Direction Paris où, depuis plus de cinquante ans, Michel Tremblay fait son voyage annuel, court opéras et théâtres, cafés et bonnes tables, librairies et grands boulevards, invitations et mondanités qui lui donnent palpitations et sueurs froides, mais aussi beaux vertiges et, parfois, grands honneurs. Paris devient un livre où des histoires cocasses s’entremêlent, où des balades spontanées l’entraînent dans les rues et ruelles de la plus belle ville du monde. On y rencontre amis, gens de théâtre et de littérature, et même la Gervaise de L’assommoir dans une promenade littéraire exaltée et exaltante. Et en finale ces deux éclats de joie : C’est Paris. C’est le bonheur.
Né en 1942, Michel Tremblay grandit dans un appartement de Montréal où s'entassent plusieurs familles. Ses origines modestes marqueront d'ailleurs ses œuvres, souvent campées au cœur de la classe ouvrière, où misères sociale et morale se côtoient. En 1964, il participe au Concours des jeunes auteurs de Radio-Canada, avec une pièce de théâtre intitulée Le train, et remporte le premier prix. C'est à peine un an plus tard qu'il écrit l'une de ses œuvres majeures, Les belles-sœurs, dont le succès perdure. La pièce est jouée pour la première fois en 1968 au Théâtre du Rideau Vert.
Michel Tremblay est l'auteur d'un nombre considérable de pièces de théâtre, de romans, et d'adaptations d'œuvres d'auteurs et de dramaturges étrangers. On lui doit aussi quelques comédies musicales, des scénarios de films et un opéra. Ses univers sont peuplés de femmes, tantôt caractérielles et imparfaites, tantôt fragiles et attachantes, qu'il peint avec réalisme et humour. Vivant les difficultés du quotidien, ses personnages au dialecte coloré ont d'ailleurs contribué à introduire dans la dramaturgie et la littérature d'alors un niveau de langue boudé des artistes : le joual.
En 2006, il remporte le Grand Prix Metropolis bleu pour l'ensemble de son œuvre.
En 2017, le Prix Gilles-Corbeil lui est décerné pour l'ensemble de son oeuvre.
Malgré la plume toujours agréable de l'auteur, ce livre était un peu décevant. Ces anecdotes sont plus axées sur le namedropping que sur la Ville Lumière en soi.
3,5 J'aime la façon qu'a Michel Tremblay de raconter ses anecdotes parisiennes et j'aime Paris. Mais si je compare à ses souvenirs d'enfance, ce n'est pas mon favori, c'est moins marquant. Mais c'était tout de même un très agréable moment de lecture.
Entre anecdotes de restaurant et namedropping, il n’y a pas vraiment Paris dans ce livre. Il met l’accent sur la ville de mon adolescence et du début de mon âge adulte, sur des lieux que j’ai habités, parcourus, où j’ai étudié, où j’ai vécu. Tout ce qu’il sait en dire, c’est que les serveurs sont ignares de ne pas reconnaître des metteurs en scène québécois que je ne saurai identifier s’ils étaient devant moi avec un badge… pas le plus élégant.
Pas de vie ici, que des célébrités du cercle intime, pas d’allusion au quotidien de ces rues, aux gens qui les font vibrer, pas d’intime vécu, mais des « je suis allé au théâtre avec untel de très très important ».
Dude, tu n’étais pas à Paris, mais dans un club sélect du plateau.
Ayant lu chacune de ses oeuvres, les romans comme les pièces, je ne pouvais passer à côté de son petit dernier, celui-ci se présentant comme un recueil de divers moments marquants de ses nombreux voyages à Paris à travers les années.
Autant j'aime son univers romanesque et théâtral, autant j'apprécie ces quelques récits autobiographiques dans lesquels il se libère de ses personnages et nous transporte dans ses souvenirs, comme il l'a déjà fait avec Offrandes musicales, Les vues animées et Douze coups de théâtre, entre autres.
On explore donc Paris à travers des anecdotes parfois courtes, parfois plus longue, et souvent cocasses, passant d'une sortie au Théâtre Mogador où un acteur qui chuinte crée un moment d'hilarité pour son ami André Brassard, et la honte pour Michel Tremblay, à un mille-feuilles avec Bernard Pivot, en passant par une sortie au Pied de Cochon durant laquelle Denise Filiatrault a voulu donner une leçon au garçon, une pièce de Macbeth qui porte malchance et des opportunités manquées afin de respecter ses propres valeurs.
Certaines de ces histoires rappellent d'ailleurs quelques scènes du fameux voyage d'Édouard dans la Ville Lumière.
En bref, j'ai encore une fois passé un excellent moment dans l'univers coloré de Michel Tremblay, dont les oeuvres savent à coup sûr me bercer, me réconforter, et me transporter dans son monde où je me sens chez moi.
Voilà un auteur qui n’est pas imbu de lui-même! Il y a des souvenirs plutôt amusants: la rencontre avec Jack Lang, entre autres, et celle de la station des Invalides… Lu d’une traite pendant une nuit d’insomnie!
Un livre relatant les anecdotes parisiennes de Michel Tremblay. C’est en le lisant qu’on se rend compte que cet auteur a fréquenté le gratin culturel de son époque et multiplié les relations mondaines.
Très bien. Une belle écriture bien entendu qui nous fait voir plein de décors, d'aventures, de vie...Un livre, un peu comme "Offrandes musicales" à garder pas trop loin, pour plonger dans un autre univers, une histoire à la fois.
A lot of name dropping, but unfortunately names from the 70s that I had never heard about. I honestly thought there would more anecdotes on Paris hence the title. I did not enjoy it but I will try one of his other books .. Mr. Tremblay is a prolific writer so I am bound to find one that I really enjoy.
Je m’attendais à découvrir les charmes de Paris. Ce sont plutôt des anecdotes très personnelles où j’ai l’impression qu’il aurait fallu y être en temps réel pour bien comprendre.