La trahison d'Hector a abîmé la confiance du petit groupe. Si Elijah et Elena continuent de vouloir obéir à l'automate, Maya et Charlie s'y opposent. Au contact de Charlie, qui vit seul sur l'île depuis des années, Maya, Elijah et Elena en apprennent plus sur leur prison. Notamment sur la présence d'une adulte qui vit dans les marais avec une horde de singes à ses ordres.
Alors qu'ils hésitent à aller à la rencontre de cette femme mystérieuse, un garçon est capturé dans un des pièges de Charlie : le nouvel arrivant ne se souvient ni de son prénom, ni de ses origines. Remis de leurs émotions, les enfants décident de se rendre dans les marais, pour retrouver la femme aux singes, dans l'espoir qu'elle apportera des réponses aux questions qu'ils se posent. Motivée par sa curiosité, Maya décide de les accompagner, désobéissant ainsi au dernier ordre de l'automate qui lui demandait de se rendre au phare...
Les mystères s'épaississent sur cette île où des enfants ont perdu la mémoire et sont menés par le bout du nez par un étrange automate. De nouveaux personnages font leur apparition mais la question demeure : à quoi sert cette île ?
Avec ce deuxième tome de L’île de Minuit, j’attendais surtout une confirmation : celle d’un univers qui m’avait intrigué sans totalement me convaincre dans le premier volume. Et, de ce point de vue, La femme aux singes marque une vraie évolution.
Ce qui frappe d’abord, c’est que le récit sort enfin de sa phase d’installation. Là où le volume précédent jouait beaucoup sur une atmosphère mystérieuse et une accumulation de questions, ce second opus donne le sentiment d’entrer dans quelque chose de plus structuré. L’intrigue avance réellement, même si elle reste volontairement avare en réponses.
Le groupe, surtout, évolue de manière intéressante. L’équilibre fragile entre les enfants se fissure et cette tension apporte une dimension plus crédible au récit. On n’est plus dans une simple aventure collective : les dynamiques changent, la confiance vacille et chacun semble réagir différemment face à l’inconnu. C’est sans doute l’un des aspects les plus réussis de ce tome parce qu’il donne un peu plus d’épaisseur à des personnages qui, jusque-là, restaient encore assez esquissés.
L’île, elle aussi, gagne en présence. Elle devient presque un personnage à part entière, avec ses zones plus troubles, plus inquiétantes et ses figures énigmatiques qui viennent brouiller encore davantage les repères. Cette montée en étrangeté fonctionne bien, même si elle entretient aussi ce flou qui peut parfois tenir le lecteur à distance. On avance, oui, mais sans jamais vraiment saisir les règles du jeu.
C’est d’ailleurs là que se situe, pour moi, la limite du tome : il continue de privilégier le mystère à la compréhension. Si cela renforce l’atmosphère, cela peut aussi créer une légère frustration, surtout si l’on attendait des éclaircissements après un premier volume déjà très énigmatique.
Graphiquement, en revanche, la continuité est rassurante. Le dessin reste efficace, lisible, avec une vraie capacité à installer des ambiances. Certains décors accentuent même le sentiment d’étrangeté et participent pleinement à l’identité de la série.
En somme, ce deuxième tome est plus engageant que le premier. Il donne envie de poursuivre parce qu’il montre que la série a quelque chose à développer, au-delà de son simple mystère initial. Néanmoins, il confirme aussi un choix narratif clair : celui de prendre son temps, quitte à laisser le lecteur encore un peu dans l’attente.
J’attendais impatiemment de retourner sur cette île mystérieuse afin d’y retrouver nos jeunes héros et de connaître leurs sorts après ce premier tome passionnant.
Avec une fin très réussie et surprenante du T1 (« Le Réveil de L’Automate »), j’espérais en savoir plus sur le pourquoi de la présence de ces enfants sur ce lieu « paradisiaque », ainsi que sur l’Automate, cette menace omniprésente sur l’île. Mais j’avoue être ressorti de ce tome 2 avec encore plus de questions et d’attentes.
L’arrivée de nouveaux protagonistes (mais qui est cette Femme aux Singes ?) amène une couche supplémentaire de suspens à l’intrigue mais les personnages principaux sont moins creusés psychologiquement et cela donne une légère frustration si, comme moi, on veut en découvrir plus sur ce qu’il se passe vraiment au sein de cette luxuriante et oppressante jungle.
L’action est par contre toujours au rendez-vous et de nouvelles situations stressantes attendent nos héros. Le graphisme, vif et coloré, est très plaisant et ajoute une dynamique à l’ensemble. L’aspect exotique est incroyablement dessiné, rendant cette île comme la véritable vedette de ces albums. Un cliffhanger, toujours bien dosé, clôture ce deuxième opus.
Un peu sur ma faim je l’avoue mais le scénario est assez bien ficelé pour me donner l’envie d’attendre le volume 3.
Difficile de vous en dire plus sans spoiler mais L’ÎLE DE MINUIT est une valeur sûre pour les jeunes lecteurs (ou adultes hihihi) en quête d’aventures et d’énigmes à résoudre. Tant qu’on ne tombe pas dans une (trop) longue série et que l’apothéose ne ressemble pas à la fin de LOST…
. . L’île de minuit #2 (la femme aux singes) • Elena, Maya, Hector et Elijah sont toujours coincés sur l’île, à la merci de l’automate. Ils font la connaissance de Charlie, ancien pensionnaire de l’orphelinat et de Robin, un gamin échoué avec son bateau. Les ados continuent à explorer l’île, à la recherche d’une solution pour en sortir. • Le mystère s’épaissit pour notre petit groupe. À la fin du tome 1, Elena et Elijah sont séparés de Maya. Retrouvée, leur amie a rencontré un jeune homme, Charlie, qui leur apprend qu’il était logé au pensionnat de l’île. Les ados rencontrent également la femme aux singes, Églantine. L’automate continue de donner des défis aux enfants et c’est Maya qui en fait les frais. S’ils tentent de se rebeller au début, ils se rendent rapidement à l’évidence que malheureusement, ils n’ont pas d’autres choix que d’obéir. • Les amitiés sont mises à rude épreuve. Les enfants prennent des risques, le danger devient beaucoup réel et l’atmosphère s’assombrit. Les illustrations sont toujours aussi agréables à observer. Les jeux de couleurs utilisés lors des différentes scènes font battre nos cœurs plus vite à chaque épreuves ou à chaque victoire. C’est une saga que j’aime beaucoup car les gamins restent naïfs tout en faisant preuve de courage, ce qui implique le lecteur, qui cherche à savoir si tout finira bien pour eux. • Si tu veux rencontrer la femme aux singes, c’est ici : https://amzn.to/45KbtLO • #InstaBook #BookstagramFrance #BandeDessinée #Jeunesse #Ados
Lu en prépublication dans Spirou. Le mystère de l'île s'épaissit au fur et à mesure qu'on croise de plus en plus de monde. Ce deuxième tome nous donne envie de passer au troisième et c'est ça qu'on veut.