Tout juste larguée par Olga, Fanny va mal. Marius, son ami de toujours, ne se préoccupe guère de sa situation, occupé à chercher son prochain partenaire. Sous le regard réprobateur de Félicie, sa collègue du café, la jeune fille se lance à fond dans les applications de rencontre en ligne. Un jour, un compte mystérieux apparaît, qui semble commenter leur vie affective et sexuelle.
Comme d'autres, je n'ai pas lu l'essai duquel est adaptée cette BD, mais j'ai eu un coup de cœur pour cette dernière !
Les personnages sont extrêmement attachant·es (j'avais l'impression de faire face aux déboires de mes propres ami·es). J'ai bien ri pendant ma lecture : il y a de quoi (largement) se reconnaître ou reconnaître des situations vécues par des proches. C'est fou comme on est toustes dans le même bateau néolibéral très bizarre et anxiogène lol. Il y a des réflexions intéressantes qui sont développées et elles se fondaient bien avec l'histoire des protagonistes. Ça m'a donné envie de lire l'essai original !
Les dessins sont très jolis, les détails (sur les téléphones, dans le décor, etc.) sont vraiment bien pensés et illustrés avec soin. J'ai adoré les couleurs choisies. Les scènes érotiques étaient aussi sacrément belles.
C'était vraiment une excellente découverte et une agréable lecture :) Je recommande ++
J’avais pas lu l’essai mais ma bd est super. Deja les dessins j’accroche et surtout la représentation des scènes érotique. Les relations amoureuse ou amicales sont bien représentés, on plonge rapidement dedans. Trop mimi la rencontre d’Olga et Fanny 💘
Avec Sex Friends, Richard Mèmeteau et Colin Atthar signent une bande dessinée aussi caustique que lucide sur les amours à l’ère des applications de rencontre. Sous ses airs de comédie contemporaine, l’album propose une véritable radiographie des relations affectives et sexuelles à l’heure des interfaces numériques.
Fanny, fraîchement quittée par Olga, décide de se jeter à corps perdu dans l’univers des applis. Plus qu’une revanche sentimentale, c’est une exploration méthodique – parfois euphorique, parfois désabusée – des promesses d’abondance amoureuse que vendent ces plateformes. Autour d’elle gravitent Félicie, collègue attentive, et Marius, ami fidèle : chacun projette ses propres fantasmes, espoirs et contradictions sur ces espaces virtuels où l’on swipe autant pour exister que pour rencontrer.
Le scénario joue habilement sur la mise en abyme lorsqu’un compte mystérieux semble commenter leurs expériences les plus intimes. Cette figure énigmatique agit comme une conscience collective, révélant la dimension performative de nos vies connectées : sommes-nous encore dans l’authenticité, ou déjà dans la mise en scène ?
Graphiquement, Colin Atthar adopte un trait expressif, nerveux, parfaitement accordé à l’énergie fragmentée des échanges numériques. Les dialogues fusent, les silences pèsent, et les cases traduisent autant l’excitation des débuts que la lassitude des répétitions. L’humour, souvent grinçant, évite toute moralisation : l’album observe, dissèque, expose.
Au-delà du simple récit générationnel, Sex Friends interroge la marchandisation du désir, la logique d’optimisation affective et l’illusion du choix infini. Les auteurs montrent comment ces applications, en promettant la liberté, exacerbent aussi la comparaison, la frustration et la peur de manquer mieux.
À la croisée de l’essai philosophique et de la chronique sentimentale, cette bande dessinée réussit à capter l’air du temps avec intelligence et irrévérence. Une œuvre fine et actuelle, qui parle moins de sexe que de solitude, de quête d’attention et de la difficulté persistante à aimer – même à l’ère du swipe infini.
Fannyc Felicie et Marius sont trois amis qui sont tous inscris sur des applications de rencontre. Mais tous les trois naviguent dessus de manière assez différentes et pour des raisons totalement différentes. Et alors que les trois aiment discuter avec vigueur de leurs aventures dans ce café du coin de la rue, voilà que Felicie découvre un blog avec des articles qui lui rappelle étrangement des expériences vécus par ses amis et elle même…
Je m’attendais tellement à rien ? Vachement surprise, j’ai vraiment appréciée ma lecture. Pour dire à quel point j’étais investie, suffit de voir mon activité goodreads pendant ma lecture… Peut-être que c’était mon histoire, on sait pas hein.
Cette BD a une façon intéressante d’explorer le dating expérience moderne, pour tous les individus en fin de vingtaine - début de trentaine (et même avant/apres). On voit ce que signifient les sites de rencontres pour certains et pour d’autres, ce qu’ils apportent et ce qu’ils font ressortir chez l’humain et surtout pourquoi c’est un marché qui perdure dans le temps ! C’est vraiment super intéressant. Une autre BD à ajouter dans sa pile de BD féministe (imo).
Les planches, non parce qu’il faut qu’on en parle… Incroyable ? J’ai trop aimé le dessin. Franchement si j’achetais la BD ça ne serait pas seulement pour l’histoire mais surtout pour le dessin… Les planches, les couleurs,… Comment sont dessinés les corps des femmes, nus, comme vêtus… J’aime beaucoup. C’était si bien portrait, qu’il n’y a pas eut l’impression d’hypersexualisation du corps féminin et ça c’était agréable. Je ne savais pas si les scènes explicites allaient être dessinées et quand j’ai sentis qu’on verrait TOUT j’avais seulement peur que ce soit dérangeant. Bon, apres ça pourrait sûrement l’être pour d’autres personnes donc je ne conseil pas de le lire en public… comme moi…
Anyway, très bonne lecture avec un thème super intéressant pour nos génés !
PS : #TW M*cron… Tout est vraiment de sa faute j’en peux plus
Je n'ai pas lu l'essai de Richard Mèmeteau à l'origine de cette BD (Sex friends : Comment (bien) rater sa vie amoureuse à l’ère numérique), même s'il m'avait fait de l'œil, mais j'ai passé un super moment en lisant cette adaptation !
La diversité des profils représentés dans les différents personnages et les billets du blog sexo sont intéressants et apportent un vrai relief à l’ensemble.
J'ai beaucoup aimé les couleurs utilisées.
Les personnages principaux sont attachants, et leurs relations comme leurs dynamiques fonctionnent très bien (je suis très satisfaite de cette fin).
J'ai explosé de rire au mec qui gueule "J'ai lu Mona Cholet !" pour justifier son féminisme.
Ça m'a donné encore plus envie de lire Sur le bout des doigts du même illustrateur Colin Atthar.
Adaptation passionnante aux personnages attachants de l'essai de Richard Mèmeteau. À travers les (mes)aventures de nos personnages, on mène toute une réflexion philosophique sur la sexualité et l'amour à l'ère numérique.
super bd hyper juste sur les relations à l’ère des applis de rencontres, de la queerness et des relations libres … en plus de mettre en scène des personnages attachant·es et mimi·es