C’est une réalité particulièrement choquante : les milliardaires ne paient pas ou presque d’impôt sur le revenu. Tous impôts compris, leur contribution est deux fois plus faible que celle des Français moyens. Il s’agit là d’une violation grave du principe d’égalité devant l’impôt inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Le temps est venu de mettre fin à cette anomalie. C’est le sens de l’impôt de 2% sur les ultra-riches que défend l’économiste Gabriel Zucman, dont ce livre explique l’urgente nécessité, en toute rigueur et en toute clarté.
Professeur à l’Ecole normale supérieure et directeur de l’Observatoire européen de la fiscalité, Gabriel Zucman est l’auteur de La Richesse cachée des nations. Enquête sur les paradis fiscaux, traduit dans dix-sept langues, et du Triomphe de l'injustice avec Emmanuel Saez, tous deux au Seuil.
J’ai pris des notes, le ou la prochain(e) qui vient m’expliquer que faire payer plus d’impôts aux riches n’est pas une bonne idée, je saurais l’accueillir
Ce livre est très clair et reflète complètement la réalité. Une réalité souvent ignorée par la majorité. Dans ce livre, le problème de l'impôt inexistant pour les milliardaires est très largement argumenté.
La plupart des personnes défendant les milliardaires avancent qu'"ils payent déjà beaucoup d'impôts". Cet "argument" est simplement détruit par les chiffres et les explications que donne cet économiste.
Enfin, ce livre permet de se rendre compte que dans la société inégalitaire qu'est la nôtre, les milliardaires ne contribuent en réalité qu à destabiliser le système et mettre certaines personnes en marge de cette même société.
On comprend également pourquoi le RN notamment, qui sont les petits moutons des grands milliardaires, ont refusé la taxe zucman...
C’est pas forcément d’une grande facilité à la lecture surtout les premières pages qui rentrent dans le dur direct. Mais c’est très interessant, très court et direct et purée dieu sait que c’est nécessaire de faire passer cet impôt plancher. Hâte d’avoir un gouvernement de gauche qui fera passer ça franchement ✨
Évidemment, je suis 100% convaincue par le principe. Mais je m’attendais à un « Taxer les milliardaires pour les nuls » et en fait j’ai trouvé que c’était pas une lecture si facile que ça. Je me suis vite perdue entre les différents chiffres et pourcentages. Peut-être que ça aurait été plus digeste pour moi avec quelques graphiques !
Les milliardaires ne paient pas d’impôts sur le revenu et nous allons y mettre fin.
Lecture éclairante et extrêmement facile : cette fiscalité avantageuse - origine et reproduction des inégalités en France comme dans le monde - a été orchestrée de sorte à la faire apparaître comme une évidence économique.
Gabriel Zucman commence d’abord par éclairer quelques notions importantes telles que le revenu national et le PIB, avant d’amorcer une réflexion à partir d’un constat alarmant.
Si 30 à 50% du revenu national français procèdent des impôts et cotisations sociales… et que les milliardaires représentent 42% du PIB (2016) - Pourquoi est-ce que s’ils venaient à disparaître de la fiscalité française, la perte pour le Trésor public ne représenterait que 0,03% ?
Zucman identifie alors plusieurs causes à cette violation organisée du principe constitutionnel d’égalité devant l’impôt.
Pour faire bonne mesure, il convient pour lui de rappeler les taux d’impositions différenciés des corps sociaux français : 45% pour les classes populaires, 50% pour les classes moyennes et enfin légèrement plus de 50% pour les classes aisées (10% les plus riches à l’exclusion des ultra-riches).
Les ultra-riches quant à eux, échappent à cette moyenne de 51%, et arrivent à s’en sortir avec un taux de prélèvement obligatoire (tout compris) de 13% de leurs revenus. En effet, le chiffre dérisoire de 25% revient parfois dans le débat public, mais l’IPP, en 2016, explique pourquoi. Sur ces 25%, 23% représentent la part due au titre de l’impôt sur les sociétés, tandis que la taxation réelle des revenus des ultra-riches est EN MOYENNE de 2%.
Sur ces 25% dont les ultra-riches doivent s’acquitter, 12% le sont généralement à l’étranger au titre de l’IS… et voilà comment on se retrouve avec des ultra-riches qui paient 4 fois moins d’impôts que les français.
De plus, la notion de “revenu” dans “impôt sur le revenu” pose un problème que Zucman ne manque pas d’adresser : cette notion leur permet d’échapper à l’impôt et de se séparer de 0,1% de leur patrimoine seulement par an, tout en le faisant croître de 10%.
Pour remédier à cette injustice fiscale, Zucman propose une solution incontournable : un taux d’imposition plancher de 2% du *patrimoine* pour les fortunes de plus de 100 millions d’euros. Il explique la pertinence et l’objectivité de ces seuils (2% du patrimoine de ces 1800 foyers dont la croissance est d’environ 6% par an revient à 33% d’imposition de leur revenus + 23% IS = ~50 à 55% d’imposition suivant la courbe progressive mis en place avec les autres corps sociaux français).
Une telle imposition représenterait 380 milliards de recettes à l’échelle internationale et 67 milliards à l’échelle européenne, dont 20 milliards à l’échelle française.
En démontant les idées reçues du débat public allant de les milliardaires s’en iront à les milliardaires paient plus d’impôts quantitativement qu’une bonne partie des français”, Zucman arrive à une conclusion “comme son illustre prédécesseur qu’il ne fait que parachever, l’impôt plancher sur les ultrariches finira lui aussi par s’imposer pour ce qu’il est : une évidence.”
P.s. : cette idée lui est venue à partir du système fiscal américain qui parvient à imposer les milliardaires à 24% (contre 30% pour le bas peuple) malgré les idées reçues. #À Méditer
Moi aussi un jour j'aurais 100 millions d'euros ou un ami qui les aura et je pourrais me sentir MENACE par une telle taxe, parce que je saurais exactement quoi faire avec TOUT CET ARGENT ! En attendant, on peut rêver en lisant la thèse de Zucman et le principe de contrat social dont beaucoup semblent trouver qu'il n'est pas si important à défendre plus que des personnalités politiques qui n'ont aucune envie de connaître notre existence.
Un court essai qui présente la situation avec beaucoup de clarté.
Ne maîtrisant pas le sujet, je ne peux critiquer le fond, mais on est bien d’accord que 2% ce n’est pas suffisant, hein ? 🔥💪
À mon sens, il a manqué juste un petit paragraphe pour rappeler d’où provient la fortune de ces milliardaires. Notamment qu’elle est en partie produite par la force de travail de celles et ceux qui paient des impôts, et qui sont bien plus méritantes.
Good explanation about the tax, and alright explanation abt the evasion of taxes but would’ve wanted more about how exactly holding companies work so I can evade taxes myself
"Ainsi dénué de niches, doté d'un bouclier anti-exil et armé pour lutter contre la fraude, l'impôt plancher n'offrirait guère d'échappatoire aux très grandes fortunes. Il les contraindrait à entrer de plain-pied dans le champ de la solidarité nationale, au même titre que les autres catégories sociales. Peut-être ne faut-il pas chercher plus loin la raison de leur mécontentement."
Wel heel kort essay, maar het zou weleens een begin van een oplossing kunnen zijn. Of ook niet, maar het probleem moet ergens opgelost worden. Tussen 2010 en 2024 is het vermogen van de 500 Franse rijkste families vervijfvoudigd tot 1228 miljard euro, ofwel 42 procent van het bbp.
“Hoelang laten we deze gevaarlijke ontwikkeling onze democratische idealen nog ondermijnen? Tot het vermogen van de superrijken meer dan 50 procent van het bbp bedraagt? 100 procent? 200 procent? Tot ze niet slechts 80 procent van de particuliere media bezitten, maar alle media? Of moeten we wachten tot ze ook de media bezitten die nu nog tot de publieke sector behoren? Tot ze niet alleen hele straten in Parijs bezitten, maar ook hele wijken of misschien zelfs hele arrondissementen? Het is niet eenvoudig om het ‘point of no return’ in te schatten. Niemand weet precies wanneer deze concentratie van rijkdom leidt tot een omslag waaraan andere samenlevingen vóór de onze al ten onder zijn gegaan.”
Dit is niet uniek voor Frankrijk en is wel degelijk een zeer zorgwekkende groeiende concentratie van geld (en dus macht) bij een hele kleine groep mensen. Dat kan niet oneindig doorgaan. Als je dit essay hebt gelezen weet je in ieder geval dat dit totaal geen ‘links’ of ‘socialistisch’ idee is, maar alleen het probleem van deze super-super rijken wil aanpakken, met slechts twee procent van hun vermogen.
Geweldig essay dat de belastingontduiking van de miljonairs aankaart. Dit onderbouwd met enorm veel research en vooral een schrijver die weet waar hij over praat. Alle gekende argumenten als kapitaalvlucht en andere gekende stellingnames haalt hij compleet onderuit. Soms wat te technisch, maar wel genoeg om interessant te blijven.
Gabriel Zucmans Werk „Les milliardaires ne paient pas d'impôt sur le revenu et nous allons y mettre fin“ ist ein maßgebliches analytisches Hochdruck-Verfahren, das das globale fiskalische Gestell der Superreichen so gründlich zerlegt, dass man fast Mitleid mit deren hochbezahlten Steuerberatern entwickeln könnte. Während die obersten Zehntausend ihre Potentialentfaltung im Windschatten faktischer Abgabenfreiheit genießen, vollzieht Zucman einen phänomenalen logischen Befreiungsschlag, der die „Oberschurken“ der Kapitalflucht endlich in die Lichtung steuerlicher Gerechtigkeit zerrt. Der „Alte aus Rhöndorf“ hätte angesichts der Forderung nach einer globalen Mindestbesteuerung von zwei Prozent wohl trocken gemurmelt, man solle „keine Experimente“ mit dem Geld anderer Leute machen. Zucman hingegen zeigt mit quintessenzieller Schärfe, dass gerade die nahezu vollständige Steuerbefreiung von Milliardären die zentrale soziale Respektlosigkeit unserer Zeit darstellt — ökonomisch irrational, demokratisch gefährlich und moralisch nicht länger haltbar. „Reichensteuer – Aber richtig!“ ist folgerichtig ein Titel mit programmatischem Überschuss: deutlich ostentativer als das beinahe defensiv klingende französische Original, wirkt er wie ein fiskalischer Schlachtruf. Das Buch entfaltet mit analytischer Präzision, warum Steuervermeidung kein Betriebsunfall der Globalisierung ist, sondern deren systemisches Kernproblem. Zucmans Zwei-Prozent-Plan erweist sich dabei nicht als radikale Provokation, sondern als minimaler zivilisatorischer Standard — ein Nonplusultra pragmatischer Gerechtigkeit. So entsteht eine außergewöhnliche, zutiefst entlarvende Lektüre, die deutlich macht: Die Rettung des Gemeinwesens liegt nicht im moralischen Appell zum Verzicht, sondern in der konsequenten Besteuerung jener gigantischen Vermögen, die sich bislang jedem demokratischen Zugriff entzogen haben. Nicht Enteignung, sondern Teilhabe ist hier die eigentliche Zumutung — und zugleich die Voraussetzung für eine demokratische Renaissance.
D’utilité publique. En France on paie globalement 51% d’impôts sur notre revenu national ( somme de tout ce qu’on gagne), via la TVA, les impôts sur le revenu, la retraite … ça monte à un peu plus pour les plus riches et un peu moins pour les plus pauvres, mais globalement ça varie pas beaucoup. Si on prend en compte les aides sociales que touchent les plus pauvres comme un impôt négatif (discutable), alors on est à a peu près 30% d’impôts pour les classes modestes. Certains peuvent même toucher plus qu’ils ne paient pour les plus plus pauvres. Pour les 0,016 % les plus riches, il ne paient qu’en environ 25% d’impôts en théorie. Sauf que : -quasi aucun revenus car sociétés de holding à la place : pas d’impôts et en France il est entre 0 et 2% -ne paient au final que des impôts sur les sociétés, assez faibles en France (9%) -la moitié de leur imposition se fait à l’étranger car boîtes internationales -fortune des plus riches représente maintenant 42% du PIB. Donc l’idée c’est de mettre un impôt placer à 2% sur le patrimoine sur 1800 personnes (à partir de 100M€). Si tu paie déjà l’équivalent de 2%, tu paies rien, sinon tu paies la différence. Le taux de rendement de la fortune pour les plus riches est de 6%, donc 2% du patrimoine revenir à être imposé à 33% sur les revenus + impôt sur les société, ça fait environ 50% de taxation. On rétabli l’égalité face à la contribution économique du pays (inscrit dans la constitution !) La taxe de 2% sur les 42% du PIB, ça revient à un recette de l’état à hauteur de 0,8%. ( sachant que l’état veut à moyen terme réduire la dette de 2%, c’est souhaitable)
Fait marrant : ils ont un impôt sur la fortune bien plus important aux Etats-Unis car les sociétés écrans, les dividendes, sont taxées depuis Roosevelt. (Environ 9% de taxation sur les holdings contre 2% en France.
D’utilité publique — pour l’égalité de TOUS les citoyens :
Si vous commencez ce livre et que vous vous ennuyez, croyez-moi la suite vous intéressera sûrement plus. Au début on ne comprend pas trop le point de l’auteur. On a l’impression qu’il tourne autour du pot et se répète un peu ; que c’est presque un brouillon ; qu’en un article écrit par un journaliste, on aurait très bien pu comprendre. Mais en laissant sa chance à ce professeur à l’ENS-PSL et directeur de l’Observatoire européen de la fiscalité à l’École d’économie de Paris — et c’est bien car au pire ce ne seront que 49 pages de douleur et pas plus — on comprend ce qu’il cherche à nous expliquer. On a l’impression d’avoir compris au bout de 10 pages, que c’est suffisant. Mais à la fin de la 49ème page, on ne regrette plus celles d’avant.
Au-delà de l’importance de le lire pour être plus informé quant à l’actualité politique de la France (voire du monde, car on apprend à la fin que la proposition de Zucman n’a pas seulement été proposée à l’état français, mais aussi et d’abord au G20), c’est aussi un ouvrage qui ouvre au monde de l’économie. C’est certes de la vulgarisation économique, car quiconque avec un minimum de connaissances en la matière peut très bien comprendre l’enjeu, mais certains termes, certaines méthodes ne sont pas connus par monsieur et madame Tout-le-monde. Moi y compris. Ainsi, on veut comprendre ce qu’est un holding. On veut comprendre comment fonctionne la fiscalité états-unienne. On apprend que le mythe des américains qui ne paient pas ou peu d’impôts est faux. Que l’on soit milliardaire ou non, aux États-Unis, on paie des impôts.
Si vous souhaitez vous informer sur le sujet avant ou après la lecture du livre, je vous conseille de regarder des interviews de l’écrivain. J’ai notamment regardé celle de l’émission Quotidien. Voir que le français moyen était plus imposé sur un euro perçu qu’un milliardaire m’a tout autant surprise, qu’indignée et intéressée. Il explique la majorité des points abordés dans le livre, mais le lire fait tout de même du bien. On comprend mieux certains points, on apprend des choses et on s’intéresse à d’autres.
Blog n.a.v. ‘Miljardairs betalen geen inkomstenbelasting en daar gaan we een einde aan maken’ van Gabriel Zucman De Franse econoom is niet alleen van de analyse, maar ook van de oplossingen. Hij laat haarscherp zien dat miljardairs in het algemeen niet of nauwelijks inkomstenbelasting betalen. En hij doet een eenvoudig voorstel om dat te veranderen. Dat miljardairs nauwelijks belasting betalen is tamelijk verbluffend, dat daar – bij de nodige politieke wil – ook echt ietsje aan gedaan kan worden is best logisch – en, opvallend! – de Verenigde Staten lopen hierin voorop. Wat mij opviel tijdens het lezen: “Nederland heeft een minimumbelasting voor rijken nodig. Dat is gewoon een kwestie van rechtvaardigheid. Waarom zouden miljardairs niets hoeven te betalen? De belasting die zij niet afdragen moeten anderen betalen, hetzij direct, hetzij indirect via lagere overheidsuitgaven aan onderwijs, gezondheidszorg en infrastructuur. Maar het is bovendien een democratische kwestie. Zolang er van superrijken niet wordt verwacht dat ze elk jaar een minimum aan belasting bijdragen, zal hun rijkdom sneller blijven toenemen dan die van alle andere inkomensgroepen, en daarmee ook hun macht om markten te destabiliseren, heersende ideologieën te beïnvloeden en beleid te bepalen.” “Voor de 0,0001 procent rijkste Nederlanders daalt het percentage inkomstenbelasting tot bijna 0 procent.” “De oplossing die ik aandraag – een minimumbelasting van 2 procent van het vermogen van superrijken – is het beste instrument om deze anomalie te verhelpen, doordat het alle manieren van belastingontwijking aanpakt, of het nu gaat om holdings, trusts of conglomeraten. (…) Ze zou alleen gelden voor superrijken, mensen die meer dan honderd miljoen euro aan vermogen bezitten. En ze zou slechts van toepassing zijn op superrijken die momenteel minder dan 2 procent van hun vermogen aan inkomstenbelasting betalen.” “Als we de belasting over de drie klassen verdelen (volksklasse, middenklasse, welgestelden) blijkt het Franse belastingstelsel niet erg progressief te zijn, aangezien alle sociale categorieën ongeveer de helft van hun inkomen aan belasting betalen.” “Het effectieve belastingtarief van miljardairs in Frankrijk is 13 procent. (…) dat is dus een percentage dat dramatisch lager ligt dan dat van alle andere sociale klassen.” “Extreem rijke belastingplichtigen kunnen hun vermogen gemakkelijk zo structureren dat er geen persoonlijk belastbaar inkomen uit voortvloeit. Dit doen ze door het gebruik van holdings waarmee de belasting ontweken kan worden.” “Een land onderscheidt zich, hoewel het toch niet echt bekend staat om zijn hoge belastingtarieven voor de rijksten, en dat is de VS. (…) Het toppunt van ironie is dat Franse miljardairs die regelmatig dreigen naar de Verenigde Staten te verhuizen, daar zwaarder belast zouden worden dan in Frankrijk. (…) De Verenigde Staten belasten hun burgers waar ter wereld ze ook wonen. Verhuizen naar Zwitserland ontslaat je dus niet van de Amerikaanse belastingplicht.”