J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce livre de Carole Laure. Ça tient à l'humanité de l'autrice, de son personnage. C'est écrit avec intelligence et douceur. C'est beau et nostalgique. Mais j'aime la nostalgie.
Belle histoire, écrite de façon poétique et naturelle! La fin est un peu précipitée comparativement au reste du récit! Ma citation préférée: Blanche m'a souvent dit que le médicament le plus puissant, c'est l'amour profond que l'on donne.
4.5 - J’étais vraiment toute proche d’accorder un 5 étoiles à ce merveilleux premier roman de l’autrice. J’ai adoré le rythme lent. Les détails sur la jeunesse. Et tout l’amour des parents qui transperce les pages du livre. Mon seul bémol est par rapport à la fin où j’avais l’impression que tout déboulait trop rapidement. J’aurais préféré un second livre…
Note: dans la postface, il est mentionné que Carole l’a fait sentir comme sa famille, et c’est exactement comment elle m’a fait sentir lorsque je suis allée faire dédicacer ce ligne. Un gros coup de cœur pour cette autrice.
J’ai adoré! Une belle écriture poétique et d’une grande sensibilité! Difficile à laisser! Cela a été, pour moi, une lecture émotive! Merci pour ce beau moment!
Je suis très mitigée face à ce livre j hésitais entre 3 ou 4 étoiles … bref bien écrit poétique à la limite par contre ça va un peu dans tous les sens parfois et la perte de sa mère a sa naissance revient bcp trop souvent … ça m a donné impression que ce seul n était pas fait … mais peut il l être totalement? Bref on me l avait recommandée je l ai lu mais je ne crois pas que ça serait u livre que je recommanderais de mon côté par contre tjrs intéressant de connaître les histoires des autres et je trouve que malgré tout Carole Laure a eu une belle vie entourée d amour .
'' Est-ce seulement les parents d'origine qui peuvent offrir dès le départ et pour toujours une force de vie qui permette de faire face au danger sans trembler? De jouer sans peur, de courir sans peur, de désobéir sans peur et d'aimer sans peur? Je l'ignore. Et je ne saurai jamais ce que ça aurait changé dans ma vie de vivre et de grandir auprès de mes vrais parents. ''
À mes yeux, ce livre est un câlin et un hommage à des parents adoptifs ainsi que leurs fratries qui ont su offrir l’amour et la confiance qui sont nécessaires pour qu’un enfant puisse se reconstruire à la suite d’un abandon. La force qu’il faut à un enfant pour faire à nouveau confiance aux adultes. Nous sommes loin d’une uchronie, nous avons accès à la propre histoire de l’écrivaine.
Un récit raconté avec une poésie incroyable Même si le sujet principal du livre (cette question de l’attachement à ses parents biologiques qu’elle n’a jamais connus) ne me concerne pas directement, son récit peut résonner avec tant de facettes de vie, dont le lâcher-prise sur ce qui ne peut pas être su ou vécu, et l’ode à l’instant présent et aux joies de la vie, à la construction de l’enfance et de son identité
« Ai-je la mémoire de ce que je pense avoir vécu, ou de ce que j'aimerais avoir vécu? Est-ce une énigme, une invention, un souvenir? L'oubli peut-il devenir une force? Une manière de se relever, une technique de survie? Certains oublis sont-ils salvateurs? […] Je choisis ce qui me rend heureuse et je me dis qu'être un peu fabulateur est le propre de l'être humain. […] Il y a, dans une vie, des oublis nécessaires et salvateurs pour que de belles choses puissent advenir. Je n'ai jamais voulu cultiver le malheur - c'est une perte de temps, j'en suis convaincue.»
« L'appétit des autres, le désir et l'envie de mieux les connaître, ce désir tenace et envahissant de parler aux inconnus […] »
« Il me fallait apprendre comment habiter le monde. »
« Les histoires de mon père Georges m'ont aidée à respirer mieux, à avoir moins peur, et m'aident encore à vivre aujourd'hui. Sensible à la beauté de la nature, il m'a transmis son émerveillement, m'a appris à contempler le ciel et à admirer ses métamorphoses, à m'émouvoir du changement des saisons québécoises, à me laisser troubler par la puissance du courant, à chérir notre rivière et toutes les petites fleurs de la forêt. »
⭐️Et mon passage préféré :
« Mémoire de mes yeux
Impossible d'écrire toute la beauté que mes yeux ont contemplée et voient encore quand je les laisse aller où ils veulent et embrasser grand le monde.
Mes yeux qui arrivent à voir double, et à travers les gens, les choses et les sentiments.
Mes yeux qui savent se refermer à temps quand ils ne veulent pas voir.
Ils se remplissent d'eau quand mon cœur déborde.
Ils photographient les gens que j'aime et gardent leur visage en mémoire.
Ils clignotent quand j'ai peur.
Ils se figent dans ceux d'un animal qui me regarde.
Ils restent grand ouverts devant les injustices. »⭐️
« J'ai ce réflexe étrange de toujours vouloir garder ma vie en ordre, et cet instinct premier me pousse à dominer mes peurs pour ensuite les vaincre. Le souvenir de mes parents m'éloigne d'un certain vieillissement. Je veux vivre, dans une longévité qui ressemble aux quatre saisons qui s'enchaînent et se fondent l'une dans l'autre. La beauté est partout, et je sais la repérer et rester curieuse d'elle, comme [mon père] me l'a enseigné en pointant la rivière à la petite fille que j'ai été. »
« Pourquoi est-ce que je me sens en paix une journée, désemparée le lendemain, et parfois dans la même journée, comme si une catastrophe était sur le point d'arriver? Comment expliquer les bouffées de bonheur qui m'enveloppent tout entière soudainement sans raison […] ? »
J’ai beaucoup aimé le récit de Carole Laure qui a été adoptée par un famille aimante, dont Blanche et Georges. Malgré qu’elle a été aimée et choyée, elle vit toujours avec le manque de ne pas savoir qui était sa mère biologique. J’ai lu ce livre en une seule journée. Magnifiquement écrit. Comme je connais bien Shawinigan, je pouvais très bien la situer dans cette ville.
Je ne savais pas que Carole Laure avait écrit un livre sur sa vie. Je l’ai découvert quand quelqu’un sur Goodreads le lisait. Quel magnifique livre! J’adore son écriture si imagée que je me croyais à ses côtés en le lisant!
Cet ouvrage est bien écrit et léger. En revanche, le fait que ce soit des récits de une à deux pages m'a moins plus. L'histoire est surtout centrée sur la jeunesse de l'autrice, et non sur son adolescence ou sa vie adulte, cela me rejoignait moins.
Moins une biographie qu’une réflexion sur le statut d’orpheline. Comment on traverse l’épreuve de ne pas connaître sa mère biologique même si on aime ses parents adoptifs. Comment ce trauma nous suit toute notre vie. Côté poétique intéressant malgré les répétitions.