Un certero análisis sobre el lugar reservado al genio femenino a lo largo de la historia «Safo no solo fue la primera mujer escritora, sino también la primera persona que escribió en su propio nombre, sin invocar la ayuda de las musas. La primera confesión humana es de una mujer; el primer autor, una autora; antes de ella, solo había historias que circulaban desde la noche de los tiempos, increadas». Laure de Chantal
La primera escritora de la historia, Safo de Mitilene (siglo VII a. C.), fue también música, filósofa, educadora y activista política. Desde la Antigüedad hasta nuestros días, los diferentes análisis de su multifacética personalidad le han concedido el privilegio de una existencia totalmente cortesana, bruja pagana, activista revolucionaria, lesbiana seductora y, en la actualidad, icono feminista. Brillante maestra, tan conocida y admirada como Sócrates, Safo se erige como un espejo inquebrantable que refleja la imagen de las mujeres que participaron en la historia del arte y del conocimiento, de la política y la cultura. Su nombre ha servido de referencia o impulso a otras pioneras —Christine de Pizan, Louise Labé, Madeleine de Scudéry, Anne Dacier, Constance Pipelet, Renée Vivien o Marguerite Yourcenar, entre otras— que, en distintas épocas y ámbitos, crearon obras que perduran hasta hoy. Laure de Chantal explora nueve de las vidas de esta fascinante pensadora, emblema de las mujeres que se atrevieron a utilizar la palabra escrita para hacerse oír. A través de las piezas que conforman el rompecabezas de su figura, ofrece un certero análisis sobre el lugar que las diferentes sociedades han reservado al genio femenino.
Le point de départ de cet essai est très intéressant : faire un tour d'horizon de ce qu'on sait de la vie et de l'oeuvre de Sappho, en traversant les époques, et comment son oeuvre a été perçue au fil du temps. Le problème est que l'autrice n'est visiblement pas très solide sur les questions féministes et LGBT+ et plusieurs passages m'ont vraiment fait lever les yeux au ciel (faire passer Baudelaire pour un grand féministe, sérieusement ?! Le mec traitait George Sand de latrine précisément parce qu'elle menait une vie libre et hors des carcans du genre... ). La question du lesbianisme arrive dans le dernier chapitre (dans un livre sur SAPPHO). Le tout donnant l'impression que l'autrice voulait se concentrer sur le texte pur et était bien embêtée par le symbole. Néanmoins, l'approche historique reste intéressante car l'autrice est une helléniste solide, mais ne vous fiez pas trop à ses interprétations sociologiques...
Une très belle entrée dans la vie et la légende de Sapho, avec un panorama complet de son œuvre, son interprétation et son utilisation au fil du temps. Je suis restée dubitative de quelques conclusions de l'autrice, qui semblent parfois êtres des extrapolations. Une lecture fascinante malgré tout ! 3.5
Super d'un point de vue helléniste et pour la chronologie, ça montre très bien les influences de Sappho. Par contre les remarques féministes font de surface et peu poussées, et il y a peu de parties du livre qui sont dédiées au lesbianisme en soi. En demander plus ça serait mettre plus en avant ce qu'elle représente aujourd'hui comparé à l'évolution de son personnage, alors le choix se comprend, mais j'ai quand même trouvé ça dommage. Les thèmes abordés davantage aujourd'hui sont sous-représentés (feminisme et LGBTQI), mais le livre est assez riche au-delà de ça même s'il est court, alors c'est un bilan plutôt positif
cet essai ne contient aucune bibliographie, quelques citations, des rares notes de bas de page - que j’ai trouvé souvent peu utiles - et pourtant est écrit d’une plume assez peu claire, peu accessible. à qui s’adresse donc ce livre? aux néophytes (à dire entre parenthèses que le lecteur ne connait probablement pas l’auteur dont elle parle) ou aux connaisseurs (tellement de citations qui mériteraient clarifications et explications, je trouve) ? je rejoins une critique que j’ai lu ici : l’autrice fait un nombre incroyable de pirouettes pour parler le moins clairement possible de saphisme/homosexualité/lesbianisme… en parlant de Sappho!!! si les 2 derniers chapitres parlent d’homosexualité, cela passe d’abord par… les poèmes de Baudelaire. assez ironique de parler du saphisme de Sappho en passant par l’art qu’en fait un homme, non? enfin, les déclarations féministes de ce livre sont vraiment timides : les femmes portent toujours le nom de leur mari par ci, les femmes sont absentes des prix littéraires par là, pour tenter de faire un lien de notre époque vers Sappho. je trouve le pari assez raté et relativement peu intéressant. je rejoins un commentaire d’ici abordant le fait que l’auteure gagnerait peut-être à s’intéresser à la méthodologie des gender studies, entre autres.
en conclusion, je suis assez d’accord avec les avis déjà écrits sur goodreads, mais j’en tire une bien moins bonne expérience : ce n’était ni une lecture agréable, ni enrichissante pour moi.
pues a ver......me ha servido como contraposición en el tfm de lo que no debe ser la tradición de Safo**... mucho que decir y muy poquito bueno... si soy honesta no lo he leído entero, pero me ha sido útil, gracias Eli que me lo regaló en navidad con la mejor de las intenciones
**Para quien no esté en el mundillo de la tradición y recepción clásica puede ser interesante
Alors... Je crois que je rejoins les critiques lues sur Goodreads. Une plume qui s'éparpille, manque de notes de bas de page et d'une bibliographie (là franchement...). Et puis cette façon d'avoir presque peur de parler de l'homosexualité féminine... dans un livre sur Sappho? Oui certes, l'autrice en parle dans les deux derniers chapitres, mais d'une part à travers Baudelaire, d'autre part tout le long du livre je me suis demandée si cela lui posait un problème d'aborder ce sujet.
À la base, c'est un cadeau de mon copain, et j'ai quand même écrit un mémoire sur la poésie saphique donc forcément j'ai été amenée à étudier et analyser un peu Sappho. Ce qui m'intéressait c'était les différentes réceptions de sa poésie au fil des siècles. Donc c'était intéressant mais un peu dans l'ombre des idées de l'autrice finalement. En fait, ce n'est clairement pas un travail d'histoire ni universitaire et peut-être que mes attentes étaient erronées dès le départ.
En bref, pourquoi pas mais en toute honnêteté, ce livre et l'autrice me donnent une vibe de féminisme pour femmes blanches et hétéros.
J'ai beaucoup apprécié cette lecture et le fil rouge de cette enquête scientifique ; malheureusement, il manque justement des notes de bas de pages et des références (précises). J'enlève 1,5 étoiles pour cela. Je trouve les remarques et les réflexions sur le féminisme et le lesbianisme plutôt pertinentes, bien que l'auteure aurait pu approfondir davantage ces aspects en empruntant des outils aux méthodologies des "gender studies" et aux "queer studies". Elle aurait également pu développer de manière plus pertinente son propos en s'attardant davantage à la lecture d'un ou deux poèmes clés (à sa lecture) de la poésie de Sappho.
Faire l’apologie de Baudelaire dans un livre sur Sappho est quand même osé. L’auteure passe à un cheveu près de l’intérêt, sans pourtant le reconnaître. Ses recherches sur l’influence de Sappho en tant que femme qui aime les femmes est presque inexistante, vu le très peu de mention et d’influence que cette information cruciale a sur ses essais. Elle en parle dans ses deux derniers chapitres, ce qui n’est pas assez.
D’un autre côté, l’écriture est trop dense et éparpillée. C’était difficile à suivre et comprendre où l’auteure voulait en venir.
Bien qu'il reste peu de traces historiques sur Sappho, j'espérais un ouvrage plus documentaire que d'opinion, or de nombreux passages déroulent les pensées de l'autrice au détriment, a mon avis, du sujet
Un ouvrage qui aurait pu être intéressant si il avait été un minimum sourcé. Publié chez Flammarion, j’accepte que les prétentions ne soient pas universitaires, mais les digressions ou affirmations randoms auraient pu être remplacées par « vu/lu ici ». Quand on creuse de notre côté on se rend compte que beaucoup d’affirmations viennent de nulle part.
Quelques idées féministes intéressantes mais quel est le public cible de l’ouvrage ? J’ai du mal avec la notion éminemment masculine de génie créateur utilisé dans tout le livre, surtout quand toute une partie de l’ouvrage fustige le caractère viril que certains auteurs ont attribué à Sappho (là encore ça mérite d’être creusé).
L’autrice est agrégée de lettres classiques, finalement la force du livre se trouve dans l’épistémologie d’où les 2 étoiles. Ça m’a aussi donné envie d’en apprendre plus sur Sappho car finalement j’en sais pas grand chose.
Un ouvrage dans lequel j'ai mis du temps à entrer, essayant de comprendre où il m'emmenait. Mais progressivement j'ai compris la division en neuf chapitres et la vision de plus en plus approfondie de la perception de Sappho, de sa figure antique, à son impact littéraire jusqu'à sa reprise en icone féministe et queer. J'ai beaucoup apprécié l'écriture claire et vive de Laure de Chantal.
Mon plus grand reproche serait l'absence de notes de bas de pages car cet ouvrage soulève l'immense désir d'approfondir ce discours et cela est compliqué sans sources ou bibliographie excepté les suggestions de traduction de Sappho à la fin.
Néanmoins, "Les neuf vies de Sappho" reste une belle lecture, agréable, moderne et rafraichissante dans le milieu des Lettres classiques.
Toutes femmes se doivent de lire ce livre ou tout simplement lire Sappho !! « L'amour est un barbare, envahissant et puissant, qui rase tout sur son passage, le criblant de flèches et semant la mort, incendiant le cœur d'une « joie ardente»
Je ne connaissais pas grand chose à l'histoire de Sappho à part le lègue de son nom à l'homosexualité féminine et j'ai été ravie d'en apprendre plus sur la personne qu'elle était et sur tout ce qu'elle a pu accomplir de son vivant. J'ai cependant eu du mal à me faire aux dites "différentes vies" qu'elle a menées des siècles après sa mort dans la peau d'autres femmes exceptionnelles qui méritent d'être reconnues comme des individues avant tout. J'ai été un peu perdue devant ce concept.