Après avoir sillonné les sept mers et brûlé quelques divans de psy, Pascale Montpetit se lance dans une enquête poignante. Son point de départ : la gorge, la sienne. Le lieu du crime, comme on dit dans les polars. Telle une détective, elle rassemble indices et mobiles, afin de comprendre pourquoi sa souffrance s’est logée là, trois fois. Inceste, cancer, boulimie. « Ce que je fais ici, ça ne se fait pas, c’est pourquoi je l’ai fait. » Ce faisant, elle retrouve sa part de liberté et s’ouvre au monde.
Très bon petit livre qui nous fait découvrir des côtés méconnus de la vie de Pascale Montpetit. Des tranches d’existence qui arrivent dans le désordre. Ça se lit vraiment tout seul. Ce n’est pas lourd malgré le sérieux de certains thèmes abordés (inceste, boulimie…).
Ça part un peu dans toutes les directions et si vous vous attendez à une continuité soignée, vous serez confondus, mais j'ai aimé ça.
Montpetit nous parle de sa famille, de quelques souvenirs théâtraux (j'en aurais pris davantage), d'inceste, de thérapie, de voyages, de boulimie, du chemin parfois rocailleux jusqu'à sa sérénité.
Elle a eu une vie vraiment mouvementée, et ce récit est un concentré de toute la force créatrice qui l'habite. Il n'y a pas de temps morts, mais c'est par moments étourdissant. Rien de mal à ça, si vous voulez mon avis.
Assez dur à noter, car c’est si intime et proche du vécu de l’autrice. Un témoignage très courageux. Toutefois, j’avoue que la narration était un peu trop éparpillée à mon goût, tergiversant entre citations littéraires, anecdotes et un style rappelant par moments un journal intime.
La force de ce récit se trouve dans son authenticité. Inceste, cancer et boulimie sont les sujets principaux de cette autofiction et l'autrice les aborde non sans une touche d'humour et un grande désinvolture. C'est tumultueux et troublant à lire par moments.
5 ⭐️ | « Mon récit semble être une exhumation morbide. C’est plutôt l’inverse : l’enterrement d’une petite fille qui réclame des obsèques. Tout ce dont j’ai parlé s’est passé dans le temps immémorial des contes de fées. En rouvrant les vieux coffres et leurs secrets, une odeur de renfermé me prend au nez. Tous ces ressentiments, rancœurs et dépits, soigneusement classés et conservés comme une dot, ne veulent plus rien dire ».
Jamais Pascale Montpetit, en personne, ne pouvait donner à penser qu’elle avait vécu autant d’épreuves. Autant elle était réservée quant à sa vie privée, autant elle se livre sans retenue dans ce livre. Sans pudeur, avec spontanéité. De par ce fait, elle trouble, elle touche. Elle incite à écrire. Pour le bien que cela semble faire, d’abord à soi-même. L’important n’est pas le style de son écriture. Ce livre n’a pas à être jugé à l’aune de la littérature mais à l’aune de la sincérité, quoiqu’elle écrive bien et maintienne notre intérêt tout du long.
Ce récit autobiographique que nous livre Pascale Montpetit est poignant, frappant, imagé.
Née d’une mère avocate et d’un père psychiatre, on pourrait croire qu’elle est prédisposée à une vie dans la ouatte. Mais l’amour manquant d’une mère laisse un vide difficile à combler et ouvre la porte aux abus du père.
Pascale, malgré les nombreux malheurs, malgré toutes les horreurs et toute la colère, réussit à porter ce récit avec une lumière déstabilisante. Sa plume est riche et colorée même pour parler de sujets aussi sombres que l’inceste, la boulimie et le suicide.
On découvre aussi toute la splendeur de son vécu, des voyages et des expériences qui lui ont permis de s’échapper d’elle-même. C’est incroyablement touchant de lire ce récit, et de découvrir la parcelle d’ombre cachée dans cette actrice si lumineuse. Se livrer à nue comme ça, c’est du courage profond et une authenticité envers soi-même.
Intéressant à lire même si le récit est décousu. On dirait plus des histoires jetées sur papier au moment où ça sort de sa tête. On comprend par contre les tourments qu’elle a pu vivre.
Jsp comment je feel hahah. Bcp bcp de références que j’ai aucune idée ça veut dire quoi et difficile à suivre, c’est une histoire décousue mais hyper intéressante, deep. Avec une touche d’humour, pas trop lourde. Et don’t get me wrong la fin elle punch qd mm, mais y’a une MEGA GIGA erreur dans le dernière phrase. Je peux pas l’ignorer haha mtn je vois juste ça 💀
J’ai aimé la franchise du roman. En terminant le livre, j’ai directement écouté l’entrevue à tout le monde en parle. Il est beau de voir la maturité et le recul avec lesquels Montpetit aborde son passé difficile.
Elle se mélange entre les f et les v depuis l’enfance, comme moi 😇.
J’ai un peu eu l’impression de lire ça dans une forme de voyeurisme. Comme si j’étais témoin d’un rapport super intime entre l’autrice et son propre récit, qu’elle essayait de reconstituer par bribes de traumas.
La trame narrative est très morcelée, difficile de suivre le fil, mais au fond on comprend le défi de se raconter quand l’histoire qui nous constitue est aussi complexe.
Le récit explore des sujets l’ours, comme l’inceste du père, le désamour maternel, le cancer et la boulimie. C’est un témoignage poignant, rempli de résilience.
Un récit parfois un peu sans queue ni tête, mais qui reflète avec justesse l’état d’esprit de l’autrice. Les métaphores et figures de style sont percutantes et marquantes. L’aspect poétique, habituellement moins dans mes goûts, n’a toutefois jamais nui à mon intérêt pour le récit. Une lecture absolument bouleversante, qui m’a plongée dans un profond inconfort en tentant de me mettre dans la peau de l’autrice.
Ma mère m’avait suggéré cette lecture si vous êtes plutôt du genre à lire des sujets légers ce roman autobiographique n’est définitivement pas pour vous. J’ai trouvé qu’il avait quelques longueurs au début et les sauts dans le temps nous mélange parfois dans l’histoire par contre son écriture au fur et à mesure que nous avançons nous accroche. Quelle résilience de cette femme qui a presque tout vécu dans sa vie. Note finale: 3,5/5
4,5 ⭐️ Le bézoard n’est pas un livre confortable. C’est un texte qui dérange doucement, mais profondément. J’ai apprécié l’écriture, décousue, mais mélangée de gravité et d’ironie. Le rythme rapide et soutenu nous pousse à tourner les pages sans jamais vouloir cesser de les lire.
Ce n’est certainement pas une lecture légère, mais c’en est une qui laisse une trace. 📖
Ayoye, quelle claque dans la face, ce livre! Pascale Montpetit ne mâche pas ses mots, et c’est très bien comme ça! C’est une lecture difficile, pas linéaire et parfois un peu alambiquée, mais ça se lit tout seul!
C’est très bien écrit! C’est un style chapitres courts et décousus. Ça allège le coté rough des sujets. Évidemment, ça reste très sensible mais si bien écrit. Je donne un 5/5 pour ce style d’écriture.
Un livre sur l’inceste duquel je ne retiens qu’un mot: résilience! Pascale Montpetit a une écriture légère, rythmée qui dédramatise le sujet. On sent quand même la souffrance, la plaie ouverte… mais également la paix. Bref, un beau moment de lecture.
Un livre magnifiquement boulversant où Pascale Montpetit se livre avec une grande franchise, rare sont les livres que je peux lire d'une traite, celui-ci je l'ai lu en un peu plus de 3h.
L’auteur nous raconte sa vie dans le désordre en particulier l’inceste qu’elle a vécu. C’est rough mais tres bien écrit. Un force et une résilience incroyable se trouve dans cette femme.