Après avoir signé un best-seller avec un retentissant true crime, Tom Dunbar a disparu des radars. Son ambitieux second livre a fait un flop. Alors que les droits d’auteur commencent à se tarir, le restaurant imaginé par sa femme, la sublime et vénéneuse Beth, les précipite dans un gouffre financier. Ils vont tout perdre, jusqu’à leur maison avec vue sur l’océan, dans l’un des coins privilégiés de Los Angeles.
La situation est critique : hors de question pour Tom de renoncer à l’écriture et, pour Beth, de s’exiler dans un quartier de seconde zone. Heureusement, elle a un plan : soutirer de l’argent à son père, Bud Sturges, auteur à succès. Mais quand le richissime écrivain refuse, une idée sombre et dérangeante commence à s’insinuer dans les esprits survoltés de Beth et Tom…
Avec une voix unique, tendue, implacable, James Robert Baker, livre avec Diables blancs, resté inédit jusqu’ici, un récit démoniaque, où l’on sombre dans un maelström de folie et d’aveuglement. Œuvre brillante dans sa forme, corrosive par le fond, aussi noire qu’hilarante, cette satire fulgurante d’une élite de parvenus révèle, sous le vernis de l’intellectualisme, leur abjection.
irréprochable du point de vue narratif. abominable, donc formidable, du point de vue humain. le pire, donc le meilleur narrateur qui soit. quel roman ! je l'ai bouffé avec cette joie de lire qui me réjouit tant et que tant d'autofictions contemporaines francophones m'ont fait redouter d'avoir perdu <3 lisez Diables blancs, c'est affreux donc génial et génial donc affreux <3
Voici 7h de lecture qui n'auront pas été une perte de temps ! D'ailleurs, le temps, je ne l'ai pas vu passer tellement j'ai été embarquée dans cette histoire à mille à l'heure ! Un écrivain raté, sa femme complètement cinglée, des beaux parents à côté de la plaque, des envies de meurtre, le tout arrosé d'alcool et de médoc, et vous obtenez un récit complètement ubuesque. J'adore ! Les personnages sont tellement dramatiques, tellement névrosés. Et en même temps ils sont touchants dans leur désespoir. Leur plan parrait parfait sur le papier. Et peut être qu'il l'est finalement. Toujours est il que j'ai été séduite par la plume incisive de l'auteur, sans filtre, abrupte, violente, ainsi que par sa réflexion sur l'Amérique des années 90 et de tout ce paraître. Je suis restée complètement hapée du début à la fin à ce roman noir complètement déjanté, qui défie toute morale. J'ai eu la chance de l'écouter grâce à @netgalleyfrance, et la voix d'Hadrien Rouchard est un vrai plus à ce récit.
Voici un roman noir comme on aimerait en lire plus souvent. Ici, le récit est oral : il s'agit d'une retranscription d'un enregistrement audio. Et pas n'importe quel enregistrement. Un auteur confit à un ami le meurtre de son beau-père qu'il a minutieusement organisé avec sa femme. Un true crime plus vrai que nature avec pour objectif d'en faire un livre qui se transformera en bestseller, c'est à dire en machine à billets.
Tout dans ce roman est sombre, névrosé, suintant : les personnages, l'intrigue, le décor de Los Angeles. L'auteur n'hésite pas à critiquer le modèle d'Hollywood et des bestsellers de true crime vendus à des millions d'exemplaires pour satisfaire la curiosité, parfois morbide, des lecteurs. L'Amérique est perçue comme un patient malade qui se cache derrière une fausse moralité. C'est une descente enfers merveilleusement orchestrée sous l'apparence d'une histoire pulp qui dérange et fascine.
C'est vraiment VRAIMENT génial ! Un texte très filmographique qui raconte un faux true crime avec un couple à la Bonnie and Clyde complètement névrosé. Une écriture bien crue, bien dégueu parfois mais qu'est ce qu'on est embarqué !! Impossible à lâcher !
Un vrai régal. J’ai adoré cette descente aux enfers. C’est diablement terrible, rempli d’humour noir et d’un sous texte génial. C’est drôle, aussi. Bravo bravo !!!
Je crois (?) que j’ai absolument adoré. Ce qui est sûr c’est que c’est extrêmement bien écrit (la trad lui rend justice en tout cas). Bien écrit, bien ficelé - l’auteur se revendique anarchiste et ça se voit. TW pour certains termes employés. Ça avait volonté de choquer pour pointer du doigt j’entends, mais forcément, à notre époque, j’ai du mal. Contente qu’il ai pu être publié même s’il ne le verra jamais.
Punaise, j'ai acheté ce bouquin pour sa couverture, je suis resté pour son texte. Quelle histoire ! j'ai été tenue en haleine du début à la fin, des personnages haut en couleur, un récit plein de surprises, un côté fou et sombre contrebalancé par de l'humour un peu caustique... donnez m'en deux douzaines des comme ça, svp
Un roman noir saisissant et mis en valeur par la lecture d’Hadrien Rouchard ! C’est le premier roman traduit en français d’un auteur américain décédé il y a presque 30 ans.
L’auteur, qui se met en scène, a reçu des cassettes enregistrées et expédiées par Tom Dunbar, écrivain lui aussi, qui a eu une notoriété éphémère. Depuis la verve créatrice l’a quitté. Sa femme, belle plante superficielle et un peu hystérique a créé un restaurant façon concept store qui les précipite dans la misère.
Dunbar raconte les événements qui ont suivi l’annonce de la saisie de leur superbe maison de Pacific Palisades. Beth pense pouvoir emprunter de l’argent à son père, auteur prolifique que Tom n’aime pas, encore moins que ses livres. Les choses vont prendre un virage dramatique tant la superficialité de leur vie les imprègne sans leur laisser une chance de trouver une solution raisonnable.
La suite est d’un cynisme phénoménal, d’une imagination débridée et la caricature de cette frange de la population est excellente, sans les limites que chacun a en soi, jusqu’à ce qu’ils atteignent leur but, très prosaïque au demeurant, qui est de garder la maison ! En gros c’est “Je vais perdre ma réputation.” et “Que vont dire les voisins ? ”.
James Robert Baker nous emmène jusqu’au tréfond du sordide et de la cruauté avec une indifférence phénoménale ! Une critique du monde du business californien où les barrières sont abaissées pour arriver, réussir, se faire remarquer et peu importe le coût !
Le texte est flamboyant, humoristique par l’excès parfois, violent et sans concession et le narrateur a été plus qu’à la hauteur de la plume et de l’histoire, il a su la mettre en scène !
C’est l’histoire d’une confession. La confession, sur cassettes audio, d’un écrivain en perte de vitesse. Un écrivain qui, manipulé par sa femme, a participé à la mise au point d’un plan machiavélique censé supprimer son beau-père et lui offrir sur un plateau le sujet d’un true crime lui permettant de remettre sa carrière et ses finances à flot. Les cassettes ont été déposées dans la boîte aux lettres de son voisin. En les écoutant, on se rend compte que le projet a mûri sous l’influence de l’alcool et de diverses substances. On se rend compte aussi que son couple hautement dysfonctionnel et sa femme psychotique n’ont pas aidé à l’accomplissement de leur plan. En gros, c’est l’histoire d’un naufrage, que le narrateur a vu venir de loin et auquel il n’a jamais vraiment chercher à échapper. Quel pied ! Il y a tout ce que j’aime dans ce roman. Un narrateur paumé, pitoyable, qui s’enfonce en toute lucidité et qui possède suffisamment d’autodérision pour prendre les choses avec autant d’effroi que de distance. Il y a du cynisme à toutes les pages, des dialogues d’une délicieuse vulgarité, une société blanche, raciste et vénale en perdition dans le Los Angeles des années 90. Bref, il y a une ambiance à la Bret Easton Ellis. Et puis il y a cet auteur culte, blacklisté aux États-Unis pour avoir commis un roman trop radical et dont les éditions Toussaint Louverture sortent ce manuscrit alors qu’il n’a jamais été publié en anglais. J’adore la prise de risque, l’idée de miser sur un texte vénéneux écrit par un parfait inconnu. Et bien sûr, comme toujours chez cet éditeur, j’adore le soin apporté à l’objet-livre en lui-même. Un sans faute sur toute la ligne !
Dévoré en une journée, un récit au rythme soutenu de ce qui semble au départ une idée un peu folle mais diabolique si réussie, pour devenir une véritable fuite en avant jusqu’au pire. J’ai trouvé que le procédé narratif de l’enregistrement de cassettes avait ses limites car personne ne raconterait des dialogues de la sorte, mais je suis pointilleule. Ça permet de mettre en avant l’absolu mauvaise foi du narrateur. Comme je le disais pendant la lecture, un peu trop de name dropping film/livres indé US à mon goût. Certes le narrateur a le droit d’être un snob voulant étaler ses connaissances, mais j’ai trouvais que cela mettait le lecteur non-initié un peu hors champs trop souvent.
Alors avant toute chose, âmes sensibles s’abstenir! 😂 L’auteur ne nous épargne à aucun moment et dépeint de façon très crue des personnages odieux dans une société qui l’est également, ça suinte la testostérone, le sexe, la drogue et l’argent… Mais c’est également ce qui m’a plu: ce n’est pas lisse comme certains livres tendent à le devenir.
Il possède un pouvoir addictif assez énorme et vous tiendra en haleine jusqu’à la fin!
Incroyable roman au rythme haletant qui vous entraîne dans une spirale de violence contenue jusqu’à … l’explosion ! Une écriture efficace qui vous scotche aux pages du début à la fin ! Un auteur méconnu en France : merci à Monsieur Toussaint Louverture, éditeur qui a eu la bonne idée de nous faire découvrir cette pépite du roman Noire ! À lire en français ou dans sa version originale pour les puristes !