Dans un service d'addictologie, Lara accompagne l'équipe qui soigne des adolescents drogués aux écrans. Il y a Julien, un collégien déscolarisé depuis trois ans, Lou, neuf ans, qui passe ses nuits sur son portable, ou Stefania, tétanisée à l'idée de sortir de chez elle. Les failles de ces enfants sont pour Lara le miroir de ses propres addictions. Celles dont elle peut parler en riant, celles qui lui pèsent et qu'elle essaie régulièrement d'abandonner, celles plus honteuses qu'elle tait. Au fil des consultations, ses souvenirs refont surface. Cinq ans plus tôt, Lara a eu une liaison avec son médecin. Pendant quelques semaines, elle s'est laissé prendre au piège, dans une frénésie de messages et de photos intimes. Jusqu'à perdre le contrôle. Époque est un roman féroce et viscéral, celui d'une génération dévastée par les écrans.
Manque de nuance, pré-mâché, et à côté de la plaque sur pas mal de sujets à mon sens, c'est dommage, alors que le numérique est un réel sujet dont il y a tant à dire. Je me demande avec quoi les lecteurs, lectrices ressortent de cette lecture, avec quelles conclusions sur leur propre vie. Les passages relatifs au docteur m'ont toutefois semblé intéressants, bien qu'un peu sensationalistes parfois.
Laura Poggioli traite ici principalement des conséquences de l’omniprésence des écrans dans la vie des jeunes et des moins jeunes, mais pas seulement. Il y est aussi question des addictions, sous toutes les formes, des plus socialement acceptées à celles qu’on fait tout pour cacher, à soi même autant qu’aux autres.
Ce que j’ai le plus apprécié dans cet ouvrage, c’est l’introspection que le texte nous incite naturellement à faire. Est-ce que mon usage des écrans a un effet délétère dans ma vie que je ne saurais m’avouer? Cette « chose » que je fais quand ça va bien, quand ça va mal, et dont je pense pouvoir me passer, ne serait-ce au final qu’une béquille?…
En bref, un ouvrage qui nous donne une loupe pour observer nos zones d’ombres et qui traite de questions pas encore suffisamment explorées à mon sens. J’ai toutefois, selon les chapitres, eu l’impression d’être parfois dans un roman, parfois dans un essai très informatif et clinique. Il y manquait, à mon avis, un certain travail pour brouiller la frontière entre les deux et proposer un récit plus enveloppant et plus profond dans son exploration d’un ou deux thèmes principaux.
Je suis passée complètement à côté de cette histoire. Le style est très plat, les enjeux, pourtant passionnants, ne sont souvent qu'effleurés et les personnages ne sont pas suffisamment creusés. La narratrice met en parallèle son parcours personnel à celui des patient.es d'un hôpital psychiatrique spécialisé en addictions numériques où elle réalise un stage. La comparaison manque, à mon sens, de pertinence et de legitimité et dresse un portrait très nombriliste du personnage principal.
Ce roman sur le thème des écrans et des addictions ne m'a pas convaincue. Je n'ai pas bien compris la cohérence de la narration. L'autofiction sur la situation d'emprise vécue par la narratrice prend le pas sur le reste. L'autrice a le mérite de pointer du doigt notre rapport problématique aux écrans mais la construction du récit ne m'a pas plu et je n'ai pas ressenti d'émotions durant cette lecture.
Choisi au pif au relay avant de partir en we et pas déçue de mon instinct ! Un peu fourre-tout mais ça parle en parallèle des addictions des jeunes (surtout aux écrans) et de l’emprise qu’a eu un homme dans la vie de l’autrice, intéressant et se lit vite
Un topo sur les dangers du numérique avec des exemple d'ado en service d'addictologie et sur l'histoire personnelle de la narratrice Lara, etudiante en psychologie, confrontée au cyberharcèlement. Se lit vite, mais lenlivre reste assez en surface avec des exemples dado dont la vie est à peine évoquée.
Un essai archi-lu sur l'addiction aux réseaux, qui se contente de survoler le sujet avec la froideur clinique d'un numéro d'Envoyé Spécial, mais qui cache en miroir une histoire d'adultère mal digérée.
Époque c'est un roman très actuel qui reflète notre société et nos addictions au numérique.
Réfléchissez un instant, quelle est en général une des premières choses faite le matin ? ou le soir avant d'aller dormir ? Je suis certaine que la majorité d'entre vous répondra jeter un œil sur mon téléphone.
Nous sommes devenus des esclaves de nos petits écrans! Alors imaginez ce que cela donnera sur les enfants et les adolescents.
Comme l'autrice, je repense à mon enfance sans écran si ce n'est que la télé, à un temps où on pouvait s'ennuyer, jouer dehors, s'occuper avec de vraies personnes. On a grandi comme ça sans écran et pourtant aujourd'hui on est devenu pour la plupart accro à nos téléphones portables.
C'est ce thème que Laura Poggioli aborde dans son roman mêlant habilement le je de l'autofiction pour son personnage (miroir ?) Lara et la troisième personne pour décrire les enfants, les ados ou le personnel médical ou accompagnant dans un centre d'addictologie d'un hôpital.
Lara est titulaire d'un master en psychologie, elle veut ouvrir un centre pour aider les jeunes addicts aux écrans à se réapproprier leur vie. Elle aussi a ses addictions, elle a été il y a cinq ans, victime de cyberharcèlement.
Dans ce récit docu-fiction, Laura Poggioli nous secoue, nous fait prendre conscience de la nécessité d'informer, d'agir pour réduire le temps passé sur écran, que nos comportements d'adulte, de parents ont de graves conséquences sur les enfants. N'avez-vous jamais été témoin de parents qui conduisent les enfants au parc et sont absents psychiquement car ont les yeux fixés sur leur téléphone, ou encore dans un resto ou un moment entre amis donnant dès le plus jeune âge un écran à leurs jeunes enfants. Les écrans qui changent le regard des jeunes se pensant entourés et en réalité de plus en plus seuls, isolés, désespérés.
Les réseaux prétendent ouvrir une fenêtre sur le monde alors qu'ils ne font que souder les barreaux d'une prison.
C'est bien documenté avec en parallèle l'histoire de Lara, victime de cyberharcèlement. Le livre se lit très vite, l'écriture est fluide, sensible, hyperréaliste, descriptive. L'autrice a un regard lucide sur notre monde, notre époque et présente aussi des solutions, information, sensibilisation, décrochage progressif d'une heure par jour avec une activité de substitution.
Un livre actuel à mettre dans un maximum de mains.
Ma note : 9.5/10
Les jolies phrases
Il y a les heures que les plus jeunes passent sur les écrans, mais aussi tous les moments pendant lesquels nous, parents, sommes davantage absorbés par nos smartphones que par leur quotidien.
Qui n'a jamais ressenti un malaise en arrivant au parc et en constatant que plusieurs adultes ont les yeux rivés sur leur portable au lieu d'échanger avec leurs enfants ? pour autant, ne le faisons-nous pas tous, parce que c'est plus fort que nous ? On le fait même quand on sait qu'il ne faudrait pas. On le fait même si on a lu des études sur les méfaits de tous ces moments où l'adulte est là sans être là, présent physiquement mais indisponible psychiquement.
J'ai l'impression que chez tous ces jeunes les écrans ne font que rendre les peines plus intenses.
Entre ces murs, je repense souvent au sentiment de solitude qui m'enveloppait quand j'étais enfant. Je ne le sentais pas partagé, il m'appartenait. J'avais droit à l'ennui et au silence. Aujourd'hui, l'ultra-connexion digitale nous déconnecte paradoxalement les uns des autres, et le sentiment de solitude se fait sociétal.
Les suicides de plusieurs adolescents victimes de harcèlement scolaire ont mis en lumière l'effet amplificateur des réseaux sociaux à l'âge décisif de la construction sociale de l'identité.
Se faire toujours mal pour avoir moins mal.
Si vos enfants vous voient tout le temps sur votre téléphone, ils se disent que c'est ça devenir grand.
Les réseaux prétendent ouvrir une fenêtre sur le monde alors qu'ils ne font que souder les barreaux d'une prison.
Le numérique a ce pouvoir inédit d'étendre ce mal-être à chaque instant puisque nos appareils nous suivent partout, tout le temps.
À l'hôpital, je cherchais des réponses. J'y ai trouvé un condensé de souffrance et d'anxiété, mais aussi de l'espoir et une profonde humanité. Des femmes et des hommes agités de questions. Juste des humains, en somme.
Les problèmes d'addiction et d'autodestruction prennent bien souvent leurs racines dans une simple volonté de supporter la douleur physique que provoquent les émotions.
Plus je stimule un enfant, plus je dois continuer de le stimuler afin d'avoir toute son attention.
De façon plus diffuse, le rapport aux corps des adolescents, tout particulièrement celui des jeunes filles, est altéré par leur usage des réseaux sociaux, générant de la dysmorphophobie - des pensées obsédantes sur un défaut imaginaire ou une légère imperfection de l'apparence physique - des troubles du comportement alimentaire, un recours précoce à la chirurgie esthétique. Comment pourrait-il en être autrement quand l'adulte que je suis ne peut s'empêcher de cliquer lorsque son fil d'actualités Facebook lui propose des articles sur des personnalités qui auraient mal vieilli ?
Au sein d’un service d’addictologie, Lara assiste aux entretiens d’une équipe de soignants : elle y rencontre des adolescents addicts aux écrans. Désocialisation, échec scolaire, conduites à risques… Les vies cabossées de chacun d’entre eux ont pour point commun la solitude face à la dépendance aux réseaux sociaux ou aux écrans. Par un effet miroir, Lara revient sur ses propres addictions : ses souvenirs remontent à la surface, expulsant la honte d’une liaison avec un médecin qui l’a ensuite longuement harcelée sur les réseaux sociaux.
Epoque est-il une fiction, une autobiographie? Je n’ai pas la réponse à cette question, le doute est permis tant le récit semble ancré dans le réel. L’écriture sensible et empathique de l’autrice, la sincérité de ses propos provoquent une impression de réalisme qui prédomine tout au long du roman. D’une part le sujet de l’addictologie est fort bien documenté, chaque cas suivi par Lara est développé, du constat de l’addictologie jusqu’à sa guérison, accréditant le réel de l’histoire parallèle. Celle-ci, la mauvaise expérience vécue par Lara avec ce médecin qui la harcéle sur les réseaux, fait froid dans le dos et trouve écho avec un cas traité au sein de la clinique. Quelques remarques et détails glissés ça et là par l’autrice me font douter du fait que ce roman n’est qu’une fiction. Le style, à la limite du journal intime, convient parfaitement à l’exercice d’introspection que réalise Lara par rappport à sa propre vie, de son adolescence à sa vie de femme mariée adultère, piégée par son ex-amant, devenu harceleur.
L’inquiétude suscitée par les excés liés aux écrans et aux réseaux sociaux n’est pas fictive, ce roman peut d’ailleurs s’apparenter à une étude de cas. Que ce soit par les effets de l’addictologie aux écrans ou par les conséquences négatives des réseaux sociaux, les personnages de ce roman soulèvent de nombreuses questions, notamment sur l’évolution rapide de la société dans ce domaine. Tout en la comparant à la jeunesse actuelle, Laura/Lara donc, évoque à plusieurs reprises son enfance dans les années 80-90, son sentiment d’être différente, le rapport difficile aux autres, qui s’expliquera plus tard par un HPI, et la facilité avec laquelle son harceleur parvient à asseoir son emprise sur elle en raison de cette fragilité. L’autrice soulève une question que je me suis souvent posé: comment vivre son enfance/adolescence (moyenne d’âge d’inscription sur un réseau social est de 8 ans actuellement…) à une époque où les réseaux sociaux ne permettent plus l’intimité, où le « répit social » est quasiment inexistant ? Ayant été une enfant très solitaire, c’est surtout à ces jeunes réservés, considérés en marge des relations sociales auxquels je pense aujourd’hui, qui par le biais des réseaux sociaux, sont confrontés non-stop au regard d’autrui, et à de potentiels harceleurs qui de fait s’invitent dans l’intimité même du foyer. Quelle(s) réponse(s) pouvons-nous apporter ? Certains parents font le choix de préserver leurs enfants des écrans, mais cela a ses limites, notamment au niveau de l’âge. Au collège déjà, l’élève a accès à un portail numérique sur lequel gérer ses devoirs… Est-il bon de garder son enfant en marge des interactions sociales de son époque ? Le contrôle parental lorsqu’il est utilisé, a ses limites. Est-ce qu’une décision gouvernementale interdisant l’accès au numérique avant un âge défini serait la bonne solution globale, et est-ce réalisable sans faille ? L’autrice pose un constat, n’a comme nous tous ni la prétention de refaire le monde, ni de prédire le futur, mais ce livre rappelle que la sonnette d’alarme est tirée depuis longtemps, qu’une génération ou deux ont déjà été sacrifiées. Raison pour laquelle j’aime relayer ce genre de lecture car prendre conscience est déjà un pas positif vers l’avenir.
Pour poursuivre cette thématique, d’autres livres lus récemment abordent le thème de l’addictologie, Les Assoiffés de Camille Charvet et les excès du numérique avec l’essai de Sylvie Dieu Osika et Eric Osika, intitulé L’enfant-écran.
Lara, 38 ans, mariée et mère de trois enfants, prépare un Master de psychologie et effectue un stage dans un service d'addictologie où elle suit Blanche, pédopsychiatre, et son équipe de soignants et éducateurs, Pascale, Maxime, Philippe qui se dévouent corps et âme pour aider leurs jeunes patients. Dans ce cabinet, défilent des enfants surexposés aux écrans depuis leur plus jeune âge, des parents eux-mêmes dépendants de leurs smartphones, démunis devant le mal-être de leurs enfants. L'auteure prend le pouls de notre époque et d'une "génération ultra connectée qui multiplie les cas de phobie sociale et scolaire", se réfugiant dans une vie virtuelle, offerte par les jeux vidéos ou les réseaux sociaux où règnent la fascination de la mise en scène de soi. Scroller, tchater, liker commenter, jouer... Lara Poggioni explique comment ces heures passées devant les écrans, stimulant la dopamine, déconnectent inexorablement de la vraie vie. Le cerveau des enfants /adolescents n'est pas en mesure de gérer le niveau de stimulation que leurs imposent les contenus qui défilent sur leurs écrans et qui génèrent fatigue irritabilité, ... J'ai trouvé ce roman documentaire édifiant et je le referme avec un sentiment de malaise. La lecture de cet ouvrage interroge forcément notre propre rapport aux écrans, la place qu'ils occupent dans nos vies et ce dont ils nous privent, ce dont on se prive... donnant l'envie de déconnecter pour se reconnecter à l'essentiel.
Laura Poggioli avec son second roman Époque, profondément ancré dans les préoccupations contemporaines. Après Trois sœurs, elle s’intéresse cette fois aux effets insidieux des écrans sur nos vies, à travers une fiction juste et profondément actuelle.
À travers le personnage de Lara, plongée dans un service d’addictologie spécialisé dans les dépendances numériques, l’autrice explore les pièges de notre monde hyperconnecté : l’addiction, la déformation du rapport au temps, l’impatience née de l’immédiateté. Elle interroge également des enjeux éthiques essentiels : les traces que nous laissons en ligne, l’exploitation des données personnelles, et l’impact de ces doubles numériques sur notre rapport à nous-mêmes et aux autres.
Ce qui frappe dans ce roman, c’est la précision avec laquelle Laura Poggioli capte les failles de notre époque, tout en donnant vie à des personnages crédibles, pris dans un quotidien façonné par ces tensions. Sa plume, fine et sensible, porte un regard lucide sans jamais perdre en humanité.
J’ai cependant eu plus de mal à m’attacher à Lara, notamment lorsque le récit s’oriente davantage vers ses histoires personnelles, de tromperies et de harcèlement. J’aurais aimé que la réflexion sur l’addiction, en particulier chez les jeunes, soit davantage développée, tant elle s’annonçait riche et pertinente.
Époque n’en reste pas moins un roman nécessaire, qui dépasse le simple constat pour inviter à une véritable prise de recul sur nos modes de vie.
Apres avoir lu "trois soeurs", de la même autrice, qui m'avait vraiment touché de part son sujet, et la façon dont il était traité, j'ai sauté sur l'occasion de lire "Époque". Sujet différent mais toujours cette écriture incisive et ce travail de recherche colossal. Nous voici plongés dans la dépendance technologique. Les personnages de ce récit sont des enfants, des addicts aux écrans, aux réseaux. On y croise des parents dépassés, démissionnaires, et d'autre qui ont bien suivi le manuel à la lettre et qui sont quand même paumés. Mais on y rencontre surtout des jeunes, vivant dans un mal être constant, aussi accro à leur téléphone qu'à une drogue. Et la où c'est intéressant c'est que @laurapoggioli_ dénonce, mais sans être dans le jugement. Les fait sont là, les générations à venir et celles déjà en place sont contaminées. Mais à qui est ce la faute ? L'autrice crée le personnage d'une jeune femme qui doit se former à travers un stage en addictologie. Et comme dans "trois sœurs", elle fait un parallèle avec une histoire bien plus personnelle. Quelle est notre place à nous, adulte. Doit on tout interdire ? Y a t il une méthode meilleure qu'une autre ? Comment surveille-t-on ses enfants, ses ados, à l'heure où ils peuvent s'evader à travers les réseaux tout en restant dans leur chambre ? Quand, comment gérer cet accès à internet ? Bref, ce livre est plein de questions, qui n'ont pas toutes de réponses, mais c'est un pas de plus.
Août 2023. Bien sûr que ça m’a fait reconsidérer pour la millième fois ma propre dépendance à mon cell. (Quelle ironie d’être sur mon cell à partager ça sur une app! Ichhh!) Je ne nie pas non plus que la relation de la narratrice avec « le docteur » qui s’est transformée en cyber harcèlement faisait froid dans le dos. J’ai d’ailleurs lu le roman d’une traite.
Cela dit, j’avais plus l’impression de lire un article dans une revue de psycho-pop. Ça m’apparaissait parfois comme un enchaînement descriptif. Allez! On remplit des pages de description de patients, on y met des références pour un enrobage bien didactique, avec au travers l’histoire personnelle de la narratrice et surtout son infidélité avec une personne qui était en situation d’autorité et qui en a abusée. Cette « relation » propulsée par la technologie omniprésente et toxique parce créée pour être addictive, etc.
Finalement, ça devient assez bof, sans profondeur réelle, mais les réflexions qu’il suscite sont intéressantes et on comprend bien le message: prudence avec l’usage des écrans. (Ou ça nous fait une piqûre de rappel.)
Ce n'est pas le genre de livre que j'ai l'habitude de lire, mais je connais très bien Laura Poggioli donc j'ai eu envie de lire son livre et de l'encourager.
Ce livre est très bien écrit et très ancré dans le réel. Née à la fin des années 80, je me suis reconnue dans pas mal de souvenirs de l'héroïne Lara. Le récit est très dur puisqu'il traite des addictions et en particulier des addictions chez les enfants et les ados, ainsi que toutes les horreurs qui en découlent et/ou en sont la cause. Étant moi-même nouvelle maman, j'ai lu avec une pointe d'angoisse tout cela. L'histoire se concentre aussi en parallèle avec la relation toxique puis le harcèlement immonde de l'héroïne par un médecin, qu'elle a rencontré quelques années plus tôt. Si j'en crois la dernière phrase de l'autrice, elle aurait vraiment vécu cette histoire, ce qui amplifie l'horreur des faits.
Bref, ce livre ne laisse pas indemne et nous demande de questionner nos rapports (pas si sains que ça) aux réseaux sociaux. Alors, posons le téléphone et lisons, lisons, lisons 🩵
J’ai vraiment passé un agréable moment de lecture, avec des passages qui poussent à la réflexion.
Le récit est alterné entre Lara qui est amenée à rencontrer différents patients dans un service d’addictologie, et l’histoire de ceux-ci, et la propre histoire de Lara.
J’ai beaucoup apprécié la prise de perspective de Lara qui, confrontée à la situation d’un des patients, voit l’impact lié aux écrans. Souvent elle le met en perspective avec sa propre histoire, avant l’ère des écran et des réseaux sociaux à tout-va.
Cela m’a permis, indirectement, de replonger dans certains souvenirs d’enfance, à une ère où les écrans et réseaux sociaux ne prenaient pas tant de place.
J’aurais cependant peut-être aimé que l’on creuse un peu plus l’aspect relationnel au sein du service d’addictologie, qu’on creuse un peu plus dans l’histoire de ces patients. A mon sens, l’autrice est restée un peu dans la superficialité sur cet aspect-là.
En revanche j’ai énormément apprécié l’histoire avec le « docteur ».
En résumé, une lecture accessible à tous, pas trop longue, et qui permet de se questionner sur le phénomène de société des addictions, et notamment celle des écrans et des réseaux sociaux.
3,5 disons. Le sujet du numérique me passionne. Les effets des réseaux sociaux sur notre cerveau, des IA sur notre planète. J’ai eu la sensation que ce livre avait trop d’ambition, qu’il voulait trop dire et de ce fait, n’a réussi qu’à dire en surface. On a un patchwork de portraits rapides d’adolescents accros au numérique, entrelacé de la vie de la narratrice et de son propre rapport aux écrans. Le tout ressemble plus à une publicité de prévention, assez alarmante. Je ne sais pas si c’est le meilleur moyen de servir ce propos. C’est dommage parce que j’ai beaucoup aimé le récit de chacun, et il me semble qu’ils auraient été intéressants s’ils avaient eu la place d’un livre pour eux tout seul, plutôt que de devoir se serrer dans 250 pages, et d’une manière un peu aléatoire aux yeux du lecteur.
L'idée de départ est intéressante : parler de l'impact des écrans sur nos vies. Le récit entremêle l'histoire de la narratrice, Lara, et son stage dans un service qui suit des jeunes addicts. Malheureusement, on oublie assez vite ces jeunes qui ne sont finalement que des prétextes. L'histoire des ados fait écho à celle de la narratrice. Certains auraient mérité un traitement plus poussé.
La narratrice raconte une histoire d'emprise horrible, on est parfois dans le détail, parfois dans le survol. Cette histoire d'emprise est mise en lien avec l'immédiateté que permettent les smartphones et autres. J'ai eu l'impression qu'on frisait quelque fois avec un récit à suspense, notamment à cause de la vengeance du docteur.
Ce n'est pas un mauvais livre. J'ai le sentiment qu'il passe un peu à côté de son projet initial parce qu'il ouvre trop de portes.
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j’aimais bien l’idée de base, le côté clinique avec plusieurs patients et cette double narration, mais j’ai détesté la narratrice je n’ai pas du tout aimé les réflexions assez répétitives sur les écrans, sur le fait que “c’était mieux avant”. j’ai conscience que c’était le but de montrer l’hypocrisie de la narratrice et le fait qu’elle aussi est addict aux écrans et que sa jeunesse était malsaine, mais l’exécution était maladroite. très “ouin ouin il y a 30 ans les hommes n’harcelaient pas autant les femmes” et je n’ai pas du TOUT aimé le fait que la narratrice / autrice ait utilisé le terme asperger en 2025 + le fait que HPI est vrmt considéré comme un trouble à part entière
Je trouve que le titre Époque est trop ambitieux, certes la présence du numérique est excessive dans la vie de presque tous nos contemporains, mais ce qui est décrit dans le livre n'est pas "banal" et concerne généralement des personnes très fragilisées, qui auraient eu beaucoup de difficultés également sans l'omniprésence des écrans. Ce qui m'a le plus marqué est l'histoire de la narratrice, j'ai eu plus de mal à m'accrocher aux histoires des patients. J'ai trouvé très choquants l'emprise et le harcèlement exercés par le docteur, et le sentiment qu'il allait continuer son mode opératoire auprès d'autres victimes.
J'ai pas compris, c'est un roman sur les addictions aux écrans ou la psychanalyse de la narratrice? C'est plat. C'est survolé. Ça parle de dysmorphophobie mais ça caractérise les jeunes filles en consultation par leur apparence physique, elle est sont toutes jolies. C'est prioritaire apparemment de rappeler que bien qu'elles soient cabossées par la vie et leurs addictions diverses (plus souvent la drogue que les écrans, alors que c'est ce que vend la grosse étiquette degueu sur la couverture "les méchants écrans!!!"...) elles sont jolies... C'est court et ça se lit vite (c'est un point positif)
Le problème majeur de ce livre est que la quatrième de couverture présente d'abord le service d'addictologie et dans un court paragraphe on apprend la liaison que Lara a eu avec un médecin. Le livre ne présente pas réellement ce dont il va parler. Le sujet principal est l'harcèlement que Lara vit à cause de cette liaison. Cette histoire pourrait être deux livres différents et je pense sincèrement que cela aurait été une lecture plus plaisante. Ou Lara n'aurait pas dû être la narratrice principale. Je ne suis pas certaine de comment ce livre pourrait être mieux et ce n'était une mauvaise lecture, elle me laisse juste sur ma faim.
l’ironie de lire ce livre et d’interrompre ma lecture afin de configurer mon nouveau téléphone. il y a des passages qui m’ont beaucoup interpellés quand à ma propre consommation des écrans et de songer à l’avant « réseaux sociaux » et l’omniprésence de cette connectivité pour « communiquer ».
Il y a des passages que j’ai dévorés et d’autres un peu moins enlevants mais j’ai trouvé que c’était intéressant d’aborder le sujets des addictions.
2,5/5 en réalité. J’avais très hâte de le lire, le fil conducteur est un peu flou. OK on parle du numérique, vivre dans l’ère du numérique, et les impacts que ça notamment chez les jeunes. Mais voilà, on ouvre pleins de sujets, on ouvre la porte sur beaucoup beaucoup de sujets, mais on en conclu rien. On a du mal à s’attacher au personnage principal, c’est une lecture qui malheureusement je vais vite oublier.
J’ai tout de suite accroché à ce livre, à son ton, à son écriture, à ce qu’il illustre de notre génération hyper connectée, et paradoxalement si isolée. On a pléthore d’exemples de jeunes aux comportement addictifs et ou autodestructeurs, mais aussi d’adultes en proie à ces addictions et qui essayent de se reconstruire. Beaucoup de choses m’ont parlé. C’est un livre qui me marquera.
Un roman qui aborde très bien son titre. A travers le personnage de Lara, nous retrouvons une véritable fresque de notre société et de ses déboires numériques et sociales. C'est un texte qui fait de la prévention tout en soulevant les nombreuses problématiques présentent à diverses échelles.
3.5 ! Les thèmes abordés (addiction, numérique, adolescence, infidélité, abus de pouvoir) m’ont beaucoup intéressée, l’écriture est fluide cependant il y a quelques répétitions et quelques manques parfois.