Søren Sveistrup est de retour avec une histoire aussi intelligente que retorse qui tiendra en haleine même les esprits les mieux affûtés ! Le Dauphiné Libéré Søren Sveistrup est de retour. Alors fermez la porte à clé et sortez votre batte de base-ball. Si Octobre vous a coupé les jambes, Cache-cache vous coupera le souffle !Berlingske Un, deux, on va jouer à un jeuTout commence par une innocente comptine que chantent les enfants lorsqu'ils jouent à cache-cache...Trois quatre, je vais te battre comme plâtrePour soudain tourner au cauchemar...Cinq, six, il faut que le jeu finisse.Et réveiller le souvenir d'un passé sanglant.Après Octobre, le maître du thriller danois Søren Sveistrup revient avec un scénario fracassant qui confronte le duo d'enquêteurs Mark Hess et Naia Thulin à l'une des affaires les plus complexes et les plus glaçantes de leur carrière.
Søren Sveistrup is an internationally acclaimed scriptwriter of the Danish television phenomenon The Killing which won various international awards and sold in more than a hundred countries. More recently, Sveistrup wrote the screenplay for Jo Nesbø's The Snowman.
Sveistrup obtained a Master in Literature and in History from the University of Copenhagen and studied at the Danish Film School. He has won countless prizes, including an Emmy for Nikolaj and Julie and a BAFTA for The Killing.
Un drame oublié refait surface. En 1992, lors d’une sortie scolaire, un enfant découvre un corps au détour d’un jeu de cache-cache. Des années plus tard, au Danemark, une série de meurtres réveille ce souvenir enfoui. Chaque victime reçoit d’abord des photos d’elle, puis des messages étranges inspirés d’une comptine. Avant de disparaître. Parmi ces affaires, celle de Caroline, la fille de Marie Holt, tuée deux ans plus tôt dans des circonstances similaires. Harcelée par un inconnu, la jeune femme n’avait jamais obtenu justice. Quand un nouveau meurtre survient, la peur et l’espoir se mêlent à nouveau. J’ai retrouvé avec plaisir les inspecteurs Naia Thulin et Mark Hess, déjà présents dans Octobre. Leur duo, toujours juste et complémentaire, se reforme au cœur d’une intrigue sombre, mais somme toute assez classique. Le tueur en série, les indices épars, les traumas du passé : tous les codes du thriller nordique sont là, bien orchestrés, mais sans véritable surprise. Au-delà du suspense, Cache-cache explore aussi la peur intime d’être observé et traqué jusque dans son quotidien. Les photos reçues à son insu, les messages intrusifs, créent une angoisse moderne, presque universelle. J’ai trouvé cette idée du harcèlement particulièrement frappante : derrière la mécanique du thriller, Sveistrup touche à la vulnérabilité humaine. Le style reste efficace, la lecture fluide, les chapitres courts. Pourtant, les 700 pages se ressentent. Le rythme s’alourdit au fil des redites : les victimes se succèdent selon un schéma identique (photo, message, disparition), pour moi, la mécanique finit par tourner à vide. C’est seulement dans les cinquante dernières pages que le roman retrouve sa force. Là, tout s’accélère. La résolution, haletante, bien menée, vient redonner du souffle à l’ensemble. J’ai refermé le livre avec un mélange de lassitude et de satisfaction. Cache-cache est un polar solide, parfois long, souvent redondant, mais sauvé par une fin percutante.
J’adore cet auteur, car il prend vraiment le temps de bien décrire les personnages et les lieux. On entre vraiment bien dans l’histoire. J’ai réussi à deviner qui était le meurtrier, mais seulement vers la fin!