Après une rupture douloureuse, Garance, trentenaire et réalisatrice de films d’horreur, quitte Paris pour se réfugier dans le manoir décrépit de ses grands-parents, qu’elle n’a pas revus depuis l’enfance. Entourée de silence et d’objets figés dans le temps, elle sent renaître une inquiétante mémoire familiale, nourrie de rituels obscurs et d’un héritage maternel étouffant. Mais les ombres du manoir semblent vouloir autre chose d’elle. Entre rêves déments et rituels étrangement familiers, elle sent les murs se refermer, comme si un autre monde, plus ancien, plus profond, cherchait à percer la surface. Ce que sa famille vénère depuis des générations n’est peut-être pas humain... et Garance pourrait bien être la clef d’un héritage indicible. Après le thriller éco-fantastique Immonde !, Elizabeth Holleville revient avec un récit empreint d’épouvante où se mêlent engagement personnel et réflexion féministe. « On tolère les femmes sans enfants, on ne les accepte pas réellement. » disait la sociologue Charlotte Debest. Forte de ce constat, l’autrice s’empare d’une question de Société et nous entraîne dans une enquête à la frontière du surnaturel pour un album horrifique au dessin inspirant qui rappelle le cinéma d’horreur des années 1970. Avec un scénario imparable et angoissant, l’autrice traite d’un sujet fort et nous fait réfléchir aussi bien sur l’emprise familiale virant à l’aliénation, que sur nos choix, notre liberté et le corps des femmes.
Un super roman graphique très angoissant !!! J’avais beaucoup aimé « Immonde! » de la même autrice et je retrouve avec plaisir sa patte graphique et surtout ce mix de violet et vert qui marche si bien
A very Burns-ian slow burn steeped in cinema and horror. Garance and Caroline are an amateur filmmaking duo, whose latest short caught producers' attention. After Garance breaks up with her trash boyfriend, she crashes at Caroline's for a bit, until she decides to visit her grandparents, whom she hasn't seen since her mother passed. This is when things slowly start to get weird and creepy. A pretty interesting and creative treaty on womanhood through the prism of motherhood and witchery. It kind of accelerates awkwardly towards the end, but other than that the rhythm was perfectly tense. It hasn't fully clicked for me yet, but I can see myself revisiting it for sure
Je ne m’attendais pas du tout à ça, mais ça m’a beaucoup plu cette accélération angoissante qui fonce vers la folie et fait questionner la frontière entre illusion et réalité. ça slay
L’ambiance et les dessins sont magnifiques. L’histoire qui prend, j’adore ! Un peu une envie de voir un film avec ce genres d’esthétiques et de scénario …
🔮 l’histoire des femmes, celle qui se répète, qui s’endure, un matriarcat horrifique dont les personnages principales réalisatrices/scénaristes vivent leur propre science-fiction.. une belle œuvre, unique, saisissante 💜.
même si attendue. je ne suis pas sûre d’avoir tout compris.
Elizabeth Holleville plonge dans l’horreur familiale et psychologique à travers Garance, trentenaire et réalisatrice de films d’épouvante qui, après une rupture douloureuse, quitte Paris pour trouver refuge dans le vieux manoir de ses grands-parents. Elle ne les a pas revus depuis son enfance et pense probablement y trouver un endroit où se reconstruire. Elle va surtout réveiller un passé qui aurait peut-être dû rester enfoui.
Dès son arrivée, le manoir impose une atmosphère pesante. Les objets semblent figés dans le temps, les souvenirs reviennent par fragments et certains rituels familiaux prennent progressivement une dimension inquiétante. Garance retrouve un univers marqué par un héritage maternel étouffant, où les traditions semblent avoir davantage de poids que les désirs individuels.
Puis la frontière entre réalité et cauchemar commence à se brouiller. Rêves inquiétants, rites étrangement familiers et présence diffuse du surnaturel donnent le sentiment que quelque chose attend Garance depuis longtemps. Derrière les habitudes transmises de génération en génération pourrait se cacher une réalité beaucoup plus ancienne et terrifiante.
Elizabeth Holleville ne se contente pourtant pas de construire une histoire de maison hantée ou de malédiction familiale. L’horreur devient le moyen d’explorer l’emprise exercée par la famille sur le corps et les choix des femmes. Garance se retrouve confrontée aux attentes héritées des générations précédentes et à cette idée persistante selon laquelle une femme devrait nécessairement suivre un chemin déjà tracé pour elle.
La question de la maternité occupe ainsi une place importante. L’album interroge la manière dont la société considère encore celles qui choisissent de ne pas avoir d’enfant et la pression, parfois intime et familiale, qui accompagne cette décision. Le fantastique donne une forme concrète à cette contrainte : l’héritage devient presque une force physique dont il faut parvenir à se libérer.
Cette dimension féministe s’intègre naturellement au récit horrifique. Le véritable monstre n’est peut-être pas uniquement celui qui se cache dans l’ombre, mais aussi ce qui se transmet lorsqu’une famille refuse de laisser ses membres choisir librement leur existence.
Visuellement, Elizabeth Holleville puise dans l’imaginaire du cinéma d’horreur des années 1970. Le manoir, les silences, les corps et les visions participent à une atmosphère oppressante où l’on sent constamment que quelque chose peut surgir. Le dessin accompagne parfaitement cette montée progressive de l’angoisse sans avoir besoin de multiplier artificiellement les effets.
Garance est d’autant plus intéressante qu’elle connaît elle-même les codes de l’épouvante par son métier de réalisatrice. Pourtant, lorsqu’elle se retrouve plongée dans sa propre histoire familiale, cette connaissance ne suffit plus. Ce qui pourrait sembler familier dans un film devient autrement plus inquiétant lorsqu’il touche à sa propre identité.
Hysteria fonctionne ainsi autant comme un récit d’horreur que comme une histoire d’émancipation. Derrière les secrets, les rituels et la menace surnaturelle se joue une lutte beaucoup plus intime : celle d’une femme qui cherche à déterminer ce qui lui appartient réellement dans tout ce que sa famille lui a transmis.
Elizabeth Holleville signe un album sombre et oppressant qui utilise intelligemment les codes du fantastique pour parler de transmission, de maternité, d’aliénation et de liberté. Une plongée inquiétante dans les secrets d’une famille où l’héritage peut devenir une prison et où se libérer du passé signifie parfois affronter les monstres qu’il a engendrés.
Garance et Caroline, amies, créent des films ensemble. Pendant que Caroline se met en couple avec son colloc, Garance decide de fuire une rupture amoureuse compliquée dans la famille de sa mère. Herbergée dans un immense manoir, elle va renouer avec une famille particulière et etrange... BD sur les sorcières, pas forcement vu de maniere positive ici. Ambiance et intrigue tres chouettes !