Cette nuit-là, un feu ravage la permanence d’un député. Le lendemain, un relais 5G explose. Quelques jours plus tard, un essayiste célèbre est violemment agressé, un avocat menacé de mort. À chaque fois, la même revendication, la même signature : un mystérieux groupe sème la terreur… et diffuse ses exploits sur les réseaux sociaux, sous les yeux d’une France sidérée. Face à cette vague de crimes spectaculaires, Sacha Letellier, flic à l’ancienne, se lance dans une course contre la montre. Marqué par une fusillade qui a pulvérisé sa vie, incompris de ses collègues, il doit affronter une criminalité nouvelle, insaisissable, qui se nourrit du chaos numérique et défie la police à chaque clic. Mais quand la technologie devient le terrain de jeu des criminels, Sacha n’a plus qu’une arme : son instinct. Et s’il était le seul à pouvoir faire tomber ce réseau qui rêve d’insurrection ? Christophe Molmy est flic et écrivain. Ancien patron de la BRI de Paris, il dirige aujourd’hui la brigade de protection des mineurs. Brûlez tout est son septième roman.
Un univers de policiers compliqués, parfois complexés, dénominateur commun: des bosseurs au-delà des normes. Très attachants. Les méchants pourchassés sont malheureusement falots, mais c'est vrai que les terroristes sont généralement des primaires violents, leur seul mode d'expression, mais capables, malgré leur stupidité, de semer un grand chaos.
Brillantissime! Sacha Letellier est chef de groupe à la BRI de Paris. Lui et ses équipiers sont sur la piste de "saucissonneurs" ... il leur court après depuis un bail , ce soir c'est le bon moment ... ils les bloquent ... un coup de feu part Yannick et Sacha sont amenés en urgence à l'hôpital. Quelques mois plus tard Sacha est appelé sur une scène de crime , un vigile a été tué dans un laboratoire ... ils piétinent . Au même moment une série d'évènements "explosifs" va mettre la pression ... Revendiqués par un dénommé Watchmen ... complotiste, révolutionnaire il ne souhaite que le chaos ...L 'Etat est en alerte. Les réseaux sociaux sont déchainés le pire est à craindre... Sacha et ses troupes sont en alerte permanente ...Sacha va mal son pote Yannick est toujours en arrêt de maladie , Coline va mal des flashs cauchemardesques la poursuivent nuit et jour ... Maintenant que vous êtes dans le bain, il ne vous reste plus qu'à ouvrir Brulez tout, le dernier roman de Christophe Molmy récompensé à juste titre par le prix du Quai des orfèvres 2026. Christophe Molmy est de la maison . Longtemps patron de la BRI de Paris, il est aujourd'hui à la brigade des mineurs. Son ambition ; que la fiction qu'il nous propose de découvrir soit aussi réaliste que possible: procédure, partage des tâches, hiérarchie, relation entre les différents services pour le meilleur et parfois le moins bon . Ses flics sont des êtres de chair et de sang, ses malfrats aussi .. Vous l'aurez compris j'ai dévoré ce roman, tremblé, frémi et compati ...
Un grand merci aux éditions Fayard pour ce partage via Netgalley #Brûleztout #NetGalleyFrance !
🔥 Brûlez tout est un thriller d’une redoutable efficacité, à la fois nerveux, très actuel et profondément réalaliste. Christophe Molmy aborde frontalement la dérive des réseaux sociaux, la manipulation des foules et la fabrication de la peur collective, sans jamais tomber dans le sensationnalisme ni le discours facile.
Le rythme narratif est excellent, porté par un découpage précis et une montée en tension parfaitement maîtrisée. On sent à chaque page l’expérience de terrain de l’auteur — ancien policier — notamment dans la description des procédures, du langage, des interventions et de la mécanique interne des forces de l’ordre. Tout sonne juste, crédible, incarné.
Les personnages sont solides et humains, loin des clichés du genre, et Paris est décrit sous un angle brut, parfois sombre, très éloigné des cartes postales habituelles — un décor qui renforce encore l’immersion.
Ce réalisme, allié à une intrigue ancrée dans des problématiques contemporaines inquiétantes mais plausibles, rend la lecture prenante et troublante, parfois même inconfortable… et c’est précisément ce qui fait la force du roman.
Un thriller intelligent, tendu, documenté, qui divertit autant qu’il interroge. 👉 Une lecture très recommandable pour les amateurs de polars réalistes et engagés.
C’était un livre bien écrit et intéressant. Je vais commencer par les points négatifs. Les interactions entre Sacha — le cliché du policier plus âgé, avec ses vieilles habitudes, se sentant dépassé dans un monde de plus en plus numérique — et surtout sa collègue Coline étaient parfois agaçantes ; la tension mettait beaucoup trop de temps à se résoudre. Ce sont tous les deux des adultes, ils peuvent se parler, je n’ai pas aimé que cela prenne autant de temps. Le côté positif : l’histoire, sa mise en place, le fait d’assister aux luttes politiques internes entre services de police — si c’est vrai que cela se passe ainsi, c’est assez dégoûtant. Le livre restitue parfaitement ce que semble être le travail policier aujourd’hui : fastidieux, numérique, basé sur le travail d’équipe, répétitif, fatigant, avec beaucoup de suppositions menant parfois à des erreurs, mais exigeant malgré tout beaucoup d’instinct et de créativité. Et une bonne compréhension de la nature humaine. L’histoire perd un peu de son souffle aux deux tiers. Mais, dans l’ensemble, un très bon livre. Je m’attendais toutefois à une note moyenne bien plus élevée.
Brûlez tout Un roman signé Christophe Molmy aux éditions Fayard. Merci à Netgalley pour ce ebook.
Avec une écriture fluide et rythmée, l’auteur nous entraîne dans un roman policier où se côtoient braquages, séquestrations et meurtres. Dès les premières pages, l’action s’installe et elle nous tient sous tension. Les personnages sont très bien travaillés. Chacun semble porter l’ombre de son passé. Dans ce roman, on perçoit également que Christophe maîtrise très bien le sujet, étant donné son passé comme ancien patron de la BRI de Paris. Meurtre d’un veilleur de nuit, le bar échangiste le Swing, une explosion criminelle sur la permanence d’un parti politique, Watchman, terroriste…
« Les politiques, les grandes entreprises, les médias, toutes ces élites sont au service d’un gouvernement qui infecte tout, les corps comme les esprits. »
« Le plus beau dans tout ça, c’est que grâce aux réseaux sociaux, à vos outils de propagande, ça va se propager. Je vous l’ai dit, ça ne fait que commencer. »
Un livre à mettre dans votre PAL. Bonne lecture Vanessa
Un polar réaliste, juste, moderne, qui fait rentrer dans le quotidien de la PJ et des services de renseignements. Un vrai livre « policier » qui suit une équipe face aux dérives des réseaux sociaux. J’ai aimé l’immersion dans la PJ car il apparaît clair que l’auteur est du milieu et offre un aspect aiguisé du métier comme rarement. Malheureusement j’ai trouvé que ça manquait de rythme, qu’il n’y avait qu’une longue enquête et pas assez de rebondissements, et que les personnages étaient sous développés en dehors de leur métier. Un livre de spécialiste, qui dépeint parfaitement la réalité, mais qui manque d’intrigue et de construction pour en faire une fiction vraiment prenante.
J'ai voulu savoir la fin, ce qui mérite la deuxième étoile. Il y a du rythme. Les personnages sont des parodies d'eux même, Les descriptions sont bourrées de clichés. On se demande parfois si les méchants ont raison, et cela semble ne pas être à dessein... Et on est servis pages après pages de ce genre de beauté :
"Un VSAB de la BSPP est à proximité".
Deux notes de bas de page en 4 mots. En français- une ambulance de pompiers est à proximité. Mais soit l'auteur souhaite étaler son vocabulaire, soit il refuse de s'abaisser au niveau de ses lecteurs.
A really good thriller with interesting characters and a solid and modern narrative. A worthy winner of the Prix du Quai des Orfevres. An authentic journey into the world of judicial police and inter agency politics.
Les black bloc выходят на демонстрации, ими руководит какой-то чел через соц сети, поднимает в париже выступления и флики еще ищут, находят в итоге подсадив к одному из этого движения подсадного в камеру. Ничего особенного, вообще не понял, за что там премию дали
Jr l'ai trouvé trop plein de techncismes, pour le montrer réel, et trop peu d'action. Et la fin très prévisible. Il n'y a pas de suspens. Il m'a ennuyé.
En anglais, 2 étoiles c'est "it was okay" et c'est exactement mon opinion sur ce récit. Le genre, policier, et le thème, Paris et terrorisme/réseaux sociaux, ne me sont pas très familiers, donc l'avis est d'avance très subjectif. Par exemple, le simple nom des rues/quartiers de Paris, je n'y connais absolument rien et ça ne m'évoque rien du tout donc ça ne me suffit pas comme description d'un endroit. En point positif, le réalisme du récit (je suppose). La rapidité de l'action. Mais pour le reste, je ne me suis pas senti émotionnellement investi dans les personnages et dans les différentes intrigues. Romancer le scénario m'aurait peut-être plus accroché je pense.
Une lecture très prenante avec des chapitres courts. La plume est superbe et l’histoire aborde des enjeux très intéressants autour de phénomènes sociétaux. Le fait d’aborder la fascination pour la violence que les gens ont et la facilité avec laquelle tous les messages se rependent à travers les réseaux sociaux, j’ai trouvé ça très intéressant et pertinent. Ce livre mérite son prix selon moi.
Complosphère et réseaux sociaux : l'air des temps modernes souffle fort dans les couloirs du Bastion de la PJ où le dernier polar de Christophe Molmy a obtenu le Prix du Quai des Orfèvres 2026.
Christophe Molmy fait partie de ces flics passés de l'autre côté du miroir, ceux qui ont troqué leur insigne contre la plume. On découvre (tardivement il est vrai) cet ancien responsable de la BRI parisienne, celle qui mena l'assaut contre les terroristes du Bataclan en novembre 2015. Son dernier polar, Brûlez tout, vient de se voir décerner le prix du Quai des Orfèvres.
Molmy prend tout son temps pour installer ses personnages : quelques enquêtes et péripéties nous sont même servies en guise de hors d'oeuvre avant le plat de résistance. Le lecteur va se retrouver embarqué à la PJ dans le 'groupe' de Sacha Letellier, aux côtés de Coline, de Yannick et du jeune Louis. L'ambiance est classique, façon série tv policière, chacun des flics traîne quelques casseroles perso mais tous sont d'excellents enquêteurs de terrain. Du moins jusqu'à une filature qui tourne très mal : « interpellation ratée. Ce n’était qu’un événement malheureux, imprévisible. Personne n’était responsable… Mais chacun se sentait coupable. » Le 'groupe' se retrouve sous tension, au bord de l'implosion. Et voilà que les réseaux sociaux et la complosphère s'emballent pour un mystérieux groupuscule de Watchmen qui appellent à la révolte, façon Acte XXXII des Gilets Jaunes : incendies de banques, tabassages de personnalités désignées à la vindicte populaire, ... les autorités sont débordées et mettent la pression sur le groupe de Sacha : « au boulot, trouvez-moi un coupable ! ». Ce scénario (anticipation ? politique-fiction ?) est mis en place de façon plutôt crédible et tiendra le lecteur en haleine jusqu'au bout.
➔ On tient là un bon polar de facture plutôt classique : une équipe de flics (un 'groupe' d'investigation de la PJ) avec des personnages bien travaillés, un scénario solide à rebondissements, quelques surprises et une intrigue sur laquelle souffle l'air du temps (Gilets Jaunes, complosphère, réseaux sociaux, ...). Honnêtement, je redoutais que Christophe Molmy en fasse un peu trop dans ce registre techno-branché mais fort heureusement il ne cède pas à la facilité. Le tout est servi par une prose fluide, rythmée et sans surprise : voilà un roman qui plaira aux fans de fictions policières à la française. ➔ On notera au passage que les propos des Watchmen ne donnent pas tant que ça dans le délire complotiste et sont plutôt à décrypter avec lucidité car ils ne sont pas dénués de fondement, loin s'en faut. Tout comme les personnages de Sacha Letellier et de son indic François De Bray, ces discours véhéments participent au ton noir et désabusé du roman : en bref, notre société part en sucette !
Un Prix du Quai des Orfèvres 2026 en poche, Christophe Molmy s’installe comme une valeur sûre du roman policier français. L’homme derrière l’écrivain a du métier et cela se ressent dans ses écrits : il est l’ex-patron de la BRI de Paris et dirige aujourd’hui la Brigade de protection des Mineurs. Brûlez-tout est son septième roman.
Après une entrée en matière abrupte, directement dans le vif du sujet, dans laquelle l’équipe du commandant Sacha Letellier vit un évènement marquant lors d’une fusillade en intervention, l’enquête se dirige vers un mouvement activiste né sur les réseaux sociaux. Un défi moderne qu’un flic à l’ancienne doute de relever…
J’ai tout apprécié dans ce roman, le rythme, les personnages, le scénario… N’hésitez pas si vous cherchez un bon policier dans l’air du temps! L’équipe dans laquelle évolue Coline, l’un des personnages principaux, est sur les nerfs en raison d’une expérience douloureuse, suite à un flagrant délit qui a mal tourné. Sacha, le chef de groupe, est rongé par la culpabilité. Coline, elle-même vit des heures difficiles suite à un traumatisme personnel. Son amitié avec Louis, la plus jeune recrue du service lui donne du coeur à l’ouvrage et de cela ils vont avoir besoin dans cette nouvelle enquête. Un groupe d’activistes adeptes de théories complotistes se faisant appeler Watchmen sur les réseaux sociaux revendiquent divers délits : l’incendie de la permanence d’un parti politique, l’explosion d’un relais 5G de la capitale ou encore l’agression filmée d’un essayiste politologue. Face au côté spectaculaire de ces crimes relayés par les réseaux sociaux, l’équipe de Sacha Letellier se lance dans une course effrénée car le chaos numérique prend de l’ampleur et risque de gagner la France entière.
J’ai plus qu’apprécié la place laissée à Coline, la femme flic du groupe, qui fait ses armes dans un service ou rien ne va plus. Elle est particulièrement humaine, avec ses défauts, ses complexes et surtout ses traumatismes. Et puis elle brille par son intelligence et sa réactivité, car cette enquête c’est elle qui la fait avancer dans la bonne voie… C. Molmy dresse le portrait d’une France confrontée à ses démons: des détracteurs prêts à se sacrifier au nom d’une prétendue révolution libertaire, aveuglés par la haine et le désir de prendre le pouvoir. Un roman bien documenté qui se dévore, servie par une plume fluide et addictive ! Merci aux Editions Fayard via Netgalley pour cette lecture.
Je me suis plongée dans Brûlez tout avec la curiosité fébrile qu’on éprouve devant un polar fraîchement couronné. Et très vite, j’ai compris pourquoi le Prix du Quai des Orfèvres 2026 lui était revenu : on tient ici un roman qui dépasse la simple mécanique du suspense pour toucher quelque chose de plus vaste, de plus inquiétant aussi. Christophe Molmy, fort de son expérience “de la maison”, signe un récit qui sent le réel, l’adrénaline, la fatigue accumulée dans les couloirs du 36.
Le point de départ paraît presque banal: quelques attaques, des revendications sur les réseaux puis l’étau se resserre, chapitre après chapitre, jusqu’à faire vibrer cette corde sensible entre frisson et malaise. J’ai trouvé fascinante la manière dont Molmy utilise les réseaux sociaux comme une poudrière moderne : l’idée d’une révolution improvisée depuis un salon, mais capable d’enflammer tout un pays, a quelque chose de terriblement plausible. Cette vraisemblance, justement, confère au roman une force sourde. On lit, on tourne les pages, et l’écho avec notre époque se fait de plus en plus dérangeant.
Sacha Letellier, Coline, Louis… ces flics ne sont ni des supers héros, ni des silhouettes interchangeables. Ils ont leurs failles, leurs fantômes, leur fatigue. Ce sont des êtres humains qui tentent de garder la tête hors de l’eau alors que le sol se dérobe. Leur humanité, d’ailleurs, est ce qui m’a le plus accrochée : j’y ai senti le poids du quotidien, la solitude qui serre la gorge, les dilemmes éthiques qu’on ne balaie pas d’un revers de main.
Si le roman met parfois un peu de temps à lancer la machine, il impose ensuite un rythme presque haletant, sans jamais sacrifier la lucidité. Molmy ne cherche pas à briller : il expose, il montre, il déplie les mécanismes sociaux, techniques, psychologiques qui transforment un frémissement en chaos.
Au final, Brûlez tout m’a laissée avec le cœur un peu serré et l’esprit en éveil. C’est un polar efficace, nerveux, mais aussi un miroir tendu vers nos propres fragilités collectives. Et cette combinaison-là, quand elle est maîtrisée, laisse une trace qui dure bien au-delà de la dernière page.
Roman sans surprises, hormis peut être le personnage de Yannick, mais l'intrigue de mêle à d'autres sous intrigues "psychologisantes"sans grand intérêt (Camille, la famille de Sacha). on ne parvient pas à s'attacher aux personnages.Le prix du Quai des Orfèvres m'a poussé à acheter ce livre ainsi que la prestigieuse carrière de flic de l'auteur. plutôt déçue, j'ai eu du mal à le lire, j'ai traîné....
Je me suis décidée à lire ce roman pour son prix littéraire car je ne connaissais pas l'auteur et j'avais envie de renouer avec un policier contemporain après ma dernière lecture "Le faucon de Malte de Dashiell HAMMETT publié en 1930. L'auteur est un policier (il s'agit de son 7è roman) il sait donc de quoi il parle, pourtant les personnages ne m'ont pas convaincue : Sacha le vieux flic hanté par la mort de son collègue et ami, Coline la jeune flic victime de viol suite à un empoisonnement au GHB, Paul, le petit jeune doué pour les nouvelles technologies, composent un trio caricatural et artificiel pour introduire beaucoup de sujets de société (dépression, traumatisme) tout en traitant le sujet de fond : comment un fou furieux qui croit sauver le monde (il commence par la France) peut arriver à créer une rébellion en publiant ses idées sur les réseaux sociaux afin de créer du bordel dans les rues, voire dans des lieux républicains, parce qu'il parvient à attirer dans son sillage des esprits faibles prêts à le croire et à agir.
Bonne histoire, twist intéressant à la fin mais un peu trop fade. Travail d'enquête limité à la technologie, probablement réaliste mais manque d'adrénaline.