J'aimes les nouvelles et j'aime me faire des frayeurs. En voyant ce recueil sur Netgalley et le panel d'auteurs qui y ont participé, j'ai aussitôt sauté sur l'occasion d'en savoir plus. Et j'ai bien fait.
Ce recueil de onze nouvelles est un petit condensé de noirceur qui se situe pendant les fêtes de fin d'années. Chaque histoire apporte son lot de mystères et d'horreur à des personnages malchanceux dans une ambiance très festive et parfois très glauque.
Je me suis régalée. La qualité est assez égale. Toutes sont géniales et possèdent quelque chose de particulier, que ce soit dans la construction ou dans la thématique. Aucune sensation de trop peu ou de frustration, tout est bien calibré pour qu'on savoure sans restriction ces petites bulles dérangeantes pleines d'invention. Il faut dire qu'on a à faire à des pros...
Le recueil s'ouvre sur une nouvelle de Bernard Minier que je ne connaissais pas, mais qui m'a complètement embarquée avec son style merveilleux, une facilité pour prendre le lecteur par la main comme seuls savent le faire les conteurs-nés. Le texte d'Eric Wietzel m'a donné un bref aperçu de la beauté de sa plume tout en offrant un léger parfum de légendes lovecraftiennes. Quant à celle de Sébastien Drouin, elle m'a fait basculer dans l'horreur absolue avec sa maîtrise de l'angoisse et des espaces sombres...
Mais pour moi, La Dodecalogia dell'orore d'Olivier Norek est une expérience littéraire incroyable et c'est définitivement ma préférée, car il parvient, en quelques lignes, à poser un décor, à bâtir une ambiance réaliste et à imaginer des enjeux macabres avec un talent à la hauteur de sa noire imagination.
Vous l'aurez deviné : c'est un sans faute pour moi et une belle occasion de découvrir des auteurs de thriller que je ne connaissais pas.