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Les Moribonds

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96 pages, Hardcover

Published January 7, 2026

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Florence Dupré la Tour

27 books22 followers

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Community Reviews

5 stars
4 (7%)
4 stars
22 (38%)
3 stars
21 (36%)
2 stars
9 (15%)
1 star
1 (1%)
Displaying 1 - 10 of 10 reviews
Profile Image for Vincentimes.
245 reviews
February 6, 2026
Qu’est-ce qu’il gamberge ce vampire existentialiste… belle métaphore sur la hiérarchie, la servitude et le travail et c’était aussi bien golri

(Je suis pas objectif quand il y a des vampires.)
Profile Image for Ana' .
124 reviews
March 14, 2026
j'ai pas accroché.. mais le fond de la chose est pas si mal
Profile Image for Mathou.
63 reviews4 followers
March 1, 2026
Vampire découvre les rapports de classe
Profile Image for Creotivemedia.
1,354 reviews10 followers
Review of advance copy received from Publisher
January 4, 2026
Avec Les Moribonds, Florence Dupré la Tour s’empare des codes du récit post-apocalyptique et du mythe du vampire pour livrer une bande dessinée aussi mordante qu’intelligente, où l’humour noir sert une réflexion politique et sociale d’une redoutable efficacité.

Dans un monde contemporain ravagé par une épidémie de morts-vivants, Gabriel erre parmi les ruines. Il a faim, il est seul, et surtout, il est un vampire. Or dans cet univers où les humains ont presque disparu, cette condition autrefois dominante devient une malédiction. Le sang se raréfie, la survie devient incertaine, et Gabriel se retrouve confronté à une angoisse inédite : celle de manquer de ressources, d’être inutile, dépendant, vulnérable.

Toute la force de l’album réside dans ce renversement des rapports de domination. En détournant la figure classique du vampire — traditionnellement associée à l’aristocratie, à la rente et à l’exploitation — Florence Dupré la Tour propose une satire sociale brillante. Les anciens prédateurs se retrouvent à la merci des plus fragiles, les hiérarchies s’effondrent, et la question du travail, de la valeur et de l’interdépendance entre les êtres devient centrale. Que devient celui qui vivait du travail et du sang des autres lorsque ce système disparaît ?

Le ton oscille avec une grande justesse entre tragédie existentielle et comédie absurde. Gabriel est un anti-héros profondément attachant, pathétique parfois, lucide souvent, dont les errances font naître autant de rires grinçants que de moments de mélancolie. L’autrice parvient à traiter de thèmes lourds — exploitation, fin d’un modèle social, survie collective — sans jamais alourdir le récit, grâce à une écriture précise et un sens aigu du décalage.

Graphiquement, le dessin de Florence Dupré la Tour accompagne parfaitement cette atmosphère de fin du monde désenchantée. Le trait, expressif et nerveux, donne une vraie personnalité aux personnages et aux décors en ruine, tandis que la mise en scène privilégie le rythme et l’efficacité narrative. Le monde dévasté n’est jamais spectaculaire : il est sale, banal, presque ordinaire, ce qui renforce la portée satirique de l’ensemble.
Profile Image for Alizée Ce.
217 reviews1 follower
February 14, 2026
Moins aimé le dessin que d'habitude mais parler des rapports de domination, de leur renversement, du travail, de collectivité dans un récit post apo avec une vampire existentialiste fallait le faire.

Et cette fin, comme un avertissement qu'on connaît déjà mais qui surprend encore.
Profile Image for Louise.
101 reviews
March 19, 2026
Déçue parce que les premières planches m’ont fait mourir de rire (Tatiana peut en témoigner) mais après y’avait un espèce de décalage qui (je trouve) fonctionnait pas alors que c’est quelque chose qui me régale habituellement
Displaying 1 - 10 of 10 reviews