Qu’est-ce qui nous amène à vouloir repousser nos limites humaines ? Que nous apprennent la connaissance et l’exploration de l’espace comme de l’Univers ? Pourquoi faut-il continuer à imaginer et à financer de grands projets scientifiques ? Pourquoi regarder vers les étoiles, c’est s’intéresser à notre planète ? Comment la science peut-elle résister aux conflits internationaux ?
Dans un dialogue vif et engagé, Thomas Pesquet, astronaute, et Étienne Klein, physicien, répondent à toutes ces questions et à bien d’autres, et partagent avec nous leur passion pour les découvertes, la science, les infinis. Toujours avides de nouvelles expériences et défendant un optimisme raisonné, ils nous invitent à travers ce livre à continuer à rêver, mais lucidement.
Étienne Klein, né à Paris le 1er avril 1958, est un physicien et un philosophe des sciences français.
Il dirige le Laboratoire de recherche sur les sciences de la matière tout en menant une intense carrière de vulgarisation autour des questions soulevées par la physique contemporaine, notamment par la physique quantique et la physique des particules.
J’ai énormément apprécié cette lecture. Le format conversation rend le tout vivant et accessible, et on sent dès les premières pages la richesse des échanges entre les deux protagonistes. Thomas Pesquet y fait preuve d’une intelligence rare, à la fois scientifique, humaine et diplomate. Sa manière d’aborder les grands sujets l’écologie, l’économie, les conflits mondiaux ou encore la place des femmes dans les milieux scientifiques est d’une justesse impressionnante. Il ne cherche jamais à imposer son point de vue, mais à ouvrir la réflexion, à donner de la perspective. J’ai particulièrement aimé la façon dont il parle d’écologie et les incidences de la conquête spatiale vis à vis de celle-ci: lucide sans être moralisatrice, consciente des paradoxes mais toujours tournée vers la coopération et le progrès. Même sans être passionné par l’espace, ce livre vaut la peine d’être lu, car il pousse à penser autrement, à voir le monde dans toute sa complexité. Une lecture inspirante et apaisante, que je recommande vivement.
On est quand même sur une pensée philosophique plutôt libéral, voire « conservatrice » dans le sens où il faut croître pour améliorer le bien être des gens et le progrès social viendra par le progrès technique. Ça fait un peu continuité des idées des 30 glorieuses C’est très technico-solutionniste. Malgré ça ça reste très philosophique