Le 16 mars 2014, un accident survient au Bic, sur la route 132, près de Rimouski. Un camion semi-remorque entre en collision avec un véhicule dans lequel une mère et sa fille, respectivement âgées de 38 et 18 ans, perdent la vie. Les deux femmes se nommaient Corinne et Caroline. Elles étaient la sœur et la nièce d’Annie Darisse-Desbiens. Secouée par le drame et par ses résonances sociales, l’autrice entreprend de sonder quatre générations de femmes dont les vies, brisées, ont été marquées par l’infortune, les secrets et la honte. La bonne pauvre convie le lectorat au cœur d’une pensée en marche. L’autrice explore les lignes de faille qui la traversent en dénouant fil par fil l’écheveau des legs féminins et de la transmission des inégalités sociales.
La bonne pauvre d’Annie Darisse-Desbiens m’a profondément émue.
À travers l’histoire de plusieurs générations de femmes, elle aborde avec une grande justesse la transmission, la pauvreté sous toutes ses formes et les blessures qu’on traîne parfois sans les comprendre. C’est un récit sensible, vrai, et empreint d’une tendresse lucide.
Certaines pages m’ont ramenée à mes propres souvenirs, à des émotions anciennes, et m’ont permis de voir certaines choses sous un nouveau jour.
Récit très lucide, sensible, conscient de ses contradictions.
J’ai lu beaucoup de romans basés sur l’enquête familiale dernièrement, et celui-ci est certainement celui qui m’a le plus émue et convaincue, par son intelligence et son authenticité.
Ayant grandie 1 semaine sur deux avec une mère sur le bs, une partie de cette histoire est venue me chercher. Ce n’est pas toujours facile de voir cette personne qui nous est chère essayer de garder sa dignité à travers cette situation sociale difficile.
Comment expliquer à quel point il est difficile de se sortir du cycle de la pauvreté, malgré les générations qui se succèdent. "J'étais pauvre, certes, [...], mais j'étais une meilleure pauvre qu'elle. " 👌
Immense coup de cœur. Réflexions à la fois personnelles et généralisées sur les transfuges (transclasses?) et du legs familial. Approche similaire à celle de J-P Pleau bien que différemment proposée sur le plan formel.
Ce livre est rempli d’amour, d’humilité, et de passages dans lesquels je me suis reconnue et ai reconnu les miens. À plusieurs reprises, j’ai été profondément touchée, émue. Une œuvre nécessaire pour quiconque considère, d’une manière ou d’une autre, être une personne transclasse.
Mes deux bémols: 1) le style d’écriture parfois ampoulé fais en sorte qu’on doit parfois s’y reprendre à deux fois pour bien comprendre certaines phrases et 2) quelques coquilles n’ont pas été repérées au stade de la révision.
Je m'intéresse à la sociobiographie (genre littéraire décrivant la société à travers l'histoire d'une famille) et le premier ouvrage de la comédienne Annie Darisse-Desbiens en est un bel exemple. C'est aussi un livre sur les transclasses (personnes qui changent de classe sociale, passant d'un milieu socio-économique à un autre). C'est un livre très intéressant. Voici comment l'éditeur le présente: "Le 16 mars 2014, un accident survient au Bic, sur la route 132, près de Rimouski. Un camion semi-remorque entre en collision avec un véhicule dans lequel une mère et sa fille, respectivement âgées de 38 et 18 ans, perdent la vie. Les deux femmes se nommaient Corinne et Caroline. Elles étaient la sœur et la nièce d’Annie Darisse-Desbiens. Secouée par le drame et par ses résonances sociales, l’autrice entreprend de sonder quatre générations de femmes dont les vies, brisées, ont été marquées par l’infortune, les secrets et la honte. La bonne pauvre convie le lectorat au cœur d’une pensée en marche. L’autrice explore les lignes de faille qui la traversent en dénouant fil par fil l’écheveau des legs féminins et de la transmission des inégalités sociales."
Se libérer de l'héritage peu enviable de la pauvreté aura toujours suscité des sentiments ambigus. C'est toutefois avec finesse que l'autrice arrive à nous expliquer la nature de ce combat intérieur.
J'ai remarqué que par bonheur, beaucoup de temps s'est écoulé entre le début de l'écriture et la publication. Ce délai semble avoir donné à l'autrice une bienveillance que l'on ne pouvait ressentir au début.
Cela a ajouté beaucoup de profondeur à la démarche et au résultat final. À ce titre, j'ai bien aimé ce témoignage.
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4⭐️ un livre dans l’air du temps ou l’autrice aborde le concept de transclasse. Transclasse plutôt que transfuge de classe, car on ne devient pas nécessairement l’ennemie de notre classe d’origine. J’aime la nuance. Et c’est exactement ce qui en fait un récit réussi.
J’ai trouvé le niveau de langage très soigné, mais parfois j’aurai envie de dire trop pour rien…
Une bonne lecture, touchante, que j’ai lu très rapidement!
5 ⭐️ | « Le cerveau n’est pas conçu pour accepter l’absurdité. Nous nous adaptons parce qu’il le faut, nous nous montrons résilients pour rendre possible la suite de notre traversée, mais certains départs, par leur caractère abrupt, prennent pour l’esprit la forme d’une énigme insoluble. La psyché fait du surplace, elle s’échauffe à vouloir produire un sens impossible à créer, elle pollue l’air et provoque un brouillard qui rend la respiration difficile ».