Après Le Démon de la Colline aux Loups (45.000 exemplaires vendus) et Le Chien des étoiles (13.000 exemplaires vendus) Dimitri Rouchon-Borie confirme avec Mouette sa puissance narrative et le talent avec lequel il fait jaillir la poésie de la noirceur.
Un homme se réveille dans l'obscurité, cerné de parois humides et froides. De sa vie et de ce qui l'a mené ici, il ne sait rien. Sur les traces de sa mémoire, il explore les entrailles de ce qu'il nomme Le Boyau, un immense labyrinthe souterrain dont il est prisonnier, et qui semble vivant. Il croisera le chemin de trois hommes sans souvenirs, réunis malgré eux et coopérant dans une violence latente pour chercher une issue. Jusqu'à ce qu'une femme, Mouette, surgisse et vienne bousculer l'ordre établi, portant avec elle la tendresse et l'espoir.
Empli de beauté et de lumière, ce roman est une plongée dans les profondeurs des pensées et du cœur d'un homme égaré. Cinquième livre de Dimitri Rouchon-Borie, auteur du Démon de la Colline aux Loups, il vient confirmer la naissance d'une œuvre singulière. Celle d'un auteur dont les textes sont empreints d'humanisme, et font jaillir de l'obscurité la poésie.
Lecture … déroutante ? J’ai passé les 90% du bouquin à me demander ce que j’étais en train de lire. J’étais ravie que la fin soit semi-compréhensible même si il reste une large zone d’ombre sur pleins d’éléments de l’histoire. J’ai grave envie de mettre une meilleure note parce que j’ai vraiment trouvé ça original mais je suis trop perplexe pour mettre plus.
Dimitri Rouchon-Borie est l'auteur du saisissant le Démon de la Colline aux Loups que je vous ai présenté il y a quelques mois. Mouette est une expérience, intense et exigeante. Un étrange objet, un ovni littéraire lira-t-on deci delà, qui destabilise le lecteur, l'interroge, le surprend à coup sûr. Dès le départ, j'ai été happée par ce texte qui mêle interrogations existentielles, poésie et noirceur.
Un homme se réveille dans une grotte obscure, faite d'un dédale de boyaux humides. Son identité lui échappe, de même que sa mémoire puisqu'il ne garde que très peu de souvenir de sa vie d'avant. Qui est-il ? D'ou vient-il ? Que peut-il faire pour échapper à sa situation incompréhensible? Est-il un spéléologue en déroute victime d'une chute qui le laisse amnésique ? Qu'est-ce que le Boyau, ce conduit rocheux, tunnel interminable dont on ne connait ni le commencement ni la fin? Une matrice originelle ? le terrier d'un animal? Dans ce cas, qui est-il, une vermine ou un être humain, que reste-t-il de lui ? Qui sont ces trois hommes, âmes errantes croisées au détour d'un conduit? Qui sont-ils, hormis des doubles de lui-même pour ramper ainsi sous terre et se poser tout autant de questions ? Et puis, arrive Mouette, LA femme.
Vous l'aurez compris, dans cet univers nébuleux, les questions s'enchaînent. Des doutes et interrogations, portées par une écriture unique, inimitable, empreinte d'humour et de poésie. La situation absurde dans laquelle se trouve le personnage baptisé Lester m'a rapidement rappelé l'Estragon de Samuel Beckett qui attend vainement Godot ou encore le Gregor Samsa de Franz Kafka, qui par sa condition inattendue et aliénante de cloporte est confronté à une forme d'exclusion… Lester, exclu du monde d'avant est en effet réduit à la condition physique d'un animal errant sous terre dans un labyrinthe de non-sens. Enfin, tel le Robinson de Daniel Defoe, vouant dévotion et amitié fidèle à un ballon surnommé Wilson, notre Lester se rattache au peu d'objet qu'il a en sa possession, les personnalise, leur donne une âme pour survivre mentalement à son incompréhensible et impropable existence. Et puis, arrive Mouette, LA femme.
Différentes pistes peuvent être suivies pour analyser ce texte singulier, que je ne développerai pas ici pour vous laisser le plaisir, si le coeur vous en dit, de le découvrir. J'ai cru que le dénouement venait chambouler mes convictions, mais à la réflexion il les conforte… En digérant ce livre (ce n'est pas péjoratif…), je le trouve très réussi. En tout cas, qu'on l'apprécie ou pas, il ne laissera personne indifférent. Je remercie Babelio de me l'avoir proposé lors d'une Masse critique privilège.
Lorsque Lester s’éveille comme tous les matins, ce n’est pas l’interrupteur de sa lampe de chevet qu’il trouve en tendant la main, mais la paroi rocheuse d’une grotte . Impossible de s’y tenir debout, d’apercevoir un seul rai de lumière alors il rampe et explore les cavités qui composent cette caverne qu’il nomme « Le Boyau ». Mais il va vite tomber sur trois êtres quelque peu étranges et menaçants qui vont donner une toute autre saveur à ses pérégrinations… Entre les échos d’une folie qui hantent les murs de ce ventre et la tendresse d’un amour naissant, l’expérience immersive de ce roman étouffe et bouscule la tranquillité de son lecteur !
autant j'avais 'adoré' (guillemets parce que la lecture était éprouvante) le chien des étoiles et le démon de la colline aux loups mais là j'ai été mega déçu j'ai vraiment pas réussi a rentrer dans l'histoire avant quasi la moitié du livre et juste fin c'était beaucoup trop long et sinueux comme le Boyau au final mais bon..... ok pour la fin mais comme dit on aurait pu enlever la moitié du livre j'aurais quand meme compris la fin
Un roman singulier comme et surprenant qui tient en haleine jusqu’à la toute dernière page. Une sacrée expérience de lecture que cette plongée au cœur d’un boyau aux côtés de Lester. En dire plus serait gâcher la lecture de ce qui n’ont pas encore commencé cet ouvrage.
Évidemment, je ne retrouve pas l'étincelle du Démon de la coline aux loups mais Dimitri Rouchon Borie fait une introspection de la violence complètement différente qui reste intéressante. Ce boyau dans lequel on est coincé donne un air de carnets du sous sol moderne et la chute final n'en ai que satisfaisante ! Je ne suis pas sûr que ce soit un coup de coeur mais ma lecture fût bonne.
L’idée était vraiment très originale et l’on plonge immédiatement dans cette ambiance psychanalytique où l’on sent d’emblée que le Boyau reflète l’âme torturée. J’ai été plus sceptique par la dernière partie du livre qui rentre dans un cadre beaucoup plus classique: elle cherche à expliquer et classifier la folie du personnage principal, d’une manière un peu trop simpliste et rapide.
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