Julia Kerninon est née en 1987 à Nantes, où elle vit. Elle est docteure en lettres, spécialiste de littérature américaine. Elle s’est fait remarquer dès son premier roman, Buvard (2014), qui a reçu notamment le prix Françoise-Sagan.
Trois livres vont suivre aux Éditions du Rouergue, dans lesquels elle affirme son talent et déroule son principal thème de prédilection, la complexité du sentiment amoureux.
J'avoue que jusqu'à plus de la moitié du livre, j'ai trouvé ces poèmes juste prétentieux, des 'coquilles' vides. Julia Kerninon y parle d'elle; style de vide intellectuel bourgeois, doctorat en littérature, cite Hemingway, Faulkner, Carter, elle a deux enfants et pour elle, l'écriture c'est une dure besogne...rooo nooon, 'que c'est insipide et ennuyeux!' je me suis dit. En finissant le livre, je me suis dit que côté 'prétentions', c'est plutôt moi qui en ai beaucoup. Tout les écrivains sont des tâcherons du livre. Et certainement les femmes, en sont doublement.
Oh, comme c'était doux de lire les mots de Julia Kerninon sur l'écriture. Et un peu aussi sur la place des femmes dans l'art par rapport aux hommes. Comme sur la vie de famille, le partage à faire entre être artiste et mère de famille... De nombreux sujets, donc, évoqués en quelques pages seulement. Avec à la fois de l'intimité et de la distance, mais surtout avec beaucoup d'humanité. Je me suis souvent retrouvée dans les mots de l'autrice... et ça aussi, c'était doux.
Écrire sur l’acte d’écrire, mise en abyme périlleuse mais tout à fait originale, un plaisir à lire cette poésie qui traite à travers ce sujet de nombreuses questions sur nos vies.