Des femmes qui ne se ressemblent pas mais qui doucement apprennent à vivre ensemble et à se réjouir des petites joies de la vie. De la douceur et beaucoup d’amitié.
3,5. C’est un roman choral agréable et cocon, que j’aurais aimé un peu moins stéréotypé et plus creusé mais dans la mesure où on cherche un moment doux et rigolo alors nos attentes sont comblées (: J’adore ce lien sans cesse effectué avec le CAFÉ miam, et le curry, ça donne faim et c’est chaleureux. (même si il y a parfois des petits couics notamment au niveau de la façon de percevoir le corps)
Mikiko est une jeune femme qui vit seule depuis la mort de son père. Tenancière d’un petit café, elle prend la vie une journée à la fois, dans une solitude qui lui convient parfaitement. Mais ce petit équilibre va voler en éclat lorsque sa meilleure amie débarque chez elle, divorcée, sans toit, et lui demande de l’héberger. Ce qui devait être une hospitalité passagère va se transformer : la grande maison vide de Mikiko va devenir une maison partagée par cinq femmes qui ont toutes besoin de compagnie. Chacune avec son histoire va apporter ses couleurs dans cette maison et des liens vont se tisser. Ce récit, baigné dans le bon café et la bonne cuisine, est tout en douceur. Chaque chapitre prenant le point de vue d’une de ces femmes, on ne s’ennuie pas, on découvre l’intimité et la personnalité de chacune de manière douce et pointilleuse. C’est joli, léger, sympathique pour le cœur. Une bonne lecture qui apaise et demande de prendre le temps d’un bon café.
La littérature japonaise traite souvent de la même chose dans ces romans ; toujours très en surface et avec des pincettes.
L'idée de suivre des femmes de plus de quarante ans est assez originale, cela permet un développement de personnages un peu plus intéressant : de la fameuse crise de la trentaine, de la recherche de l'amour, de la recherche du travail parfait ou épanouissant. Ici, nos femmes sont soit actives et dans un job qui les épanouies, soit retraitées et prêtes à entrer dans le crépuscule de leur vie. Mais alors où sont les parts d'ombre ? Je vous laisse à l’exploration de la vie de ces femmes.
Ce roman, malgré les sujets dont il parle et que je salue (l'homosexualité, la transidentité, l'abandon...), malgré les belles balades qu'il offre dans Kamakura et ses sanctuaires, la narration reste surtout en surface et survole des sujets qui mériteraient d’être approfondis.
Le point fort était l'atmosphère très chaleureuse. J'ai aimé la communauté formée par ces femmes entre 40 et 50. Mine de rien, c'est une petite révolution de promouvoir un mode de vie alternatif dans une société où le mariage reste très important.
Chacune avait sa personnalité et ses petites manies. J'ai aussi aimé l'importance des repas qui rassemblent. Les descriptions de Kamakura sont aussi très belles et donnent envie de visiter la ville.
Néanmoins, j'ai trouvé que certaines thématiques étaient abordées sans trop de nuances ni de subtilité. Dommage.
Un feel good japonais bien écrit, qui m'a sorti de mon reading slump. J'ai beaucoup aimé la première partie, avec les histoires de Kara, Mikiko et Satoko. Chose rare pour un roman feel good, j'ai trouvé que leur amitié était assez réaliste, notamment les moments de tension. Leurs histoires personnelles étaient aussi touchantes. Sur la deuxième partie, il y avait des longueurs et des passages un peu niais mais la fin m'a fait remonter ma note. J'ai beaucoup aimé l'importance qu'avait le café dans le roman, ça change du thé.
Livre magique, oui c’est un livre cocon mais pas que, ça fait sans cesse rappel à l’absurdité de la vie de tout un chacun. Et du fait que des choses simples peuvent finalement suffire pour être bien dans sa peau. J’ai adoré je donne une très bonne note.