Jean-Christophe Grangé est un journaliste, reporter international, écrivain, scénariste né le 15 juillet 1961 à Boulogne-Billancourt. Il est l'un des rares écrivains français dans le domaine du thriller à s'être fait un nom aux États-Unis. Après une maîtrise de lettres à la Sorbonne (axée sur Gustave Flaubert), il devient rédacteur publicitaire, puis travaille pour une agence de presse. En 1989, à 28 ans, il devient grand reporter international, travaillant pour des magazines aussi divers que Paris Match, le Sunday Times ou le National Geographic. Puis il devient journaliste indépendant en créant la société L & G. Dès lors, il se débrouille pour monter financièrement tous ses voyages lui-même. Les reportages qui en sont issus, le mènent aux quatre coins du monde et constituent une importante source d'inspiration pour ses écrits littéraires. C'est au cours de cette période qu'il obtient deux récompenses importantes dans le monde journalistique : le Prix Reuter (1991) et le Prix World Press (1992). En 1994, il écrit son premier roman Le Le Vol Des Cigognes, plus remarqué par les critiques littéraires (qui vantent son « imagination féconde ») que par le grand public. Toutefois, son second roman paru en 1998, Les Riviéres Pourpres, ne passera pas inaperçu. Le succès auprès du public se confirmera d'ailleurs en 2000, année où le roman est adapté au cinéma. En cette même année 2000 paraît Le Concile de Pierre. En 2003, il publie L'Empire des loups. En 2004 sort La Ligne Noire, premier tome d'une trilogie de romans sur la « compréhension du mal sous toutes ses formes ». Au niveau des ventes, le succès ne se dément pas avec le deuxième volet de cette trilogie, Le Serment Des Limbes sorti en 2007. Parallèlement à sa carrière de romancier, il continue à travailler pour le cinéma : outre l'adaptation des Rivières pourpres, il a également écrit le scénario de Vidocq (de Jean-Christophe Comar dit Pitof en 2001) et a collaboré à la plupart des réalisations ou projets tirés de ses romans. Il s'est lancé dans l'écriture d'une histoire originale pour une bande dessinée en trois volumes, La Malediction De Zener, dessinée par Philippe Adamov. Il s'agit du prologue du roman Le Concile de Pierre. Il sort Miserere en 2008 et La forêt des Mânes le 2 septembre 2009 (fin de la trilogie du mal, après La Ligne noire et Le Serment des limbes). Selon l'auteur, il s'agit d'« une remontée vers le Mal primitif et préhistorique ». Le Passager, son dernier roman, sort en sept
J’ai été séduite par la scène d’accroche du roman puis ai peu à peu décroché (récit qui a tendance à se répéter). J’ai enfin raccroché sur la deuxième partie du roman qui relate le parcours de l’auteur, ses errances et le lien avec ses traumatismes d’enfant (sans pathos).
3,5 Ce n'est pas forcément ce à quoi on s'attend quand on prend un Grangé entre ses mains. Mais c'est vrai que je me demande toujours pourquoi les auteurs de thrillers écrivent des choses aussi noires et si parfois ça ne relève pas de la psychiatrie 😅 Alors voir un auteur de thriller s'ouvrir ainsi et faire un virage à 360° pour écrire sa biographie m'a touché.
Reporter international, scénariste et scénariste de bande dessinée, Jean-Christophe Grangé célèbre pour ses thrillers diaboliques dont certains sont adaptés au cinéma ou à la télévision, est avant tout un écrivain torturé. Il livre dans ce récit autobiographique les faits de violences qui ont marqué sa petite-enfance et ont façonné ses futurs écrits. La création, sorte de « convulsion intime » devient le moyen d’exorciser la marque du diable portée par la figure paternelle.
Années 60, une scène ultra-violente se déroule en plein Paris : l’enlèvement d’une femme par plusieurs hommes encagoulés. Cette scène impensable, que l’on pense tirée d’un film, n’est autre qu’un fait réel. Il s’agit d’un père de famille enlevant avec des comparses sa propre épouse, par ailleur mère de son fils. Bien qu’étant antérieure à ses deux ans, cette scène est la genèse de l’oeuvre de Grangé. Il n’en a gardé aucun souvenir, mais il lui a fallu huit ans de thérapie pour surmonter son impact. De nombreuses recherches auprès des membres de sa famille, l’accès au dossier du divorce de ses parents dans lequel il découvre l’horreur, ont nourri le questionnement de l’auteur à propos de ses origines.
Par alternance de chapitres, l’auteur rend hommage à Michèle, sa mère et à Andrée, sa grand-mère dont il relate le destin commun, celui de « toutes les femmes victimes de l’emprise des hommes« . Roman féministe, émouvant, touchant, écrit par un homme qui a survécu au pire grâce au combat de ces deux femmes. La voix de Michèle relate sa belle-famille et son mariage avec un homme qui n’est ni un mauvais père, ni un mari violent, mais « simplement le diable« . Dès le début de leur relation, elle entrevoit le pire, suspecte le comportement anormal de l’homme qu’elle s’apprête à épouser, mais aveuglée par un amour encore pur, elle manque cruellement de discernement. Dans un premier temps, il n’est pas spécifiquement violent physiquement, mais l’est dans sa façon de la soumettre, enceinte, lors de soirées de débauche quotidiennes dans lesquelles il l’oblige à boire et à se droguer. L’alcool et la drogue sont le ciment du couple, mais par convenance, Michèle l’épouse et met au monde Jean-Christophe, un nouveau-né chétif et malvenu. Le portrait de Michèle et d’Andrée souligne la condition de la femme dans les années 50 et 60: ne dépendre que du mari, respecter les convenances, se taire et se soumettre. Le regard lucide d’Andrée voit l’insouciance de sa fille se déliter, mais, bienveillante et protectrice, elle s’inquiète avant tout de l’enfant à naître, « un enfant de la peur ».
Les critiques négatives iront droit au fait : Grangé se raconte, s’apitoie, se déverse, parle de son enfance choyée entre mère et grand-mère, de ses blessures d’enfant gâté… Bien évidemment, hormis ses deux premières années, il a été élevé dans de la ouate, s’est passionné très tôt pour la littérature et une fois devenu adulte a su s’entourer des bonnes personnes, a fait les bons choix en dépit de quelques années d’errance et d’un job alimentaire qui lui a pourri la vie pendant un an (quand ça n’a pas de sens, ça n’a pas de sens, je lui accorde bien volontiers), mais l’auteur n’est pas à plaindre, d’autres ont connu bien pire et ne s’en remettront jamais. Et puis huit ans de thérapie, tout le monde ne peut pas se le permettre. Mais ce récit autobiographique est courageux, valeureux et va vers l’essentiel dans le sens où il joint l’intime à l’universel : quelles sont les séquelles de la violence exercée dans l’entourage d’un tout-petit? Le malaise insidieux qui s’installe dans le couple, la tension latente, peut-elle être ressentie in-utero ? La réponse positive à toutes ces questions nous rappelle à quel point nous devons nous soucier des violences intra-familiales.
Notre personnalité se forge au moment crucial de l’enfance, chacun réagissant différemment aux évènements. Grangé pose la question de la filiation, de l’héritage, de ce que l’on transmet de façon transgénérationnelle… Pour conjurer le sort, il a tout fait pour « être à la hauteur » de ses enfants, même si la violence paternelle est ancrée en lui: tout était violence chez cet homme, y compris son absence. Grangé abhorre cette violence mais l’utilise dans son art, sorte de catharsis qui transforme ses angoisses en objet esthétique.. Il analyse le phénomène freudien de « sublimation », avec l’exemple de la fascination éprouvée pour les films d’horreur qui désamorce les véritables peurs fondées sur de réelles menaces. La fascination pour l’horreur, ressentie dès ses plus jeunes années, est le seul moyen pour lui d’approcher ce père absent. Un témoignage fort, émouvant sur un des auteurs les plus en vue de ces trente dernières en années.
Avec Je suis né du diable, Jean-Christophe Grangé quitte le territoire du polar pour se confronter à sa propre histoire. Il explore une filiation douloureuse, marquée par la violence d’un père brillant mais destructeur, et par le courage silencieux des femmes qui ont protégé l’enfant qu’il était. Le récit s’ouvre sur une scène glaçante, presque irréelle, qui installe un climat où la peur se mêle à l’intime. Le style, d’une sobriété presque clinique, restitue cette enfance sous tension. J’ai ressenti la fatigue d’un homme qui observe son passé sans l’embellir. Grangé ne cherche pas à apaiser ni à dramatiser : il expose les faits, les gestes et les silences, laissant au lecteur le soin d’en mesurer la portée. Sa façon de faire parler sa mère et sa grand-mère, toutes deux marquées par la violence, m’a touchée par sa retenue et sa précision. Le récit interroge le poids de l’héritage familial : peut-on se détacher de ce que l’on reçoit à la naissance ? La première partie, menée avec une maîtrise rare, retient l’attention par sa tension et son intensité. Je me suis surprise à tourner les pages sans pouvoir m’arrêter, fascinée par cette histoire d’emprise où l’ombre s’insinue dans chaque geste et transforme l’amour en territoire contrôlé. La seconde moitié, plus introspective, m’a semblé moins habitée. L’auteur s’y interroge sur la vocation, la solitude, la création, mais la tension initiale se dissipe. J’y ai découvert un homme qui cherche à comprendre ses origines et à en faire une force plutôt qu’un fardeau. Grangé n’essaie pas de susciter la compassion : il observe et dissèque, et c’est cette lucidité qui rend ce texte à la fois dérangeant et éclairant. On en sort conscient d’avoir traversé une zone d’ombre, mais avec une compréhension plus claire de l’homme derrière l’auteur. https://latelierdelitote.canalblog.co...
Malgré le fait que ce soit une autobiographie ce qui m’a le plus marquée c’est la plume de Jean-Christophe Grangé. J’ai beaucoup aimé sa manière d’écrire, de décrire les faits et les émotions. C’est écrit avec une certaine beauté pudique alors même que ce qu’il raconte est hyper violent. Il n’y a jamais de sensationnalisme et j’ai vraiment apprécié ça. Le récit alterne entre trois voix : celle de Grangé, celles de sa mère Michèle et de sa grand-mère Andrée. Cette construction m’a beaucoup plu. Découvrir l’histoire à travers ces voix féminines apporte de la profondeur et j’ai trouvé très touchant l’hommage rendu à ces deux femmes qui l’ont accompagné, soutenu et d’une certaine manière aidé à survivre. La première moitié du livre m’a clairement happée. Il y a un véritable suspense quand même inattendu pour une autobiographie et qui m’a donné envie d’y revenir sans cesse. Les secrets familiaux, les non-dits, la violence, les blessures héritées… tout ça m’a énormément parlé. On ressent très fort cette atmosphère de famille dysfonctionnelle presque frappée par une malédiction, dominée par la figure d’hommes violents et instables. En revanche, j’ai un peu moins accroché à la fin du récit, quand on s’éloigne de l’histoire familiale pour entrer davantage dans la vie de l’auteur adulte : ses rencontres, l’histoire de ses romans, son parcours professionnel. La tension retombe à ce moment-là et j’ai trouvé cette partie moins captivante que le reste. Malgré cela, c’est une lecture que j’ai apprécié qui m’a appris des choses et qui m’a touchée. Un livre où Grangé n’invente pas l’horreur, il l’expose, la raconte avec une écriture à la fois poétique et retenue. Je connaissais pas l’auteur, je vais aller découvrir ses romans je pense !!
La première scène du livre est sans doute la seule qui captive réellement : une scène forte, dérangeante, prometteuse, centrée sur la figure d’un père psychopathe et profondément malade. Elle laisse espérer un récit familial sombre et structuré. Mais très vite, cette promesse s’effondre. Cette ouverture, qui d’ailleurs a été lue à La Grande Librairie, apparaît rétrospectivement comme un appât. Une manœuvre marketing efficace, mais trompeuse. Une fois ce fil narratif épuisé, le livre se recentre presque exclusivement sur l’auteur et devient un fourre-tout brouillon : l’auteur s’attarde longuement sur sa vie, sa jeunesse, son parcours, son talent, sa dépression et ses tourments personnels — autant d’éléments qui finissent par lasser. Les changements de narration sont nombreux et confus, et le récit se transforme en un véritable culte de sa personnalité, sans aucun intérêt pour ceux qui ne connaissent pas ou n’apprécient pas particulièrement l’auteur.
J’ai eu du mal avec le style un peu haché du livre. C’est un peu comme si le livre lui même reflète les traumatismes subis. Quelle histoire profondément traumatisante et quelle force que décrire sa propre gestation. Le diable de son père m’a laissé songeuse car le mien en avait bien des traits mais à ma connaissance jamais porté à ces extrémités. J’ai pourtant soupçonné que lui aussi aurait pu mettre fin à la vie de ma mère. Je n’ai jamais oublié la violence de mes cauchemars jeune adulte. 2 étoiles mais peut être 3 ? car malgré être si touchée par cette histoire ; le style m’a énormément rebuté.
Dans le récit thriller, Je suis né du diable, Jean-Christophe Grangé raconte l’origine intime de son imaginaire noir. Il dévoile la manipulation et les violences atroces subies par sa mère sous l’emprise de son père, jusqu’à l’horreur absolue. Entre voix maternelle et enquête personnelle, il remonte la source. Ce récit montre comment se construit une œuvre née du trauma, du silence, de la peur. Chronique entière et illustrée ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
démarrage sur les chapeaux de roue avec tentative d assassinat de la mère du héros, suivie par des années terrifiantes sous la coupe du maléfique Jean Claude Grangé. Le petit Jean Christophe survit grâce à l amour de sa mère Michèle et sa grand mère Andrée. Recit autobiographique pour expliquer d ou viennent ses pulsions et ce don pour l écriture de romans noirs. S achevé par la description des années de grand reporter, d écrivain à succès, mais aussi d érosion du couple et de dépression.
M a donné envie de lire ses œuvres : le vol des cigognes, les rivières pourpres..
Après plus d’un mois où je me suis pris dans une lecture intensive de ce livre pour le délaisser puis le relire puis de nouveau faire une pause, je l’ai enfin terminé!!! C’était assez intriguant, très interessant, un auto biographie thriller si je puis dire bref c’était cool. La lecture était assez rapide mdr surtout pour la fin qui est un peu plus digeste et moins horrible que le début damn LE PROLOGUE j’ai ouvert grand la bouche
Très intéressant car nous apprenons l'enfance sordide de 'auteurs, la folie et le sadisme de son père. La souffrance de sa mère et surtout sa résilience face à un mari taré et malveillant. Une grand-mère qui aura été le refuge de l'auteur tout au long de lm sa vie. Un livre qui a parfois des moments très dures à lire mais qui permet de mieux l'auteur dans la construction de ses romans et ses références.
Absolument glaçant. L'histoire s'ouvre sur la tentative de son père d'enterrer vivante sa mère, en plein jour.
Grangé sort de ses polards habituels pour raconter son histoire qui a été source d'inspiration pour ses romans. La première partie du livre raconte l'histoire de ses parents ainsi que des nombreuses violences que son père a infligé à sa mère. On est happés par ce récit de violences conjugales abominables. J'ai particulièrement aimé avoir une ébauche des réflexions de la grand mère de Grangé sur les violences que subit sa fille. On sent le poids de la normalisation des violences conjugales perçues comme normales mais aussi et surtout le poids de la norme sociale bourgeoise et le silence qu'elle engendre face à la violence. A bien des égards on pourrait dénoncer, juger les actions ou plutôt la non action de cette mère, mais ce ne serait pas prendre en compte la propre histoire de cette femme et balayer la culpabilité qu'elle a pu ressentir. Dans la deuxième partie, l'horreur redescend pour retracer l'histoire personnelle de Grangé et l'impact de son père sur sa vie, ses choix, ses relations, sa carrière.
Au delà de l'autobiographie, jai trouvé que la première partie reprends les codes du polards que l'on dévore. J'ai aimé ce mélange des genre et surtout les questionnements sur le profil psychologique des membres de la famille.
S'agissant d'un livre de JC Grangé, j'ai acheté les yeux fermés, sans même regarder le thème. Je ne m'attendais pas à ce que cela soit une biographie. Au final, j'ai adoré. Le style est bien conforme à ce que l'on connaît de l'auteur, surtout dans ses premiers romans. Ça aide à comprendre l'envers du décor Grangé. Cela m'a donné envie de les relire.
Pas un roman. Une autobiographie. En forme de roman. L'histoire d'un homme plein de fêlures graves, le suicide est constamment évoqué, pas comme une solution, mais comme une irrésistible attraction. Un homme aimé par deux femmes, la grand mère et la mère, deux grandes abîmées de la vie. La mixture donne une forme d'explication aux romans sinistres et passionnants de cet écrivain.
La patte de l'auteur a changé de registre, celui des émotions et des sentiments des pains avec maturité élucidité il s'agit de la maturité et de la lucidité de l'homme et de l'écrivain j'ai apprécié ; peut-être apprécierez-vous également.
Début intéressant puis un roman autobiographique, qui m'a moins passionnée car moins d'horreur, c'est un peu étrange de le formuler ainsi. mais pour autant c'est ce que j'attends de l'auteur habituellement
mais d'où tenez vous vos idées ? JC Grangé, un auteur que j'aime énormément, nous amène sur la piste de ses origines. cela nous aide t il à comprendre la noirceur de ses livres ? sans doute. et donne à cet auteur encore plus de lumière, celle qu'il cache dans ses romans
Très confus, JC Grangé se livre mais à l'état brut et cela ne m'a pas permis de bien comprendre ses démons. En revanche , je vais avoir une lecture différente de ses ouvrages. C'est finalement un livre à effet rebond
"Cette histoire est d'autant plus terrifiante que c'est la mienne". Tout est dit. Incroyable roman où JCG revient sur son pére diabolique et sa terrifiante histoire familiale.
Ce n’est pas un thriller à proprement parlé, mais J’ai trouvé ça fascinant de savoir d’où lui vient son imagination qui finalement une question qu’on était nombreux à se poser !
Bon... je dis pas ça parce que je suis un grand fanboy de Grangé, mais franchement c'est un truc de fou. On retrouve sa plume "cinématographique" même lorsqu'il s'exprime sur sa vie et celle de sa famille. Mémoire transgénérationnelle et traumatismes sont toujours traités avec autant de justesse. On comprends d'où vient la noirceur de sa plume. C'était vraiment très intéressant ! À lire si on adore ses romans !