Édith se cache des autres. Elle a une déchirure au cœur. Jusqu'au jour où, dans un train de banlieue, en face d'une fille aux cheveux follement bouclés, elle découvre un sentiment farouche, joyeux, sidérant. Mais le bonheur est-il possible quand il combat des terreurs anciennes, héritées d'une enfance marquée par le chagrin ? Certaines fièvres échappent au mercure est le récit d'une rencontre qui sauve de l'adversité. Une grâce envoûtante.
une tendre histoire d'amour entre deux femmes. La narratrice questionne les traumas de son enfance et la relation qu'elle aurait pu avoir avec sa mère, c'est joliment écrit, triste et lumineux.
Magnifique et puissant Ça me réconcilie avec l’auto fiction vraiment, elle a une manière de parler de certain sujet ( l’amour, la mort, la peur, le traumatisme, l’espoir) qui est vraiment salutaire pour moi
Une histoire d’amour tendre et touchante. La narratrice a peur de la mort des autres, ne peut s’empêcher de se l’imaginer. Elle a peur de la mort des autres, et, surtout, de celle de la femme qui partage sa vie. La narration oscille entre les débuts de leur relation et une exploration interne des souvenirs de la narratrice. Elle questionne l’amour face aux blessures et traumatismes hérités de l’enfance. Une jolie narration, un récit touchant.
“Si l'on ne fait pas son deuil jusqu'au bout, est-ce que la pierre peut se coincer dans la gorge?”
C’est avec puissance et douceur que Mathilde Forget met des mots sur ce que l’on n’ose pas s’avouer. Un livre qui transperce, un livre qui transporte, pour toutes les personnes traversées par un deuil établi ou non.
c'est sublime de bout en bout, poignant, tendre et bouleversant. Il y a des phrases d'une beauté et d'une justesse absolument bouleversantes: "j'ai été obsédée par la nature de la solitude qui a précédé ton passage à l'acte, au point de vouloir la faire mienne, pour me rapprocher de toi." "ce qu'il y avait de physique dans le chagrin, je ne voulais pas que ça s'arrête. J'espérais rêver encore d'elle pour la revoir mais aussi pour la pleurer"... `Ca parle de deuil, d'amour, et d'imaginer ses proches mourir. A lire absolument.
Dans ce troisième roman, l'écriture de Mathilde Forget se fait plus poétique, moins percutante que dans les précédents, en écho aux thèmes abordés (les émois de l'amour, les tourments de la mort, le corps, le cœur) sans rien perdre de sa force. C'est beau, tendre et puissant, à l'image des sentiments qui habitent la narratrice et l'écrivaine. On a envie de relire certains passages à haute voix, de faire rouler les mots sur la langue, par gourmandise comme avec un bonbon, ou peut-être comme avec une pierre qui refuse de libérer la bouche.
Je ne peux pas dire si j’ai aimé ou pas. Ne vous attendez pas à une histoire d’amour lesbienne. C’est un livre sur le deuil face au suicide de la mère. Magnifiquement écrit mais terriblement triste et poétique.
Livre touchant sur l’amour au féminin, le désir, les non-dits mais aussi les traumatismes de l’enfance et notamment le suicide de la mère de l’autrice. Cependant, j’ai eu du mal à accrocher au style, j’ai souvent eu l’impression de lâcher et de lire une énorme private joke.
Peut être que c’était pas le bon moment pour que je le lise J’ai aimé le questionnement des traumas de l’enfance sur nos relations mais j’ai l’impression d’être passé totalement à côté du reste. Je mets trois car parfois j’ai trouvé l’écriture quand même très belle.
La langue est très belle, vraiment, mais je crois que je me suis un peu perdue dans le récit, ce qui m’a malheureusement laissée à distance d’un texte qui aurait pu me toucher plus encore. Mais ça parle de deuil, d’homosexualité, d’enfance, et tout ça, c’est terriblement important
plutôt convaincant!! très belles pages sur la mère + première partie très contemporaine in a way est trop grandiloquent / private joke pour moi parfois cependant
Ce n'est clairement pas mon genre de récit, ce qui m'a sans doute empêché de vraiment apprécier ce texte, mais c'était malgré tout très beau. La construction est virevoltante, oscillant entre passé et présent, fiction et réalité. Certains passages m'ont vraiment rappelé Thérèse et Isabelle teintés de notre modernité. C'est un livre aux sujets multiples, à la fois lumineux et entaché par un deuil impossible.
Grand coup de cœur pour ce roman d'amour et de pardon absolument magnifique. L'amour naissant mais des fantômes à effacer... ou à pardonner. C'est une écriture douce amer qui nous montre ici l'importance d'avancer. Magnifique !
J'attendais tellement ce livre, peut-être trop, que ma lecture n'a été que déception. Ce qui m'a déplu, c'est surtout la plume qui me paraissait vide à la lecture et qui m'a fait passée à côté de toutes les émotions - louables - que cherchaient à véhiculer l'autrice. Dommage aussi parce que je m'attendais à plus d'amour encore entre ces deux personnages alors que le roman porte surtout et avant tout sur la perte de la mère. Cependant, cela reste un livre que je pourrais finir par relire, par peur d'être véritablement passée à côté de l'essence même du livre.