Ulcérés, hors d’eux en apprenant leur licenciement lors de l’abolition de la peine capitale en France, Théodore, le bourreau et son jeune apprenti Fabien exigent la garde de Sangrina, leur guillotine, à laquelle ils se disent profondément attachés. Demande accordée, aux conséquences loufoques, terrifiantes, inattendues, notamment pour eux-mêmes. Dès lors, deux rêves hantent nos bourreaux : se mettre à leur propre compte et voir au plus tôt rétablir la peine de mort. Mais y parviendront-ils ? Jusqu’à la dernière page, le lecteur demeure dans l’incertitude. La tonalité burlesque du roman crée de surcroît un contraste saisissant avec la gravité du sujet, ce qui ajoute à l’intérêt proprement littéraire du roman. Souvent passionnées, bien évidemment fort diverses, les prises de positions des protagonistes portant sur la question de la peine capitale ajoutent encore à l’intérêt de cette œuvre menée tambour battant, au thème pour le moins original.