Comte conquérant, violent et chasseur de sorcières, Tancrède Feldstein ne vit que pour traquer, torturer et tuer.
Nérélia, Ruisseau de Feu, est tombée dans ses griffes. Devenue sa chose, elle voit sa liberté arriver en même temps que sa mort. Mille pieds sous terre, l’Autre entend son appel : Alifer, le démon.
Si les ténèbres n’ont jamais été aussi enivrantes, la magie noire au service de la vengeance n’a, quant à elle, Jamais été aussi... captivante... Et sans retour.
« Je ne t’offre pas le meurtre,mais la destruction »
Née en 1993 à Meaux, Justine Tiphagne se passionne dès l’enfance pour tout ce qui touche à la fantasy. Plus jeune, jamais elle ne rechignait à aller se coucher, car c’était pour elle le moment où les rêves allaient foisonner et la transporter dans son monde. Adolescente, les histoires qu’elle tressaient dans sa tête prenaient trop d’importance, devenaient trop viscérales. Les coucher sur le papier est alors devenu nécessaire. À dix-sept ans, _Engélion_ est né. Il lui faudra dix ans pour achever ce projet, le construire, l’affiner, le choyer et enfin le partager.
Aujourd'hui, Justine a des projets plein la tête, et elle compte bien les rendre concrets.
Quel coup de cœur une de mes meilleures lectures de l’année ! Justine nous délivre un conte vengeur cathartique si sombre et horrifique ! On navigue entre le genre de l’horreur et de la fantasy dans une histoire qui prend aux tripes. Tout le monde n’aura pas l’estomac pour ce livre mais qu’est-ce que c’était bien ! Voilà du sombre, voilà du personnage à la moralité détraquée, voilà de la dark fantasy comme on aime 👌
Quelle claque !! Une histoire puissante, addictive, éprouvante et en même temps satisfaisante. J’ai mis un temps infini à le lire du fait de mes propres impératifs personnels mais aussi par rapport à la lourdeur du sujet. Certains jours je n’avais pas le moral assez haut pour me plonger dans une telle lecture.
Cela dit, Justine, quelle queen! Déjà le sujet de l’Inquisition et des sorcières est vraiment bien traité (bon même si c’est une néophyte qui parle). On sent vraiment que le sujet est travaillé.
Puis j’ai adoré les personnages, attachant autant que détestables, faillibles, profonds. Une histoire écrite avec les tripes et ça se ressens.
C’est brutal, c’est viscéral, c’est une vengeance qui vient des tripes, vitale et inévitable. EVBDMH c’est l’incarnation de la rage féminine, et je vous le promets, vous allez souffrir mais vous allez adorer, car ça va résonner avec quelque chose de profond en vous.
Ce livre c’est une dinguerie de dark fantasy bien female rage, bien on déteste les hommes, avec des personnages bien gris comme on aime ! J’ai adoré du début à la fin c’est vraiment une grosse pépite foncez !!
Une histoire qui vous marque au plus profond de votre être et qui laisse une trace indélébile dans votre cœur de femme. Et en tant que telle, cette histoire vibre et vibrera longtemps dans vos entrailles.
Ce livre vous transperce au plus profond de votre âme. Il vous fait vivre toutes les émotions possibles. Vous voyagez entre la haine, la colère et la soif de vengeance pour toutes les femmes du monde. Votre âme se déchire petit à petit quand vous êtes face à la cruauté des hommes. Et quand tous les maux sont provoqués par une seule et même personne, une seule voix crie : justice.
La vengeance progressive de Nérélia a été un véritable délice. Ses doutes, ses larmes et ses craintes qui refaisaient surface au fur et à mesure et la faisaient douter de sa vengeance la rendaient encore plus humaine et attachante. Sa colère et sa haine totalement justifiées la poursuivaient du début à la fin et la satisfaction à chaque étape réussie de sa vengeance provoquait une douce satisfaction.
Les personnages secondaires, aussi fort physiquement et psychologiquement après les horreurs vécues, ont été un réel coup de cœur et un point d’ancrage dans la folie de Nérélia. Chaque personnage était singulier et leur vécu les rendait aussi touchants que légitimes de la haine dont ils étaient victimes. Le found family a été la douceur dans ce monde de ténèbres.
Tancrède est la personnification du mal. Et là, on se dit, qui doit-on craindre ? Tancrède qui sème la mort et la souffrance ou Alifer ?
Le cours de l’histoire était très fluide et facile à suivre. Extrêmement addictif tant on voulait voir comment allait se terminer l’histoire.
Parlons quand même de la relation entre Nérélia et Orabelle qui a été un véritable coup de cœur. J’ai adoré la manière dont leur relation a évolué de façon très spontanée et elles sont TELLEMENT adorables ensemble, vraiment je suis tombée sous le charme.
Le texte est dur et décrit à l’état brut les traumatismes de Nérélia, d’Orabelle, de Brune, de Jeanne et de Rina. Aucune pincette n’est prise pour les horreurs qu’elles ont vécues en tant que femme dans une société qui ne les considère que comme un réceptacle à une possible descendance. La vie des femmes n’est en rien épargnée par les vices des hommes, par l’utilisation de la religion à l’encontre d’un genre que de nombreuses femmes ont vécu dans la vraie vie et qui le vivent encore actuellement. Ce lien qui les unit est la seule chose robuste, forte dans leur univers empli de haine face à leur genre.
Ce livre n’est pas seulement une histoire sortie de l’esprit de quelqu’un, elle est une voix pour les femmes, un porte-parole des souffrances endurées.
Je ne sais même pas quoi dire. Le livre est parfait, des premières aux dernières lignes. Faites attention aux TW, le livre en est rempli. Que dire de plus ? C’était fou.
La première page m’a transportée instantanément. Ce livre est un bijou. Un diamant brut. Une masterclass. L’univers, les personnages, l’histoire, leur noirceur…
Justine Tiphagne a un véritable don pour l’écriture. Le don de nous transporter avec ses mots et d’être imprégné du livre, de l’ambiance sombre et du noir dessein des hommes. De vivre les émotions des personnages comme si nous les vivions nous-mêmes.
J’ai eu l’impression d’être dans un film, j’ai été transcendée, obnubilée par ce livre. Je n’ai pas de mots assez forts pour décrire ce que j’ai ressenti durant cette lecture. J’ai beaucoup aimé notre personnage principal, Nérélia. Elle fait preuve de beaucoup de résilience, de force mais elle reste humaine et du coup, brisée par tout ce qu’il lui est malheureusement arrivé. Le personnage d’Alifer était également très intéressant, sombre, mystique, obscur et j’ai adoré avoir des interactions de celui-ci. J’ai éprouvé 200000 émotions durant cette lecture, de la tristesse, de la compassion, de la rage, des questionnements sur notre système sociétal actuel. Au final, est-ce que beaucoup de choses ont changé depuis toutes ces années?
J’ai éprouvé de la rage pour tout ce que ces femmes ont subis… celles qui soignaient, savaient, celles qui se rebellaient contre le système patriarcal ou tout simplement étaient belles. Mais surtout celles qui, à l’heure actuelle, vivent toujours sous le poids de ces oppressions constantes, de ces violences physiques, mentales et de leurs droits bafoués.
J’aimerais pour toujours avoir cette pépite en tête et en même temps non. Perdre la mémoire serait bien pour le recommencer depuis le début non? 😂 C’est devenu mon livre préféré de tous les temps. Une oeuvre avec des mots impactants, des sujets poignants, bouleversants mais surtout importants. Je n’ai pas assez de mots pour décrire ce que le livre m’a fait ressentir..
Emen-Hettan mes soeurs.
Ce livre sortira le 06 octobre 2026 aux éditions Plumes Blanches et je vous ordonne de l’acheter!! 🫵
Je l’ai vécu au plus profond de mon âme. J’ai tellement de tendresse pour Nérélia, Jeanne, Kat, Orabelle et Brune. Justine n’hésite pas à aborder des thèmes très durs et cruels mais tellement nécessaires. Il n’y a pas de détour, pas d’atténuation. Elle exprime toute la rage et la colère que toutes les femmes peuvent accumuler face à la misogynie et au patriarcat, et les fait exploser de la plus belle des manières. Il n’y a pas de curiosité morbide, certains passages créent même un malaise nécessaire montrant toute l’ambivalence, la fragilité, et les blessures des femmes devenues sorcières. Tout est tellement Vrai. Probablement le meilleure récit de vengeance que j’ai lu de ma vie, c’était jouissif !
4,5 ⭐️ pour ce livre qui me laisse un goût tellement amer. Je mets 5 parce que ce genre de livre et d’histoire doivent à mon sens être soutenus et rendus visibles autant que possible.
Je trouve difficile d’avoir les bons mots pour décrire cette expérience de lecture parce qu’on peut pas dire que j’ai « aimé » cette histoire. Elle me laisse un goût amer, écœurant et des sentiments confus. Tout est immonde, et en même temps tout est parfait dans cet immondice ??? C’est juste dégueulasserie sur déguelasserie. J’en ressors avec une certaine frustration non pas parce que j’attendais autre chose, mais parce que l’histoire est le reflet de la réalité, celle de l’Inquisition mais aussi celle de siècles avant, et de siècles après cette période terrible. Justine Tiphagne a été très juste et réaliste dans l’écriture de l’histoire de ses personnages, il ne faut pas s’attendre à de l’héroïsme ou même à une certaine forme de satisfaction, parce qu’il n’y en pas. La grande question autour de la vengeance reste en suspend : est ce que la vengeance, quand on la poursuit, est suffisante ? Est ce qu’elle procure une satisfaction suffisante proportionnellement à l’injustice subie ? Je crois que pour moi c’est non, et que c’est pour ça que j’en ressors avec une profonde amertume. Et en même temps il y a ce sentiment de profonde justice personnelle à se venger, à donner ce qu’elle mérite à la personne qui a profondément offensé, violenté, qu’on ne peut pas ne pas le faire, ce serait pire.
L’exécution est sans défaut quoique peut être de micro longueurs à mon goût, j’attendais impatiemment le retour de flamme, la vengeance et la satisfaction mais elles ne sont pas venues comme je l’aurais idéalement souhaité mais à raison enfait parce que jamais rien ne se passe comme on le voudrait et c’est ce qui rend ce livre incritiquable pour moi finalement.
J’ai du mal à poser ma pensée, l’histoire tourne en boucle dans mon esprit sans parvenir à déterminer avec précision ce que je ressens, et c’est en ça que le travail de Justine Tiphagne est remarquable. Je suis perturbée et je penserai longtemps à cette lecture.
En créant ce compte Goodreads j’ai choisis le pseudo MalleusMaleficarum comme une sorte de réappropriation/revendication de cet instrument immonde mais après cette lecture j’en suis plus très sûre tellement elle m’a retournée 😖 j’ai jamais été aussi soulagée de lire des remerciements qui sont malgré cette terrible histoire teintés d’un peu d’optimisme que malheureusement je n’arrive pas à partager.
Les avertissements de contenus ne sont pas exagérés, soyez dans de bonnes dispositions en vous lançant dans cette lecture. Mais LISEZ ce livre.
4.25/5* Un livre bourré de rage et de violence très cathartique !
EVBDMH c'est l'histoire de Nérélia, jeune femme noble soudainement confrontée à la violence d'un homme qui, après l'avoir détruite pendant des mois, l'a enterrée vivante. C'est aussi et surtout l'histoire de sa vengeance, de ses manigances et de sa corruption incandescente à mesure que Nérélia sombre dans les ténèbres pour tenter d'enfin ENFIN atteindre son bourreau, et lui faire regretter ses sévices. On se situe au 15ème siècle, dans un duché de Bourgogne en partie réel et en partie inventé pour les besoins de l'intrigue. Si cette dernière et ses péripéties sont plutôt bien ancrées dans le réel, la figure de la sorcière, elle, s'inspire du Malleus Maleficarum et de la figure fantasmée et mystifiée qu'on retrouve à l'intérieur. Ainsi, on s'éloigne des procès en sorcellerie entre voisins - qui concernaient hommes ET femmes - pour coller à un autre message, préférant l'histoire racontée ici à un vrai réalisme historique. Pas que ce soit une mauvaise chose en soit, ça sert le propos du roman, mais je le mentionne parce que du coup, les sorcières sont dépeintes comme des femmes, blanches/cis/hétéro (sauf une exception)/valides/fines/belles (sauf la figure de mentore de Jeanne), et concordent avec les mythes débunkés depuis sur ces sorcières tantôt guérisseuses proches de la nature, tantôt engeances vengeresses nées d'un pacte avec un démon ; ce qui signifie que, malgré le souhait de vouloir s'indigner "pour toutes les femmes" qui est dépeint dans les remerciements, le roman n'a en réalité pas d'intersectionnalité dans sa lutte, il y a donc une légère dissonance entre l'intention et les réelles valeurs transmises par le livre. Puisque je m'y attendais, ça ne m'a pas fondamentalement chagrinée, mais je pense que c'est à noter pour se lancer dans sa lecture en toute connaissance de cause : si vous vous attendez à une féminité inclusive, ça ne sera pas ici.
J'en profite aussi, pour les personnes qui passeraient par là avant leur lecture, je rajouterais trois avertissements de contenus majeurs : l'émétophobie/les vomissements TRES présents dans le livre ; les insectes grouillants et dévorateurs, quels qu'ils soient ; et enfin, les pensées suicidaires (le suicide est mentionné, mais je trouve qu'il y a une petite nuance entre les deux, et encore une fois beaucoup de personnages pensent à mourir/demandent à ce qu'on les tue, donc personnes sensibles sur ce point, s'abstenir).
Ces avertissements faits, j'ai au global passé un super moment de lecture ! J'ai tout de suite été embarquée dans la spirale de violence de Nérélia, et les premiers chapitres en particulier ont soulevé beaucoup de colère en moi, à juste titre !!! Ca s'essouffle peut être à force de répétition des mêmes sévices encore et encore, surtout au milieu qui ralentit dans le rythme, et peut être qu'aborder d'autres formes de violences plus insidieuses faites aux femmes aurait permis un poil de la nuance qui me manquait. Mais honnêtement, le récit n'est pas pensé pour être nuancé à ce niveau là, il est pensé pour être viscéral, et que ce soit dans ce que vivent les personnages ou dans l'atmosphère à COUPER LE SOUFFLE instaurée par l'autrice à mesure des pages et des différents endroits aussi sublimes qu'effrayants dans lesquels nous évoluons, et même dans sa magie corrompue et délicieuse, ça fonctionne à merveille. On se retrouve vite entraînés dans le sillage des sorcières, à vivre l'horreur et la beauté de leur vengeance.
J'ai trouvé Nérélia très touchante (oui oui, je sais, c'est peut être bizarre dit comme ça) en tant que protagoniste. Bon, ses réflexes de nobles me titillaient parfois un peu, mais sa psychologie et sa descente inexorable vers l'implosion étaient tout aussi fascinantes qu'angoissantes. Pas forcément réalistes - notamment sur son PTSD et ses envies suicidaires, qui s'effacent bien plus vite que chez une personne réelle -, pour autant ça marche, et on ne peut que s'enticher d'elle et hésiter avec elle quant à la marche à suivre. Même en me doutant de la fin qui allait lui être réservée, je continuais de rêver à un miracle après tout ce qu'elle avait subi. Le casting secondaire de sorcières est aussi hyper intéressant de part ses nuances ! Coup de cœur pour Jeanne, parce qu'elle était à la fois tendre et revêche, avec un fond profondément attachant et une histoire tragique qui est celle qui m'a le plus marquée parmi ces femmes. Je n'ai pu que comprendre sa volonté d'aider les autres malgré tout, et son amour parfois un peu vache pour les filles. Pour autant, Brune et Rina ne sont pas en reste. J'ai beaucoup aimé qu'elles montrent différentes faces de ces femmes bafouées et utilisées, au moins du pdv de leur histoire et de leurs réactions à leurs circonstances, si pas forcément sur le reste. Tout mon amour aussi pour Orabelle, dont les conditions et l'évolution se font via un miroir légèrement déformé de Nérélia. Malgré le vide né en elle à cause de Tancrède, elle a gardé une force intérieure très appréciable. Je dois dire que j'ai été un peu moins convaincue par la romance, même si elle prend racine sur des épreuves communes qui les façonne ensemble : elle va très vite, et, en tant que personne queer, j'ai trouvé qu'il y avait comme une certaine timidité à vraiment parler de lesbianisme, ou en tout cas à mentionner, de front, que ces deux femmes sont lesbiennes. Leur histoire très chaste contraste avec le reste de la violence, et je suis pas 100% fan d'une représentation aussi en surface qui semble se parer de "pureté", ça m'évoque cette vision très hétéro du lesbianisme en mode "les femmes, ces choses pures et fragiles, qui n'ont pas de désir au delà d'un effleurement de leurs lèvres". Je ressasse sans doute beaucoup trop pour une romance secondaire, mais bon, je sais pas, c'est la sensation que ça m'a laissé... Dans un bouquin qui a aussi peu froid aux yeux, j'aurais voulu que ces deux là aient droit à leur vraie romance passionnée et débridée, je suppose. J'ai DETESTE Tancrède, and that's the point, donc parfait ! Une ordure des plus bas étages, comme tous les hommes présents dans cette histoire (même Elias, il a beau essayer de se dédouaner, l'entourloupe marche pas sur moi et je te pardonne pas du tout, mon gars). Forcément, le trait est du coup hyper grossit pour subvenir au besoin de l'intrigue, en mode "ils sont tous des raclures". Après il faut dire que c'est tellement TELLEMENT satisfaisant de voir ces hommes - et quelques femmes - récolter ce qu'iel ont semé à mesure que l'intrigue avance. Et Tancrède est vraiment le pire, au sommet de la pyramide des batards. C'était tellement rageant de le voir s'en sortir encore et encore ! J'aurais presque aimé que sa mort dure trois chapitres de plus, qu'il soit torturé à la hauteur de la torture qu'il a infligé. Seul petit bémol qui le concerne : l'utilisation du mot "fou" pour le qualifier. Même si c'est d'époque, c'est un mot qui est tellement usité de nos jours pour tenter d'amenuiser la responsabilité qu'ont les hommes dans leur violence (féminicides, viols, etc) que ça m'a un peu dérangée qu'il soit appelé ainsi. Tancrède n'est PAS fou. C'est un homme qui se vautre dans sa violence contre tout le monde, et en particulier les femmes, et qui la savoure avec délectation, en toute connaissance de cause et sans qu'il ait une quelconque excuse psychologique aux malheurs sans fin qu'il a causés.
Mais alors POURQUOI je suis passée à côté du coup de coeur ? Et bien, en l'occurrence, c'est à cause de la fin, qui me laisse un goût un peu amer vis à vis des valeurs véhiculées dans le reste de l'oeuvre.
Du coup, pour moi, les dernières parties du roman ont vraiment perdu de leur catharsis, ce qui est super dommage parce que c'était tout simplement incroyable sur le début et que je voulais TELLEMENT tomber amoureuse à en mourir de ce livre.
Enfin, la plume. Rien à dire, les mots de Justine Tiphagne s'affinent à chaque nouveau roman, et c'est délicieux à lire. Elle tisse ses personnages et ses ambiances avec brio, et j'ai adoré la lourdeur dans laquelle nous fait mariner chaque paragraphe, le cri du coeur de certains dialogues... c'est peut être un poil redondant ici et là, tout en fonctionnant pour appuyer les différentes métaphores et les nuances de noir dans lesquelles nous nous retrouvons engoncés progressivement. Très très bien joué ~
Bref, un excellent roman pour lequel j'aurais voulu rejoindre la foule des ovations inconditionnelles !! Malheureusement, je pense que je suis un peu lassée des livres avec une approche "Feminism 101" qui manquent d'inclusivité et de reculs sur certains points, même si celui-ci est EXCELLENT dans son abord de la rage qu'on peut ressentir en tant que femmes lorsqu'on se retrouve confrontées à toutes les horreurs que certains hommes infligent à nos consoeurs. Donc ouais, un boulot phénoménal, malgré mes critères qui me font me tourner peu à peu vers des récits différents <3
Attention au TW, ceux-ci sont bien réels, précisés et présents durant tout le livre. Ce livre donne envie de hurler de rage, de désespoir, de haine contre les hommes et je dirais même de meurtre de sang froid mais il y a aussi de l’affection et de la compréhension des personnages… Pour moi ce n’est pas un 5 car durant le premier tiers y a des sauts dans le temps trop importants qui ne permettent pas de comprendre comment Nerelia a accepté ça etc. J’aurais aimé aussi avoir plus de temps pour la création du lien entre Jeanne et Nerelia qui pour moi a un peu été vite vue. Concernant la fin, je n’en attendais pas moins elle était très bien.
Attention, cette histoire n'est pas pour les bisounours. Sois prêt à du gore, du malaisant, de l'épouvantable, et surtout, des personnages moralement détraqués. Lis les trigger warning avant de te lancer, cette (très) dark fantasy n'est pas pour tout le monde.
Justine nous plonge dans une quête de vengeance extrêmement sombre et violente. Le personnage principal, Nérélia, fait des choix totalement discutables, mais tellement compréhensibles ! Sa violence et son BESOIN de vengeance sont nés d'une telle douleur qu'on ne peut que lui pardonner (et l'encourager). Ses émotions sont viscérales, et ont les ressent comme tel. J'ai énormément apprécié que ses traumas soient adressés en plus de sa montée en puissance, et pas juste mis de côté, comme dans beaucoup d'histoires. J'ai également adoré les personnages de Jeanne et d'Orabelle, dont les histoires m'ont beaucoup touchées.
J'ai ressentis tellement de colère, de haine et d'injustice en lisant ce livre. Mais cette histoire, cette vengeance... c'était PUISSANT !
Justine, si tu lis ces mots : Merci de nous avoir livré l'histoire de Nérélia. Merci pour cette sombre vengeance. A un moment, Tancrède dit "Tout le monde s'en fiche". Non, tout le monde ne s'en fiche pas. Merci de nous avoir rendu notre voix.
Depuis toujours, les femmes vivent les pires horreurs, les plus grandes injustices pour le simple fait d'être des femmes.
Merci à l'autrice d'avoir mis des mots sur ça.
Ce roman, il est sombre, il est violent, mais il est aussi cathartique. Je me suis pris les émotions de ce livre comme on se prend une vague un peu trop forte. Je n'étais pas prête.
La rage, la haine, ce sentiment d'injustice... Mes émotions étaient à vifs. L'autrice a une plume tellement immersive que j'ai vécu ce roman, ces émotions.
Et vous brulerez dans ma haine est un cri du cœur écrit par une femme, pour les femmes.
Ne cherchez pas la lumière de ce roman. Plus les pages défilent, plus Nérélia et ses soeurs se vautrent dans leur vengeance. Et dès qu'une étincelle d'espoir jaillit, elle est soufflée, balayée par une force qu'on ne comprend pas.
Les personnages sont brisées, hantées par la vie, par ce qu'on a fait d'elles. Elles n'ont qu'un exutoire, leur haine. Et elles font alors ce qu'elles peuvent pour tenir encore debout. Elles prennent.
Ce roman est d'une puissance incroyable, et vous n'en ressortirez pas indemne.
Je ne sais clairement pas comment commenter cette lecture. L'histoire est horrible, affreuse, révoltante et dégoûtante au possible. Et pourtant elle est surtout et avant tout extrêmement cathartique. On suit ici la vengeance d'une femme pleine de rage qui à subit l'innommable. On souffre avec elle, on pleure avec elle, on a peur avec elle mais surtout on s'insurge avec elle. Ce livre est un condensé de ce que l'homme peut faire de pire et d'à quelle point la rage féminine peut être violente en retour. Il est à mettre entre toutes les mains, celles des femmes comme celles des hommes parce que malheureusement il fait écho encore bien trop fort dans notre société actuelle.
Ce livre parle de la condition féminine avec une justesse incroyable. Il est difficile et sombre mais tellement nécessaire pour comprendre ce que vivent la quasi totalité des femmes dans notre société actuelle. Ce livre est un défouloir cathartique qui fait du bien et qui en plus est excessivement bien écrit par Justine Tiphagne qui l'a écrit suite à l'affaire de Gisèle Pelicot. Je ne peux que vous encourager vivement à le lire que vous soyez une femme ou un homme
C’est pas facile de parler d’un livre de cette autrice parce que tu as tellement de choses à dire que tes mots viennent tous en même temps et dans le bordel. Déjà la plume est juste exceptionnelle. Elle est totalement immersive aussi bien visuellement que auditivement. Tu vois les scènes et tu entends les protagonistes dans ta tête. En plus là où c’est intelligent, c’est que l’autrice arrive à nous faire ressentir et vivre l’horreur des trigger warning sans entrer dans des détails sordides . Parlons de l’univers maintenant. Un female rage où les sorcières sont traquées. On est à des milliers de kilomètres de ma sorcière bien aimée évidement. Les femmes sont relayés au rang d’objet, elles sont vouées à la servitude du l’homme et à l’enfantement. Ça te mets déjà bien les nerfs tout ça. Et quand tu apprends tout ce que nos protagonistes principales subissent, tu ne peux être que du côté du méchant : Alifer, un démon. C’est dans cette ambiance que tu es ancré. Une noirceur tout du long, du sombre à foison, mais une sororité omniprésente qui fait la balance, un équilibre fragile, un fil sur lequel tu dérives. Certains passages m’ont coupé le souffle. Je retenais ma respiration, j’étais au cœur de l’histoire, auprès d’elles. Immersif je vous ai dit. Elles! Mais pas que. Parce que ça aussi c’est la magie de Justine. Tu ressens des émotions pour tous les personnages présents. De la haine, de la fureur, du dégoût pour certains et pour d’autres de la peine, de la tristesse mais aussi de l’amour, de la compassion et de la solidarité.
Bon… j’écris cette review à chaud… j’ai été profondément bouleversée par cette lecture qui a été un véritable coup de cœur, peut-être le plus gros de cette année. C’est un roman qui est dur à lire, c’est indéniable, mais qu’est-ce qu’il était génial, cathartique même. La psychologie des personnages est, à mon sens, merveilleusement bien écrite. Merci de ne pas avoir édulcoré ce roman.
Coup de cœur Il y a des livres comme ça … Qui dès les premiers chapitres vous laissent un sentiment particulier. Cette certitude que vous allez suivre une histoire particulièrement marquante, prenante, poignante, et vous SAVEZ dès les premiers chapitres que vous allez le vivre profondément !
Il s’agit d’un énorme coup de cœur ! Premièrement les thèmes abordés ne faisaient qu’attiser mon envie pour ce livre : female rage, sorcières, Dark fantasy, vengeance… il me fallait ce livre ! Ce livre est clairement un page Turner, la plume de Justine Tiphagne est très addictive, même s’il faut bien l’avouer, parfois il faut un certain temps pour digérer la brutalité de certains événements. Cet ouvrage, bien qu’une œuvre de Dark fantasy, est criante de vérité et dénonce ces nombreuses chasses aux sorcières qui ont décimé tellement d’innocentes, mais aussi la misogynie, et des actes bien plus contemporains de féminicides, violences ou mépris à l’égard des femmes ! Enfin, que serait ce livre sans ses personnages, écrits avec une telle justesse !
This book was simply incredible. It grabs you by the gut from beginning to end. The characters are amazing! Especially Nérélia, our protagonist. A female rage, you can feel her vengeance and her desire to give justice to what she has lived through. I love the secondary characters. Except for one... The universe, the author's writing style, the plot, everything was perfect!