În zorii zilei de 22 iunie 1941 s-a declanșat cel mai vast război terestru din istorie: Germania nazistă a atacat Uniunea Sovietică, acțiune ce avea să fie cunoscută drept Operațiunea Barbarossa. Cele mai puternice și mai brutale regimuri au fost puse față în față, într-o confruntare unică și cu atât mai tensionată, cu cât planurile erau inepte, iar armatele, mult sub așteptările misiunilor lor. În timpul luptei, dar și al ocupației, Wehrmachtul a combinat ideologia nazistă de exterminare cu cea a propriei culturi militare, împingând a împins teroarea spre paroxism. Armata Roșie a sângerat până la moarte, prinsă între focul unui inamic lipsit de orice norme de conduită umană și represiunea sălbatică a bolșevismului stalinist.
Zece milioane de oameni s-au ciocnit în bătălii de proporții monstruoase: cele mai mari încercuiri, cele mai spectaculoase străpungeri și cele mai neașteptate răsturnări de situație. Rezultatul? Un dezastru de proporții fără precedent. Luptele, execuțiile, atrocitățile și înfometarea deliberată au ucis în 200 de zile peste cinci milioane de bărbați, femei și copii, militari și civili.
Printr-o narațiune densă, dar atrăgătoare, istoricii Jean Lopez și Lasha Otkhmezuri reconstituie cu precizie documentară și viziune analitică acest moment crucial al celui de-Al Doilea Război Mondial, în care un rol însemnat l-a jucat și România. Ei aduc la lumină nu doar desfășurarea invaziei, ci și drama umană și ideologică a unei epoci frânte de ambiție și violență, într-o lucrare esențială pentru pasionații de istorie militară și, totodată, pentru cititorii interesați de înțelegerea marilor traume ale secolului al XX-lea.
De ce a eșuat Operațiunea Barbarossa (cucerirea Uniunii Sovietice în 1941)?
Posibile explicații:
- FORȚE DISPONIBILE INSUFICIENTE ÎN RAPORT CU OBIECTIVELE ATRIBUITE. Un total de 153 de divizii au fost angajate în luptă, cu 11 mai multe decât cele 142 angajate împotriva Franței și Beneluxului, în mai 1940. Numărul spune multe despre subestimarea adversarului și a spațiului care trebuia controlat.
-o logistică prost gândită. În URSS drumurile erau puține și de proastă calitate. Armata germană nu avea suficiente camioane, combustibil și piese de schimb. Speranțele că sovieticii nu vor apuca să distrugă căile ferate și materialul rulant s-au dovedit a fi nerealiste.
-lipsa rezervelor. A forțat comandanții grupurilor de armate să mențină unitățile în mod constant în prima linie și aceea de a trebui să ia de la un sector în beneficiul altuia efectivele necesare pentru a exploata un succes sau pentru a reduce o criză. În lunile august, septembrie și octombrie, grupurile de tancuri și-au schimbat axa de cinci ori și au făcut ocoliri laterale de peste 300 de kilometri.
-informații puține și viciate. Atmosfera de suspiciune și xenofobie din URSS a făcut aproape imposibilă recrutarea informatorilor. Spionajul convențional german n-a jucat un rol principal în conflictul germano-sovietic. Singurul său succes a constat în intoxicarea lui Stalin până la 22 iunie.
-ambiguitatea cu privire la obiective. Generalul Halder își dorea concentrarea majorității forțelor spre Moscova. Pentru Hitler, Moscova era un obiectiv oarecare. Dictatorul nazist gândea războiul în termeni economici și ideologici. Își dorea resursele Ucrainei și câștigarea "spațiului vital" pentru colonizare. Intervențiile lui Hitler au slăbit centrul și au întărit flancurile.
-certitudinea victoriei și subestimarea inamicului. Campania trebuia să se încheie în octombrie, înainte de venirea "rasputiței" (sezonului ploios) când drumurile deveneau impracticabile. Armatele sovietice trebuiau distruse la vest de Nipru și Dvina, sau cel mai târziu lângă Smolensk (între Minsk și Moscova). De acolo rezistența sovietică organizată ar fi încetat.
Barbarossa est une somme historique sur le sujet de l'opération Barbarossa: c'est à dire, l'attaque allemande de l'URSS en 1941. Elle est divisée en 5 parties:
1. Vers des indes brumeuses: On y décrit le contexte précedent l'attaque: la genèse du projet chez Hitler, l'isolement diplomatique russe, le pacte germano-soviétique, la décision d'attaquer.
2. De l'art de se tromper, se concentre sur les préparatifs. Les états de la Wermacht comme de l'Armée Rouge, les ordres criminels préparatoires au génocide allemand, et l'aveuglement de Staline
3.L'URSS un genou à terre, traite des grandes victoires initiales de l'Allemagne du 23 juin au mois d'août.
4. L'automne des illusions traite de la période de septembre à novembre, lorsque l'Allemagne arrive quasiment à Moscou, mais qu'elle est trop épuisée par une Armée Rouge inépuisable.
5. L'hiver de l'échec rapporte les ultimes mouvements de 1941, et comment la fenêtre de victoire de l'Allemagne s'est refermée.
Malgré son énorme volume -plus de 900 pages- et la grande diversité des sujets abordés, le livre est exceptionnellement lisible. Un très grand soin a été apporté à son organisation et ses articulations: les sujets et présentations s'enchaînent très lisiblement, et cela donne un récit varié, facile à suivre, plaisant tout en restant informatif et pointu quand nécessaire. Très bien écrit. Je n'ai pas pu poser ce livre avant d'avoir fini. Je suis encore ébahi par ce qui est raconté, et je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt. Très bon.
Somme extraordinaire sur les 6 premiers mois de la guerre germano-soviétique. 950 pages d'une histoire totale sur ce quenl'auetr décrit comme une "guerre absolue". Juste un chiffre jamais atteint dans une autre guerre: 5 millions de morts en 200 jours soit 25000 morts par jour ! Tout est dit.
Oeuvre monumentale. Remarquablement documenté, le livre remonte jusqu'à l’origine de l'idée d'envahir la Russie. Au fur et à mesure du développement de la guerre, l'ouvrage fait des allers-retours entre Berlin et Moscou, entre les deux états-majors, et même jusqu'aux soldats. Les deux auteurs élargissent ensuite le scope pour y inclure l'Angleterre et les Etats-unis, mais aussi la Finlande, la Roumanie, la Bulgarie, l'Iran... Bref, tous les pays qui ont été de près ou de loin impliqués dans cette guerre. Enfin, le livre démontre que ce conflit reste unique dans l'histoire de l’humanité, car pour la première fois l'objectif était non de vaincre son adversaire mais de complémentent l’annihiler. Ce qui explique le chiffre délirant des victimes : 26 millions de morts en quatre ans.
Alors que ce n'est pas le premier livre sur l'opération Barbarossa que je lis, j'ai appris beaucoup de choses. De plus, le livre développe une approche "globale" du sujet et ne consacre qu'un nombre de pages relativement faible à la campagne militaire en elle-même (tout en la décrivant en détail compte tenu de la taille du livre...). Et c'est cette approche globale ainsi que le travail de recherche considérables qui a été réalisé qui font toute la valeur de ce livre. Ce n'est pas un livre qui se contente de citer d'autres ouvrages.
Des analogies et des enseignements frappants pour la guerre en Ukraine !
Le recours systématique à l’emploi de la chair à canon par les autorités est une des bases de la stratégie russe. Va-t-elle fonctionner encore au XXI siècle, c’est toute la question pour le printemps 2023 en Ukraine ? En attendant, la valse hésitation de l’Allemagne trahit l’attrait permanent pour le lebesraum à l’Est, que ce soit pour y établir des populations ou bien pour la colonisation des ressources minières et énergétiques. Die grunen ont remplacé les chemises brunes, avec un sectarisme très comparable. Ce qui met en relief l’opposition fondamentale des intérêts de la France et de l’Allemagne, pays tout au plus voués à une coexistence presque pacifique, pas à une vie en couple.
Un livre dont le volume est à l'aune de l'espace russe. Impossible de lire autre chose à côté mais impossible aussi de ne pas faire de pose. Ecrit dans une prose fluide et claire, manifestant une réflexion profonde, couvrant toutes les dimensions, envisageant toutes les perspectives, il ne se résume heureusement pas au fastidieux descriptif des mouvements de troupes et remet bien des pendules à l'heure. Le genre de bouquin qui devrait être vendu avec une carte géographique car quoique nombreuses les cartes contenues ne suffisent pas et ne sont pas tout à fait satisfaisantes.
Cela dit, c'est un ouvrage aussi absolu que la bataille qu'il décrit. C'est minutieux, bien documenté, tous les aspects de Barbarossa y passent. Il y a des révélations chocs, des analyses qui vont à contre-courant de la mythologie ordinaire autour de Barbarossa. Les auteurs n'évitent pas la polémique et, par conséquent, il y a des points de vue avec lesquels je ne suis pas d'accord, mais c'est passionnant de bout en bout.
Un pavé imposant dont le volume m'a fait un peu peur. Mais confinement aidant, je l'ai lu presque d'une traite. C'est une analyse qui ne se contente pas des aspects militaires de l'opération Barbarossa mais essaie de démêler aussi les ressorts diplomatiques, idéologiques, voire psychologique des multiples intervenants. Passionant.