ai adoré la finesse avec laquelle Oriane Dardre déroule le fil sur lequel Adèle s’avance en funambule, ce fil trouble qui sépare la moralité des actes condamnables. Un parcours d’équilibriste au-dessus d’un gouffre qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout.

Autre point que j’ai particulièrement apprécié, c’est le sous-texte sur la violence des riches. Que ce soit à travers le milieu dans lequel évolue Adèle, qui arnaque bien sûr les bourses les mieux garnies, et ses réflexions sur la lutte des classes. D’ailleurs, je vous laisse réfléchir à la question au cours de votre lecture : qui, d’après vous, fait véritablement preuve de vampirisme ?

Brouillant ainsi les frontières, Oriane Dardres nous entraîne dans un roman mené de main de maîtresse, dans les pas d’une héroïne contrainte à tout pour s’en sortir, le tout porté par des réflexions sociales qui font mouche.

Êtes-vous prêts à descendre dans les catacombes, voire au-delà ?
Profile Image for squirrel_reader.
179 reviews1 follower
April 18, 2026
Une escroqueuse rencontre un vampire dans les catacombes au lendemain de la WW1…

Si en lisant ces mots, vous pensez à une histoire à la Twilight 💎, oubliez vite cette idée ! Ici l’autrice explore la noirceur de l’être humain sous plusieurs aspects au point de s’interroger sur qui est véritablement un monstre…

La plume sans détour de Oriane Dardres m’a plongé dans l'horreur de l'après-guerre pour les personnes ne possédant pas beaucoup de moyens (PTSD, grippe espagnole…). J’ai parcouru cette histoire petit à petit car une angoisse sourde montait au fur et à mesure des décisions prises par la protagoniste 😬

En effet, Adèle est morally grey (dark) et calculatrice. On la voit doucement franchir ses limites par appât du gain et par amour pour son frère. Elle a des pensées horribles mais en même temps il est facile de la comprendre (sans pour autant lui pardonner ses actes) 😭
Et alors Isaac c’est le vampire qui fait totalement flipper au début et puis qui se révèle au fur et à mesure ironiquement plus humain que quiconque 🥺
L’autrice m’a retourné le cerveau : je me suis sans m’en rendre compte attachée aux personnages et j’ai presque pleuré à la fin en anticipant comment ça allait se finir pour eux 😱

La fin ? Tranchante. Touchante. Terrifiante.
Je n’arrive toujours pas à savoir si le dénouement était mieux ou pire que la théorie que j’avais élaborée. Mais j’ai poussé un soupir de soulagement donc je ne sais pas ce que cela dit de moi 😂

Bref, ceci est une lecture dont vous ne vous relèverez peut-être pas indemne si vous êtes assez brave pour l’affronter 💪

Je recommande la version audio car la narratrice arrive diablement bien à transmettre la personnalité et les émotions ressenties par les personnages rien que grâce à l'intonation. Adélaïde Poulard la queen 👑
Profile Image for M Alcher.
102 reviews
December 16, 2025
C’est ce genre d’histoire qui sillonne en nous, brûlante… devenant source intarissable d’émotions, de révoltes, de réflexions politiques… et de questionnements…
Le cadre historique est remarquable, ce Paris d’après-guerre est palpable, violent et terrible.
J’ai été particulièrement touché.e par l’analyse critique d’Adèle (pourtant loin d’être une héroïne à patte blanche) de la bourgeoisie, qui, avec la Révolution industrielle et l’industrie de la guerre, exploite la misère des plus précaires pour s’enrichir toujours plus.
Les traumatismes de la guerre sont abordés avec beaucoup de justesse.
Tout ceci s’imbriquent magnifiquement à l’histoire et au mythe du vampire que j’ai adoré !
🖤
Profile Image for Méline Nedelec.
26 reviews5 followers
April 21, 2026
Un vrai banger !
Je découvre Oriane avec ce livre et ça me donne tellement envie d’en lire plus !!
J’ai adoré cette histoire, la manière dont elle était construite, les émotions, l’horreur et la douceur, les personnages…
Merci pour cette œuvre 🖤
Profile Image for The Reading Ghost .
448 reviews13 followers
April 7, 2026
Une lecture touchante qui rend un très bel hommage aux soldats tombés à la guerre, mais aussi à ceux qui en sont revenus pas tout à fait indemnes après ces horreurs. L’ambiance lourde, voir pesante, est parfaitement maîtrisée et, associée au mythe du vampire revisité ici, ca donne un mélange réussi et original qui vaut clairement le coup d'œil.

On sent que l’autrice a voulu faire les choses sérieusement sur le plan historique, sans faire n’importe quoi, et c’est quelque chose que j’apprécie énormément ! (même si cela devrait être la norme pour ce genre de roman). Le résultat est plus que crédible, soigné, ce qui renforce encore plus l’immersion dans ce Paris d'après-guerre.

J’ai été particulièrement touchée par certains personnages, notamment le frère d’Adèle, tout juste revenu de cette dite guerre. À l’inverse, Adèle est un personnage que j’ai trouvé profondément insensible, voire exécrable, ce qui la rend parfois difficile à supporter il faut l'avouer. Cela dit, on sent bien que c’est un choix volontaire pour qu'elle puisse évoluer, et même si c’est parfois pénible, ca reste intéressant et logique la façon dont elle réagit. Des personnages imparfaits, qui peinent à se remettre en question, ca fait du bien de temps en temps.

Le mythe du vampire est ici revisité de manière convaincante, et j’ai beaucoup apprécié cet aspect. En revanche, j’ai été un peu moins séduite par l’antagoniste, que j’ai trouvé légèrement caricatural... (sans tomber dans le ridicule, heureusement). J’aurais aimé en apprendre davantage sur son passé et ses motivations même si il y a déjà des éléments à ce sujet, mais pas suffisamment à mon goût pour totalement gommer cette impression.
Profile Image for Mana.
14 reviews
April 26, 2026
Ce livre m’a complètement séduite ! Dès les premières lignes, j’ai été catapultée dans ce Paris d’après-guerre — c’était immersif et réaliste. Puis vient l’introduction de l’élément fantastique, qui s’inscrit parfaitement dans le déroulé de l’histoire.

Adèle est une anti-héroïne que j’ai adorée — elle est égoïste, ne comprend rien au PTSD (pour sa défense, à cette époque, personne ne comprenait ce que c’était) et n’essaie même pas, jusqu’à ce qu’elle y soit confrontée. Elle a une morale plus que grise et commet des actions indéfendables, auxquelles elle tente de donner des justifications dont elle-même n’est pas convaincue.

Isaac, mon vampire adoré, qui est au final le plus humain de tous, est tellement attachant.

La fin m’a surprise et beaucoup plu, notamment cette analogie entre le froid et la brûlure qui s’enlacent.

J’ai apprécié cette relecture du mythe du vampire, avec des règles inedites. La nécromancie manquait peut-être d’un peu plus de développement, notamment pour la rendre plus horrifique.

L’écriture est facile et fluide. Pour être honnête, je n’ai pas lu mais écouté ce roman, et il faut dire qu’Adélaïde Poulard est exceptionnelle : le rythme, les voix… une lecture captivante !

Enfin, ce livre est indiqué comme YA, mais il s’adresse à tout le monde.

Un grand coup de cœur — je remercie Margot, de mon club de lecture, de me l’avoir conseillé !
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Drekaïs.
222 reviews6 followers
December 19, 2025
Dès que j’ai commencé ce livre j’aurais aimé le dévorer comme un vampire mais la fatigue a fait durer le plaisir et ce n’est pas plus mal ! J’ai été totalement conquise par ce Paris post PGM, cette ambiance gothique et surtout ces personnages très profonds, qui nous touchent, nous révulsent mais surtout nous interrogent. La figure du vampire d’Oriane, monstrueuse mais mélancolique, est très touchante et reflète tout ce que j’aime dans cette créature : son côté très noir mais pas juste animal. Adèle est attachante à sa manière via son obsession mais aussi dans son déni vis à vis de ses choix et de ce qui ll’entoure. Avec ce livre on est confronté sans cesse à un yoyo d’emotions qui sont, à première vue contradictoires (douceur et violence, amour et horreur, dégoût et compassion, l’attachement et la répulsion) et cela fonctionne extrêmement bien. On a vraiment une sensation de réalisme appuyé par l’ambiance du Paris post guerre et des sujets tels que le SPT ignoré ou la maladie. La plume est poétique mais pas trop lyrique ce qui ancré encore plus dans le réel de la descente aux enfers d’Adèle. Bref pour moi tout est tellement juste et immersif que c’est un gros coup de cœur que je vous recommande de dévorer dès sa sortie le 21 janvier !
Profile Image for LéaEnVrac.
52 reviews12 followers
December 15, 2025
Quel plaisir de retrouver la plume d’Oriane !
J’aime tellement les protagonistes dont on questionne les limites morales, surtout dans ce contexte d’après guerre, entre survie et désespoir, jusqu’où est-on prêts à aller pour faire ce qu’on estime nécessaire ? Et ce vampire !!!!!! C’était à la fois terrible et touchant, terriblement touchant ?
57 reviews
February 21, 2026
« Tu n’es pas quelqu’un de bien, souffla-t-il alors, mais tu n’es pas quelqu’un de mauvais non plus. Et je ne t’en veux pas »
Profile Image for Gabrielle Viszs.
1,538 reviews16 followers
Review of advance copy received from Author
January 18, 2026
J'ai eu la chance que Naos vienne toquer à mon écran pour me proposer cette lecture et je les remercie. Fin de première guerre mondiale, vampire, Paris, des éléments qui m'ont fait dire oui, une fois de plus et c'est sans regret. Adèle trafique, vole, arnaque, devient tour à tour voyante, diseuse de bonne aventure, infirmière en pacotille, voleuse aguerri... Et ce n'est qu'un début pour une jeune femme qui veut un avenir radieux pour elle et son frère, Simon, revenu de cette fichue guerre amoindri. Un obus, un genou explosé, un physique qui tient encore la route, mais un esprit fragmenté, brisé, détruit par toutes les horreurs qu'il a vu, vécu, ressenti. Des témoignages, nous en avons eu, nous en aurons encore et ce titre n'est pas là pour redonner les horreurs vécues, il est là pour les ressentis, les émotions de ceux qui n'ont pas été à la guerre, mais qui l'ont subi avant, pendant et après.

Adèle a vu la misère, sa mère n'est plus, son père mort à la guerre, il ne à ceux qui sont riches, en les exploitant, les faisant travailler pour une misère, tandis que EUX, s'enrichissent sur leur dos. Vérité ou idée fixe ? Je ne me ferais pas l'avocat du diable ni même prendre part à ce qui s'est passé à cette époque, je n'y étais pas. JE sais que des choses horribles ont eu lieu, que la survie ne tenait qu'à un fil et que certains ne voient pas la réalité de la même manière, avec ou sans argent. Adèle est amère, dure et compte bien se renflouer pour emmener son frère loin de la ville, loin de Marthe son ancien amour qui est trop proche de la religion, qui ne sert à rien. Adèle a beaucoup de pensées de ce type et j'en passe beaucoup, (tout ce que j'ai écris n'est pas ce que je pense, mais ce qu'elle pense, je le précise). Pour son frère, pour que son esprit soit réparé, pour qu'elle soit plus joyeuse, pour que leurs vies soient enfin belles, Adèle n'hésite en rien et le pillage de tombe ? Cela pourrait peut-être arriver un jour, si elle n'était pas tombé sur Isaac. Littéralement !

Isaac voit en elle Théodora, sa créatrice, cette femme qui l'a laissé dans ce tombeau sous terre, dans ces catacombes, dans un lieu depuis des décennies. Isaac qui a son propre passé que nous découvrons de manière inattendue, qui est un personnage énigmatique au possible malgré tout. Un homme, un vampire, un être qui n'est pas dénué de sentiment ni d'émotion, qui ressent les choses bien plus profondément que la plupart des êtres humains qui foulent cette ville. J'ai eu un coup de cœur pour lui, pas parce qu'il est vampire, mais pour son passé, pour sa vie, son manque de vie, ses liens, sa manière d'être, son besoin d'aider d'une manière différente certes et le fait qu'il avait très bien compris avant la plupart des personnages pour ne pas dire tous, ce qui se produisait véritablement. Patient, bienveillant malgré tout, il a des besoins et arrive malgré tout à se raisonner. La soif de sang est présente, mais elle ne fait pas que le diriger et puis il est très intelligent, mais cela je vous laisse le découvrir. Quant à Théodora, nous la découvrons au fil des pages, avec cette soif de pouvoir, de plus, toujours plus et de ce qui a suivi dans ce quelle désirait obtenir.

Adèle, c'est un personnage à double tranchant. Je l'ai longtemps détesté dans ce récit ! Elle qui veut le bonheur de son frère ne voit rien, ne lui pose pas forcément les bonnes questions et surtout va au-delà de ce qui serait raisonnable. Quelle serait la frontière à ne pas dépasser ? Quel serait le moment précis où tout a basculé pour elle ? Exécrable au plus haut point, nous la voyons changer, très très lentement durant toute cette histoire. Si nous pouvons comprendre au début son gout amer en bouche, son manque d'état d'âme en pillant ou prenant possession de ce qui ne lui appartient pas pour la survie, pour pouvoir se nourrir, l'envie de s'enrichir au détriment de la santé des autres ou même de la vie ? Ma frontière est déjà dépassée. Sa propre conscience semble défaillir par moment, mais elle garde en tête que c'est pour son frère. Est-ce la vérité vraie ? N'est-ce pas juste une vengeance personnelle ? Certains points restent volontairement flous et si j'ai détesté ce brin de femme qui allait trop loin, mon point de vue a changé lentement, inexorablement tandis qu'elle-même prenait conscience du mal qui existe vraiment.

J'ai adoré la suivre, que je l'ai aimé du début ou non. C'est un personnage qui est dur avec les autres et avec elle-même. La relation avec un autre personnage féminin dont je tairais le nom (et nous en avons pas mal de femmes dans ce récit ainsi vous ne pouvez pas vraiment trouvé en un claquement de doigts) va lui faire prendre conscience de beaucoup de choses. Son empathie était enfouie, ses émotions explosent et sa bonté existe toujours. Elle s'est perdue dans cette guerre sans avoir mis un pied sur le terrain, mais les conséquences sont aussi horribles au combat qu'en dehors : parce que la survie était pour tous les peuples, qu'ils soient engagés sur le champ de bataille ou non. Alors Paris est sombre, des ruelles sales, des endroits clos, de la misère et puis les quartiers bourgeois qui ne manquent de rien. Des différences qui peuvent donner le tourner comme lorsqu'un repas est sauté, ou qu'un peu de sang est versé. Personne ne s'occupe de ceux qui sont restés à tenter de survivre entre les famines, les maladies qui se propagent plus vite que les rats. Personne ne s'occupe de ces soldats qui sont revenus cassés, fourbus, détruits physiquement, mais surtout émotionnellement.

Tous ou presque on tourné le dos, alors comment faire pour s'en sortir ?

1919, tout est à reconstruire, tous pensaient que c'était la dernière guerre, tous pensaient que... Les pensées c'est bien, mais nourrir son peuple c'est mieux. Le récit est basé sur la vie d'Adèle. Ses ressentis, ses manières de s'en sortir, son envie de ne pas comprendre ou plutôt son désespoir de ne pas lire dans l'esprit de son frère. Le fait qu'elle se voile la face. Il est revenu, alors tout va bien pas vrai ? Pourtant, c'est dans une situation complexe qu'elle va enfin ouvrir les yeux sur ce qui empêche ces hommes, ces combattants de vraiment vouloir vivre. L'acceptation de ne pas être la seule à pouvoir aider, l'acceptation de pouvoir entendre sans un mot la douleur et le désespoir. L'esprit humain est capable du meilleur comme du pire. Il peut garder en mémoire les horreurs ou les supprimer. Un passage avec Isaac nous montre que les conséquences physiques sont un simple détail, ce qui se produit dans le cerveau n'est pas de notre fait : il tri, choisi ou pas et lorsque c'est répété, que la peur s'est ancré, les images sont là, tout comme les odeurs de fumée (pour ne pas dire autre chose), le gout affreux de la mort sur la langue.

Les syndromes post-traumatiques sont différents, mais bien présents. L'auteure nous les montrent à sa façon, avec l'envers du décor, ceux qui ont vu, ceux qui ne comprennent pas, ceux qui pensent que... Ce n'est pas parce qu'on enlève un élément néfaste que tout revient parfaitement bien en un clin d’œil. Et ça, nous l'avons bien dans le récit. La peur de ne pas avoir de lendemain, de souffrir de maladie ou autre, de rejeter les autres... Les fantômes du passé hantent encore les vivants et même Isaac. Être démuni n'est pas un choix ni un manque de caractère. Le cynisme dont fait preuve Adèle montre qu'elle en a dans le ventre et plus le temps passe, plus je l'ai apprécié jusqu'à me dire que ce qui lui arrive au final n'était pas juste. L'ambition est une chose et le fait d'entrainer d'autres personnages dans son sillage, tel un Gontrand ou une Albertine n'est pas anodin. Elle est douée, réfléchie, mais ne voit pas très loin. Et puis sa rencontre avec Isaac ne lui ouvre pas les yeux de suite, jusqu'à ce qu'elle prenne conscience de ce qui se trame en elle.

L'évolution de notre chère Adèle qui joue sur tous les tableaux est un point que j'ai beaucoup aimé. Cette spirale qui l'entraine plus loin que l'enfer pour en faire sortir son frère est complexe, difficile, mais ô combien nécessaire pour mieux comprendre tant d'éléments dans le texte et la réalité. Je ressens juste un gout de trop peu avec cette fin. Il en faut toujours une de fin dans un récit, c'est certain, j'attendais un peu plus de matière encore. Pas qu'il manque des choses à mes yeux, mais avoir l'après, j'aurai aimé. Peut-être qu'un autre livre sur les personnages restants pourraient être envisagés, qui sait ? Le seul petit bémol, c'est le manque sur la nécromancie en elle-même. Certains points sont passés si vite que même la magie toute seule ne peut pas répondre à tout. Et ce n'est pas cette fichue grippe espagnole qui fait des ravages qui peut être une aide providentielle dans ce cas, mdr. J'écris, j'écris, mais à un moment donné, il faut savoir s'arrêter !

Enfin presque. La discussion entre Simon et Isaac est pleine de compréhension. Ils se ressemblent plus que Adèle n'aurait cru. Les failles, les blessures mentales sont des appels à l'aide, ce besoin de pouvoir parler à quelqu'un qui a eu le même vécu, qui a ressenti aussi bien dans sa chair que dans son âme l'horreur sans avoir le droit de se rebeller. Qui d'autres qu'un autre soldat peut comprendre aussi bien l'un des siens ? Quel combattant serait capable de faire entendre sa souffrance à un civil alors qu'il est revenu ? C'est une lecture qui est poignante, dure et ô combien réaliste.


En conclusion, un récit bourré de thèmes toujours d'actualité : la reconstruction, l'acceptation, la peur, l'emprise, la jalousie. L'intrigue est simple au départ et elle se complexifie rapidement de part les rencontres fortuites, ou peut-être pas tant que cela. Comment survivre dans un monde qui se fiche des survivants ? Des personnages détestables ou qu'on adore du début, peu importe tant qu'ils ont une évolution. Et cette dernière prend son temps, reste dans le domaine du logique et du possible. Un vampire différent de ceux que nous voyons habituellement, une "magie" qui prend aussi bien sur les personnages que sur les émotions. Un monde à terre sortant d'une guerre douloureuse sans possibilité de voir le bout d'un tunnel. Le contraste entre l'humanité d'un vampire et la froideur d'un être humain est tout simplement troublant. Pas besoin de sentir son cœur battre pour ressentir.

https://chroniqueslivresques.eklablog...
Profile Image for Kimmy0307.
241 reviews4 followers
February 2, 2026
Un roman ma foi très original!🩸

On plonge dans le Paris d’après-guerre en 1919, une période profondément traumatisante, particulièrement par les soldats revenus du front. J’ai adoré l’ambiance ainsi que le traitement du traumatisme de guerre que j’ai trouvé particulièrement bien amené.🇫🇷

L’autrice propose une revisite du mythe du vampire relativement loin des clichés actuels. On a pas une magnifique créature en face de nous, ici le vampire est sombre, dérangeant et surtout très crédible dans ce Paris détruit.🧛

Et puis on a Adèle, notre personnage principal, qui est une héroïne assez particulière: elle est nuancée, imparfaite et parfois difficile à cerner. C’est précisément ce qui la rend si intéressante. On ne sait jamais vraiment comment se positionner face à elle, on se questionne à plusieurs moments sur notre sens moral, et c’est un élément qui a enrichi le récit.🩶

L’intrigue est solide, même si j’aurais aimé un roman plus long pour explorer davantage cet univers que j’ai trouvé prometteur!🪦

Enfin, sans rien dévoiler, j’ai beaucoup apprécié la fin, et pour c’est un critère fondamental pour moi. Une conclusion qui est à la hauteur du récit.😊

Il faut s’attendre à une histoire originale, l’autrice prend des risques narratifs et cela peut déstabiliser. J’ai passé un bon moment avec ce roman et je ne peux que vous le conseiller.🖤

Ma note: 4,25⭐️

Mots clés: Vampire - Traumatismes - Paris d’après guerre - Fantastique - Héroïne morally Grey - Psychologique
Profile Image for Mya.
99 reviews
April 15, 2026
⭐3.75⭐
✅Gothic aesthetics
✅FMC is a villainess
✅Fin qui respecte bien les genres et sous-genres du roman
🆗Style d'écriture. N'écoutez pas les reviews qui vous ferez croire que c'est du Madeline Miller ou du Susanna Clarke. On est loin du niveau.
🌶️ 1/5

Personnages
Les character arcs & leurs personnalités sont bien construits du début à la fin. Adèle et Isaac m’ont d’ailleurs beaucoup fait penser à Pénélope et Eckles jusqu’aux trois quarts du livre. Et puis, j'ai détesté Adèle du début à la fin 😂. Ce n’est pas souvent que je poursuis une lecture en n’appréciant pas le protagoniste. En revanche, la nécromancienne avait un côté trop caricatural, une vraie méchante de dessin animé.

Adèle
Ouaaaah… elle ne pouvait pas dire pire à des personnes souffrant de PTSD. Ça m’a vraiment choquée de voir un personnage aussi inadapté face à la souffrance de son frère. Elle est horrible comme personne, si égocentrique, jalouse et dédaigneuse. La FMC se voile constamment la face et justifie ses actions comme nécessaires ou justes pour se donner bonne conscience. La copine de Simon avait totalement raison à son sujet, sur toute la ligne. J’étais entièrement d’accord avec Martha et elle lui a bien renvoyé son thème à la figure. En revanche, je rejoignais la FMC sur la question de la religion. Martha imposait beaucoup trop ses croyances aux autres.

Romance
J’ai eu un peu peur, un peu avant la fin, pendant « cette » scène, que l’histoire bascule dans une direction attendue. Finalement, j’ai été agréablement surprise que l’autrice choisisse autre chose. De plus, je n’ai pas l’impression que leur relation puisse être qualifiée de romantique. Chacun y verra ce qu’il veut, or, pour moi, il s’agit davantage de désir, de solitude et de circonstances tragiques qui les ont poussés l’un vers l’autre. Il n’y a pas de véritable amour entre eux.

Style d’écriture
Je ne comprends pas l’enthousiasme de certains commentaires. La plume est correcte, sans plus, avec des tournures et des expressions parfois clichés. Il y a aussi trop de « tell » dans les moments émotionnels. Ça fait le travail, mais ce n’est pas particulièrement marquant.

Fin
Que toutes les forces cosmiques possibles et inimaginables me protègent des personnes comme la FMC. Je lui souhaitais le destin de son cauchemar, mais elle a dû apprendre son thème autrement et sans que le cauchemar ne se réalise 🥲 Ce n’est qu’après avoir vécu l’horreur absolue elle-même qu’elle devient un peu plus empathique et altruiste envers son frère (et Isaac pendant un demi-chapitre lol). Elle n’a pas réussi à apprendre son thème autrement et c’est mon plus grand regret. Je précise bien son frère, car elle n'a cure du reste du monde. Qu'ils crèvent tous tant qu'elle obtienne ce qu'elle veut. Certes, elle parcourt un certain chemin avant de devenir aussi extrême, mais elle déforme son thème de manière si grossière... même si c'est en partie à cause de sa nouvelle nature. Cependant, c’est aussi l’aspect que j’ai le plus apprécié du livre. Allez comprendre x)
Profile Image for Aanneline.
38 reviews
Did Not Finish
February 8, 2026
Un début des plus prenants avec un style intéressant et des personnages intrigants. Étrangement c’est à partir de l’introduction du vampire que j’ai commencé à décrocher et à ne plus comprendre l’intérêt du roman. DNF à 250 pages.
Profile Image for Hélène.
160 reviews2 followers
Review of advance copy
December 31, 2025
5/5*
Décidément j'aime vraiment trop les héroïnes égoïstes qui prennent des décisions franchement limites pour se tirer du bousier dans lequel elles sont, et peu importe les dégâts collatéraux.

Oriane Dardres confirme sa maîtrise du fantastique et de l'horrifique en explorant une seconde fois la figure du vampire. Si La Laideur de la Lune reste un micro cran au dessus pour moi de par la présence de lycanthropes et les thèmes abordés, je n'ai pas trouvée UNE SEULE fausse note à ce nouveau livre, et il rejoint son grand frère dans ma galerie de favoris.

Je ne suis d'habitude ni très friande des récits de guerre, ni de l'historique en général. Mais ici, l'arrière plan se tisse à la perfection avec l'intrigue et surtout les thèmes du roman, tout en y apportant des détails sordides qu'on est parfois plus ou moins heureux de découvrir.

Adèle est une arnaqueuse. Elle vole pour survivre, et surtout pour aider son frère, revenu brisé de la guerre. Elle se complait dans ses ambitions, en est fière. C'est ce qui lui permet de justifier ses dérapages de plus en plus poussés, en y entremêlant sa condition de femme pauvre, qui se contente finalement de rendre la justice face à des puissants qui ont profité que le bas peuple se déchire pour davantage s'enrichir. Les mensonges et demi-vérité dont elle use sur les autres, elle s'en sert aussi contre elle-même, lorsqu'elle blesse, lorsqu'elle tue, lorsqu'elle s'attaque à des femmes qui ne sont en rien responsables des méfaits de leurs maris. Lorsqu'elle oscille entre ce bien qu'elle honni et ce mal qui la terrifie. Bref, son personnage fonctionne à merveille.
D'autant plus confrontée à Isaac. Isaac, clairement mon personnage préféré ! Là où Mikhail (le vampire de La Laideur de la Lune) était aisé à détester tout en le comprenant, Isaac, lui, est foncièrement attachant. Comme le frère d'Adèle, et comme tant d'hommes à l'époque, il n'est qu'un outil. Qu'un corps qu'on a balancé face à d'autres pour étancher la soif de sang de patries aux abois. Qu'un esprit brisé puis modelé par quelqu'un qui ne voyait que son gain. Qu'un vampire inexorablement attiré par la détresse des autres parce qu'il y reconnait la sienne ; et peut-être, oui, peut-être que si lui ne peut connaître la paix, alors il pourra la donner à d'autres. C'est un combo très touchant malgré l'horreur de ses pouvoirs et de ses besoins, parce qu'il y a une douceur en lui à laquelle personne, pas même Adèle, ne peut se dérober.
Le reste du casting fonctionne très bien, qu'il s'agisse des autres "collègues" d'Adèle, de ses victimes, ou de Théodora, qui campe une antagoniste reflet d'Adèle, capable de jouer les gammes de la manipulation à la perfection, puisqu'elle l'a déjà fait sur son premier sujet.
Mention spéciale à la conversation entre Simon (le frère d'Adèle) et Isaac, qui dépeint le stress post traumatique et les idées suicidaires des survivants avec une justesse qui noue la gorge.

L'intrigue passe à toute vitesse en compagnie de ces personnages parfois amoraux. On glisse, on glisse, on observe fascinés les magouilles et les mensonges de notre héroïne tout en souhaitant au moins un peu qu'elle obtienne ce qu'elle cherche tant, et pourtant on sait que ça va mal finir. Sauf que finalement, la fin est très belle, poétique, loin du goût d'inachevé dont j'avais peur. Il ne pouvait en être autrement, et les parallèles dans l'arc d'Adèle (vis à vis de son statut de voleuse notamment) résonnent avec justesse !

Quant à la plume, elle abat un boulot incroyable. A la fois vibrante de poésie et cruelle dans son incisivité, elle se pare d'expressions désuètes pour mieux nous plonger dans l'atmosphère d'après guerre. Elle horrifie, elle cajole, elle nous permet de comprendre les sous-tons de l'oeuvre sans trop les expliciter non plus... bref, parfaite !

Un coup de coeur pour ce récit qui a su tirer ce qu'il fallait de chacun de ses éléments : de la période historique en passant par les coups bas d'Adèle et jusqu'à ses personnages sous la peau desquels la guerre et le froid rôdent. Bravo Oriane <3
Profile Image for Creotivemedia.
1,355 reviews10 followers
February 25, 2026
Avec Noires sont les âmes perdues, Oriane Dardres s’empare d’une figure classique de la littérature fantastique — le vampire — pour la déplacer vers un territoire plus social et psychologique. Loin du romantisme gothique traditionnel, son roman plonge le lecteur dans un Paris de 1919 ravagé par la Grande Guerre et encore marqué par la grippe espagnole, où la survie quotidienne devient une lutte morale autant que matérielle.

Au cœur du récit, Adèle, jeune arnaqueuse issue des marges, incarne une génération laissée pour compte par l’Histoire. La guerre n’a pas seulement détruit les corps ; elle a fracturé les repères sociaux et émotionnels. Son frère, revenu du front profondément traumatisé, symbolise cette violence invisible qui continue de hanter les survivants. Dans ce contexte de ruines physiques et morales, l’apparition du fantastique ne relève pas de l’évasion, mais d’une prolongation logique du chaos ambiant.

Lorsque, à la suite d’un cambriolage raté, Adèle libère un vampire enfermé dans les catacombes, le roman opère un basculement subtil. Plutôt que d’adopter la posture classique de la victime terrorisée, la jeune femme choisit l’opportunisme. Le monstre devient une ressource possible, un moyen d’échapper à sa condition sociale. Ce renversement constitue l’une des forces du livre : la monstruosité n’est jamais univoque.

Oriane Dardres construit ainsi un jeu de miroirs moral particulièrement efficace. Le vampire, créature dominée par une faim irrépressible, reflète une société elle-même guidée par la nécessité, la misère et la violence économique. Progressivement, la question centrale se déplace : qui exploite réellement qui ? Et surtout, qu’est-ce qui distingue encore l’humain du monstre lorsque survivre impose de renoncer à ses scrupules ?

L’écriture privilégie une atmosphère sombre et sensorielle, où Paris devient presque un personnage à part entière. Les catacombes, les rues appauvries et les nuits inquiétantes composent un décor organique qui rappelle certaines influences du fantastique européen, entre gothique historique et réalisme social. Dardres évite le spectaculaire pour privilégier la tension intérieure, suivant la lente descente morale d’Adèle davantage que les codes du récit horrifique.

Le roman interroge également la notion d’aliénation — sociale, psychologique et affective. Le vampire n’est pas seulement un prédateur ; il est une figure de solitude radicale, prisonnière d’une existence sans fin. Face à lui, Adèle découvre que la liberté qu’elle recherche pourrait bien exiger un prix plus terrible encore que la pauvreté qu’elle fuit.

Si certains passages auraient gagné à approfondir davantage le contexte historique, Noires sont les âmes perdues se distingue par la cohérence de son propos : utiliser le fantastique comme outil d’analyse sociale. Le monstre devient alors une métaphore puissante d’un monde où les âmes, bien avant les corps, ont été perdues.

Un roman sombre et ambitieux, qui confirme la capacité du fantastique contemporain français à conjuguer imaginaire et conscience historique.
Profile Image for Eleana.
187 reviews
April 10, 2026
Pour être honnête, je suis le travail de Oriane Dardres avec grand intérêt depuis quelques temps déjà. Dès que j'ai appris l'existence de son roman sur les vampires, j'ai été intriguée par le pitch. Cela ne s'est pas arrangé à la révélation de la couverture : j'ai été immédiatement captivée par cette ambiance sombre, surnaturelle et presque mystique. L'atmosphère de Noires sont les âmes perdues fait partie des éléments que j'ai préféré, mais ce n'est pas le seul : une héroïne arnaqueuse, déterminée à la morale ambiguë ? Un vampire qui se réveille d'un long sommeil ? Tous les deux plongés dans un Paris d'après-guerre, en 1919 ? Un mélange ambitieux et prometteur qui m'a séduite dès les premières pages... ou plutôt les premières minutes d'écoute. Merci aux éditions VOolume pour cette écoute !

Le livre audio se révèle très qualitatif avec la voix de la talentueuse Adélaïde Poulard dont j'apprécie énormément le travail. On a presque l'impression de se balader aux côtés d'Adèle dans les rues parisiennes. C'est très immersif, prenant et poignant au fil des pages. Adèle est un personnage complexe, loin d'être parfait, avec ses failles et ses faiblesses, qui m'a plu d'entrée de jeu. Je n'ai eu aucun mal à suivre son parcours, même si je ne comprenais pas toujours certaines de ses décisions et/ou réactions. C'est justement ce que j'ai apprécié : Adèle a son caractère bien à elle, la jeune femme est aussi horriblement têtue et suit sa propre morale. Pour ma part, j'adore suivre des héroïnes qui s'éloignent des sentiers battus et qui présentent d'autres personnalités, loin de l'héroïne traditionnelle comme on l'imagine. Néanmoins, si j'ai aimé Adèle, j'ai adoré Isaac ; le vampire qu'Adèle réveille par mégarde.

Il était si adorable, touchant et émouvant, j'avais envie de le protéger envers et contre tout comme un petit chaton... même si ce dernier peut vous mordre jusqu'au sang. Son histoire m'a tellement touchée et la scène entre lui et le frère d'Adèle... Il s'agit de ma scène préférée, sans l'ombre d'une hésitation. C'est l'une des forces d'Oriane : nous toucher en plein cœur sans qu'on s'y attende au préalable. Certes, j'éprouvais de la compassion pour le frère d'Adèle de par son vécu en tant que soldat blessé revenu de la guerre, mais j'ignorais encore qu'il pouvait m'émouvoir à ce point. J'ai été bluffée par le traitement historique fait par l'autrice et les thématiques qui y sont liées : le vécu et les traumatismes des soldats revenus du front, leur isolement et leur mauvaise prise en charge, la lutte des classes...

De plus, la figure vampirique élaboré par Oriane m'a séduite : à la fois ténébreuse, dangereuse et mélancolique. Les vampires ne sont en rien idéalisés, ni romantisés, ils ne ressemblent pas à ceux qu'on voit partout et cette originalité m'a, encore une fois, séduite ; même si je n'en attendais pas moins d'Oriane. Je savais que j'allais aimer son roman et je n'ai pas été déçue un seul instant. La fin a beau être déchirante, elle reste cohérente avec l'ensemble du récit et c'est ce que j'ai aimé. L'écoute du livre audio s'est terminée bien trop vite et il me tarde déjà de découvrir d'autres romans d'Oriane Dardres. Si vous êtes intrigué.e, je ne peux que vous le recommander !
Profile Image for Sherborne.
138 reviews39 followers
Review of advance copy
January 12, 2026
Qu'est-ce que j'aime la plume d'Oriane ! J'avais tellement hâte de la retrouver après ma lecture de La Laideur de la Lune et je n'ai pas été déçue !

Noires sont les âmes perdues prend place dans le Paris d'après guerre (1919). Un Paris aussi déchiré que les âmes qui le hante. Je n'ai jamais vraiment lu de roman se passant à cette époque, et je dois dire que j'ai beaucoup aimé le choix d'Oriane quand à l'époque.
On retrouve un Paris très sombre qui subit les conséquences de la Première GM, autant dans son architecture, que chez ses habitants, qu'ils reviennent du front ou non. Si cette période n'était pas assez compliquée, la grippe espagnole fait également rage dans la capitale.
Oriane arrive à très bien retranscrire le désespoir et la misère latent qui imbibe les murs de Paris.

C'est dans ce contexte que l'on va suivre Adèle, une jeune femme qui essaie de s'en sortir comme elle peut depuis la mort de son père au front et le retour de ses frère, blessé autant physiquement que psychologiquement par les tranchées.
Et Adèle a une manière bien à elle de survivre dans ce Paris hostile, aidée par les années passées aux côtés de son père à monter des arnaques, elle décide de reprendre "l'affaire familiale". Mais les gens sont réticents, peu confiants, et Adèle patauge.
A la suite d'un évènement qui tourne... mal, Adèle va rencontrer Isaac : un vampire qui la terrifie mais qui lui ouvre de nouvelles possibilités.

Adèle est une jeune femme qui se donne les moyens de s'en sortir, avec un côté très égoïste, et qui pourtant donnerai corps et âme pour ses proches. Elle est convaincue de ses opinions, et a du mal à admettre qu'elle se trompe où qu'elle ignore certaines choses. Mais elle a aussi une résilience et une détermination à toutes épreuves.
Isaac est quand à lui beaucoup plus doux, une douceur en contraste avec sa monstruosité latente. C'est un personnage très bien écrit et dont j'ai aimé le côté vampirique.
J'ai en fait beaucoup aimé la façon dont les vampires sont traités dans ce livre. La façon dont ils sont créés, leur manière de se nourrir, la façon dont leur immortalité les façonne et ce que cela implique. Leur non-humanité aussi !

Une très belle réussite de la part d'Oriane avec ce roman, je vous encourage vivement à le découvrir ❤️
Profile Image for _sweetshelves.
441 reviews11 followers
Review of advance copy received from Publisher
January 6, 2026
Ayant beaucoup aimé le précédent roman d’Oriane Dardes, qui traitait d’un loup-garou, je me faisais une joie de me plonger dans Noires sont les âmes perdues, son deuxième roman, cette fois-ci consacré à un vampire. J’étais curieuse de voir comment l’autrice allait exploiter cette créature, et je n’ai pas été déçue. Une fois encore, elle reprend avec brio les codes classiques du vampire, sans en faire une figure uniquement romantique ni entièrement effrayante : nous sommes sur un parfait entre-deux, même si l’autrice s’attarde un peu plus sur le côté mort-vivant et sombre.

Même si la figure du vampire est sombre, c’est le personnage qui m’a le plus touchée dans cette histoire : Isaac. Il se montre étonnamment humain, ce qui contraste avec certains autres personnages et m’a vraiment émue. Adèle, en revanche, peut paraître agaçante au début. Ses décisions sont imprévisibles, et l’on reste constamment sur le qui-vive à son sujet. Au fil des pages, j’ai appris à l’apprécier davantage et j’ai été ravie de la conclusion qui lui est réservée. Les personnages secondaires ne sont pas mis de côté, et j’ai pris beaucoup de plaisir à les suivre également. Une chose importante : j’ai eu la sensation d’être subtilement manipulée par l’autrice concernant certains personnages, et j’ai trouvé cela grisant !

Un autre point fort de ce roman est la thématique du stress post-guerre, qui est très bien traitée, notamment dans un chapitre particulièrement poignant. Oriane Dardes aborde ce sujet avec sensibilité, bienveillance et justesse, tout en révélant progressivement les multiples facettes de ses personnages.

Le seul petit bémol qui m’empêche d’appeler ce roman un coup de cœur est la perte d’un peu de l’ambiance des années 20, si présente en début de récit. Mais cela n’a en rien gâché mon plaisir de lecture, et je vous recommande chaudement ce roman !
Profile Image for Isabelle  Zazaboum.
698 reviews8 followers
April 16, 2026
Livre audio – Lu par Adelaïde Poulard : 9h10

A Paris après la Grande Guerre et la grippe espagnole, Adèle vole, escroque et arnaque afin de vivre et aider son frère revenu de la guerre traumatisé et incapable de s’adapter. La misère et la souffrance les entourent et la colère domine les sentiments d’Adèle. Son frère se mure dans le silence et ils n’arrivent pas à communiquer.

Ses magouilles l’emmènent jusque dans la Catacombes où par mégarde elle réveille un vampire qui pourrait lui permettre d’amasser plus rapidement de l’argent. Petit à petit Adèle va s’enfoncer dans la violence et perdre son humanité et ses principes.

L’écriture de l’autrice est assez brutale, à l’image des faits, et la narration donne toute sa dimension à la noirceur qui va prendre possession de la psyché d’Adèle. Chaque personnage, qu’il soit principal ou secondaire, a été créé de façon qu'il soit aisément identifiable avec ses désirs et ses peurs qui seront exploités.

L’ambiance est sombre et glauque, très bien retranscrite pour Adélaïde Poulard qui module sa voix avec brio. Un récit dur où le soleil semble absent dans cette période où prédomine la douleur, la colère mais aussi l’avidité.

Une histoire que je vais réécouter avec plaisir tant l’autrice et la narratrice ont réussi à m’emmener dans un autre temps et autre lieu.

#Noiressontlesâmesperdues #NetGalleyFrance
Profile Image for Myfischer.
321 reviews4 followers
March 22, 2026
3.5
J'ai du mal à noter ce livre car je ne peux pas dire que ce soit un mauvais titre du tout. C'est juste que je n'ai pas trouvé ça très original et que je me suis assez vite ennuyée. C'est une figure de vampire très classique et malheureusement, je n'ai pas trouvé que le contexte dans lequel s'inscrit l'histoire (période post Première guerre mondiale) était suffisant pour apporter de l'originalité au fond du récit. C'est Carmilla, c'est Dracula, c'est tous les récits classiques de vampire que l'on veut, mais juste en 1919. La figure de la nécromancienne ne m'a pas réellement convaincue et je reste gênée par le fait que Isaac ne tique pas de découvrir un frère vivant et un père récemment mort à l'héroïne, censée avoir genre 100 ou 150 ans. Alors certes à la fin on apprend qu'il avait deviné depuis le début la supercherie mais bon, ça n'empêche pas le mensonge d'être absolument décrédibilisé par cet élément. L'autrice écrit très bien ceci dit, mais je pense que j'aurais finalement mieux apprécié tout l'effort qu'elle a mis pour écrire sur cette période précise sans le vampire, ce qui est un peu balot.
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Profile Image for Manon.
16 reviews
February 3, 2026
J’ai adoré ce roman, un véritable coup de coeur !

Le personnage d’Adèle m’a tout de suite plu : son ambition, sa détermination, son côté morally grey qu’on comprend malgré tout. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage d’Isaac (alors que de base, les histoires de vampires, je suis pas fan), il change de la représentation classique des vampires (triste, brisé, sensible, dévoué), et il m’a beaucoup touchée.

Et la fin, avec la “mort” d’Adèle, je m’y attendais pas tout du mais j’aime bien aimé cette fin, à l’image du roman : sombre sans être tragique pour autant.
J’ai été aussi apé par l’ambiance de ce livre, dans un Paris d’après-guerre détruit et misérable, et j’ai aimé comment l’autrice dénonce les ravages de la guerre et les privilèges de classe.

Le petit seule défaut que je dirais c’est que j’aurais aimé en savoir plus sur Théodora, son passé, ses motivations. Et sa fin est un peu rapide aussi.

Mais c’est un détail face au reste du livre, qui reste un vrai coup de coeur !!
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Profile Image for Charlotte.
195 reviews13 followers
January 12, 2026
3,75/5 ✨
J’ai kiffé ce roman jusqu’aux 70% puis la fin m’a laissé perplexe. Je ne peux que louer le cadre historique à la fois tragique et fascinant, ainsi que le travail de l’autrice pour créer une ambiance sombre et glauque. J’ai beaucoup aimé la plume, à la fois fluide et forte. J’ai adoré qu’Adèle soit une personnage vraiment grise et ce jusqu’à la fin ; le travail sur son caractère et ses motivations était poussé et convaincant.
Le seul hic pour moi : le personnage de Théodora et son évolution dans le roman, que je n’ai pas trop crédible et qui m’a un peu sortie de l’histoire. Je ne suis pas la plus grande fan des histoires de vampire, mais celle-ci m’a plue, dans son ensemble !
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