Peut-être qu’en vieillissant, on se transforme, jusqu’à ce que notre tête soit remplacée par celle d’un animal. Un matin, Sophie constate que sa mère est affublée d’une tête de cheval. Du haut de six ans, la fillette découvre les tourments du monde des adultes et les étranges métamorphoses qui les guettent. Une fable aux allures de bestiaire où le langage et la résilience des enfants triomphent des épreuves de l’existence.
Mélissa Verreault est née en 1983. Elle a grandi sur la rive sud de Québec et habité Montréal durant près d’une décennie. Titulaire d’une maîtrise en création littéraire de l’UQAM, elle étudie présentement à la maîtrise en traduction de l’Université Laval, où elle est également chargée de cours en création littéraire. Mariée à un Italien, elle a séjourné plusieurs mois dans le pays de son époux. Ils résident maintenant à Lévis avec leurs triplées. Durant son exil en Europe, elle a nourri un blogue, Chroniques italiennes, devenu depuis Chroniques lévisiennes.
Mélissa Verreault a publié aux Éditions La Peuplade trois romans, soit Voyage Léger (finaliste au Prix France-Québec 2012) L’angoisse du poisson rouge (finaliste au Prix des libraires du Québec 2015) et Les voies de la disparition (2016), ainsi qu’un recueil de nouvelles, Point d’équilibre (Prix du CALQ – Œuvre de l’année pour la région de Chaudière-Appalaches). Elle a également écrit un court roman pour les apprenants du français, Les couleurs primaires (2016), publié aux Éditions Didier en France.
À ces publications s’ajoutent plusieurs textes diffusés dans différentes revues dont Moebius, Zinc, Virages, Biscuits chinois, Z.A.Q., XYZ et un essai dans les Cahiers du centre de recherche Figura. Elle a aussi participé à plusieurs collectifs (Stadorama, L’amour au cœur de la vie, L’ère-seconde : Portraits d’une génération entre deux millénaires, etc.). Elle a par ailleurs collaboré durant plusieurs années au magazine Urbania, pour lequel elle a entre autres été rédactrice en chef adjointe. Poète à ses heures, son texte Exposition a fait partie de la liste préliminaire du Prix de poésie Radio-Canada 2015.
Ce roman graphique aborde la dépression à travers les yeux d’une enfant.
On y suit Sophie, une fillette de 6 ans qui, un matin, fait une découverte étrange : sa mère a désormais une tête de cheval. Cette transformation inattendue l’amène à aller vivre chez sa grand-mère. Loin de chez elle, sa tête grouille de questions et elle tente de comprendre ce qui a bien pu se passer…
Cette lecture a secoué mon cœur de maman.
La fragilité de Sophie, sa douce naïveté et sa façon d’interpréter ce qui lui arrivent m’ont beaucoup touchée !
Ce n’est pas simple de décoder les tourments des adultes quand on n’a que 6 ans.
« Maman pleurait toutes les larmes de son corps. Ça aurait été dangereux de me noyer. »
J’ai aussi eu beaucoup d’empathie pour sa mère. Le poids qui repose sur ses épaules est écrasant. Ça prend du courage pour prendre du recul et essayer de remonter la pente.
C’est une lecture qui nous amène à réfléchir à l’impact de notre santé mentale sur les enfants et aux traces que ça laisse sur leur cœur.
« J’étais fatiguée, alors je ne lui ai pas demandé comment on peut guérir quelque chose qui ne se voit pas. »
C’est aussi un bel hommage à la résilience des enfants.
Un roman graphique profondément humain à mettre dans ta pile à lire.
Oh que c'était touchant! Racontée par une fillette, cette histoire de dépression a une belle touche de naïveté, qui m'a profondément touchée. À quel point les enfants ressentent ce que vivent leurs parents, mais comprennent à leur manière. C'était beau.
C’était tellement beau mais ça fait tellement mal en même temps. Sophie voit sa Maman dépérir dans sa dépression et nous partage sa vision des choses. C’est naïf, doux, remplie d’allégories et de métaphores. MAIS QUE DIRE DES ILLUSTRATIONS!!! Incroyable, elles m’ont conquises.
Celle-ci raconté par une petite fille de 6 ans ( Sophie ) qui Voit sa mère avec une tête de cheval ( image de la dépression ) dépérir. Tous ses rencontres ont des têtes d’animaux. C’est vraiment touchant comme roman
Lecture rapide qui remet les choses en perspective. Toujours rafraîchissant de voir le point de vue d'un enfant, tellement pur, naïf et honnête. Ça rend un peu hommage au petit prince, un de mes romans favoris. Je vais certainement en faire la relecture à un autre moment et trouver un autre sens. Magnifiques illustrations en plus !
Lu d'une traite mais un peu déçue de la finale. Je m'attendais à plus que ça mais en même temps, c'est bien représentatif de la vie en général... y'a rarement de grandes surprises mais faut prendre ce qui passe avec douceur. Beau texte, belles illustrations!
4.5⭐️ C'était vraiment touchant d'entrer dans la tête de cette enfant qui tente du mieux qu'elle peut de comprendre les problèmes des grands. Et que dire de l'objet livre qui est magnifique. La qualité des dessins est impressionnante.
Maman Cheval est une magnifique fable allégorique sur la dépression parentale. Racontée à travers le regard d’une fillette de six ans, l’histoire adopte une narration naïve, douce et lumineuse, qui contraste avec la gravité du sujet abordé. Cette voix enfantine apporte une légèreté touchante, presque salvatrice, avec une belle répartie.
Le récit, porté par des métaphores délicates, *giving* Le Petit Prince version contemporaine : poétique, accessible, mais profondément lucide. Là où le livre se distingue particulièrement, c’est dans sa capacité à ouvrir la porte à des thèmes encore trop tabous — la santé mentale des parents, l’épuisement, la tristesse silencieuse et à les rendre humains, compréhensibles, et surtout légitimes.
Une lecture à la fois tendre et nécessaire, qui parle autant aux enfants qu’aux adultes qu’ils deviendront (où qui lisent l’histoire avec des petites larmes aux yeux).
J'ai adoré ce roman graphique. Il est aussi BEAU que BON.
À travers les yeux de la petite Sophie, 6 ans, on comprend que sa maman vit une période difficile. Une dépression. Sophie ne sait pas trop comment réagir lorsqu'elle découvre qu'une tête de cheval a remplacer celui de sa maman.
Parler de dépression parentale c'est une chose, mais le faire à travers le prisme d'une enfant, c'en est une autre. L'autrice réussi avec brio à ne pas tomber dans le mélodramatique et à souligner l'intelligence émotionnelle des enfants, à travers le regard naïf et poétique qu'il pose sur la vie et ce qui les entoure.
C'est un roman graphique qui parle de dépression de manière très douce et très réelle à la fois.
Coup de coeur ♡♡ Je l'ai lu deux fois à quelques jours d'intervalles tellement je voulais revivre ce récit touchant, raconté à travers le prisme de Sophie, 6 ans 3/4.
Des bijoux de langage, des illustrations de toute beauté et de la résilience des enfants face aux épreuves que vivent les grands. Mon cœur était chamboulé de tant de candeur...
Un exemple de ces tournures magnifiques du langage qu'ont parfois les enfants et qu'on trouve dans cette histoire d'une grande sensibilité : "Elle croit que ça me ferait du bien d'aller jouer plus souvent dehors. Paraît que c'est un bon moyen de combattre la mélancolie. Ça, c'est une sorte de torticolis dû au chagrin et à l'ennui."
Le livre tente de peindre le monde tel qu’une enfant le voit, mais en fait trop, s’empêtre dans des images cutesy. Le simple fait de décrire la mère dépressive comme ayant une tête de cheval est une bonne idée, un exemple de sens trouvé par une enfant pour expliquer une situation trop complexe pour elle. Mais les passages faussement naïfs comme « il pleut des cordes, j’ai voulu y grimper pour monter au ciel mais elles étaient trop glissantes » m’ont fait décrocher.
Les illustrations sont belles, et j’ai beaucoup apprécié l’inclusion de documents/textes qui sortaient de la narration de la protagonistes (courriels entre la prof et la mère, échanges textes, page de journal intime).
I appreciated the story, having a depressed parent from the child’s perspective. I also liked that the kiddo made a friend too. Sometimes I felt like the way the kids talked felt more mature than primary school, but overall, touching.
This was a medium/longer read for a BD, around 2.5 hours!
J’aurais aimé pouvoir mettre 6 étoiles. Un sujet difficile abordé avec beaucoup de douceur et d’humour. Les dessins sont magnifiques et fins. Le rouge et le violet sont de belles couleurs. Et la narratrice de 6 ans est juste fabuleuse et à un regard sur la vie des plus atypiques.
Le regard de Sophie est magnifique. Chaque fois qu'elle a dit "bilboquet" au lieu de quolibet, j'ai ri. Le sujet de la dépression peut être lourd, mais il est raconté en toute légèreté.
Un roman graphique touchant à souhait, attendrissant malgré le sujet si triste. J’ai adoré la perspective de l’enfant et les dessins absolument magnifiques. Un bijou pour développer l’empathie ♥️