J’ai appris à quatre ans que j’avais été adoptée. Comprendre qu’une inconnue m’avait mise au monde en Chine pour ensuite m’abandonner a teinté le reste de mon existence. On me rappelle constamment que je suis différente, « exotique ». Moi, je me sens Québécoise. Mais ce n’est pas l’avis de tous, et on ne se gêne pas pour me le faire savoir. On m’insulte sans le vouloir, on me lance des blagues stéréotypées. Même si ça me rentre dedans, je ris. Jaune. J’essaie de faire le pont entre celle qu’on me dit que je devrais être et celle que je suis vraiment. Entre deux cultures différentes. Mais comment affirmer mon identité alors que je me tiens sur des sables mouvants ? À travers ses rencontres, ses amours et ses expériences, Julie tentera de trouver son chemin dans la vie, de se réconcilier avec son passé pour mieux envisager son avenir.
Un petit livre assez léger à lire, mais très agréable. Une jeune femme née en Chine, mais adoptée au Québec raconte des tranches de vie. Plus le livre avance plus ça devient profond dans le sous-texte et elle relate des trucs en lien avec le racisme ordinaire auquel elle a dû faire face. Une agréable lecture!
J’ai beaucoup aimé me plonger dans l’univers de Julie et découvrir une réalité à laquelle je n’ai jamais été confrontée : faire partie d’une minorité visible dans une société où le racisme ordinaire (même lorsqu’il n’est pas intentionnel) est encore (trop) présent.
J’ai apprécié la fluidité et la légèreté du récit, malgré des anecdotes souvent percutantes. Des phrases comme : « t’es belle pour une Chinoise » m’ont choquée et m’ont fait réaliser que certaines personnes gagneraient à revoir leurs valeurs (ou à tourner leur langue sept fois avant de parler 🤪).
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3.5 C’était bien. La lecture fait réaliser à quel point le « racisme ordinaire » est omniprésent, parfois même dit sans mauvaise intention apparente. Plusieurs phrases du livre m’ont frappée, parce que je pouvais très facilement m’imaginer certaines personnes les dire. C’est le genre de livre qui dérange juste assez pour nous obliger à réfléchir.
4⭐️ « - Pas besoin de me le rappeler, ai-je râlé, indignée. - Tu es offusquée? Hé, je fais juste dire des faits. Je suis pas raciste. La preuve: je m'intéresse à toi, je te trouve belle pour une Chinoise! »
« À ce moment-là, j'ai saisi ce que voulait dire Niko, quand elle parlait des limites de ma mère. Pour elle, revisiter mes papiers d'adoption, c'était revivre un des plus beaux moments de son existence. Pour moi, c'était faire face à de profondes blessures. Je ne pouvais pas lui en vouloir de ne pas comprendre. Elle faisait de son mieux pour m'épauler et elle me donnait ce dont j'avais le plus besoin : son amour inconditionnel. » —— Quelle belle lecture qui touche un sujet trop peu abordé mais tellement important. J’ai apprécié que le livre soit ancré à Montréal, qui m’a replongé dans mon adolescence (NDL, Édouard-Montpetit, le Cinko), qui permettait de vraiment se mettre dans le contexte de l’histoire!
J’ai vraiment passé un beau moment avec ce livre. C’est vraiment bien écrit et on ressent bien les émotions que le personnage vie avec son identité, les rejets et le racisme ordinaire qu’elle subit. Une belle découverte.
- La couverture. Magnifique. Elle représente exactement l’idée du livre tout en étant esthétiquement plaisante. Ça nous en prend plus comme celle-là pour les maisons d’édition québécoises! - Un personnage principal qui parle de racisme ordinaire et des conflits internes liés à l’adoption internationale. C’est pour ça que j’ai décidé de lire le livre à la base et j’ai été servie. - Certaines scènes, notamment au chalet et au musée Grévin. Les descriptions, l’ambiance, tout était suffisamment bien décrit pour que je m’en fasse une image très claire et que j’y repense après ma lecture. J’avais l’impression d’avoir été là. - Plusieurs choix narratifs, notamment une personnage principale qui fait de l’impro, qui ne sait pas quoi faire comme études supérieures, qui envisage de devenir actrice. Il y avait une bonne balance de contenu relatable et d’originalité.
Ce que j’ai détesté:
- Le style d’écriture. C’est tellement plat! - La chronologie. On suit le personnage principal de son enfance jusqu’à l’âge adulte dans une succession parfaite de chapitres. Je pensais que j’aimais cette structure plus qu’une ligne de temps double ou autre, mais finalement, je trouve ça plate. - Les répétitions. Je comprends qu’on veuille insister sur le racisme ordinaire, que les situations se répètent dans la vraie vie, mais en littérature, c’est gossant. - Les personnages qui servent juste à peupler l’univers à qui on donne des caractéristiques inutiles. Ex: Fabiola qui a une soeur paraplégique. Simon qui sait citer par cœur des épisodes de Star Trek. C’est mentionné dans un paragraphe condensé de fun facts et ça n’a aucune incidence sur la suite. - Les animateurs de camp de jour qui, dans la même phrase, sont appelés par leur prénom et par leur nom de camp. - Les précisions inutiles. «Moi, c’est Simon, mais tout le monde m’appelle Sim». PLEASE. «Le jeu vidéo Les Sims», «Une balle aki». Le lectorat est québécois, on sait ce que c’est. Sinon, on va googler.
Bref, c’est un livre que j’ai aimé avoir lu, pour le fond, les souvenirs qu’il me laisse, mais que j'ai détesté lire, pour la forme.
On suit Julie de son adolescence jusqu’à ses débuts de vie d’adulte à travers des tranches de vie qui nous font découvrir sa quête identitaire en tant que québécoise adoptée de la Chine avant l’âge de 1 an. J’ai apprécié voir son évolution de caractère qui a été forgée après plusieurs altercations ou situations de racisme ordinaire, ainsi que son combat de se faire imposer sa culture chinoise alors qu’elle s’est seulement identifiée comme québécoise toute sa vie.
Franchement, je me suis super vite attachée au personnage principal (Julie), ce qui a rendu ma lecture encore plus émouvante. J’ai adoré les connexions à Montréal parsemées dans le récit, parce que ça permet vraiment de faire défiler le film de l’histoire dans sa tête !
Un rythme léger au sujet lourd. Un livre doux qui amène à nous questionner sur comment on aborde les gens et comment on peut être raciste si on ne fait pas attention à nos biais.
J’ai bien aimé ce livre. C’est une lecture facile, agréable et qui m’a fait du bien. Elle aborde les réalités des adoptées de manière accessible, autant pour quelqu’un comme moi, qui peut s’identifier au personnage principal, que pour les autres.
Julie est une Québécoise d’origine chinoise. Elle a été adoptée. Ce livre relate comment elle grandit, dans une famille aimante en banlieue de Montréal, et les effets que ce fait a sur elle et sur son parcours. On y croise sans surprise le racisme, qu’il soit con et violent ou bien intentionné. L’autrice traite notamment de la difficulté qui peut surgir de se définir et de se développer dans ce contexte. Belle lecture, je l’ai lu presque d’un trait.
Que j’ai adoré ce roman! La lecture est facile et légère, mais elle aborde des sujets plus lourds et si pertinents! Bon, je ne sais pas à quel point je peux me prononcer sur l’expérience du personnage, n’étant pas adoptée, et étant une québécoise blanche, mais ça m’a ouvert les yeux sur tellement de commentaires racistes que j’ai entendus dans ma vie, et certains que j’ai même perpétués dans mon enfance naïve. Vivement la progression et les apprentissages.
La protagoniste, Julie, incarne tellement bien à mes yeux le déchirement causé par les pieds qu’elle a au Québec et ceux qu’elle avait en Chine, avant son adoption. Elle illustre si bien comment elle a impression d’être une impostrice, peu importe où elle est, car elle ne correspond pas à l’idée qu’elle se fait de chacune des cultures. Elle forme un bel hybride des deux.
Rire jaune, c’est un ouvrage touchant et réflexif, une quête d’identité perpétuelle, sans réel dénouement. Vouloir se faire accepter pour ce qu’on est, mais se plier aux demandes des autres pour être accepté.
Il y a certains passages qui m’ont donné envie de lancer ma liseuse le plus loin possible. Mettons que Julie croise plusieurs gros cabochons qui ont besoin de se regarder dans le miroir un peu.
J’ai vécu toute sorte d’émotions lors de ma lecture, ce qui m’a fait l’apprécier encore plus!
Mon livre préféré de Camille pour plusieurs raisons! Pour commencer, je me suis reconnue dans des actions fait par Julie dans sa jeunesse vu qu'on a grandi dans les mêmes années. On commence aussi en tant que société à réaliser les effets de l'adoption à l'internationale et les blessures et dans ce roman, on la suit dans ses questionnements et comment ça peut l'affecter. Comme ce n'est pas ma réalité, j'en ai vraiment appris et ça m'a encore plus conscientisée. Je me suis vraiment attaché à Julie et j'ai vraiment aimé son évolution. Le racisme qu'elle vit au quotidien est vraiment une partie importante du livre et ça m'a dévastée de lire certains propos, mais je suis malheureusement pas surprise, donc une raison de plus de continuer d'en parler pour que des choses comme tel cesse! Une mention spéciale à Nikko, une perle!! 4.5⭐️
Ofc de l’avoir lu dans une journée démontre que j’ai bien aimé ma lecture!! Pour tous ceux qui ont besoin d’un exemple concret de racisme systémique : here you go. J’ai vraiment aimé la tendresse que la protagoniste apportait envers sa mère notamment lorsqu’elle lui montre ses albums photos de son début de vie, ça m’a aussi fait réaliser que pour une mère ça représente les plus beaux jours de sa vie alors que pour un enfant adopté ce sont des exemples concret d’un traumatisme et une preuve de leur blessure d’abandon. Ça fait réfléchir quoi!
« Parfois, il arrive que les gens restent »
🎭🗿🧎🏻♀️➡️🫂🧑🧑🧒
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- C'était un bon roman auquel je pouvais m'identifier par bouts; - Julie vit une grande crise identidaire. Elle s'identifie comme québécoise, mais des gens, pas nécessairement mal intentionnés, lui rappelle que ce n'est pas totalement le cas. Elle vit plusieurs moments teintés par le racisme ordinaire; - C'est bien que ce roman aborde un thème plus profond. C'était intéressant de lire un autre point de vue que le mien sur cet enjeu.
Ce livre. Que dire de ce livre? Facile à lire mais tellement confrontant. J’ai rarement lu un livre qui lisait autant dans mes pensées. À travers ses réflexions et son problème identitaire, je me reconnaissais en elle. Les situations sont différentes de ma vie bien sûre et elle a fait des choses que jamais je n’aurais eu le courage de faire (ex l’impro) mais ce livre aurait pu être moi à un moment de ma vie.
5 ⭐️ | « Il était difficile de me construire une identité solide, alors que ma base n’était composée que de sables mouvants. Tout me semblait si fragile. Chaque bribe d’information que j’accueillais faisait trembler la structure que j’étais parvenue à bâtir jusqu’à maintenant. Chaque fois que je posais une question, je prenais le risque que tout s’effondre ».
Écriture légère, douce et simple qui met en lumière une réalité très présente dans la société d'aujourd'hui. Un merveilleux livre romancé et tout en douceur pour nous concientiser au fait que nos mots et ce qui peut nous paraitre bien banal peut avoir tout un impact chezs les autres. J'ai tout aimé de ce livre!
Même si le sujet abordé est important et le livre relève bien que le racisme ordinaire est omniprésent, je n'ai pas trop accroché avec le personnage principal ni la vitesse d'enchaînement des évènements que j'ai trouvés un peu trop "simples" à mon goût
Livre léger et rapide. J’ai trouvé que les événements allaient super vite et qu’on avait pas le temps de s’attacher aux personnages. Par contre, le livre traite d’un sujet super pertinent et important.
Ça m'a permis de recommencer à lire après ma panne de lecture. Livre plus profond que ce que je lis habituellement mais super facile à lire, à s'identifier au personnage, bien écrit.
J’ai beaucoup aimé les thèmes de l’adoption et de l’origine. Excellent livre, mais je crois que ce n’est pas nécessairement le style d’écriture que j’affectionne le plus