Le premier tome ne m'avait pas encore tout à fait convaincu mais LÀ, on y est.
Snyder part dans un giga délire où tout est, à l'image de ce Batman mais pire encore, absolument gargantuesque. Il ne faut évidemment pas trop se prendre au sérieux, mais dans le genre, c'est extrêmement réussi. Avec sa narration giga pompeuse, Snyder excelle pour donner le sentiment que tout est toujours pire que tout, plus grand, plus gros, plus dangereux, plus incroyable.
Nick Dragotta le suit complètement et propose une partie graphique géniale où chaque redesign est génialement absurde et monstrueux, pour un résultat qui vire carrément à l'horreur parfois.
L'ajout de l'annual à la fin ne fait que renforcer toute cette qualité, même s'il est un peu curieux de n'avoir mis que 3 des 5 récits qui le composent.
Absolute Batman Tome 2 confirme que Scott Snyder n'est pas là pour faire de la figuration. En s'affranchissant des codes du batman original, il livre une œuvre assez punk. L'esthétique de Dragotta, entre le brutalisme et le comics d'action moderne, pourra diviser, mais elle sert parfaitement ce Bruce Wayne 'prolétaire'. l'abomination Bane est terrifiante !!!
Le point d'orgue de cet album reste l'Annual de Daniel Warren Johnson : une leçon de narration visuelle où chaque coup de poing se ressent physiquement. C'est audacieux, c'est violent, et ça fait du bien aux rétines. il faut savoir que je suis un grand fan de DWJ, j'aime tout ce qu'il fait !