Été comme hiver, blessée ou pas, Sara s’entraîne à l’Alpha Team. Le MMA, c’est toute sa vie. Mais à 38 ans, elle vient de perdre un combat crucial et toutes ses certitudes vacillent. La faute à ce message l’appelant auprès de son père, à qui elle ne parle plus depuis des années ? À la fin de carrière qui menace ? Le temps d’une saison sportive, dans les encouragements des coachs, la discipline des camarades ou le regard admiratif de la jeune Amandine qui découvre le club, Sara cherche les raisons de continuer à lutter.
« J’écris pour celles et ceux qui ne me liront pas, qui n’ont pas les mots, qui n’écrivent pas l’histoire, ou qui croient ne pas en avoir le droit. »
Ma revelation de cette année, le coup de cœur qui aura raisonné avec mon âme. J’ai arrêté le MMA parce que je n’en pouvais plus de voir ce corps qui me ralentissait à chaque mouvement, parce que je me dégoûtais. Ce livre m’a pris par le col est m’a secoué, j’en avais besoin, ça m’a rappelé à quel point j’adorais ça, j’aimais me depasser, être frustrée d’être à la traîne alors que je n’étais qu’une enfant fasse à des hommes qui avaient débuté ce sport avant ma naissance. J’ai renoué avec une passion qui ne m’a jamais quitté mais qui s’est faite silencieuse. 5 ans après je me sens prête à reprendre, prête à me plaindre des courbatures, prête à me prendre des coups et à en redemander.
Parce qu’au fond je resterai à jamais cette gamine de banlieue née du métissage, de la diversité et de la colère.
J'ai reçu un SP via NetGalley en échange d'une critique honnête.
J'ai bien aimé ce livre. Il m'a changé de mes lectures habituelles. J'ai pas tout aimé mais globalement c'était une bonne histoire et j'ai été prise par toute l'histoire autour du MMA alors que je n'ai jamais suivi ce sport et que j'y connais rien. J'ai aussi bien aimé toute la partie autour de la famille du personnage principal. C'était vraiment intéressant. Il y a par contre quelques moments qui m'ont gênés et j'ai moins aimé le deuxième point de vue, celui de l'adolescente. Mais, globalement, c'était un livre intéressant et je vais suivre les prochaines sorties de cette autrice.
Dans ce premier roman très réussi, Emilia Petrakis envoie valser les clichés sur le MMA, et nous offre des personnages féminins vrais, faillibles et plein d’élans.
J’ai adoré les extraits d’entretiens, qui ponctuent le chapitrage et le récit, le rapport à l’échec, à la discipline, à la construction de soi, au collectif et à la solidarité. Et évidemment, avoir une perspective féminine sur ce milieu très masculin.
« Mais la cage, ça a été son refuge contre la violence du monde. C’est là où elle a appris à se sentir forte, à être vue, à exister. C’est là où elle a pu rendre les coups que la vie donne. »
Coup de coeur pour ce premier roman qui m'a fait découvrir le MMA, ce que ressentent les combattantes, la force de ce sport et la tenacité pour entrer dans la cage. Je suis rentrée dedans et ne l'ai pas lâché. D'un point de vue littéraire c'est bien mené sans artifices et les entretiens avec les combattants sont des interludes bienvenus qui apportent une autre vision. Allez le lire !
une lecture vraiment intime, qui a réparé un truc en moi, sur les rings depuis mes 7 ans. Merci Emilia vraiment, des événements décrits aux rythmes que tu imposes dans la prose, c’est grandiose ce que tu as fait et ça veux dire beaucoup 🙏🏻