Nous disposons pour nous transformer – et transformer le monde – d'un pouvoir aussi considérable qu'ignoré.
Nous ferions l’économie de beaucoup d’énergie, de temps, de souffrances, de frictions et de collisions d’ego si nous avions appris un peu plus tôt à nous demander : Où est ma boussole, mon axe de vie ? Qu’est-ce qui a du sens pour moi et me met en joie ? Mais aussi : Qu’est-ce qui me pèse, me peine, me fait peur ou me fout en rage et que j’ai donc besoin de comprendre avant de faire payer mon dépit aux autres ? Car, bien plus souvent que ce que nous croyons, notre rapport à l’existence dépend bien plus de nos croyances et habitudes de pensée – qui commandent nos comportements – que de nos conditions de vie réelles. J’ai identifié cinq mécanismes, cinq systèmes de pensée qui nous enferment au quotidien et nous amènent à subir, voire à créer docilement, jusqu’à l’absurde, des conditions et rythmes de vie déshumanisés. Comment déprogrammer ces mécanismes et nous créer une vie choisie plutôt qu’une vie subie ? Comment – malgré les contrariétés, les moments chaotiques et l’agitation du uotidien – retrouver une existence qui ait du sens en nouant avec soi-même et les autres des relations profondes, fécondes et inspirantes ? Comment, en se changeant soi, contribuer à changer et à réenchanter le monde ?
Thomas d’Ansembourg a exercé la profession d’avocat au Barreau de Bruxelles pendant cinq ans et travaillé dans une entreprise internationale comme conseiller juridique pendant dix ans. Parallèlement il s’est engagé, pendant dix ans également, en tant que responsable-animateur bénévole d’une association dans l’aide concrète aux jeunes qui connaissent des problèmes de délinquance, violence, prostitution et dépendances de toutes sortes . Par cette double approche, juridique et sociale, il s’est tôt impliqué dans la gestion des conflits et la recherche de sens. Comme avocat il a pu constater que la plupart de nos conflits naissent de malentendus et que ceux-ci résultent souvent d’une combinaison de mal-exprimé (non dit-mal dit) et de mal écouté. A l’écoute des jeunes de la rue, il s’est rendu compte que la plupart de leurs comportements expriment des besoins humains fondamentaux qui n’ont pas trouvé d’autre mode pour se dire : identité, reconnaissance, intégration, appartenance, compréhension, accueil, tendresse, sens,… Ainsi, il lui est apparu que quelque soit la forme de la violence, extériorisée (insultes, agressions, déprédations, vols) ou intériorisée (drogue, alcool, prostitution, dépression), il s‘agit la plupart du temps d’un manque tragique de conscience de ce qui se passe en soi et de vocabulaire pour le formuler avec des mots plutôt qu’avec des coups ou du repli sur soi. Il précisera dans son premier livre : « La violence n’est pas notre nature, mais l’expression de la violation de notre nature »