L’hiver passé, pendant les vacances de Noël, je suis devenue complètement obsédée par le gazon – non pas le végétal en soi, mais l’idée de, le concept. L’hiver ne voulait pas se décider et nous étions pris dans cette zone grise à la fois physique et mentale où l’extérieur devient complètement impraticable; dans ces temps-là, je plie, je plie du linge et je pense, beaucoup, à toutes sortes de choses. En regardant le terrain interdit, momentanément inutile, il m’est soudain apparu que le gazon était d’une richesse infinie; le gazon : un sujet passionnant, j’ai pensé.
De la maison d’enfance qui n'arrivait pas à la contenir à celle qu’elle a choisie pour y bâtir sa vie de famille, Danièle Belley propose un récit introspectif et frontal où elle réfléchit à l’amour qu’elle a pour son rôle de mère de banlieue et à l’effritement progressif de son fantasme d’échapper à la norme. Dans une langue libre et parfois effrontée, elle signe une réhabilitation mordante de la banalité.
Drôle de livre. Pas wow, mais excellent. Mettons gris confortable, mais aussi dur à lire par moment. Pour reprendre la métaphore du linge: c'est une paire de bas, mais avec un trou à un orteille. D'ailleurs, je serais curieux de connaître la technique de pliage de la narratrice pour les bas. Elle les met en boule, ou bien les replit l'un sur l'autre ? Hein Hein ?
3,75 ⭐️ Un essai fragmenté qui rencontre l’auto-fiction. Difficile à suivre par moment, très poignant à d’autres instances. Une lecture que j’ai apprécié somme toute.
J’ai acheté ce livre sur un coup de tête au Salon du livre de Montréal cette année, après avoir lue la critique dans la Presse. Aussi parce que j’aime beaucoup les Éditions de Ta Mère, et que le sujet m’interpellait.
Après un début un peu lent (ça m’a pris quelques chapitres pour embarquer), l’effet wow est arrivé. Il y a une part de moi qui s’est reconnue dans ce roman.
Lecture très intéressante et très bien écrite.<-div>