Premier recueil de nouvelles que je lis et quelle claque ! Un énorme coup de coeur. Je connaissais déjà la plume d’Ingrid Rowen grâce à Esudem et L’Héritage de Méduse, mais ici elle m’a encore une fois totalement transportée.
J’admire cette capacité qu’elle a à créer des atmosphères gothiques, automnales, à la fois douces et inquiétantes, où chaque mot semble choisi pour vous happer dans son univers. Comme elle le dit si bien : ce recueil ne se lit pas, il se traverse. On s’y promène, on s’y perd, on s’y retrouve. Toutes les nouvelles m’ont marquée à leur manière, mais « La salle aux masques » m’a bouleversée. Elle dépeint avec une justesse glaçante la dépression, les apparences, les rôles qu’on se force à jouer jusqu’à en oublier qui on est vraiment. Une histoire qui résonne fort, très fort.
Bref une lecture puissante, poétique et mélancolique, à savourer lentement, le coeur grand ouvert, près à accueillir les esprits. 🖤